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Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 7)

un meeting aérien sans T6 est-ce possible ?

Quatre North American T6 en jaune F-AZCV , en haut F-AZBE, en bleu F-AZEF et le dernier F-AZTL ©Xavier Cotton

Le North American T-6 Texan, surnommé «Le faiseur de pilote», conçu en 1938, est le plus célèbre des avions écoles. Ce fut l’appareil d’entrainement standard des pilotes de chasse Américains et Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Construit à près de 15500 exemplaires, il fut utilisé par plus de soixante pays y compris  la France.

Caractéristiques techniques :

  • Masse Max : 2550 Kg
  • Longueur : 8.84 m
  • Envergure : 12.8 m
  • Plafond de vol : 7260 m
  • Vitesse: 180 Kts
  • Moteur : Pratt & Whitney R1340 Wasp à 9 cylindres en étoile de 600 cv
North American T-6G Texan F-AZEF et T-6G Texan F-AZCV ©Xavier Cotton

le  T-6G  jaune F-AZCV  appartient à la Société pour le Développement et la Promotion de l’Aviation (SDPA) de Christian Amara et fait partie depuis mars 2012 de la flotte de France’s Flying Warbird basée à Melun-Villaroche. Vous pouvez découvrir son histoire en suivant ce lien  : North American T-6G “Texan”

North American T-6G Texan F-AZEF ©Xavier Cotton

Le North American T-6G Texan F-AZEF qui servit dans l’Armée de l’Air française appartient à l’Association des Mécaniciens Pilotes d’Aéronefs Anciens (AMPAA) qui l’a restauré en 3 ans.

Harvard Mk2A F-AZBE de Frank Salis ©Xavier Cotton

Le Harvard IIA TA-127 F-AZBE  appartient à Franck Salis et est basé bien sûr à La Ferté-Alais

North American T-6G Texan F-AZTL de Christian Lucquet Basé à Lyon-Corbas ©Xavier Cotton

Le Texan F-AZTL des Ailes Anciennes de Corbas a été construit en tant qu’AT-6B (Adanced Trainer) . Vous pourrez lire son histoire complète sur la page qui lui est consacré sur le site des Ailes Anciennes de Corbas .

Il est affecté dès le 31 mars 1942 sur le terrain de Craig Field dans l’Alabama avec le code tactique CR311 (CR pour CRaig).

En 1954, il est acquis par l’Armée de l’Air française

En 1963, le 51-15102 est réformé et stocké sur la Base Aérienne d’Ambérieu-en-Bugey en vue de sa destruction. 

En 1996, il est récupéré et entièrement refait par les Ailes Anciennes de Corbas qui le remettent en état de vol au standard d’origine AT-6B avec un moteur Pratt & Withney R1340-AN1 «Wasp» de 600ch et ses couleurs de 1942. Il effectue son premier vol après restauration le 5 mai 2013.

Sources des informations :

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A suivre …..


Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 6)

Le Grumman “Wildcat”

Grumman Wildcat FM2 (G-RUMW) de “The Fighter collection ” basé à Duxford ©Xavier Cotton

Ce Grumman “Wildcat” (G-RUMW) en état de vol est unique en Europe, il fait partie de la collection” The Fighter Collection“. Il est venu spécialement de Duxford (Angleterre) où il est basé pour participer  à “Paris-Villaroche Air Legend 2018”, le plus grand rassemblement de Warbirds qu’on ai vu en France !

Ce Wildcat a été construit par la General Motors Corporation  pour la marine américaine en 1945. Il a été immédiatement été stocké à Tillamook Naval Air Station , Oregon. L’avion a ensuite été radié de la marine américaine  le 28 Février 1946.

L’avion a eu une série de propriétaires privés entre 1946 et 1975 et, en 1975, il a été exposé au “Chennault Air Museum”, en Californie. Il y est resté jusqu’en 1992, date à laquelle il a été déplacé à Chino par “Fighter Rebuilders” pour être remis en état de navigabilité. Le premier vol post-restauration a eu lieu en janvier 1993.

L’avion a été acquis par “The Fighter Collection” en 1993 et ​​expédié à Duxford en avril de la même année. Il porte actuellement les couleurs d’un  Wildcat britanique à bord du HMS Tracker en 1944.

Grumman Wildcat FM2 (G-RUMW) de “The Fighter collection ” basé à Duxford ©Xavier Cotton

Source des informations :

Le programme de “Paris-Villaroche Air Legend 2018”

“The Fighter Collection http://fighter-collection.com/cft/

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Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 5)

Grumman Avenger

Grumman TBM-3R Avenger HB-RDG basé à Lausanne en Suisse ©Xavier Cotton

Le TBF Avenger (désigné aussi TBM pour ceux qui ont été construits par General Motors) est un bombardier-torpilleur triplace américain. Conçu par Grumman, il est initialement développé pour la Marine des États-Unis et le Corps des Marines des États-Unis est un gros triplace bien armé, pourvu d’une large soute capable d’accueillir une torpille ou une charge de bombes de même poids et emmené par un Wright R-2800 de 1700 ch.

Le prototype fit son premier vol en 1941. Il fut produit en série l’année suivante et fut utilisé pour la première fois au cours de la bataille de Midway (5 au 7 juin 1942). C’est sur un appareil de ce type que Georges BUSH père, ancien président des USA, fut abattu 3 fois en tant que pilote de l’US NAVY.

Grumman TBM-3R Avenger HB-RDG

Le « Charlie’s Heavy » est délivré le 17 mai 1945 à la base navale de San Diego, puis celle de Pearl Harbor où il reste jusqu’en 1946. La guerre étant terminée, il rejoint le continent. En 1953, il est modifié en TBM 3R (sans tourelle arrière) pour la guerre de Corée et peut embarquer sept personnes. En juin 1956, il est retiré de l’US Navy. Il ne revole plus jusqu’en 1987, moment où l’appareil est acquis par Anthony Haig-Thomas qui le restaure aux Etats-Unis. Son nouveau propriétaire le ramène en Angleterre à North Weald en 1991. En 2005, l’Avenger est finalement racheté par, Charles Trachsel collectioneur suisse, qui donne son nom à l’avion.

Immatriculé HB-RDG, il reste aux couleurs de la Navy jusqu’en 2009.   l’Avenger est modifié en TBM 3E au cours de l’hiver 2009-2010, pour recevoir une tourelle ( Fana de l’Aviation N°487S de juin 2010) qu’il avait perdue lors de sa transformation pour la Corée. Il est alors repeint aux couleurs françaises (au meeting de  La Ferté Alais 2010), afin de célébrer le centième anniversaire de l’Aéronavale française dans laquelle de nombreux Avengers ont évolués. c’ est à cette occasion q’une torpille est construite pour rejoindre la soute (photo ci-dessous).

Grumman TBM-3R Avenger HB-RDG ©Xavier Cotton

Immatriculé HB-RDG, il reste aux couleurs de la Navy jusqu’en 2009.   l’Avenger est modifié en TBM 3E au cours de l’hiver 2009-2010, pour recevoir une tourelle ( Fana de l’Aviation N°487S de juin 2010) qu’il avait perdue lors de sa transformation pour la Corée. Il est alors repeint aux couleurs françaises (au meeting de  La Ferté Alais 2010), afin de célébrer le centième anniversaire de l’Aéronavale française dans laquelle de nombreux Avengers ont évolués. c’ est à cette occasion qu’une torpille est construite pour rejoindre la soute (photo ci-dessus).

Grumman TBM-3E Avenger F-AZJA de l’AMPAA basé à Melun ©Xavier Cotton

S’étant taillé une belle réputation d’efficacité dans le Pacifique, l’Avenger équipa les marines britanniques, canadiennes, françaises, hollandaises et même japonaise après-guerre. Il termine sa carrière dans le civil comme avion de lutte anti-incendie au Canada.

L’AVENGER dont dispose l’A.M.P.A.A (Association des Mécaniciens pilotes d’Avions Anciens) est un TBM 3E et  c’est le seul exemplaire existant sur le territoire Français. Construit en 1943 par GENERAL MOTORS avec le serial number 85869, il est aujourd’hui présenté aux couleurs d’un avion de la FLEET AIR ARM (aéronautique navale britannique) qui participa au débarquement des alliés en 1944. .  L’aéronavale utilisa 140 AVENGER dans ses versions de détection et de lutte anti sous marine. Certains d’entre eux participèrent à la campagne de SUEZ en 1956. A la fin de leur service, ils furent détruits ou restitués aux Américains.

Caractéristiques

Avion : TBM 32 Avenger

Propriétaire: Association des Mécaniciens Pilotes d’Aéronefs Anciens

Masse Max : 8200 kg

Plafond : 9000 m

Vitesse : 230 Kts

Moteur : WRIGHT CYCLONE R-2800-20, 14 cylindres de 1700 cv

Base : Melun Villaroche

Source des informations :

Association des Mécaniciens Pilotes d’Aéronefs Anciens : www.ampaa.fr

Aviapic : https://www.aviapic.ch

Programme “Paris-Villaroche Air Legend 2018

Le fana de l’Aviation

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Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 4)

Le retour du Boomerang

Ce CAC BOOMERANG CA-13 NX32CS basé à Anvers et piloté par Remko Sijben ©Xavier Cotton
La présence du CAC-13 “Boomerang” (NX32CS) à Melun était aussi tout à fait exceptionnelle car  cet avion est unique en Europe. Bien qu’appartenant au collectionneur hollandais Remko Sijben, il est basé à Anvers (en Belgique). En effet, depuis 2015, les ex avions militaires ne sont plus autorisés à voler au dessus des Pays-Bas. Bien sur, les associations de collectionneurs d’avions anciens font tout ce qu’ils peuvent pour faire modifier ce texte de loi, mais en attendant, elles sont obligées d’expatrier leurs avions de collection. C’est aussi pour cette raison que le Yak 3 F-AZKK (photo ci-dessous) est immatriculé en France et basé à Lille bien qu’ appartenant à l’association hollandaise “Yak association
Yak 3 UP-W F-AZKK  piloté par Rick van der Graaf et CAC BOOMERANG CA-13 NX32CS piloté par Remko Sijben ©Xavier Cotton

Construit en 1942 à 250 exemplaires par la Commonwealth Aircraft Corporation, les “Boomerang” furent créés en un temps record pour la Royal Australian Air Force. Rapide, puissamment armé, maniable, ces avions se distinguèrent auprès des pilotes pour leur aspect tactique. Le ” Boomerang” est une véritable nouveauté en meeting, puisque cet avion a uniquement combattu dans les cieux du Pacifique et témoigne de la contribution australienne à la victoire de la seconde guerre mondiale.

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Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 3)

Yak, Yak, Yak et Yak

Yak 3 G-OLEK anciennement D-FLAK de Will Greenwood aux couleurs du Normandie-Niemen ©Xavier Cotton

Depuis 1991, un certain nombre de véritables répliques de Yak-3 ont été récemment fabriqués par Yakovlev pour le marché des Warbirds en utilisant les plans et les matrices d’origine . Ceux-ci sont équipés  d’un moteurs Allison V-1710 et ont la désignation Yak-3M

Le Yak 3 n°470202 (G-OLEK / ancien D-FLAK) a été assemblé à Strela à Orenburg (700 milles au sud-est de Moscou à la frontière russo-kazakh) au début des années 1990. L’un des rares exemplaires à deux places G-OLEK a été acheté par le propriétaire actuel, Will Greenwood, de Max Alpha Aviation GmbH située à Bremgarten, dans le sud de l’Allemagne, puis transféré dans sa nouvelle base au Royaume-Uni.

L’appareil est peint aux couleurs d’un avion du Régiment de chasse Normandie-Niemen, piloté par des pilotes de l’armée de l’air française libre sur le front est.

Le Yakovlev Yak-3 était un chasseur russe  de la Seconde Guerre mondiale, développé à partir du Yak-1. Premier vol en 1943, il s’est révélé être excellent en combat aérien, doté d’une maniabilité exceptionnelle et d’un taux de montée élevé. Sa robustesse et sa facilité de maintenance font de cet avion un objet de prédilection pour les pilotes et les équipages.

Au combat, le Yak-3 a prouvé sa supériorité sur les chasseurs allemands qui en détruisant 15 appareils de la Luftwaffe et ne subissant qu’une perte lors de sa première sortie au combat. L’ajout des moteurs Klimov VK-107 de 1700 chevaux a encore accru les performances lui permettant d’ atteindre une vitesse maximale de 390 Kts.

  • Immatriculation : G-OLEG/ anciennement D-FLAK
  • N°de serie : 0470202
  • Propriétaire : Will Greenwood
  • Construit en : 1990
  • Longueur:  8.5 m
  • Envergure : 9.2 m
  • Moteur : 1 × Allison 1710 V-12  moteur à refroidissement par liquide
  • Vitesse max :   353 Kt (655 km/h)
  • Autonomie :  350 nm (650 km)
 
Yak 9 UM HB-RYA ©Xavier Cotton

Ce Yak 9 UM HB-RYA est piloté par Emiliano Del Buono. Il fait partie de la flotte de 46 Aviation basée à Sion en Suisse. Il a été reconstruit en 1999, à l’aide de pièces et de gabarits d’origine.

Le Yak 9 était un avion de chasse de l’Union soviétique apparu sur le front à la fin de 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet avion a acquis une réputation moyenne parmi ses concurrents, notamment en raison de ses performances exceptionnelles à basse altitude. La Luftwaffe a même conseillé à ses pilotes d’éviter de s’engager avec le Yak 9. D’après les informations fournies par ceux qui ont piloté cet avion, les performances étaient comparables à celles du P-51D Mustang, du Spitfire IX, du Focke-Wulf FW19OA et du BF109.

La petite taille et le rapport poids / puissance élevé du Warbird russe sont donc extrêmement impressionnants à regarder lors de tout événement en extérieur. Le bel avion est agile, puissant, dans les virages serrés, manœuvrable et va même jusqu’à dépasser le P51 Mustang en montée!

  • Immatriculation : HB-RYA
  • Propriétaire : 46Aviation
  • Construit en : 1999
  • Longueur:  8.55 m
  • Envergure : 9.74 m
  • Moteur : 1 × Allison 1710 V-12  moteur à refroidissement par liquide
  • Vitesse max :   353 Kt (655 km/h)
  • Autonomie :  350 nm (650 km)
Yak 11 /3 F-AZNN de Georges Perez  qui réside à Melun ©Xavier Cotton

Cet Yak 11 (F-AZNN) est un avion d’entrainement avancé. Il a été construit en Tchécoslovaquie en 1948 par LET et a servi à l’armée tchécoslovaque avant d’être cédé à l’Égypte.

Il fait partie d’un lot de 41 appareils abandonnés à l’état d’épave dans une zone désertique d’Egypte dont Raymond Capel découvrit l’existence en 1982. Salis Aviation négocia le rachat du lot et le contrat put être signé en juin 1983. Il fallut alors organiser le démontage de 41 machines à l’abandon dans le dépôt d’El Khanda, dans le delta du Nil, la mise en conteneurs, le transport par camion vers le port d’Alexandrie, et le chargement sur un bateau à destination de Marseille. Enfin les 22 conteneurs ont rejoint le les hangars de l’association Jean-Baptiste Salis sur le plateau de Cerny à la Ferté-Alais.

Le Yak 11 25-111/05 est devenu la propriété de Pierre Dague. Celui-ci a décidé de transformer son Yak 11 en monoplace, fermant la place avant par des capotages et remplaçant la verrière d’origine par une nouvelle. Il y eu aussi bien sur une réfection complète du moteur de 7 cylindre en étoile à injection directe Shvetsov ASh21 (760 cv à 2300 tours). La remise en état de vol et les différentes modifications réalisées on nécessité 3500 heures de travail.

Il a effectué son nouveau 1er vol le 16 mai 1987 sur le plateau de Cerny-La Ferté Alais. Il a reçu l’immatriculation F-AZNN en juillet 1988, “NN” pour Normandie-Niemen (surnommé aussi NeuNeu) en l’honneur du yak 3 de Lefèvre dont il porte les couleurs.

Après le décès accidentel de Pierre Dague en 1991 l’avion a été rendu à sa famille et n’a plus été présenté au public avant le meeting de la Ferté-Alais de 1997. Depuis 1999, il est la propriété de Georges Perez faisant partie de la flotte de France’s Flying Warbird basée à Melun.

YAK 3 UP-W F-AZZK piloté par Rick van der Graaf ©Xavier Cotton

Le Yak 3 UP-W immatriculé F-AZZK  piloté par Rick van der Graaf appartient à la Yak association (association néerlandaise). Cet avion complète le tableau des chasseurs alliés de la second Guerre Mondiale en s’ajoutant  aux deux Warbirds possédés par l’association, un Spitfire et un P51 Mustang

Ce chasseur est un biplace en tandem équipé en double commandes permettant au Yak de pouvoir être piloté à partir des deux places. Propulsé par son moteur refroidi par air de 14 cylindres pour un total 30 litres délivrant 1200 cv, le Yak offre des performances presque illimitées. Vol acrobatique, combat aérien  avec une vitesse bien supérieure à 500 kilomètres à l’heure.

YAK 3 UP-W F-AZZK ©Xavier Cotton

Source des informations :

France’s Flying Warbirds : https://www.ffwm.fr/

46 Aviation : https://www.46aviation.com/

Yak Association  :http://www.yakassociation.nl/

Warbird Aviation : https://warbirdaviation.co.uk

Programme de Paris-Melun Air Legend

Le Fana de l’Aviation n° 211 juin 1987 et N°264 novembre 1991

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A suivre…….


Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 2)

Deux Spitfire , le Mk Vb BM597 (G-MKVB) et le Mk Vc EE602 (G-IBSY) ©Xavier Cotton

La royal Air Force a 100 ans par Jean-Pierre Touzeau

En 1911, les autorités britanniques décidèrent de créer une section aérienne de l’armée qui fut incorporée au nouveau Royal Flying Corps (RFC) quelques mois plus tard.Au début de la 1ere guerre mondial, le corps était toujours en développement, mais envoya tout de même sur le sol français 63 avions organisés en 4 groupes. Le RFC participa à toutes les grandes offensives, puis fusionna avec le Royal Naval Air Servi le 1er avril 1918 pour devenir la Royal Air Force (RAF)  qui était la 1ere force aérienne indépendante, celle ci était constituée de 300 000 hommes et plus de 3300 avions

L’un des trois Hawker Hurricane (F-AZXR) présentés à Melun-Villaroche  P3351 F-AZXR
Hawker Hurricane Mk1 P3351 (F-AZXR) ©Xavier Cotton

Le Hawker Hurricane Mk1 P3351 participa tout d’abord à la bataille de France” avec le squadron 73, puis rejoignit l’Angleterre pour continuer la guerre jusqu’en 1942,date à laquelle il fut cédé aux soviétiques. Disparu en combat aérien l’année suivante, il ne réapparu qu’en 1991. L’épave fut acheté par un Néo-Zlandais qui la fit restaurer. Son nouveau premier vol se fit début 2000. En 2013 cet Hurricane retrouva le sol français et est désormais basé à Canne.

Hawker Hurricane XII RCAF 5711  (G-HURI) de Flying Legend ©Xavier Cotton

Le Hawker Hurricane XII RCAF 5711 (G-HURI) de Flying Legend arbore les couleurs de l’Hurricane P3700 avec les codes RF-E du Squadron 303, l’unité polonaise qui remporta le plus de victoires lors de ce conflit.

Hawker Hurricane Mk I P2902 – DX-R (G-ROBT) appartient à Graham Peacock ©Xavier Cotton

Durant l’évacuation  des soldats bloqués dans la poche de Dunkerque appelée Opération “Dynamo”, le Hawker Hurricane Mk I P2902 fut abattu lors d’une patrouille au dessus des plages du Nord alors qu’il n’affichait que 8 heures de vol . Son pilote Kenneth Mc Glasham bien que blessé parvint à réaliser un atterrissage forcé le long de la plage et fut secouru par des soldats alliés. Il regagna l’Angleterre et continua de combattre. L’avion ne ressorti des sables qu’en 1989,restauré en Angleterre, il revole de nouveau depuis le 19 juin 2017.

Deux Supermarine Spitfire et trois Hawker Hurricane dans le même meeting aérien en France, c’est exceptionnel, dommage que ces cinq avions n’aient pas fait au moins un passage tous ensemble. A suivre…..

Sources des informations

Programme de Paris-Villaroche Air Legend : La Royal Air Force à 100 ans par Jean-Pierre Touzeau

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1er vol de l’Alphajet : le 26 octobre 1973

Box de 4 Alphajet de la Patrouille de France à Épernay le 14 juillet 2018 ©Xavier Cotton

le 26 octobre 1973,  il y a exactement 45 ans, l’Alpha Jet 01 exécuta son 1 er vol au main du pilote d’essai Jean-Marie SAJET. Cet Alpha Jet était un prototype à tout niveau, autant pour la cellule, que pour les réacteurs “Larzac-04”, même si bien sûr, ce réacteurs avait été testé en vol monté sur le Falcon 10-02. L’avion se révèle alors très manoeuvrant et ne présente aucun problème aux vitesses transsoniques. La première présentation officielle de l’Alpha-Jet eu lieu à peine un mois plus tard à Istres devant  270 invités.

En 1981, les Fouga Magister de la Patrouille de France ont été remplacés par des Alphajet, dont on peut admirer les évolutions en meeting aérien depuis 37 ans. L’avion n’a subi aucune modification fondamentale excepté la « livrée » bleu-blanc-rouge, le phare de nez, le conteneur canon situé sous le ventre de l’appareil qui a été remplacé par le pod fumigène permettant ainsi de laisser dans le ciel ce fameux panache tricolore.

Croisement de deux Alphajet de Patrouille de France au meeting d’Épernay le 14 juillet 2018 ©Xavier Cotton

L’armé de l’air française et l’armée allemande ont commandé chacune 175 exemplaires de la version E. Le total des Alphajet produits est de 512 appareils utilisés par la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Égypte, le Maroc, le Togo, le Cameroun, le Qatar, le Nigeria et le Gabon.

L’Alphajet ont effectué plus d’un million d’heures de vol. Ce petit biréacteur est performant, il décolle en 700 m et atteint Mach 0,86 à 15 000 m. Dans l’armée de l’air. Pour la formation des  pilotes, il sera remplacé à terme par le Pilatus PC21, dont deux exemplaires viennent d’être livrés.

Alphajet Solo Display au meeting de Melun le 09 septebre 2018 ©Xavier Cotton

Caractéristiques de l’Alphajet

  • Envergure : 9,16 m
  • Longueur : 11,85 m
  • Hauteur : 4,19 m
  • Surface alaire : 17,05m2
  • Poids à vide : 3345 kg
  • Poids maxi au décollage : 7250 kg
  • Propulsion : 2 Turboméca Larzac 04 2 x 2300 daN
  • Plafond : 15 000 m
  • Vitesse Max : Mach 0,86 – 1000 km/h
  • Capacité carburant : 1960 l

Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 1)

1ere ligne de Warbirds  plus les Alphajet de la PAF présent à Melun-Villaroche les 8 et 9 septembre 2018 ©Xavier Cotton

Les 8 et 9 septembre dernier s’est tenu pour la 1ere fois le “Paris-Villaroche Air Legend” et ce spectacle aérien fut un succès total, les 30 000 spectateurs  ont pu voir évoluer sous un soleil radieux une soixantaine d’avions de collection, mais aussi quatre Rafale de la Marine Française et pour ceux venus le samedi, ils ont pu assister à la superbe chorégraphie aérienne de la Patrouille de France

Hangar AMPAA à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

Melun-Villaroche a plusieurs atouts pour en faire un terrain qui pourrait accueillir chaque année un spectacle aérien incontournable au même titre  que celui de  Duxford en Angleterre. En effet tout comme à Duxford plusieurs collections y résident (France’s Flying Warbirds, Le Cercle de Chasse de Nangis, l’Association des Mécaniciens Pilotes d’Aéronef Anciens ( AMPAA), un Dakota sur la Normandie) et à quelques centaines de mètres se trouve le musé aéronautique et spatial du Motoriste SAFRAN. Et j’ai même entendu dire qu’il existe un projet de musée aéronautique sur place. C’est Christian Amara (France’s Flying Warbirds) qui est à l’initiative avec Eric  Jansonne et Thierry Marchand (JM AIrshow) de ce premier spectacle aérien

Alors il ne reste plus qu’a ancrer dans la durée le succès de ce  premier spectacle aérien.

Hispano  Aviaciòn HA-1112-M4L “Buchon” “Red 11″ G-AWHM de Flying Legends ©Xavier Cotton

Melun-Villaroche fut créé en 1939 et occupé par la Luftwaffe dès le 1er juin 1940. L’année suivante , les Allemands y construisirent deux pistes croisées en béton de 1600 m. Le terrain fut régulièrement bombardé par les Anglais puis par le Américains. Ces derniers prirent place sur le terrain après que les Allemands aient évacués les lieux le 22 août 1944. Puis le terrain fut affecté à la DTI (Direction Technique et Industrielle de l’aviation civile)

Hispano Aviaciòn HA-1112-M4L “Buchon” “Red 11″ G-AWHH de Flying Legends ©Xavier Cotton

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SNCASE SE.161 Languedoc

SNCASE SE.161 Languedoc F-BCUA au Bourget (collection privée Michel Léveillard)

J’ai reçu ces deux photos de Languedoc de la part de Michel Léveillard ces deux photos scannées d’après des cartes postales qu’il avait achetées au Bourget en 1949.

Pour l’identification et l’historique de ces deux avions, je ne pouvais pas faire mieux que  demander l’aide  de Philippe Ricco qui a écrit le livre : SNCASE SE.161 Languedoc. Les balbutiements de l’aviation de transport moderne en France

Voici sa réponse concernant le F-BCUA ci-dessus :

“La première photo montre le SNCASE SE.161/P7 “Languedoc” n° 27, immatriculé F-BCUA. Sur les documents officiels, y compris les certificats de navigabilité, la désignation initiale Bloch 161 est souvent utilisée, ce qui correspond en fait au nom du bureau d’études Marcel Bloch (qui prendra le nom de Marcel Dassault  après guerre) qui l’a développé, plutôt qu’à l’usine qui l’a fabriqué. Il a été construit à Toulouse par la SNCASE (Société nationale de construction aéronautique du Sud-Est) d’abord sous le n° 20 avec des moteurs Gnome et Rhône 14N54/55. Il a fait son 1er vol aux mains de Pierre Nadot le 7 janvier 1947, puis a été réceptionné par le CATRE le 6 février  1947. Le lendemain, il est officiellement pris en compte par Air France sous le n° 27, avec un total de 10 heures de vol.
Il est aussitôt entré en chantier à Toulouse-Montaudran pour recevoir des moteurs Pratt & Whitney et devenir ainsi un P7 (P pour Pratt et 7 pour 7eme version). Le chantier a duré du 18 février au 2 juin. Le 3 juin 1947, il a  été officiellement livré par l’établissement central du matériel aéronautique de Nanterre du ministère de l’Air à Air France, à titre gratuit. Il a obtenu son CdN le 5 juin et son certificat d’immatriculation F-BCUA le 6 juin 1947. Le 16 décembre 1950 il  mute de propriété du gouvernement provisoire de la république française vers Air France.

Il est retiré du service d’Air France le 30 décembre 1952 avec 6157 heures de fonctionnement. Il a été pris en compte par Tunis-Air du 23 février 1953 jusqu’au 17 octobre de la même année date à laquelle il est restitué à Air-France, hors exploitation, avec 6700 heures. Il est stocké pendant plus d’un an à Toulouse-Montaudran, avant d’y subir une révision complète et un chantier de modification pour le SAR, qui le prend en compte le 17 mars 1955. Il a été accidenté un mois plus tard, le 20 avril 1955 au Bourget : il a percuté le toit d’un bâtiment suite à une sortie dissymétrique des volets. L’équipage a survécu, mais pas l’avion. J’ai raconté en détail toute cette histoire dans mon livre, avec nombreuses photos, y compris diverses vues de cet accident. Il est radié du registre des immatriculations le 14 novembre 1966, mais ce n’est qu’une régularisation administrative. A cette date, plus aucun Languedoc ne volait.”

Philippe Ricco a raconté en détail toute cette histoire dans son livre SNCASE SE.161 Languedoc, illustré de nombreuses photos, y compris  de cet accident

SNCASE SE.161 Languedoc F-BATB (collection privée Michel Léveillard)

Et voici la réponse de Philippe Ricco pour la photo ci-dessus

“Celle- ci montre le Languedoc n° 2 F-BATB, doté de moteurs Gnome et Rhône 14N. On peut voir facilement la différence de moteurs entre les deux photos : position différente de la prise d’air (dessous sur les 14N, dessus sur les Pratt) et la casserole d’hélice beaucoup plus grosse sur les 14N. Autre différence importante : le n° 2 a les petites dérives initiales, alors que le n° 27 a des dérives agrandies. On voit aussi d’autres différences, comme la forme du pare-brise, plus inclinée sur le n° 2, ou bien encore la position des diverses antennes.

Pour en apprendre plus sur l’histoire des Languedoc :
SNCASE SE.161 Languedoc. Les balbutiements de l’aviation de transport moderne en France de Philippe Ricco

Air France 1945-1958, l’âge d’or des hélices de Bernard Vielle

Un rescapé, le SE-161 “Languedoc” par Roland de Narbonne dans le Fana de l’Aviation n°429 d’août 2005


LA GUERRE DE JO

LA GUERRE DE JO

De la bataille de Baccarat au ciel du Palatinat

Valerié Eveillé et Joseph Renaud

Préfacé par Général de corps d’armée Michel Carlier

Né en 1900, Jo est apprenti verrier à la cristallerie de Baccarat quand l’armée allemande s’empare de la ville en août 1914. Un événement qui va bouleverser le quotidien des familles ; Jo ignore qu’il va aussi changer son destin et même le conduire sur les terrains d’aviation du Palatinat…

Ce livre raconte la jeunesse de Joseph Renaud jusqu’à ses 26 ans. De son vivant, Joseph a consigné ses Mémoires dans des cahiers à petits carreaux. Valérie Eveillé, sa petite-fille, a voulu écrire ce livre d’après ces cahiers en souvenir de son grand-père. Tout est authentique dans ce récit qui a été construit grâce aux très nombreux écrits qu’il a laissés.

Valérie Eveillé

Valérie à souhaité que l’ouvrage soit symboliquement cosigné avec Joseph Renaud (décédé en 1988)

Valérie dirige Caractère essentiel, cabinet de correction et relecture du français écrit. Elle est correctrice aux Éditions JPO et élève pilote chez Skytraining à Nantes.

Livre : La Guerre de Jo
Auteurs Valérie Eveillé et Joseph Renaud
Editeur : Editions JPO
Format : Broché
Dimensions : 24 cm X 15,5 cm
Nombres de pages : 360 dont 11 pages couleurs
Prix : 24,35€
ISBN : 9782373010855

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