Vol en Boeing Stearman au dessus de Soissons

Boeing Stearman N4561N basé à Soissons Courmelles ©Xavier Cotton

A occasion de la Journée Portes Ouvertes (11 juin 2017) de l’aérodrome de Soissons Courmelles (LFJS), je m’étais promis de rencontrer des membres de l’association Vintage Aero Passion (http://www.vintage-aeropassion.com) et en particulier Francis Pelletier. En effet, lors du meeting d’Epernay 2015, j’avais beaucoup apprécié sa démonstration en vol sur Boeing Stearman (N4561N) en compagnie de celui de François Forget (F-AZUD). J’ai demandé s’il était possible de faire un vol  dans l’après-midi car cet avion fait partie des machines qui me font rêver. la réponse a été immédiate et je suis passé de l’autre coté des barrières, sur le parking avion.

En un rien de temps, l’avion a été poussé un peu en avant pour ne pas souffler les spectateurs au démarrage du moteur. Je me suis retrouvé équipé d’un parachute siège et harnaché en place avant, Francis m’ayant bien brieffé autant pour l’utilisation du parachute en cas d’urgence, que sur l’utilisation des poignées incluses dans le bord de fuite de l’aile supérieure qui aident à se laisser doucement descendre dans le baquet de la place avant

Briefing amphi-cabine par Francis Pelletier pilote de ce Boeing Stearman ©Richard Cotton

Tableau de bord place avant du Boeing Stearman N4561N ©Xavier Cotton

Francis me fait ensuite un briefing amphi-cabine me présentant les instruments de bord indispensables à la gestion du vol et du moteur, sur la photo ci-dessus de haut en bas et de gauche à droite, la boussole indiquant l’orientation magnétique de l’avion, puis l’indicateur de vitesse marqué en nœuds marins (1Kt =1852M/h). Ici ce n’est pas le cas puisque l’avion est de construction américaine, mais l’indicateur de vitesse est souvent surnommé « Badin » du nom du constructeur français qui en fabriqua pour les avions français . C’est l’occasion de m’indiquer les trois vitesses de base importante à connaitre avant décollage : 60 Kt vitesse de décollage, 70 Kt  vitesse en montée et 90 Kt vitesse en croisière. Au milieu se trouve la bille aiguille qui permet de savoir si le virage est correct la bille se trouvant alors au milieu de l’indicateur, dérapé si elle est à l’extérieur du virage ou glissé si elle est à l’intérieur du virage, l’aiguille indiquant l’angle d’inclinaison de l’avion. A droite se trouve les indication de pression d’huile et de température moteur. En dessous l’altimètre indique l’altitude en pieds ici réglé sur la pression au niveau de la mer, d’où les 550 ft, en fait le terrain de Soissons se trouve à 510ft d’altitude. au milieu l’horloge indispensable et à droite le compte-tour moteur ()R.P.M : Revolution Per Minute)

Francis Pelletier fait la Visite Pré-Vol du Boeing Stearman N4561M. Noter la « Trompe de Venturi « fournit l’énergie nécessaire à alimenter les gyroscopes, sous la forme de « dépression d’air » ©Xavier Cotton

Après avoir fait faire à la main un certain nombre de tour à l’hélice, la Check-list mise en route du moteur va pouvoir commencer, grâce au système intercommunication de la radio, je vais pouvoir entendre dans mon casque  Francis la dérouler à haute voix :

Contact général : sur ON
Alternateur : Off
Richesse : plein riche
Injections : 2
Démarreur sur ON :  2 tours hélice puis Magnetos sur 1+2
Alternateur :  ON
Radio ON
Transpondeur:  ON
Strobes light : ON
Pression huile : 70 psi
Température : 20° mini pour roulage 30° mini pour décollage
Essence  : Quantité et temps de vol
Essais radios : OK

Croisement avec le Morane-Saulnier Criquet MS506 (F-BDXM) @Xavier Cotton

Puis viennent les essais moteur, et enfin quand ceux ci sont terminés, Francis informe la tour du début de roulage du Boeing Stearman vers le bout de piste 25. Comme avec tout avion à train classique -avec une roulette de queue- il faut être prudent au roulage car la visibilité vers l’avant est très réduite, la seule solution et des slalomer  doucement et d’écouter le trafic à la radio.

Décollage du Boeing Stearman N4561N en piste 25 à Soissons-Courmelles ©Xavier Cotton

Une fois aligné, le pilote verrouille la roulette de queue, pousse la manette des gaz, alors que l’avion commence à accélérer, il vérifie que tous les paramètres moteurs sont dans le vert, puis on sent que la queue se soulève et que l’avion se met en ligne de vol. Alors que la vitesse de 60 Kts est atteinte, il es temps de décoller selon les consignes de l’US Navy….! ensuite on maintient  70Kts pendant la montée initiale jusqu’à la mise en palier, où on réduit les gaz à 1850 t/s et on accélère jusqu’ à 90Kts et la on découvre le plaisir de voler avec un avion historique, la t^te à l’air libre.

En place arrière le pilote : Francis Pelletier ©Xavier Cotton

On resterait volontiers des heures à voler ainsi par beau temps, mais après une large boucle autour de la ville de Soissons, il est temps de rentrer vers le terrain et d’intégrer le circuit de piste. Vu le trafic peu coopératif du jour et c’est euphémisme de le dire, Francis dû faire deux remises de gaz avant de pouvoir se poser, avec un super « kiss landing » que j’ai apprécié à sa juste valeur. Merci Francis pour ce vol que tu m’as fait partager et qui restera gravé dans ma mémoire de pilote comme l’un des vols particulier et magique que j’aurais pu effectuer. Si l’envie de faire comme moi, un vol inoubliable sur Boeing Stearman avec Francis Pelletier, c’est possible en le contactant via Vintage Aéro Passion qui est une association de loi 1901 ayant pour but de rassembler tous les passionnés d’aéronautique et d’avions anciens.

Retour au parking du Boeing Stearman N4561N ©Liliane Cotton

La joie après vol ©Liliane Cotton

Complément de plein d’essence par Francis Pelletier du Boeing Stearman N4561 ©Liliane Cotton

Stationnement du Boeing Stearman N4561N en attendant le prochain vol ©Liliane Cotton

Retour heureux du pilote et de son passager après vol ©Liliane Cotton


Espace Air Passion présente sa collection d’archives aéronautiques

Exposition temporaire : Espace Air Passion présente sa collection d’archives aéronautiques, du 1er juillet au 31 août 2017, à Angers Loire Aéroport.

Espace Air Passion présente pour la première fois au grand public, une exposition temporaire dédiée à son centre d’archives et ses richesses dans le hall d’exposition de l’Espace Air Passion, à Angers Loire Aéroport. Cette exposition exceptionnelle est proposées pendant les vacances d’été, du samedi 1er juillet au jeudi 31 août 2017.

Par le biais de 18 panneaux explicatifs, les visiteurs partent à la découverte des richesses et raretés préservées par l’association (plans, photographies, manuscrits, livres, revues…). Les archives sont présentées par thématiques (construction, aérostation, vol à voile, aéromodélisme…) et périodes historiques. Le fonctionnement du centre des archives est expliqué. C’est aussi l’occasion de découvrir les différentes utilisations des documents et de l’intérêt de conserver ce pan du patrimoine français.

Une visite guidée « Archives Aéro » le mardi :

Une visite guidée dédiée à cette exposition « Archives Aéro » et de la salle des archives est programmée chaque mardi (sauf le 15 août), de 10h30 à 12h00. Sur réservation (info@museeaviation-angers.fr ou 02 41 33 04 10). Nombre de places limité (10 personnes).

Le musée conserve une des plus importantes collections d’archives aéronautiques de France et d’Europe. Le centre de documentation est accessible aux historiens, journalistes, étudiants ou passionnés. Le fonds réunit une bibliothèque de plus de 10 000 références, 350 titres de presse du XIXe au XXe siècle, 200 000 clichés, 600 liasses de plans. L’ensemble représente 3 000 mètres linéaires.

Créé en 1981 et implanté depuis septembre 2000 sur la plate-forme d’Angers Loire Aéroport, Espace Air Passion expose sur 3 500 m² des avions, des planeurs ayant marqué l’histoire de l’aviation, certains très rares, voire uniques au monde. Il vise à faire vivre notre patrimoine aéronautique et offrir rêve et plaisir au public. Ouvert en particulier vers les familles, Espace Air Passion a reçu le 6 mars 2013 le label qualité tourisme. Il souhaite ainsi confirmer sa fonction d’acteur important du développement de notre aéroport et du tourisme dans la Région Pays de la Loire.

Conditions d’accès :

Ouverture du mardi au samedi, de 10 h00 à 12 h00 et de 14 h00 à 18 h00, le dimanche de 10 h00 à 12 h00 et de 15h00 à 19 h00. Fermé le lundi.
Tarifs : Plein tarif 6 €, tarifs réduits 3 € (chômeurs, étudiants, handicapés, enfants de 7 à 18 ans),
Cezam 5 €, Pass Famille 15 €. Le billet d’entrée permet la visite de l’exposition temporaire, de la collection permanente et des ateliers de restauration.

Contact pour plus d’informations :

Musée Régional de l’Air GPPA

Angers Loire Aéroport
49140 Marcé
Tel : 02  41 33 04 10
Espace Air Passion : http://www.musee-aviation-angers.fr/
info@museee-aviation-angers.fr


Quand la France rêvait du ciel sur France 3 Paris Île-de-France

 

Lundi 19 juin après le Grand Soir 3

sur France 3 Paris Île-de-France

QUAND LA FRANCE RÊVAIT DU CIEL

réalisé par Philippe Baron

Une coproduction Vivement Lundi ! et France 3 Centre-Val de Loire, avec le soutien de la Région Bretagne

En 1945, le secteur aéronautique français est en ruine. La patrie de Blériot et de Saint-Exupéry accuse un retard considérable sur les autres grandes puissances. Il est urgent de reconstruire une aviation moderne alors que le pays entre dans la Guerre Froide.

L’ingénieur français Lucien Servanty est un des acteurs du redémarrage de l’aéronautique française. Pendant les années d’après guerre, ses avions jalonnent la renaissance des ailes nationales. En 1946, il fait voler le premier avion à réaction français. Dans les années 50, il dessine des jets futuristes capables de rivaliser avec leurs concurrents américains. Dans les années 60, il dirige la conception du fleuron français de l’aéronautique : le Concorde.

Entre 1945 et 1973, les inventions de cet ingénieur méconnu reflètent les aspirations d’une France qui se passionne pour l’aviation, la vitesse et la technologie, qui s’enthousiasme pour les exploits de ses pilotes d’essai et la modernité de ses aéroports, qui se projette dans un avenir radieux, débarrassé des contingences terrestres.


Science & Vie Spécial Aviation 2017

Comme à l’habitude, à l’occasion du Salon du Bourget qui a lieu tous les deux ans, Science & Vie sort un numéro spécial pour faire un état des lieux de l’aviation civile et militaire, ainsi que de la conquête spatiale. Cette édition « spécial AVIATION 2017 » de Science & Vie revient sur les choix stratégiques, économiques, mais aussi technologiques qu’il peut y avoir dans le transport aérien ou militaire. Le numéro spécial commence par une rétrospective de l’actualité aéronautique écoulée depuis deux ans.
Comme à chaque édition spéciale de ce numéro, on peut y trouver deux grandes parties, celle consacrée à  l’aviation militaire et celle consacrée au transport aérien. En ce qui concerne l’aéronautique militaire, Science & Vie s’est rendu en Jordanie pour suivre de l’intérieur une mission stratégique de l’armée de l’air française contre Daech. L’ US Air Force va recevoir une centaine de bombardiers Northrop Grummman B-21, sera t il à la hauteur des attentes ? Enfin suite à la mise cale sèche du « Charles-de-Gaulle », les débats sont relancés sur la pertinence de doter la France d’un second porte-avions. Quand au transport aérien, celui-ci se porte plutôt bien – malgré la menace terroriste – avec une progression de plus de 3% en 2016. Depuis l’attentat de l’aéroport de Bruxelles, c’est l’ensemble des des aéroport qui sont devenus sensibles et plus seulement les avions eux-même. Dans un autre article, suite à la mévente du géant d’Airbus la question suivante est posée: L’A380 a t’il vu trop grand ? Ensuite sont abordées cinq grandes énigmes de l’histoire de l’aviation suite aux disparitions des avions et leurs pilotes et passagers : l’oiseau blanc de Nungesser et Coli, Le Lockheed Electra d’Amelia Earhart, qu’est il arrivé à Saint-Ex?,  la disparition du vol MH370 de Malaysia Airlines et enfin la disparition  sans laisser de trace d’un super constellation en pleine guerre du Vietnam. Au regard des nombreux modèles proposées de voiture volantes, drones-taxis, le rêve devient il réalité dépassant la science fiction ?
Enfin sur le thème de la conquête technologiques plusieurs sujets sont abordés :
  • L’helicoptère du futur, la grande rupture
  • La strategie des essaims de Drones
  • Givrage, la menace grandit
  • Les secrets de fabrication d’Ariane 6
  • La renaissance high-tech d’ un Warbird de légende le Dewoitine D551

Et pour finir quelques questions que tout le monde se posent, la réponse est traitée  sur deux pages

SCIENCE & VIE 
Édition spéciale n°34
Parution :12/06/2013
Prix : 5€95

AceS n°3 Les as de l’histoire de l’aviation mondiale

Le  numéro 3 de la revue trimestrielle (mai-juin-juillet 2017) AceS, les As de l’Histoire de l’aviation mondiale est sortie en kiosque. Ce numéro de belle facture, richement illustré et aux textes agréables à lire aborde la vie des trois pilotes suivants, Lance Wade à la virtuosité diabolique et au caractère bien trempé (As américain engagé dans la RAF), Bertrand Poujet (pilote au groupe « Lorraine ») et Adolf Galland, l’inspecteur de la chasse (pilote Allemand). Je précise que l’article sur Adolf Galland est la suite  de l’article publié dans le  numéro précédent. Vous  trouverez aussi  dans ce numéro un article sur le Supermarine Spitfire Mk VIII de Lance « Wilcat Wade ».  vous trouverez aussi deux autres rubriques,  l’une consacrée aux maquettes parle dul Supermarine Spitfire Mk VIII de Lance « Wilcat Wade »et l’autre traitant des livres sur l’aviation militaire.

  • Lance Wade, le « Wildcat of the desert » (M. Souffan)
  • La véritable histoire des Eagle Squadron de la RAF (Ph. Listemann)
  • Le Supermarine Spitfire Mk VIII de Lance « Wilcat Wade »
  • Bertrand du Poujet pilote au groupe « Lorraine » (J.-Ch. Stasi)
  • Adolf Galland, jusqu’au dernier hallali (E. Lefèvre)
  • Henri Bouquillard, Un homme charmant, un chasseur épatant (M. Souffan)

AceS N°3
Éditions Heimdal
98 pages
21 x 29,7cm
11€

SARL éditions Heimdal à Damigny BP 61350, 14406 Bayeux cedex – Téléphone. : 02 31 51 68 68 – Fax. 02 31 51 68 60 – www.editions-heimdal.fr


« Passion pour l’Aviation » fête ses 10 ans

Quelques photos publiées au cours des 10 ans du blog « Passion pour l’aviation »

Le Blog « Passion pour l’Aviation » fête ses dix ans et plus de 1000 articles publiés.Si l’aventure cotntinue, c’est grâce à vous tous qui m’envoyez des photos sorties de vos albums de famille et qui piquent ma curiosité, ou me proposez des sujets passionnants à traiter ou des articles clés en main. Ne manquez pas de commenter les articles (l’accès aux commentaires est dans les petites lignes entre le titre et la photo illustrant l’article), de partager les articles qui vous plaisent sur les réseaux sociaux ou de m’écrire directement à l’adresse du blog : contact@passionpourlaviation.fr

Par l’intermédiaire de ce blog j’ai eu le plaisir de rencontrer d’autres passionnés, qui comme moi passe une grande partie de leur temps libre à partager leur passion pour l’aviation et à faire rêver les enfants comme les adultes.

Merci à tous ceux qui me soutiennent dans cette aventure. Que vive encore longtemps notre passion pour l’aviation et rendez-vous dans 10 ans


Concours d’avions légers (partie N°8 et fin)

Caudron C-110 F-AIRA, codé 4 Collection Espace Air Passion, Angers.

En 1928 l’Association Française Aéronautique  organisa le Concours d’avions légers. Celui ci s’est déroulé du dimanche 9 septembre 1928 au départ d’Orly  pour finir le vendredi 21 septembre au Bourget.

Voici le récit de la dernière épreuve donnant suite aux précédents  articles :

Le retour au Bourget.

Bien avant huit heures, le vendredi matin, tous les appareils étaient sortis du hangar, Les «  pleins » ont été faits de la veille. Au Havre, comme à toutes les étapes précédentes, les services de la Vacuum Oil, alertés, ont fait diligence et, grâce à cette organisation, les concurrents se sont trouvés débarrassés de ce souci.

Dès que le signal du départ est donné, Lemerre s’envole le premier, bientôt suivi par Rouyé et Percival, qui décollent presque en même temps, à 8 h. 12. Lusser part à son tour, à 8 h. 14 et le capitaine Broad à 8 h. 23. Ce dernier départ devait réveler une surprise. En effet, sept minutes après, le « Moth-Gipsy » revient sur le terrrain. L’appareil est rentré dans le hangar, après observation du moteur, on se rend comte que  la pompe à huile ne fonctionne plus et la réparation, trop longue, ne permettra pas à Broad de gagner Le Bourget dans les limites requises. Cet incident va lui coûter la seconde place, car il est « serré » de près par son compatriote Percival.

LAvro-Avion du capitaine Percival se posa le premier au Bourget à 9 h43. Ensuite à 10 h. 5, arrive Lemerre, dont la tenue élégante est maintenant célèbre dans toute la France. Le beau monoplan Guerchais-Anzani est aussitôt entouré. Son pilote est  congratulé. Les spectateurs admirent la propreté du moteur et du véhicule aérien à leur retour d’une aussi longue randonnée. Quelque vingt-cinq minutes se passent et voici un autre concurrent français, l’excellent Rouyé dont !e Caudron-Salmson a tenu le « coup », malgré la lourde charge que ses modestes quarante chevaux ont eu à transporter. Puis le fin monoplan Klemm apparaît à l’horizon. De gracieuses évolutions et le vainqueur du concours atterrit dans un très beau style. Tout souriant, Lusser est extrait de la carlingue, puis hissé triomphalement sur les épaules de ses compatriotes et amis.  L’attente se prolonge un peu, car ce n’est qu’à 13 h: 24 que Lady Heath arrive en dernier. Pour comble de malchance, elle a du, le matin même, changer son carburateur et procéder à un nouveau réglage.

Le dernier tableau du concours des Avions légers se termina ainsi, en apothéose, sans que l’on eût le regret d’enregistrer le plus petit accident ou incident.

l’A.F.A. convia les pilotes à se retrouver une dernière fois, en un amical dîner. Ces agapes eurent lieu place Gaillon, dans les Salons Drouant.

Voici, le classement définitif des concurrents du concours:

classement final

Appareils

Moteur Puissance  Pilote points
1er Klemm N°9 Salmson  40 CV Robert Lusser 1691
2 ème Avro-Avian N°18  A.D.C. cirrus  85 CV Capitaine Perceval 1606
3 ème De Havilland-Moth N°20 Gipsy  85 CV Capitaine Broad 1581
4 ème Avro-Avian N°25 A.D.C. cirrus  85 CV Lady Heath 1520
5 ème Caudron N°1  Salmson 40 CV Maurice Finat 1294
6 ème Guerchais N°10  Anzani  50 CV Pierre Lemere 1055
7 ème Albert N°14  Salmson  40 CV Pierre Fisbach 833
8 ème Caudron N°4  Anzani  60 CV Delmotte 720
9 ème Caudron N°3  Salmson  60CV Massot 574

Sources des informations :

Espace Air Passion, Angers : http://www.musee-aviation-angers.fr/

L’Aviation légère en France (1920-1942) par Roger Gaborieau : http://www.aviation-legere.fr/

BNF Gallica : http://gallica.bnf.fr

Hebdomadaire Les Ailes :

06 septembre 1928 page 1 et 2
13 septembre 1928 page 1, 2 et 15
20 septembre 1928  page 8 ,9 ,11,14
27 septembre 1928 page 11,12


Concours d’avions légers 1928 (partie N°7)

Caudron C-113 F-AIUC, codé 6, prototype unique à moteur Anzani 6A-3 de 60 ch fut transformé en C-110 par montage d’un moteur Salmson 5Ac de 60 ch. (Collection Espace Air Passion, Angers.)

En 1928 l’Association Française Aéronautique  organisa le Concours d’avions légers. Celui ci s’est déroulé du dimanche 9 septembre 1928 au départ d’Orly  pour finir le vendredi 21 septembre au Bourget.

Voici le récit des épreuves de régularité donnant suite aux précédents  articles :

 

Mercredi 19 septembre. Bordeaux-Mérignac / Nantes-Le Bêle (292 kilomètres)

De Bordeaux,  les six survivants du Concours d’Avions Légers, toujours accompagnés du « Moth » de Lady Heath — « son cheval de bagages », comme elle dit si gentiment, — prirent la direction de Nantes. Les deux Français Rouyer et Lemerre, suivis de Lusser, décollent les premiers. L’équipe anglaise, plus rapide,  s’envole en dernier. A Nantes quelques centaines de spectateurs les attendaient patiemment. Cette escale fut aussi parfaitement organisée grâce à la bonne collaboration de l’Aéro-Club de l’Atlantique.

A 10 h. 45, le monoplan Klemm  se pose sur le terrain. Puis arrivent ensuite Rouyé à 11 h. 02, Lemerre à 11h. 15; Lady Heath, à 11 h. 26; Percival, à 11 h. 27, et enfin, Broad, à 12 h. 46. Il était temps, les officiels allaient quitter le terrain. L’après-midi, un nombreux public se rendit à l’aérodrome pour examiner les appareils. Puis une réception eut lieu à l’Hôtel de Ville.

Après avoir apposé leur signature sur le livre d’or de la ville de Nantes, les pilotes furent reçus dans la  salle gothique où le maire leur souhaita la bienvenue.  Le soir, un dîner amical réunissait, par les soins de l’Aé.-C. de l’Atlantique, concurrents et officiels.

Jeudi 20 septembre. Nantes-Le Bèle / Le Havre-Bléville.

Avec beaucoup de chance, le tour de France des avions légers aura connu, jusqu’au bout, un temps idéal. Il y eut bien un bon Mistral entre Marseille  et Toulouse, mais cela aura permis de démontrer que les appareils en course, même les plus lents, allaient au moins aussi vite que l’avion commercial qui prit, ce jour-là, le départ pour Lyon.

Nous voici au Havre qui a la chance de posséder un des aéro-clubs les plus vivants, où l’on vole beaucoup et où, par conséquent, on aime, bien sincèrement l’aviation.  Grâce à leur bonne propagande, grâce à leurs efforts, l’étape du Havre, la dernière de l’épreuve de régularité du concours, a été richement et généreusement dotée de 4.600 francs de primes Cette escale fut aussi celle où le public, plusieurs milliers de personnes, était le plus nombreux.

Pour une fois, c’est le Capitaine Broad qui, à 10 h. 43, se pose le premier. Quelques quarts d’heure se passent, puis les arrivées se succèdent plus rapidement : celles de Lemerre, à 11 h. 16; de Percival, à II h. 39; de Lusser, à II h. 57 et, enfin, de Rouyer, à 12 h. 6. La foule enthousiaste applaudit chaleureusement tous les pilotes. Toutefois, il manquait Lady Heath à l’appel ; son compagnon  de route, Percival, l’avait perdue de vue à environ 70 kilomètres du terrain. Un peu après 13 heures, un coup de téléphone nous rassurait sur son sort. Par suite d’une panne malencontreuse de son moteur, Elle avait dû se poser sur la plage de Trouville, sans aucun mal. Dès son retour, le « Moth » de dépannage lui porta secours et, en travaillant d’arrache-pied, la réparation put être effectuée à temps pour lui permettre, le lendemain, de regagner Paris dans les délais prescrits. Ce petit contretemps n’a fait perdre que 60 points à Lady Heath sans modifier, pour cela, sa place dans le classement général. S’il s’était produit quelques minutes plus tard, alors qu’elle se proposait de traverser l’estuaire de la Seine, les dommages auraient pu avoir de plus sérieuses conséquences.

A 16 h. 30, une cordiale réception attendait les pilotes à l’Hôtel de Ville du Havre.cPuis, après que M. Lafaurie eut apporté le salut très cordial dû Port Autonome et de la Chambre de Commerce, le délégué de l’Association Française Aérienne remercia tour à tour l’Aé.-C. du Havre, la Municipalité, la Chambre de Commerce et tous les généreux donateurs de primes. Il donna ensuite lecture du palmarès de l’escale, palmarès ainsi établi :

1ere prime : Capitaine Broad, 2.000 francs,
2e prime : M. Lemerre, 1.500 francs, offerte par la Ville du Havre;
3e prime : M. Percival, 500 francs, offerte par l’Aéro-Club du Havre;
4e prime : M. Lusser, 200 francs, offerte par l’Automobile-Club du Havre;
5e prime : M Rouyé, 200 francs, offerte par l’Automobile-Club de l’Ouest.
En outre, une prime spéciale de 200 francs, offerte par l’Union des Commerçants du Havre, a été attribuée à M. Lemerre, comme, étant le propriétaire de l’appareil ‘le plus confortable, ayant pris part à la compétition. L’absence de la courageuse Lady Heath fut unanimement regrettée et le Maire, M. Lang, chargea le- Capitaine Broad de lui remettre, au nom de la Ville du Havre, une magnifique gerbe de fleurs.

A suivre……

Sources des informations :

Espace Air Passion, Angers : http://www.musee-aviation-angers.fr/

L’Aviation légère en France (1920-1942) par Roger Gaborieau : http://www.aviation-legere.fr/

BNF Gallica : http://gallica.bnf.fr

Hebdomadaire Les Ailes :

06 septembre 1928 page 1 et 2
13 septembre 1928 page 1, 2 et 15
20 septembre 1928  page 8 ,9 ,11,14
27 septembre 1928 page 11,12


Concours d’avions légers 1928 (partie N°6)

Guerchais-Roche T 2 n°1 F-AIYL codé 10 à moteur Anzani 50 ch ©Jacques Hémet

En 1928 l’Association Française Aéronautique  organisa le Concours d’avions légers. Celui ci s’est déroulé du dimanche 9 septembre 1928 au départ d’Orly  pour finir le vendredi 21 septembre au Bourget.

Voici le récit des épreuves de régularité donnant suite aux précédents  articles :

Samedi 15 septembre : Nancy-Essey/ Lyon-Bron (345 kilomètres)

A sept heures, le lendemain matin, pilotes et mécaniciens s’affairaient autour de leurs appareils en vue de couvrir la deuxième étape: Nancy-Lyon. Sans s’attarder davantage, les petits appareils – ils semblent encore plus petits auprès des « Goliath » qui voisinent avec eux sur la piste — sont sortis des hangars. Huit heures. « Vous pouvez partir », leur annonce le commissaire de l’épreuve. Et quelques minutes après, les moteurs ronronnent joyeusement.

A 8 h. 13, Rouyé, le premier, s’élève sans difficulté. Il est suivi de près par Lemerre et Lusser. Enfin, en vol de groupe, les deux Avian et le « Moth » prennent leur vol. Avant de s’enfuir à tire d’ailes, les trois appareils exécutent de concert de beaux passages, en vitesse, avec montée en « chandelles », qui ont ie don d’enthousiasmer définitivement les fidèles spectateurs qui ont assisté à leur départ. Seul, reste dans un coin du vaste hangar qui était réservé aux avions des concurrents, le « Moth » Gipsy, de Broad, qui ne devait partir, le dernier qu’à 10 h. 31.

A Lyon, l’escale avait été organisée par l’Aéro-Club du Rhône et du Sud-Est. La réception se termina par un dîner offert aux concurrents par M. Vermorel, président de l’Aé.C.R.

Dimanche 16 septembre. Lyon-Bron / Marseille-Marignane (257 kilomètres)

Les départs de Lyon pour Marseille furent pris, dimanche, de 8 h. 24 à 13 h. 15. C’est encore Broad qui s’envola le dernier. A Marignane, en raison de l’éloignement de la ville, le public est peu nombreux. Les représentants l’Aéro-Club de Provence étaient là, cependant, dès les premières heures de la matinée.

Lady Heath arrive la première à 9 h. 42. Les atterrissages se succèdent, sans incident. Le mistral commence cependant à souffler et Broad n’est pas encore là. Il ne devait se poser à Marignane qu’à 14 h. 45. La foule vint plus nombreuse l’après-midi. Le gros succès est toujours pour Lusser et Lemerre, dont la petite conduite intérieure fait sensation. Le soir, un dîner offert par l’ Aéro-Club de Provence réunissait concurrents et officiels.

Lundi 17 septembre. Marseille-Marignane/  Toulouse-Francazals, (313 kilomètres).

Le lendemain, les concurrents quittèrent Marseille à de brefs intervalles puisque les départs s’espacèrent de 8 h. 06 à 8 h. 50. A Toulouse, c’est l’Amicale des Aviateurs qui a assumé l’organisation de l’étape, réunissant trois prix régionaux.

C’est à Toulouse, que se produisit le premier incident de la course. Tous les pilotes se posèrent sans incident sur le terrain, sauf Lusser dont les organisateurs restèren longtemps sans nouvelle. En rait, Lusser avait dû atterrir à Lezignan en panne d’essence. Il se ravitailla, mais on lui fournit un carburant de mauvaise qualité qui le contraignit à se poser de nouveau à Carcassonne. Le voyage de tous les équipages fut contrarié par un fort vent auquel d’ailleurs Lusser dut sa première panne. Lusser n’étant pas arrivé au contrôle à 16 heures se voyait privé des 60 points qui étaient attribués à chacun de ses concurrents. Le soir, banquet sous la présidence du Président de la Chambre de Commerce.

Mardi 18 septembre. Toulouse-Francazals / Bordeaux-Mérignac (218 kilomètres)

Mardi à 7 h.11, Lusser ayant quitté Carcassonne atterrit à Toulouse. Il manifesta un instant l’intention d’abandonner et c’est grâce à l’insistance de son mécanicien qu’il y renonça. Une demi-heure après, il repartait. Rien de particulier à signaler au départ de Toulouse. A Bordeaux, l’annonce du passage des petits avions n’a pas fait grand bruit. A signaler, à cette escale, l’arrivée très jolie du « Moth » d’accompagnement de Lady Heath volant de conserve, aile à aile, avec le « Moth-Gipsy » de Broad. Tous les atterrissages se passent admirablement.

A 18 heures, un vin d’honneur fut offert à l’Aéro-Club du Sud-Ouest.

A suivre……

Sources des informations :

Jacques Hémet

Espace Air Passion, Angers : http://www.musee-aviation-angers.fr/

L’Aviation légère en France (1920-1942) par Roger Gaborieau : http://www.aviation-legere.fr/

BNF Gallica : http://gallica.bnf.fr

Hebdomadaire Les Ailes :

06 septembre 1928 page 1 et 2
13 septembre 1928 page 1, 2 et 15
20 septembre 1928  page 8 ,9 ,11,14
27 septembre 1928 page 11,12


Concours d’avions légers 1928 (partie N°5)

 

Albert TE-1 n°1 (ou 01) F-AIVA. Édouard Albert a produit 5 exemplaires de ce monoplan propulsé par un moteur Salmson 9Ad de 40 ch. Codé 14 pour le concours des avions de tourisme de 1928. (Collection Espace Air Passion, Angers.)

En 1928 l’Association Française Aéronautique  organisa le Concours d’avions légers. Celui ci s’est déroulé du dimanche 9 septembre 1928 au départ d’Orly  pour finir le vendredi 21 septembre au Bourget.

Voici le récit de la quatrième journée, donnant suite aux précédents  articles :

Les trois premières journées du concours de l’Association Française Aérienne ont été très animées. Elles ont permis une première sélection, en laissant dans la compétition les machines qui ont subi avec succès les épreuves éliminatoires. Six Français, trois Britanniques et un Allemand restaient en ligne mardi soir. Il est seulement regrettable que quatre appareils intéressants aient été éliminés les journées précédentes. En effet, Il aurait été interessant de voir participer à l’épreuve de rendement non seulement Neville Stack et le quatrième avion Caudron mais aussi et surtout le biplan C. A. L. 4 de Comper et le petit Klemm-Daimler de 20 CV.

Donc ce mercredi 12 septembre, les dix appareils qualifiés ont participé à l’épreuve de rendement, celle ci consistait à parcourir huit fois le circuit Orly-Buc-Orly, soit 312 kms à la plus grande vitesse possible et en consommant le moins possible. C’était là l’épreuve la plus importante du concours.

Le contrôle des consommations s’effectua de la façon suivante: on pesa les équipages et les avions, en ordre de vol, avant le départ ; au retour, on les fit de nouveau passer sur la bascule et la différence entre les deux pesées donna la consommation.

Le premier qui partit fut Vanlaère, à 11h17, sur Caudron-Anzani 60 CV. Il devait malheureusement être victime d’une panne et se poser à Villacoublay. Vanlaère fut le seul concurrent qui ne couvrit pas les 312 kms du parcours. Les neuf autres réussirent à terminer l’épreuve en des temps qui varient de 2 h 07 min. 08 sec., pour le plus rapide (Lady Heath), à 2 h. 39 min. 58′ pour le plus lent (Maurice Finat).

Rien de particulier n’est à signaler dans cette intéressante épreuve qui devait confirmer le remarquable rendement du petit monoplan Klemm à moteur Salmson 40 CV, de  Robert Lusser.  Broad, sur le Moth-Gipsy, l’approchait de très près. 110 points sur un total de 1.200 séparaient Lusser de Broad, à la fin de la quatrième journée. Preuve que le règlement n’avait pas été si mal étudié que cela, puisque les deux meilleurs avions du lot se détachaient nettement des autres.

Le jeudi 13 septembre la journée ne comportait aucune compétition. Aussi à Orly, les mécaniciens et les pilotes en profitèrent-ils pour terminer les ultimes préparatifs avant le départ pour l’épreuve de régularité.

Le vendredi 14 septembre, pilotes et officiels se retrouvent à Orly pour le départ de la première étape du grand circuit. Il fallait gagner Nancy avant 16 heures, soit un vol d’une distance de 284 kilomètres. Les prévisions météorologiques n’étaient pas mauvaises, le temps était beau avec un léger vent contraire Nord-Nort-Est. Une brume au sol rendait la visibilité médiocre au départ de Paris Tout d’abord, on apprit que l’équipage Caudron ne prenait pas le départ en raison du peu de chances qui lui restait pour s’assurer une bonne place dans le classement général. Cette décision fut fort commentée et les concurrents furent unanimes à regretter que Delmotte et Massot soient Contraints d’abandonner.

Après quelques pesées et les vérifications de la charge utile, René Rouyé sur le Caudron Salmson de Finat prit le départ pour Essey-les-Nancy à 9 heures 17.  Quelques minutes après, Lemerre avec son classique chapeau de paille et ses gants beurre frais accompagné de son mécanicien, décolle à 9 h 20 : Deux tours de terrain, un coup de chapeau par la fenêtre et la limousine Guerchais. Anzani met le cap à l’Est, bientôt suivi, à 9 h. 23, par le jeune Fisbach sur Albert-Salmson. Nullement intimidé par ce long voyage pour un débutant, Fisbach était très à l’aise et il est à noter qu’il était le seul à en emmener un contrôleur de vol Badin en vue de l’occasion qu’il avait fait 6 heures de pilotage en cabine noire chez Farman. A 9h45 lady Heath et Percival, sur leur Avro-Avian-Cirrus, décollent de conserve. Trois minutes plus tard, c’est le tour de Robert Lusser  le leader du classement général. Après avoir évolué autour du terrain, Lusser se repose puis repart, après avoir remis de l’ordre dans son déroule-carte dont la feuille s’était détachée.

Il ne restait plus à partir que l’avion de Broad, car celui-ci n’était pas encore arrivé  sur le terrain après une heure d’attente, le retardataire pris l’air à 11h16, accompagné de Tapper  sur le « Moth » personnel Lady Heath, emportant les toilettes et les bagages de cette charmante pilote.

Pierre Fisbach, le pilote de l’avion Albert, n’eut vraiment pas cette de chance au cours de cette première étape. En raison du vent contraire et craignant la panne d’essence, Fisbach résolut de se poser au camp de Mailly pour s’y ravitailler. Des piquets endommagèrent légèrement la queue de son appareil. La réparation fut vite effectuée,mais en voulant repartir, une baisse de régime peu après le décollage le contraignit à faire un atterrissage de campagne sur un bois. L’appareil fut brisé, sans aucun mal pour le pilote qui ne dut qu’a son sang-froid  d’éviter un accident plus grave. Le cran de ce jeune homme dans ces circonstances délicates montre l’étoffe dont il est fait et permet de dire qu’il ira loin.

A Nancy, l’arrivée eut lieu sur le  terrain du 21e régiment, à Essey. Ce terrain vaste et bien dégagé, se trouve à  proximité de la ville. Un embryon d’aménagement : poste radio et un bureau du S.N.Aé  constitue toute l’ installation civile. C’est donc  aux militaires que l’on eut recours pour abriter et ravitailler les concurrents.

Dès 9 heures du matin, les dévoués commissaires de l’Aéro-Club de l’Est, étaient présents. On remarquait aussi la présence de Mlle Marie Marvingt, la doyenne des aviatrices, et de MM. Henry Brun, Président de l’Aéro-Club de l’Est; Bichaton, Vice-Président de l’Association des Amis du 21e régiment, et du lieutenant-colonel Keller.

Un radio d’Orly confirme le départ des sept appareils. Le public, relativement nombreux pour un jour de semaine, attend patiemment l’arrivée en contemplant sagement le départ des gros avions de bombardement qui s’en vont aux manœuvres. L’attente n’est d’ailleurs pas de longue durée. En effet, à 12 heures 9 minutes, 25 secondes, les deux Avro-Avian de Lady Heath et du capitaine Percival sont au-dessus de la piste. Très galamment, ce dernier se pose le second. Puis, après une nouvelle attente, le Caudron-Salmson de Rouyé apparaît à son tour, il est 13 h. 16 min. 30 sec. On enregistre ensuite les atterrissages de Lemerre, sur Guerchais-Anzani à 13 h. 16 m. 30 s, de Lusser à bord de son Klemm-Salmson, à 13 h. 19 m. 30 s. et enfin du capitaine Broad a 13 h. 33 m. 25 s. A sa descente, Lemerre, toujours ganté de beurre frais et couvert de son inséparable chapeau de paille, obtient un  joli succès. Son appareil, ainsi que celui de Lusser, d’une forme moderne, suscite tout particulièrement l’intérêt des visiteurs auxquels se sont joints, outre un imposant contingent de réservistes, tous les pilotes du régiment. Un peu avant la fermeture du contrôle, à 13 h. 55, le « Moth » qui transporte les pièces de rechange de l’équipe « Avian Cirrus » se pose à son tour.  Lady Heath, emmène Mlle Marvingt à son bord et la fait évoluer pendant quelques minutes, de main de maître.

Tout le monde  sauf le malchanceux Broad, encore aux prises avec son moteur, se retrouva au dîner amicalement offert par l’Aéro-Club de l’Est.

A suivre……

Sources des informations :

Espace Air Passion, Angers : http://www.musee-aviation-angers.fr/

L’Aviation légère en France (1920-1942) par Roger Gaborieau : http://www.aviation-legere.fr/

BNF Gallica : http://gallica.bnf.fr

Hebdomadaire Les Ailes :

06 septembre 1928 page 1 et 2
13 septembre 1928 page 1, 2 et 15
20 septembre 1928  page 8 ,9 ,11,14
27 septembre 1928 page 11,12

L’Est Républicain 15 septembre 1928


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