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Réponse au quizz N°25 : Le T6 et sa Pin-Up

North American T-6 “Texan” F-AZRD ©Xavier Cootton

Voici la réponse au quizz n°25 du 5 mai dernier, il s’agit du North American T-6 ” Texan” numéro de série 8817T7397, immatriculé F-AZRD. Celui-ci  construit en 1943 est basé à Lens et appartient à l’association “Les ch’tis avionneux” depuis le 12 mai 2011. De passage sur le terrain de Reims-Prunay, j’ai  eu l’occasion de discuter avec le pilote et j’espère avoir plus d’informations à vous apporter sur cette avion et sur ses différentes restaurations.


Hélice Hamilton-standard bipale à vitesse constante

Moyeu d’hélice avec ses contrepoids Hamilton sur un North American T6 “Texan” ©Xavier Cotton

Lors du passage à Reims-Prunay du T6 à Reims dont j’ai montré la Pin-Up dernièrement, j’ai pu faire quelques photos en gros plan dont celle-ci du moyeu d’hélice. J’ai été intrigué par les deux masselottes de chaque coté du moyeu et j’ai souhaité me renseigner sur leurs utilité et leur système de fonctionnement.

Après être passé par Aéroforum où je sais sais trouver des personnes compétente tant en histoire de l’aviation qu’en aérotechnique , j’ai obtenue cette réponse : “Le changement de calage de pale est assuré par le déplacement du piston (cylindre en avant du moyeu) qui , sous pression hydraulique, tend à ramener les pales au petit pas alors que les masselottes tendent au contraire à les amener au grand pas. Un régulateur centrifuge en prise sur le moteur va doser la pression hydraulique envoyée au  piston  dont les “ergots” coulissent dans les rampes des masselottes et modifient ainsi le calage des pales, équilibrant la force générée par les masselottes. Le pilote agit sur le réglage du régulateur centrifuge pour obtenir le changement de régime.”

L’explication semble claire, mais j’ai voulu continuer mes recherches, alors sur le site consacré au Broussard immatriculé HB-RSL (http://www.broussard.ch), j’ai trouvé cette notice (PDF23,5 Mo) de l’Armée de l’Air : Notice Technique de l’Hélice à Contrepoids Hamilton Type 2 D 30 – 237 et du Régulateur Hamilton 1A2 -G5-Aet Régulateur Hamilton . Voici extrait de cette notice les principes de fonctionnement selon que l’hélice est utilisé avec deux pas différents ou comme hélice à vitesse constante :

PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT.

L’hélice a contrepoids peut être utilisée de manière à fonctionner soit comme une hélice à deux positions, soit comme une hélice à vitesse constante. Dans le cas d’une hélice à deux positions, l’utilisateur règle les pales au petit pas ou au grand pas a l’aide d’une soupape à deux voies qui permet à l’huile moteur de pénétrer dans l’hélice ou de s’en écouler. Si l’on utilise un régulateur entraîné par le moteur, l’hélice fonctionne en tant qu’hélice à vitesse constante, et le régime moteur est maintenu constant à n’importe quelle valeur de réglage comprise dans les limites de fonctionnement de l’hélice. Le régulateur envoie le débit d’huile voulu à l’hélice et règle le retour de celle huile, assurant ainsi la modification du pas des pales en fonction des différentes conditions de vol et des divers réglages moteur.

Moyeu d’hélice avec ses contrepoids Hamilton sur un North American T6 “Texan” ©Xavier Cotton

 


T6 sur le nez à Reghaïa en 1958

T-6G1 de l'EIALAA 1/32 en mauvaise posture à ReghaÏa 1958

T-6G1 de l’EIALAA 1/32 en mauvaise posture à ReghaÏa 1958@Jacques Hémet

Reghaïa près d’Alger 6 août 1958, ce T-6G1 bien que sur le taxiway est  en mauvaise posture , Jacques Hémet, 20 ans à l’époque des faits, témoigne “Voici ce que nous entendions ; Reghaîa recevait à cette époque des pilotes qui avait subi une formation de base sur Fouga  Magister et que l’on devait transformer sur T 6 sur le terrain. Le roulage au sol n’était pas une chose facile en T6 quand on sortait du  Fouga Magister d’où quelques gags dans le genre de celui auquel j’ai assisté….”

Merci à Pierre Jarrige et Alain Crosnier qui nous fournissent des informations complémentaires. C’est le sgt Coiffard qui pilotait ce T-6G1 n° 49-3006 codé 14 appartenant à l’EIALAA 1/32 . En conséquence le moteur dut être changé.

 


Meeting d’Epernay 2015

Quelques avions présents au meeting d'Epernay 2015 ©Xavier Cotton

Quelques avions présents au meeting d’Epernay 2015 ©Xavier Cotton

En clôture de  la semaine du Championnat de France de voltige aérienne qui venait de s’y dérouler,  un meeting  gratuit a eu lieu le dimanche sur le terrain d’Epernay-Plivot pour fêter les 70 ans des “Ailes Sparnaciennes”. L’affiche était bien discrète sur le plateau prévu pour le meeting et pourtant l’horaire prévu pour le show allant de 14h00 à 18h00, il fallait qu’il qu’il y ait quelques avions. La proximité du lieu par rapport à Reims et la météo d’un CAVOK absolu, c’est à dire ciel bleu uniforme, je me suis décidé à y aller jeter un œil afin de rapporter quelque photos souvenirs.

Ivan Hairon devant le P51 Mustang “Nooky Booky IV” ©Liliane Cotton

Ivan Hairon, le commentateur du meeting était déjà un gage de qualité. Pilote  d’aéroclub à l’Aéroclub de Bernay dans l’Eure, patrie aéronautique d’Auguste Mudry, Ivan Hairon a gravi tous les échelons jusqu’à devenir pilote de ligne sur Embraer 190 chez HOP. Depuis, sa passion pour l’aviation n’a pas baissé d’un cran, c’est pourquoi depuis 1998, il prend plaisir à commenter une dizaine de meeting aérien par an enrichissant les présentations en vol d’anecdotes sur chacun des avions ou patrouilles présentées, sur les pilotes ou nous expliquant comment un avion se pilote. Un bon commentateur accompagné d’une bonne sono  dynamise un meeting, faisant naître dans la tête de chacun des rêves d’évasion aérienne, il est une clé importante du succès d’un meeting aérien. Cette année vous pourrez encore avoir le plaisir de l’écouter au meeting d’Agen, des Mureaux, de Lens ou d’Haguenau.

les “Nounours pilotes” ©Xavier Cotton

Malgré la chaleur caniculaire les spectateurs étaient au rendez-vous, y compris les “nounours pilotes” pour  voir des avions de collection, de la voltige aérienne en avion ou en planeur, le DC3 aux couleurs d’Air France, des biplans Boeing Stearman, des Warbirds North American T6, ADN4 Skyraider et P51 Mustang et pour conclure la patrouille Sparflex sur L39 Albatros venue en voisine puisque basée à Reims-Prunay
Avoir ci-dessous quelques photos de ce magnifique spectacle, pour voir beaucoup plus de photos de ce meeting allez voir l’album que j’ai déposé sur Flickr : 2015 Meeting Epernay

Boeing PT17 Stearman F-AZUD  basé à Reims-Prunay ©Xavier Cotton

Boeing PT17 N4561N ©Xavier Cotton

Boeing PT17 F-AZUD piloté par François Forget et Boeing PT17 N4561N piloté par Francis Pelletier ©Xavier Cotton

DC3 F-AZTE  de France DC3 ©Xavier Cotton

DC3 F-AZTE  de France DC3 ©Xavier Cotton

SU26 HA-HUR ©Xavier Cotton

ADN4 Skyraider F-AZFN ©Xavier Cotton

T6 F-AZSC basé à Epernay ©Xavier Cotton

Marc” Léon” Mathis pilote du P51 Mustang F-AZSB ©Xavier Cotton

P51 Mustang “Nooky Booky IV” F-AZSB ©Xavier Cotton

Patrouille Sparflex L39 Albatros LX-MIK et LX-STN ©Xavier Cotton

L39 Albatros LX-STN piloté par Aymeric de Valence ©Xavier Cotton

Patrouille Sparflex ,présentée par Aymeric de Valence et Michel Soutiran ©Xavier Cotton

 


Un North American T-6 en CdN

North American T-6 F-HLEA  à La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton
 Cette année, si vous avez assisté au meeting annuel de La Ferté Alais “le temps des hélices“, vous avez surement remarqué que parmi les nombreux T-6 présents sur le plateau de Cerny, un seul n’avait une immatriculation commençant par F-AZ correspondant aux avions volant sous le régime de  Certificat de Navigabilité Restreint d’Aéronef de Collection (CRNAC). En effet depuis le 30 mai, le North American T-6 ( c/n 168-60 N° de serie 49-3056) précédemment immatriculé F-AZMP vole de nouveau  sous certificat de navigabilité (CdN) de niveau OACI (Organisation de L’aviation Civile Internationale) avec l’immatriculation F-HLEA.  Ce CdN permet à Aero Vintage Academy basée sur l’aérodrome de Cerny-La Ferté Alais d’exploiter commercialement ce North American T-6 en travail aérien et de pratiquer des baptêmes de l’air à son bord (initiation voltige ou promenade aérienne 450€ pour 20 minutes). Depuis que les derniers T-6 en CdN avaient étés réformés en 1979, tous les T-6 volaient sous le régime de  Certificat de Navigabilité Restreint d’Aéronef de Collection.
La mise aux normes du CdN de cet avion a été réalisé en pleine collaboration avec le Pôle Certification, Suivi de navigabilité et Aviation générale de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). L’opération a été rendue possible car la DGAC a signé un accord bilatéral avec la FAA (Federal Aviation Authority)
North American T-6 F-AZMP à La Ferté Alais 2010 ©Xavier Cotton


Source des informations :
Le Fana de l’Aviation n°524 juillet 2013
Aero Vintage Academy : http://www.aero-vintage-academy.fr

Aero Vintage Academy

Aero Vintage Academy, la première école française de pilotage sur avions anciens, s’installe sur le légendaire terrain de Cerny-La Ferté-Alais. Voici l’information très intéressante trouvée sur L’Écharpe Blanche :

“Des baptêmes de l’air sont disponibles sur Travel Air 4000 (N4418), Boeing PT-17 Stearman (N62188), Stinson Reliant (F-GPJS) ou encore T-6 (F-HLEA), à partir de 85€ par personne. Mais le grand intérêt de cette nouvelle école est bien sûr de former les pilotes sur ces mêmes appareils, sous la houlette de Baptiste Salis, instructeur et pilote. Les pilotes déjà qualifiés pourront être formés sur appareils anciens, mais l’école propose également une formation ab-initio.
Aero Vintage Academy ne dispose maintenant d’un site web http://www.aero-vintage-academy.fr mais vous pouvez aussi les retrouver sur leur page Facebook.”
Stinson Reliant F-GPJS au meeting de la Ferté-Alais 2010 ©Xavier Cotton


RENO AIR RACES 2010 par EVA PACHE

 (toutes les photos de cet article appartiennent à la collection privée d’Eva Pache)

Ma grande passion est l’aviation et quel amoureux de l’aéronautique n’a pas rêvé un jour de se rendre aux courses à Reno. J’ai réalisé ce rêve.

États-Unis, octobre 1924 : les National Air Races lancent le principe des “Pylon races”, courses de vitesse où tous les avions sont lâchés en même temps, sur un circuit fermé matérialisé par des pylônes. C’est dans la plus pure tradition de ces courses d’avant guerre, que se courent chaque année depuis 1964, les National Air Races à Reno dans le Nevada. La règle de base est simple et spectaculaire : “Fly low, go fast, turn left” (voler bas, allez vite, tournez à gauche). La course en peloton, se déroule à 15 mètres du sol, autour des pylônes. Les appareils les plus rapides, évoluent à plus de 800 km/h de moyenne, soit deux à trois fois plus vite qu’une Formule 1. “Fastest race in the world”, cette course légendaire mondialement connue, attire chaque année des centaines de milliers de spectateurs.
Trois jours passés à Reno Stead Airport, temple des courses aériennes à en prendre plein la vue et les oreilles. Ces courses d’avions avec souvent des anciens warbirds et autres avions à hélices modifiés pour la circonstance, mais il existe aussi une catégorie jets. La course se déroule dans le désert du Nevada autour d’un circuit constitué de pylônes et c’est très spectaculaire car ça limite sévèrement le plancher à des vitesses effroyables ! C’est du pur bonheur a voir !!!

Je m’installe dans les tribunes Une grande émotion s’empare de moi, j’attends ce moment depuis des mois, voilà que décollent les T6, je n’en crois pas mes yeux.

18 T-6, toujours accompagnés de l’avion qui lance le départ (le pace plane). Regroupement après quelques minutes sur notre droite avec un vrombissement qui nous donnent des frissons et les voilà tous derrière le “pace plane” et une fraction de seconde après, il dégage sur la droite et les 18 machines plongent vers la gauche, les haut-parleurs donnent le “Gentlemen, You have a Race” et c’est parti …. C’est une question de stratégie et ça va vite, en voilà deux dans le premier virage, le deuxième monte plus haut et avec la vitesse plonge et passe devant le premier, ..c’est grandiose, la course se déroule sur six tours …
Pour chaque course c’est le même rituel mais impossible de s’en lasser, nous sommes au centre des tribunes juste derrière les commentateurs c’est un véritable show que de voir ceux qui commentent les démonstrations. ils vivent aux rythmes des présentations de leurs pilotes, c’est ça la passion …
Il y a 7 catégories:
les UNLIMITED (27 avions) tous plus magnifique les uns que les autres.
La classe Unlimited est ouverte à tout avion propulsé par un moteur à piston avec un poids à vide supérieur à 4500lb (la limitation de poids a été ajouté en 2005). Mis à part un très petit nombre “construit pour cette catégorie” la classe Unlimited a généralement été occupée par des avions de la Seconde Guerre mondiale, modifiés, les types les plus souvent utilisés sont le P-51 Mustang, Bearcat F-8F, et Hawker Sea Fury. La vitesse des avions dans la classe Unlimited peut atteindre 500 mph.

La classe Jet (17 avions, dont un Vampire, un peu sous-motorisé par rapport aux autres machines.)
La classe Jet a été inaugurée en 2002 en tant que classe invitée, pour des courses avec l’avion construit par Aerovodochody, le “L-39 Albatros” . Des courses à des vitesses supérieures à 400 mph. En 2004, l’intérêt s’est développé au point que la classe a été ouverte à la participation de tous les pilotes qualifiés puis en 2007 aux  aéronefs sans postcombustion avec moins de 15 degrés d’angle pour l’aile (comme le Fouga Magister, le North American T2 ou le Lockheed T33).


les T-6 (18 avions)
La T-6 Classe, comprend des avions d’origine du type americain T-6 “Texan”, canadien, le “Harvard”, et de l’US Navy “SNJ” .Toutes les variantes T-6 sont propulsées par le Pratt &Whitney Wasp R-1340-AN 1 moteur en étoile refroidi par air, qui développe environ 600 chevaux, et tous ont essentiellement la même cellule. A l’origine construit par North American Aviation, 15.495 avions ont été fabriqués. Au cours de sa vie le modèle a surtout servi en tant qu’avion d’entraînement avancé, pour aider les pilotes à l’adaptation entre les avions d’entraînement de base et les avions de combat tactiques telles que le P-51 Mustang.
Le T-6, avion volant généralement a des vitesses de course aux environs de 220-230 mph, sur le circuit de 5,06 miles à Reno. Parce que les avions sont tous du même type, la classe T-6 fournit une des courses les plus excitantes à Reno, en mettant l’accent sur les compétences et stratégies des pilotes, plutôt que sur la puissance moteur.

Les avions Formule Un sont tous propulsés par un Continental O-200 (le même moteur 100 cv utilisé dans le Cessna 150). Poids et dimensions de chaque partie importante du moteur doit se situer dans la limite de l’origine. Le profil de came et de carburation sont strictement contrôlés. L’avion de course doit avoir 66 pieds carrés de surface de l’aile, peser au moins 500 livres à vide, et un train d’atterrissage fixe et une hélice à pas fixe. Le plus rapide des avions Formule Un peut atteindre près de 250 mph sur le circuit de 3,19 miles à Reno. Beaucoup d’avions Formule Un sont construits par les pilotes eux même et sont un moyen relativement peu coûteux pour profiter de l’excitation et la satisfaction des courses aériennes.
Les Super Sport (8 avions)
Comme la classe Sport a continué à évoluer, la classe Super Sport est technologiquement plus avancés. Les pilotes ont crée cette nouvelle catégorie. La division des avions de sport en «sport» et «Super Sport» permet aux avions de se mesurer les uns contre les autres, tout en fournissant une occasion pour les pilotes de pur-sang de rivaliser sur un parcours différent, avec des règles différentes, à des vitesses supérieures.
la classe SPORT (17 avions)
La classe Sport met en évidence les nouveautés et innovations dans le développement de la construction d’avions performants du style “kit”. La concurrence dans la classe est féroce, avec l’introduction rapide de moteur de compétition et de cellules de haute technologie. Les avions admis sont les modèles de construction kit, dont 5 ou plus ont été produits et livrés aux clients par le fabricant, propulsé par un moteur à pistons de 650 pouces cube ou moins. Tous les avions doivent avoir un certificat de la FAA.
La course se fait autour d’un circuit de 6,37 miles à des vitesses atteignant les 350 mph.
Les Biplan (22 avions) et vous pouvez me croire ils font un super spectacle.
La Biplan classe est représentée par de petits avions de voltige comme le Pitts Special, le Mong, et le Miniplane Smith, offrant aux pilotes la chance de montrer leurs compétences sur un circuit de 3,18 miles à des vitesses dépassant les 200 mph.

En plus des courses depuis 8h00  du matin il n’y a jamais de temps mort. Une démonstration avec un Cap 232 de chez Breitling qui fait la course avec un dragster de 1000 CV. Il y a Greg Poe qui nous coupe le souffle et aussi Michael Goulian sur un Extra 330, des pilotes qui nous font rêver et que dire de Kent Pietsch avec son Interstate Cadet au couleurs de Jelly Belly qui pose sur une camionnette et qui en redécolle, ou lorsque il fait de la voltige, sur une musique classique et que les 60 000 spectateurs  environ sont silencieux, il pose sans moteur et s’arrête pile sur la ligne ….

Un grand moment de bonheur était la présentation de la patrouille canadienne “Snowbirds”, je ne les avais jamais vu et ils sont magiques, d’une précision absolue et un nombre de croisement jamais vu ailleurs.

Les F-16 pendant la cérémonie officiel de bienvenue et surtout le F/A-18 Super Hornet qui nous a fait une démonstration de haut niveau avec de très grand pilotes.


 Le plus grand moment pour moi c’est d’avoir vu voler les deux P-38 Lightning. Nous avons eu de la chance, ils n’ont volé que le samedi en fin de journée et surtout le U2 Dragon Lady, il n’a fait qu’un passage le vendredi.

Dans l’enceinte il y a beaucoup de boutiques mais uniquement sur l’aviation et l’organisation est génial, vous pouvez voir les avions de très près. Il y a deux emplacement, un gratuit où se trouvent les avions statiques et un emplacement payant où vous pouvez voir les avions de la course et côtoyer les pilotes, une ambiance très bon enfant.

Malheureusement, le dimanche, un malheureux pilote trahi par son moteur a rejoint prématurément et brutalement le sol (voir la vidéo), pas aidé par un vent très fort qui soulevait des nuages de poussière. Il s’en est heureusement tiré sain et sauf et est sorti de son avion en faisant signe aux spectateurs pour les rassurer. Suite à ça, l’organisation a décidé d’annuler les deux dernières courses : la Gold Race des T6 et l’Unlimited Gold.
Voilà un petit condensé, il y a tellement à dire qu’il faudrait écrire un livre entier, alors je vous conseil de vivre une fois cette expérience que jamais vous ne regretterez .
Amicalement Eva

Vous pouvez retrouver toutes les photo d’Eva Pache sur son site : http://eva-bill-aviation.smugmug.com/


North American T6 F-AZRB à La Ferté Alais 2010

(photos collection privée Xavier Cotton)

Cet année au meeting de la Ferté Alais, j’ai pu voir en vol ce SNJ-5 (F-AZRB cn 88-17955) basé à Blois- Le Breuil (LFOQ). Dans une livrée impeccable, il portait les couleurs qu’il avait lors de son utilisation à la base de l’aéronavale de Pensacola a la fin des années 40. En 2008, à Châteauroux, ce T6 F-AZRB a bénéficié d’une restauration complète dans les locaux de Fougair : http://asso.fougair.free.fr/ . Grâce aux soins des spécialistes de l’association, il aura fallu un an de travail pour le démonter, le décaper, le nettoyer et lui refaire une cure de jouvence.

Vous pouvez admirer quelques étapes de ce travail  et lire son histoire sur le Forum Pégase.TV :

Après une recherche de l’historique de la machine il s’est avéré qu’elle a commencée sa carrière dans l’US Navy après avoir été commandée comme AT-6D pour le compte de l’USAAC de l’époque. Cet avion porte donc le n° de constructeur 88-17955, il lui a été affecté le Serial Number 42-86174 puis le Bureau Number 90747 de l’US Navy. Il a, à ce moment, changé de dénomination pour devenir un SNJ-5. Ensuite il a été acheté par l’Espagne à un revendeur de surplus, on lui a alors attribué le matricule E.6-135. puis CE.6-135. et enfin C.6-135. Remis aux standard AT-6D. il fut employé comme avion d’entraînement mais également comme avion de combat, équipé de mitrailleuses Breda dans les ailes et de lance-roquettes. Il a participé au conflit du Sahara en 1972. Il a bénéficié, lors de sa période espagnole, de régulières révisions majeures chez AISA. Rayé des inventaires en 1982 il comptabilisait 7942 heures de vol. Affecté au Museo del Aire, il a finalement été vendu aux particuliers. Inscrit au registre français sous l’immatriculation F-AZRB depuis 1994, on a pu régulièrement le voir dans les meeting hexagonaux.

Pour plus d’informations visitez :  http://www.f-azrb.com

(photo collection privée Xavier Cotton)

AT-6D F-AZSC basé à Epernay-Plivot

(photos collection privée Liliane Cotton)
Profitant de ce beau dimanche ensoleillé, nous sommes allés en famille trainer nos guêtres du côté de l’aérodrome d’Epernay-Plivot (LFSW). À peine descendu de la voiture, j’entends le doux bruit d’un moteur Pratt et Whitney au ralenti. Nous nous précipitons vers le parking juste à temps pour voir cet AT-6D (F-AZSC msn 88-15943) rouler vers la piste en service. Lors d’un passage dans l’axe, il nous a gratifié d’un magnifique tonneau barriqué. Ce T6 est actuellement basé à Epernay, il  a  précédemment appartenu – entre autre – à Stéphane Canu (Yvetot) et à Jean-Luc Langeard (voir les belles photos)

Le T-6G du Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget

T6G sn5114522 Musee Aeronatique espace

T-6G s/n5114522 du Musée Aéronautique et de l’espace ©Xavier Cotton


Le T-6G au sérial 51-14522 commença sa carrière dans l’armée de l’air française, à la 5/72 (Les Daubes) à Colomb-Béchar où il était codé OM. Cet appareil rejoignit l’armée de l’air avant octobre 1956 et il est vraisemblable qu’il fut décoré de la gueule de requin de cette escadrille ou il fut affecté peu après sa constitution.
A la fin de sa carrière, ce T-6G aboutit à la base école (BA 709 ) de Cognac où il demeura comme monument jusqu’en 1977. C’est à cette époque qu’il fut remis au Musée de l’Air et de l’Espace. Des volontaires de la BA 709 l’avaient maintenu dans un état présentable au fils des ans, mais l’avion nécessitait une sérieuse révision présenté au public. L’association Ailes Anciennes le prit en main et travailla dessus tous les week-end durant une année. La décision fut prise de le restaurer comme T-6G de l’E.A.L.A 8/72 (sérial 51-14915, code RM) . Terminé en novembre 1978, Ce T-6G fut placé dans le hall D consacrée à l’armée de l’air.Sources :
Le T6 dans la guerre d’Algerie Mister Kit et Jean Pierre de Cock éditions ATLAS 1981

http://www.pyperpote.tonsite.biz/pages/t6pag.html


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