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Hélice Hamilton-standard bipale à vitesse constante

Moyeu d’hélice avec ses contrepoids Hamilton sur un North American T6 “Texan” ©Xavier Cotton

Lors du passage à Reims-Prunay du T6 à Reims dont j’ai montré la Pin-Up dernièrement, j’ai pu faire quelques photos en gros plan dont celle-ci du moyeu d’hélice. J’ai été intrigué par les deux masselottes de chaque coté du moyeu et j’ai souhaité me renseigner sur leurs utilité et leur système de fonctionnement.

Après être passé par Aéroforum où je sais sais trouver des personnes compétente tant en histoire de l’aviation qu’en aérotechnique , j’ai obtenue cette réponse : “Le changement de calage de pale est assuré par le déplacement du piston (cylindre en avant du moyeu) qui , sous pression hydraulique, tend à ramener les pales au petit pas alors que les masselottes tendent au contraire à les amener au grand pas. Un régulateur centrifuge en prise sur le moteur va doser la pression hydraulique envoyée au  piston  dont les “ergots” coulissent dans les rampes des masselottes et modifient ainsi le calage des pales, équilibrant la force générée par les masselottes. Le pilote agit sur le réglage du régulateur centrifuge pour obtenir le changement de régime.”

L’explication semble claire, mais j’ai voulu continuer mes recherches, alors sur le site consacré au Broussard immatriculé HB-RSL (http://www.broussard.ch), j’ai trouvé cette notice (PDF23,5 Mo) de l’Armée de l’Air : Notice Technique de l’Hélice à Contrepoids Hamilton Type 2 D 30 – 237 et du Régulateur Hamilton 1A2 -G5-Aet Régulateur Hamilton . Voici extrait de cette notice les principes de fonctionnement selon que l’hélice est utilisé avec deux pas différents ou comme hélice à vitesse constante :

PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT.

L’hélice a contrepoids peut être utilisée de manière à fonctionner soit comme une hélice à deux positions, soit comme une hélice à vitesse constante. Dans le cas d’une hélice à deux positions, l’utilisateur règle les pales au petit pas ou au grand pas a l’aide d’une soupape à deux voies qui permet à l’huile moteur de pénétrer dans l’hélice ou de s’en écouler. Si l’on utilise un régulateur entraîné par le moteur, l’hélice fonctionne en tant qu’hélice à vitesse constante, et le régime moteur est maintenu constant à n’importe quelle valeur de réglage comprise dans les limites de fonctionnement de l’hélice. Le régulateur envoie le débit d’huile voulu à l’hélice et règle le retour de celle huile, assurant ainsi la modification du pas des pales en fonction des différentes conditions de vol et des divers réglages moteur.

Moyeu d’hélice avec ses contrepoids Hamilton sur un North American T6 “Texan” ©Xavier Cotton

 


HÉLICE ÉCLAIR 100 ans

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Le 14 octobre 2016, La Poste émet un timbre commémorant les 100 ans de l’hélice Éclair, à l’origine de l’aventure humaine, technologique et passionnante du groupe Dassault Aviation.

L’auteur, Stéphan AGOSTO est dessinateur et scénariste de bandes dessinées. Il a initié depuis 2010 une série « Forces Aériennes Françaises Libres » consacrée aux aventures d’un pilote d’avion. Il a tout naturellement réalisé ce timbre commémoratif qui devait allier histoire et modernité.

Le timbre représente l’hélice Éclair en bois au premier plan et en couleur. L’avion, un Spad VII, est évoqué au crayon noir pour valoriser l’hélice mythique dont on fête les 100 ans. Les chiffres du centenaire et les avions Rafale, Falcon et nEUROn de Dassault Aviation, symbolisant le présent et le futur de l’entreprise, laissent leurs silhouettes et leurs traces en bleu métallisé.

Un peu d’histoire

Après avoir coordonné la fabrication du Caudron G.3, Marcel Bloch (futur Marcel Dassault) est affecté aux essais en vol des avions Farman à Buc : « Mon rôle consistait à voler avec les pilotes et à établir ensuite un rapport sur les performances et les qualités de vol de chaque appareil. »
Ayant constaté le médiocre rendement des hélices, il entreprend de les améliorer. Pour en construire une, qu’il étudie et dessine, le jeune ingénieur pense à son ami Marcel Minckès, dont le père est fabricant de meubles au faubourg Saint-Antoine. Ce dernier accepte le projet et Marcel Bloch surveille personnellement la fabrication.
L’hélice est essayée à Buc par un des pilotes de Blériot, puis est présentée au centre d’essais du Service technique à Villacoublay : « Cette hélice fut reconnue la meilleure et le fabricant de meubles qui l’avait construite sous ma direction [Hirch Minckès] reçut une première commande de cinquante hélices. Il fallait donner un nom à notre hélice, ce fut l’hélice « Éclair ».
Elle équipe de nombreux appareils français et en particulier le Spad VII de Georges Guynemer. L’hélice Éclair, première production en série de Marcel Dassault, a connu son heure de gloire dans la défense du ciel de Verdun il y a 100 ans, en 1916. C’est le point de départ d’une aventure aéronautique constamment tournée vers le futur.
Source Dassault Aviation

Les infos techniques

Auteur : Stéphan AGOSTO                     Mise en page : Bruno Ghiringhelli
Impression : héliogravure
Format du timbre : 40,85 mm x 30 mm    Valeur faciale : 0,70 €
Tirage : 1 000 020 exemplaires
Mentions obligatoires : création de Stéphan AGOSTO, mise en page de Bruno Ghiringhelli ©Dassault Aviation, S. Randé

Les infos pratiques

Le timbre sera vendu en avant-première le 13 octobre 2016 à PARIS, au Carré d’Encre, de 10 h à 18 h, 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.
A partir du 14 octobre 2016, il sera vendu dans certains bureaux de poste, sur le site Internet www.laposte.fr/boutique, au Carré d’Encre, par abonnement ou par correspondance à Phil@poste Service Clients Z.I Avenue Benoît Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 PERIGUEUX CEDEX 09.


Hélice bipale Levasseur à identifier (bis)

Une lectrice Suisse ayant offert cette hélice bipale pour l’anniversaire de son mari passionné d’aviation voulait en savoir plus sur son origine. En utilisant Google comme moteur de recherche, elle est arrivée sur mon blog ou j’avais précédemment écrit deux articles concernant des hélices Levasseur, une quadripale et une bipale noire.
Quelques photos des indications gravées sur le moyeu de l’hélice accompagnant le message pouvait aider à ma recherche. Une fois de plus je pensais au forum technique d’Aérostories pour transmettre la question à des spécialistes de l’histoire de l’aviation. 
La réponse ne se fit pas attendre, Pierre-Michel Decombeix m’apporta ses connaissance sur le sujet “Le profil est typique des hélices Levasseur. Les petits poinçons à peine visibles sur l’image du plat du moyeu indiquent que l’hélice a été fabriquée entre 1914 et 1922.
Ce qui compte pour aller plus loin, ce sont les marquages qui sont sur les côtés arrondis du moyeu. “S….450” va aussi dans le sens d’une hélice Levasseur : la série 450 mesure exactement 2m45 de diamètre, avec un trou central de 60mm et un moyeu de 100mm d’épaisseur avec 8 trous de fixation. Elle était destinée aux avions  Nieuport (Le Nieuport XI en particulier) équipés de moteur Rhône de 80 chevaux. 

Sur un côté du moyeu on devrait voir les marquages correspondants : sous le “SERIE 450”, il devrait y avoir “NUMERO xxxxx” (c’est le numéro d’hélice).

et de l’autre côté :
“Nie” suivi de chiffres romains (XI ou XXI) et “Rh 80” (éventuellement HP ligaturés). Dessous, devant un poinçon carré, une lettre et éventuellement un chiffre.

Avec le Numéro d’hélice (xxxxx) et une photo en gros plan des deux groupes de chiffres qui encadrent les poinçons carrés du plat du moyeu, il est éventuellement possible de déterminer une date assez précise de fabrication.


Hélice Levasseur bipale à identifier

(photo collection privée Romain Van Vlem)

Suite à l’article que j’avais publié sur mon blog, concernant une hélice Levasseur quadripale identifiée par Marc Taffoureau comme une hélice d’essai d’un CAMS 36, Romain Van Vlem m’a contacté pour l’aider à identifier cette hélice bipale noire Levasseur (Serie 953 numéro 35122). Quelques photos de l’hélice accompagnant le message pouvait aider à ma recherche. Une fois de plus je pensais au forum technique d’Aérostories pour transmettre la question à des spécialistes de l’histoire de l’aviation. La réponse ne se fit pas attendre, Jean Schreiber fut le premier à dégainer en décryptant tout simplement les inscriptions gravées sur le coté du moyeu d’hélice : FAR GOLIATH  JUP 380 CV, ce qui donne FARMAN GOLIATH équipé de moteurs Gnome et Rhone JUPITER de 380 Chevaux.
(photo collection privée Romain Van Vlem)
Ce qui limite le choix au Farman F-63 bis /ter ou le Farman F-65 dans une tranche de millésimes 1925-1930. Dan Gilberti suivit de près en nous faisant partager une photo de sa collection personnelle, pour illustrer le propos : un Farman 65 de la Marine (5B2 au Maroc – Guerre du Rif) où on voit bien les deux hélices bipales avec un moyeu à dix écrous de fixation.
 (photo collection privée Dan Gilberti)
Franck Roumy compléta la réponse en envoyant un extrait du registre AIR de 1930 sur les caractéristiques du Farman Goliath F-60 et des ses derivés, montrant que le Farman 63 Bis était équipé de deux moteurs Jupiter 9Aa avec hélice bipale qui pouvaient être de hélices Levasseur série 953Bb ou série 128 Mt comme on peut le lire dans l’encadré en rouge
(photo collection privée Franck Roumy)
Pierre-Michel Decombeix nous précise que normalement, sur les hélices réceptionnées de cette époque (~1930), et celle-ci l’a été (petit rectangle avec “VB” très penché à l’intérieur), la date de réception est inscrite en rond autour du trou central sur une des faces plates du moyeu sous la forme JJ hexagone (ou carré ou “C”) MM hexagone (ou carré ou “C”) AA.
Pour plus d’informations sur les avions Farman Goliath je vous recommande le Livre ” les avions Farman de Jean Liron dans la collection DOCAVIA (N°21) aux éditions Larivière, paru en 1984, il doit être possible de le trouver sur Internet (sites d’enchères ou de livres d’occasion)

Un grand merci pour cette recherche à Jean, Dan, Franck, Christian et Pierre-Marie qui m’ont aidé à identifier cette hélice.

En conclusion, si Romain ne souhaite pas conserver cette hélice, elle aurait tout à fait sa place dans un musée aéronautique comme le Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget : http://www.museeairespace.fr/ car c’est plus une pièce historique qu’un objet de collection.


Hélice Levasseur quadripale à déterminer

(photo collection Privée Claude Urena)

 Il y a quelques jours, Claude URENA m’a demandé de l’aider à identifier une hélice  de marque Levasseur d’un diamètre de 2,15m. Quelques photos de l’hélice accompagnant le message pouvait aider à ma recherche. Bien sûr je pensais tout de suite au forum technique d’Aérostories pour transmettre la question à des spécialistes de l’histoire de l’aviation.  Une des hypothèses était qu’il pourrait s’agir d’une hélice d’atelier dite “moulinet” servant à faire tourner les moteurs au banc  d’essai en assurant une charge aérodynamique suffisante et le refroidissement éventuel du moteur sans avoir beaucoup de traction. Cette hypothèse fut vite abandonnée entre autre  à cause du diamètre trop important de l’hélice et du profilé des pales.

Voici quelques précisions sur l’hélice suite à nos échanges :

Hélice en hêtre contre-collé en 17 couches, diamètre 2,15 m.
Présence de 4 décalques “Hélice Levasseur” sur les 4 pales plus 2 autres sur le moyeu.
Moyeu d’un diamètre de 240mm avec un axe central de 80mm et 8 trous d’implantation distants de 65mm de l’axe.
Marquage sur les flancs  du moyeu, d’un coté :  “SERIE 844”    “N° ORDRE 24665” et de l’autre : “CAMS” “HS 300 NP”
Par ailleurs, on note de larges traces de polychromie rouge en interne.

                     
Marc Taffoureau trouva la solution en indiquant que cela pouvait correspondre à une hélice d’essai pour les 2  hydravions  monoplace CAMS 36 que la France devait engager à Naples en 1922 pour la coupe Schneider.  Ces appareils monomoteurs étaient équipés de moteur Hispano-Suiza tractif poussés à 320ch et entrainant effectivement une hélice quadripale. Le manque de moyens financiers les empêcha de prendre part à la course.
Jean Liron a écrit  un article sur les hydravions CAMS dans les “Fana de l’Aviation” n°214 de septembre 1987 et n°215 d’octotre 1987. Dans la deuxième partie de l’article il y parle des CAMS 36 n°001 F-ESFB et n°002 F-ESFA. Sur les photos qui illustrent l’article, les hélices sur les deux CAMS 36 semblent tout à fait similaires à celle présentée ci-dessus.

Un grand merci pour cette recherche à Marc, Airy-Hugues et Christian qui m’ont aidé à identifier cette hélice.

En conclusion, si Claude ne souhaite pas conserver cette hélice, elle aurait tout à fait sa place au musée de l’hydraviation de Biscarosse car c’est plus une pièce historique qu’un objet de collection.


Aéroclub de france

(photo collection privée Xavier Cotton)

Voici la réponse du dernier Quizz, il s’agit bien d’un hélice de Transall C-160 fabriquée par Ratier-Figeac qui se trouve sur la façade du siège de l’Aéro-Club de France situé 6 rue Galilée à Paris.
L’Aéro-Club de France est une association regroupant des passionnés de l’air et de l’espace, qui se réunissent pour partager et faire connaître leur passion.
Fondé en 1898 l’AéCF est la première institution aéronautique créée dans le monde. Lieu de réunion des pionniers de l’aviation il a élaboré les premiers codes aériens, délivré les premiers brevets de pilotes d’aéroplanes et édité la première revue aéronautique.
Vous pouvez lire une partie de son historique a cette page : http://www.aeroclub.com/historique.htm

Où se trouve cette hélice ?

(photo collection privée Xavier Cotton)

Où se trouve cette hélice?
Pour certains, ce sera évident mais pas pour tout le monde. Je donnerai la réponse bien sur dans quelques jours


Constellart : Design Aéronautique

Si vous êtes tentés par une touche d’aéronautique dans le décor de votre maison, où que vous avez un faible pour la beauté du métal poli, je vous recommande le site de cet artiste: Détournement d’avions et Design Aeronautique.  Pour plus de renseignements vous pouvez lui écrire : constellart@orange.fr

Hélice en bois au CRNA-EST

(photo collection privée Xavier Cotton)

Dans une salle de réunion du CRNA-EST se trouve accrochées au mur, cette superbe hélice en bois et une bielle. Qui pourrait me donner des informations sur leur histoire?

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