Meeting de La Ferté Alais 2018 : Voltige aérienne en planeur

Johan Gustafsson dans ses œuvres sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Lors de la 46eme édition du meeting de la Ferté-Alais, nous avons pu assister à une superbe  démonstration de voltige aérienne en planeur réalisée par un jeune suédois de 27 ans, Johan Gustafsson  sur  planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ). La trajectoire du planeur était magnifiquement soulignée par les quatre fumigènes aux couleurs du drapeau français.

Johan Gustafsson vit à Dala-Järna, un petit village du centre de la Suède, et travaille comme ingénieur mécanicien chez Åkerströms à Björbo. Johan, dont le père Christer Gustafsson est lui même pilote, a commencé à piloter dès l’âge de 15 ans. 

Johan Gustafsson dans ses œuvres sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Johan Gustafsson pratique aussi bien la voltige aérienne  en planeur qu’en avion,et il est l’un des pilotes de haut niveau suédois de voltige aérienne. Johan est en compétition depuis 2008 et fait partie de l’équipe nationale suédoise depuis 2010. Il a actuellement à son actif 1200 heures de vol dont 345 heures de voltige aérienne. Il a été Champion du Monde de voltige aérienne en planeur  catégorie “Advanced”en 2010 et 2013.

Johan Gustafsson dans ses œuvres sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Le SZD‑59 ACRO est un planeur monoplace composite polyvalent conçu pour permettre à la fois d’être un bon planeur et d’avoir des capacités de voltige aérienne. En Pologne (où l’ ACRO a été conçu), l’apprentissage de la voltige de base fait partie de la formation de tout vélivole. Il n’est donc pas étonnant d’y voir un engouement  particulier pour cette discipline et une certaine expérience dans la fabrication de planeurs spécialisés. Mais  de plus en plus, des pilotes d’autres pays découvrent aussi les joies de la voltige, qu’il s’agisse de compétition ou simplement de se faire plaisir.
Jusqu’à présent, les planeurs étaient très souvent optimisés pour être de bons voiliers ou de bons voltigeurs, mais avec le SZD‑59 ACRO, il est désormais possible d’avoir à la fois une finesse de 40 (qui permet de parcourir une distance égale à 40 fois la hauteur du planeur) et un voltigeur presque sans limites dans la même machiner. Le secret de cette souplesse repose sur les pennes amovibles, pouvant être munies de winglets en option.

Johan Gustafsson sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) salut son public à l’atterrissage lors du meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Dans son envergure maximale, le SZD‑59 ACRO a les mêmes qualités de voilier que possédait le légendaire Jantar Standard, dont il est issu. Avec ses ballasts d’une capacité de 150 l, et une VNE de 285 km/h, l’ ACRO n’est pas du tout “largué” dans les compétitions, bien qu’il soit aujourd’hui plutôt au niveau de l’actuelle classe club. Mais en abandonnant ses pennes (ce qui ne prend guère plus de 2 minutes), avec une envergure réduite alors à 13,2 m, le SZD‑59 devient un planeur de voltige, à un taux de roulis important et des facteurs de charge de +7 / -5, capable d’exécuter toutes les figures voulues.
Livré avec un branchement automatique des commandes, un harnais 5‑points, un palonnier réglable en vol et un dossier totalement ajustable, le SZD‑59 ACRO est certifié selon la norme JAR‑22 en catégorie U / A (Utility et Aerobatic).
Potentiel prévu par le constructeur: 15 000 heures 
Potentiel certifié: 4 000 heures

Sources des informations :

http://www.j-gustafsson.com/aerobatic.html

http://szd.com.pl/fr/products/szd-59-1-acro


Meeting de La Ferté-Alais 2018 : “les sales gosses”

 

Bertrand Boillot sur Pitts S-2B F-HBOB et Eric vazeille sur CAP 222 F-WWMZ ©Xavier Cotton

Dimanche 20 mai, lors de la 46 ème édition du meeting de La Ferté-Alais, ” Le temps des hélices” organisé par l’AJBS, deux avions de voltige semblent s’amuser à se poursuivre comme “des sales gosses dans la cour de récré” selon le commentateur du meeting Bernard Chabbert. Et il a raison, les deux pilotes Eric Vazeille sur son Cap 222 rouge écarlate et Bertrand Boillot “Bob” sur son Pitts biplan bleu et blanc semblent jouer dans la cour de récré bleu azur de la Ferté-Alais à ” cours après moi que je t’attrape”, quand soudain…..

Beech 33 Bonaza Aerobatic D-ENIR de Nicolas Ivanoff ©Xavier Cotton

……surgi d’on ne sait où, un avion qui semble être plutôt un avion de voyage et n’a rien à faire là à priori, Malgré les injonctions du contrôle aérien à la demande de Bernard Chabbert, celui-ci ne veut pas quitter l’espace aérien réservé au meeting aérien et au contraire entame un série de figures de voltige aérienne semblant vouloir dire aux “deux sales gosses” :  “je veux jouer avec vous”.

Beech 33 Bonaza Aerobatic D-ENIR de Nicolas Ivanoff ©Xavier Cotton

Bien sur cet intrus n’en est pas et fait partie d’une chorégraphie de voltige aérienne entièrement scénarisée où rien n’est improvisé. A la patrouille “Skyloop”  renommée “Carnet de vol” (voir précédent article) s’est ajouté le Becch 33 à la structure renforcée de Nicolas Ivanoff qu’on a plus l’habitude de voir voler sur son Extra 330LX “Hamilton” orange et Noir que ce soit dans le Free Flight World Championship ou dans les “Red Bull Air Races”

Pitts S-2B F-HBOB Beech 33aerobatic  Bonanza D-ENIR et CAP 222 F-WWMZ

Les avions

Cette patrouille est composé d’un Pitts  (F-HBOB) petit biplan nerveux et d’un CAP222 (F-WWMZ) conçu par Mudry-Apex. Le CAP 232 (G-EJAC) qui composait originellement le duo a été remplacé par le CAP 222 dont l’envergure  (6m71) est plus proche de celle du Pitts (6m10) ce qui permet de donner un équilibre plus important au show. Les deux avions sont des biplaces équipés tout deux d’un moteur Lycoming de 200 Cv, alors que le CAP232  conçu pour la catégorie “unlimited” de la compétition de voltige aérienne est un monoplace de 300CV

Le CAP 222 possède le plus grand taux de roulis existant avec plus de 400°/ s soit plus d’un tour/s sur l’axe. C’est un avion de voltige qui voyage  très vite, 300km/h (160 Kts) en croisière contre 240km/h (130 kts)  pour l’Extra 200cv. Sachant que ses réservoirs peuvent contenir plus de 200 litres de carburant et que sa consommation est de 45 litres à l’heure en vitesse de croisière, on réalise qu’il y a peu de distances infranchissables pour le CAP 222.

A la patrouille d’origine s’est ajouté le Beech 33aerobatic Bonaza  (D-ENIR) de Nicolas Ivanoff

Pitts S-2B F-HBOB et CAP 222 F-WWMZ ©Xavier Cotton

Les pilotes

Eric Vazeille :

  • Pilote  du CAP222 F-WWMZ
  • Champion du monde de voltige 2000 (catégorie Unlimited).
  • Entraineur de l’équipe de France de voltige Aérienne depuis 2014.
  • Pilote chez Air France.

 

Bertrand Boillot :

  • pilote du Pitts F-HBOB
  • Ancien leader solo de la patrouille de France.
  • Pilote sur Alpha-jet et Mirage.
  • Champion de France de voltige en 1992.
  • Pilote chez Air France.

 

Nicolas Ivanoff :

  • Pilote du Bechh F33C Bonanza Aerobatic
  • Fait partie de l’équipe de France de Voltige Aérienne de 1997 à 2005
  • Pilote chez Hamilton
  • Participe au “Red Bull Air Races”
  • Participe aux “Free Flight World Championship”
  • Plus de 7400 heures de vol

L’AÉRIEN POUR RELIER LA JEUNESSE

GRAND CONCOURS D’ÉCRITURE JEUNESSE ANTOINE DE SAINT EXUPÉRY

L’AÉRIEN POUR RELIER LA JEUNESSE

De Jean Mermoz à Antoine de Saint Exupéry en passant par Henri Guillaumet, ils ont tous écrit la légende de l’Aéropostale. Reliant la France au Chili en passant par le Sénégal, vers l’Uruguay, l’Argentine, la Patagonie et le Chili, par-dessus la Cordillère des Andes, cette ligne aérienne de distribution du courrier fête cette année ses 100 ans.

En hommage à ces « facteurs du ciel pour l’Aéropostale » qui ont permis, au péril de leur vie, de relier les citoyens du monde en transportant leurs messages de paix, d’amitié, de pardon et d’amour… La Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse est à l’initiative d’un grand concours d’écriture Jeunesse baptisé « L’aérien pour relier la jeunesse » organisé en partenariat avec le Raid Latécoère-Aéropostale, les éditions Gallimard et le Labo des histoires.

Pour participer à ce grand concours, la jeunesse francophone (de 7 à 25 ans) du monde entier est invitée à écrire une lettre porteuse d’un message d’espoir et d’avenir pour notre planète, à la manière du Petit Prince.

Comme à la grande époque de l’Aéropostale, tous les courriers seront embarqués à bord des 60 avions du Raid Latécoère-Aéropostale qui, fin septembre, relieront 10 villes de la mythique ligne aérienne de Toulouse jusqu’à Dakar pour célébrer son Centenaire : Perpignan, Barcelone, Séville, Casablanca, Marrakech, Tarfaya, Nouadhibou, Nouakchott, Dakar et Saint-Louis. À chaque ville-escale, des lettres seront distribuées et lues par des enfants et jeunes défavorisés issus des écoles aidées par la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse, le Raid et leurs partenaires, dans les villes étapes historiques de la ligne. Ils bénéficieront, entre autres, de baptêmes de l’air offerts par les différents équipages participant au Raid.

De plus, les membres d’un Jury composé de personnalités de la littérature et de l’aéronautique sélectionneront les 50 plus belles lettres qui seront publiées sous la forme d’un recueil aux éditions Gallimard.

** Un parrain de prestige : le chanteur Calogero
Dans son dernier titre « Voler de nuit », Calogero rend hommage à ces « facteurs du ciel pour l’Aéropostale ». Dans un message vidéo, le chanteur, parrain du concours, invite les jeunes francophones à écrire une lettre porteuse d’un message d’espoir et d’avenir pour la planète, à la manière du Petit Prince.
=> Pour visionner la vidéo de CALOGERO, cliquez sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=dD1X55wWc6I

** Une marraine au courage et au parcours exceptionnel : Dorine Bourneton, première femme handicapée au monde pilote de voltige aérienne
Dorine Bourneton, née le 6 septembre 1974 à Thiers, est une aviatrice, écrivaine et conférencière française. Seule rescapée d’un accident d’avion à l’âge de 16 ans, elle devient la première femme handicapée au monde pilote de voltige aérienne.

Plus d’informations dans le communiqué ci-joint.

 

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INFOS PRATIQUES :

Pour participer au concours, il suffit :
• d’avoir moins de 25 ans
• de rédiger une lettre d’espoir (1 page maximum)
• en langue française
• de l’envoyer avant le 30 juin 2018

à l’adresse : www.labodeshistoires.com/lbh/aerien


Meeting de la Ferté-Alais 2018 : The Wingwalker de 46 Aviation

The Wingwalker de 46 Aviation: Emilliano et Danielle Del Bueno sur Boeing PT13-D N450D ©Xavier Cotton

Wingwalker signifie littéralement “celui qui marche sur les ailes”, mais plus prosaïquement le “Wingwalking” est l’acte de se déplacer sur et entre les ailes d’un avion pendant le vol. Recréant la tradition du cirque aérien des années 1920, 46 Aviation nous a offert lors du meeting aérien de La Ferté-Alais 2018, une magnifique démonstration de Wingwalking sur Boeing Stearman grâce à l’habileté et la grâce de Danielle Del Bueno et à la parfaite maitrise de l’avion par son mari Emiliano  Del Bueno. Danielle décolle assise en place passager  du biplan.Ce n’est qu’une fois en l’air,  qu’elle grimpe sur l’aile supérieure pour tout d’abord se fixer au mat et effectuer quelques figures , laissant les spectateurs surpris et émerveillés par cet acte audacieux de casse-cou.

Alors que l’avion exécute des figures de voltige tel que boucle ou tonneau, on peut voir Danielle  se positionner  entre les ailes, sourire et faire signe au public qui l’acclame, avant de retourner dans le  cockpit pour l’atterrissage. Danielle et Emiliano Del Bueno nous offrent du glamour et de l’action,  accompagnés par le son inégalable  du moteur en étoile Pratt & Whitney du Boeing Stearman dont la trajectoire est soulignée par un panache de  fumée.

Wingwalker Boeing PT13-D N450D pilote Emiliano Del Bueno et son épouse Danielle Del Bueno ©Xavier Cotton

A 28 ans, Danielle Del Buono, originaire d’Angleterre est la “showwoman” du Wingwalking de 46 Aviation avec 10 an d’expérience en tant que Wingwalker professionnel!e

Avec plus de 1000 wingwalks à son actif, Elle est sans doute l’une des plus expérimentées au monde, l’une des rares véritable “Wingwalker” qui non seulement se tient sur l’aile supérieure, mais aussi entre les ailes et se déplace à partir du cockpit à la manière pratiquée dans les années 1920! Danielle dit  : “c’est une énorme poussée d’adrénaline et un sentiment merveilleux de danser sur les ailes d’un avion en vol.” Si on peut dire que Danielle est une danseuse du ciel, elle est néanmoins brevetée pilote privé et pilote elle même son Bücker Jungman.

Wingwalker Boeing PT13-D N450D pilote Emiliano Del Bueno et son épouse Danielle Del Bueno assise sur le bord d’attaque de l’aile inférieure ©Xavier Cotton

C’est très jeune qu‘Emiliano Del Buono, Directeur Général de 46 Aviation a découvert sa passion pour  l’aviation. A 17 ans, il a obtenu son brevet de pilote privé et a commencé à présenter des avions en meeting aérien. Peu de temps après, souhaitant passer à quelque chose de plus excitant, il a découvert l’Extra 200, avion de voltige aérienne . Ensuite devenu membre de l’équipe “Swiss Unlimited Aerobatic”, il pilote desormais son Extra 330SC.  en tant que pilote de meeting aérien, il présente des Warbirds, du wingwalking et de la voltige aérienne. 

Emiliano pilote le Boeing Stearman pour Danielle sa  “Wingwalkier”. Lors de ses déplacements entre et sur les ailes, ils communiquent à l’aide de  signaux manuels. Le Boeing Stearman est utilisé pour mettre en valeur l’expertise de Danielle en matière de wingwalking. Emiliano doit gérer avec soin l’énergie de l’avion et ajuster régulièrement son pilotage en raison des mouvements de Danielle qui modifient constamment le centre de gravité de l’avion. Grâce à son entrainement de haut niveau à la voltige aérienne, Emiliano complète le spectacle présenté par Danielle effectuant des  figures de voltige aérienne à base de boucles et de tonneaux.

Wingwalker Boeing PT13-D N450D pilote Emiliano Del Bueno et son épouse Danielle Del Bueno en train de redescendre dans le cockpit ©Xavier Cotton

Le Boeing Stearman a d’abord été utilisé comme un avion d’entraînement initial pour les pilotes américains destinés ensuite à piloter des chasseurs et des bombardiers durant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de la guerre, le Boeing-Stearman a souvent été utilisé comme avion agricole de pulvérisation. Ce Boeing-Stearman a bénéficié d’une nouvelle vie en devenant un avion modifié pour le wingwalking, Il est équipé d’un Harnais de sécurité sur l’aile supérieure, conçu, testé et approuvé selon les normes de sécurité les plus rigoureuses, obtenant ainsi sa certification légale.

Bien que Danielle utilise sa force musculaire et son expertise pour se déplacer sur la structure de l’avion, elle est toujours attachée à l’avion avec une ligne de vie reliée à un harnais porté à la taille. Elle porte un uniforme, une combinaison et des gants ignifugés approuvés par la FIA.

D’origine,les Boeing-Stearman standard ont un moteur de 220 ch, mais pour contrer la traînée crée par  Danielle Del Bueno, celui-ci a un moteur Pratt & Whitney en étoile de 450 ch. Lors du transfert du cockpit à l’aile!elle agit  comme un frein malgré son petit gabarit., Au lieu des deux standard, L’avion a quatre ailerons pour améliorer le taux de roulement d’avions.Il possède également un système de carburant et d’huile inversé pour permettre lle vol dos et les figures de voltige aérienne d’accélération négative. Cet avion a également  équipé un système de fumée pour souligner les trajectoires

Par sa nouvelle livrée rose, l’avion fait me penser à un sucre Candy volant

Wingwalker Boeing PT13-D N450D pilote Emiliano Del Bueno et son épouse Danielle Del Bueno allongée dans les haubans d’ailes ©Xavier Cotton

Créée en 2009, 46 Aviation est une société basée à Sion, en Suisse, qui restaure et présente différents avions en meeting aérien, En plus du Boeing Stearman, la flotte comprend également …
  • un Extra 330SC
  • un C-36
  • un Yak 9
  • un Bücker 131 de 1939
  • un Socata TB20

et s’occupe également de  la restauration de deux Messerschmitt BF109, d’un P40 et d’un C36 supplémentaire. 

46 aviation effectue des présentations aériennes aussi bien publiques que privées, participe à divers événements sportifs et compétitions dans toute l’Europe et propose  des vols touristiques au dessus du magnifique paysage suisse alpin dans certains de ses avions.

Source des informations et contact :

46 Aviation : https://www.46aviation.com/


Meeting de la Ferté-Alais 2018 : Les Hawker Sea Fury

Hawker Sea Fury Mk20 WG655 (G-CHFP) au meeting de la Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Ce Hawker Sea Fury T Mk.20 WG655 (G-CHFP) de la Fighter Collection est présenté ici, à La Ferté-Alais par Nik Grey, Après avoir été cloué au sol de trop nombreuses années à cause de problèmes de mise au point du moteur original Bristol “Centaurus”, il a revolé le 22 février dernier à Duxford équipé cette fois-ci d’un moteur Pratt & Whitney R-2800 trahi par l’hélice quadripale qui remplace l’hélice 5 pales d’origine.

Construit en 1951, c’est le 59e “Sea Fury” d’un lot de 60 construits pour la Royal Navy. D’abord entreposé, il ne fut affecté qu’en mars 1954 sur la base de la Fleet Air Arm d’Eglington, Et après seulement 18 mois d’utilisation, il fut retiré du service en décembre 1955 et radié un an après. Racheté par Hawker, il fut remis à neuf et transformé en remorqueur de cible, vendu à l’Allemagne et immatriculé D-CACU où il fut utilisé jusqu’en 1975 pour la formation des pilotes au remorquage de cible. En 1976, l’avion a été donné au Royal Naval Historic Flight.

Hawker Sea Fury Mk20 WG655 (G-CHFP) au meeting de la Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Le 14 juillet 1990, alors que le Sea Fury WG655 avait décollé de la base de Yeovilton afin d’effectuer une présentation au dessus  du circuit de Formule 1 de Siverstone, son moteur cassa. Le pilote , le Lt-cdr John Beattle n’eut d’autre choix que d’effectuer un atterrissage d’urgence dans un champ. Malgré un atterrissage réussi, le Hawker percuta deux arbres qui se trouvaient sur le terrain, et se brisa en trois,le pilote n’eut que légères blessure et son mécanicien assis à l’arrière eut plusieurs cotes cassées Après l’accident, l’épave fut  inspectée et l’avion jugé irréparable. Vendu pour pièces détachées en Nouvelle-Zélande où le mécanisme de pliage des ailes a été utilisé pour le Sea Fury ZK-SFR. En 1993, Chuck Greenhill, racheta l’épave et la fit expédier à Kenosha où Tim McCarter et son équipe sont allés travailler. Après des milliers d’heures de travail, le projet a commencé à ressembler à un Sea Fury, mais ayant autres projets de restauration en cours, il a été décidé d’expédier l’avion à Sanders Aeronautics, les «Rois du Sea Fury». Le 24 mai 2005, Brian Sanders effectua le premier vol après restauration du N20MD, la première fois que l’avion volait en 15 ans. Acquis par la Fighter collection en 2008, il fut présenté au Flying Legend de Duxford en 2009 puis rapidement arrété de vol à cause des problèmes récurrents lie au moteur Bristol “Centaurus”. la Fighter Collection s’est finalement résolue à remplacer le moteur Bristol “Centarus” par un moteur Pratt & Whitney R-2800 comme l’a fait Chrsitophe Jacquard sur son Sea Fury F-AZXJ (ci-dessous) après avoir cassé son moteur R-3350 lors du Flying Legend 2015

Le 13 mars le Sea Fury  précédemment enregistré sous N20MD est désormais immatriculé G-CHFP a effectué quatre nouveau vols et a réservé sa vedette au meeting de La Ferté-Alais avant d’être de nouveau présent les 14 et 15 juillet au Flying Légend de Duxford

Sources des informations :

The Fighter Collection : http://fighter-collection.com/cft/

Sanders aeronautics : www.sandersaeronautics.com

The Flying Legende : https://www.flyinglegends.com/

Le Fana de l’Aviation 581 d’Avril 2018

Hawker Sea Fury FB.11 F-AZXJ de Cristophe Jacquard ©Xavier Cotton

Le collectionneur bien connu de Dijon-Darois Christophe Jacquard après avoir eu de de nombreux Warbirds dans son écurie n’a plus aujourd’hui qu’un Spitfire  et un Sea Fury pour les meetings aérien, plus un petit avion d’agrément . L’appareil  d’un bleu superbe date de 1945.  Tous les chiffres de ce Warbird sont au superlatif, en effet, avec ses 2800 chevaux et 46 l. de cylindrée (18 cylindres en double étoile) il peut atteindre les 750 km/h en altitude. L’hélice de 4m10 de diamètre et la plus grande jamais montée sur un monomoteur à pistons ! Bien sur il faut nourrir cette puissance d’où une consommation  300 litres/h en vitesse de croisière, 800 litres/h en voltige… Et 25 heures d’entretien pour une heure de vol. À ce jour, il en reste moins de 20 Sea Fury en état de vol dans le monde entier


Meeting de La Ferté-Alais 2018 : les bal des MS317

le bal des Morane-Saulnier MS317 F-BFZK F-BCNL F-BGUV

Je sais que cet article fera plaisir à un ami qui vit outre-Atlantique et qui a eu le plaisir de voler sur le F-BCNL, il y a presque 70 ans  à Tarbes alors que cet avion était encore un MS315. Sur cette photo de gauche à droite on peut voir les MS317:

  • F-BFZK Cn/271   construit en 1945, basé à Saint-Dizier, appartient à sophie Peigné épouse Viard : habituellement piloté par Jean-Marc Viard
  • F-BCNL Cn/7527 construit en 1945, basé à La Ferté-Alais, appartient depuis 1979 à l’AJBS : habituellement piloté par Jack Krine
  • F-BGUV Cn/297   construit en 1946, basé à La Ferté-Alais, appartient depuis 2001 à Scaglia Florina

Les deux MS317 F-BCNL et F-BGUV au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

La firme Morane-Saulnier reçut une commande de 343 exemplaires du MS315 de la part de l’armée de l’air, dont 33 devaient être assemblés après la seconde guerre mondiale. Avion aux très bonnes capacités acrobatiques, puisqu’il fut employé par des pilotes de voltige tel que Joseph Thoret, capitaine Fleurquin (1er commandant de la patrouille d’Etampes). le MS.315 constitua de nombreuses années durant, l’épine dorsale des écoles de l’armée de l’air et vola également au sein de l’aéronavale. Au début des années 60, Une quarantaine de MS315 en état de vol, dont ceux-ci furent transformés en MS317 par une remotorisation (moteur continental W-670K 220cv), changement d’hélice, remplacement des roues pleines par des roues à pneumatiques, remplacement de la béquille par une roulette de queue. Les MS317 servirent au remorquage de planeurs jusque dans les années 80. Sauf erreur de ma part,  il en reste encore 21 en état de vol  en France.

Le MS317 F-BFZK au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton


Meeting de La Ferté-Alais 2018 : Caudron G3 F-AZMB

Caudron G3 F-AZMB ©Xavier Cotton

Construit en 1912 par les frères René et Gaston Caudron, le G-3 vola sur la totalité de la première guerre mondiale comme avion de reconnaissance puis comme bombardier  et enfin à partir de 1916 comme avion école car devenu trop vulnérable avec sa faible vitesse. Plus de 2450 exemplaires seront construits. Tout d’abord équipés d’ailes gauchissables, les modèles à partir de 1917 seront équipés d’ailerons. Le 1er avril 1921, Adrienne Bolland de traversa la Cordillère des Andes en G3 en profitant des courants ascendants, Devant cet  exploit et en raison de la date, l’ambassadeur de France  croyant à un canular ne s’est pas déplacé !

Le Caudron G3 SA-33 de l’AJBS,  est une réplique construit sur plan en 1991 et immatriculé F-AZMB depuis le 6 juillet 1994, il fut équipé d’ailerons en 2015

Caudron G3  F-AZMB ©Xavier Cotton

Caractéristique du Caudron G.3

  • Motorisation : Rhone rotatif de 80 Cv puis Walter 120 Cv
  • Envergure : plan supérieur 13,40 m plan inférieur 7,30 m
  • Longueur : 6,4 m
  • Hauteur 2,5 m
  • Surface alaire : 30 m²
  • Poids à vide : 420 kg
  • Poids Maxi au décollage : 710 kg
  • Charge utile : 275 kg
  • Vitesse maximale : 108 km/h
  • Plafond : 4000 m
  • Rayon d’action : 400 km

Meeting de La Ferté-Alais 2018 : les 100 ans de chasse française

Rafale Solo Display  (4-GI) en vol dos train sorti @Xavier Cotton

Comme je vous le disais dans l’article “prendre des photos en meeting aérien“, pour être bien placé contre les barrières et ne pas rater le début du spectacle, il faut anticiper le bouchon avant les caisses. Mais ce n’est pas toujours possible de manière raisonnable quand on habite à deux heures de route de La Ferté-Alais. Heureusement, des amis venus en camping-car nous attendaient. Très matinaux, ils sont arrivés à 7h30 pour l’ouverture du terrain et se sont donc garés dans le parking réservé aux camping-car, au 1er rang juste derrière la barrière qui sépare des spectateurs. Après un bon repas, nous sommes montés François et moi-même sur le toit de son Camping-Car pour le reste de l’après-midi de ce dimanche ensoleillé du week-end de la Pentecôte. Nous avions un point de vue exceptionnel sur la présentation en vol des avions et nous sommes descendus de notre perchoir qu’à la fin officielle du meeting.

Je vais résumer en photos cette après-midi de meeting aérien qui s’est déroulé sous un “temps de curé” comme disent les pilote, cela que  le ciel est magnifiquement bleu avec quelques cumulus blancs clairsemés.

Les numéros de nos billets  pris la veille au soir sur Internet atteignaient quasiment les 16 000, on peut en conclure qu’il devaient y avoir 20 à 25 00 spectateurs pour cette deuxième journée du meeting “le Temps des hélices”. Un très grand merci à l’AJBS pour la qualité de son organisation et la richesse du plateau aéronautique toujours renouvelé.

SPAD XIII F-AZFP  aux couleurs du brigadier Trémeau, SPA 83 “Les dragons”de Memorial Flight ©Xavier Cotton

100 ans de chasse française :

J’ai commencé à prendre des photos avec le tableau “100 ans de chasse française” , quelle évolution des avions entre ce Spad XIII et le Rafale! Après avoir effectué son premier vol le 4 avril 1917. Le SPAD XIII équipa  81 escadrilles françaises ainsi que de nombreuses formations étrangères. Parmi les escadrilles célèbres qui en furent dotées, la SPA 3 du Groupe des Cigognes où servaient Guynemer et Fonck, et les SPA 8, 12, 13 et 124.

Construit en février 1918 par la société Kellner de Levallois, le n°4377  présenté ici est l’unique SPAD XIII original, en état de vol dans le monde,  survivant des quelques 8440 exemplaires construits. Récupéré à l’état d’épave par Jean Salis dans les années 70, sa restauration débuta en 1988 et il fut cédé à l’association Memorial flight en 1990 qui le restaura en à peine quatre années. Comme on peut lire sur le site de l’association : “Le fuselage et le moteur sont d’origine mais un important travail de reconstruction à l’identique a été nécessaire pour la voilure. Tout a été refait, contrôlé et remonté avec le souci de respecter scrupuleusement les normes d’époque, y compris l’entoilage lin et le schéma officiel de camouflage de l’aéronautique militaire de 1918. Seules les parties métalliques, les cocardes inférieures et le drapeau sont peints, le reste étant recouvert d’enduit pigmenté conforme à l’original. Il est équipé d’une reproduction d’hélice Eclair réalisée grâce à une hélice originale appartenant au Musée de l’Air et de l’Espace. Il a repris l’air pour la première fois depuis 73 ans le 3 mai 1991. 10 ans après sa renaissance, le Spad XIII est revenu dans l’atelier Memorial flight  pour une grande visite (révision moteur, structure, nouveau radiateur, réentoilage) et une remise à un standard de restauration plus élevé. Il est maintenant aux couleurs du brigadier Trémeau, SPA 83 “Les dragons”

Le Rafale présenté ici est le Rafale Solo Display piloté par le Capitaine Sebastien Nativell “Babouc” et coaché par le présentateur des deux années précédentes le Capitaine Jean-Guillaume Martinez “Marty”. La livrée rouge et noire du Rafale Solo Display  2018 a été crée par  et réalisé par Regis Rocca les “Choumacs” (chaudronniers) de l’Escadron de Soutien Technique Aéronautique (ESTA) 15.004 “Haute Marne” de la BA113 de Saint-Dizier

Rafale Solo Display (4-GI) en passage sur la tranche © Xavier Cotton


Prendre des photos en meeting aérien

Les L39 Albatros (LX-STN et LX-MIK) de la patrouille Sparflex au meeting d’Epernay en juin 2015 ©Xavier Cotton

I Les meetings aériens en France

Depuis que la première “grande semaine de l’aéronautique” a eu lieu en 1909 à Reims, la France a développé une longue tradition de meetings aériens attirant chaque années des dizaines de milliers de spectateurs. Les enfants, tout comme les adultes sont toujours autant admiratifs devant la maitrise de leur aéronef par les pilotes  homme comme femme. En France métropolitaine, grâce aux 500 terrains d’aviation qui couvrent le territoire, on se trouve  toujours à moins de 15 km de l’un d’eux et donc d’une fête aérienne allant de la Journée Portes Ouvertes organisée par les usagers du petit terrain en herbe du coin jusqu’aux meetings nationaux organisés par l’Armée de l’Air sur les bases aériennes. Ainsi l’un des plus célèbres meetings aériens français est celui organisé chaque année à la pentecôte par l’amicale Jean-Baptiste Salis sur l’aérodrome de La Ferté-Alais au sud d’Orly. et dont ce sera cette année la 46 eme édition.

Pour des raisons évidentes de sécurité en rapport avec le déplacement des avions, l’espace réservé à l’accès public est limité par des barrières métalliques. De l’autre coté de ces barrières, c’est le monde de l’aviation, qui s’anime pour vous offrir à chaque fois le plus beau des spectacles aériens. Ce monde de l’aviation est constitué par, le directeur des vols, les contrôleurs aériens, les organisateur, les bénévoles, le commentateur, les pilotes, les mécanos, éventuellement les sponsors,…. qui ont tous eu un briefing de sécurité la matin même du meeting et portent un badge prouvant qu’il sont accrédités pour aller au-delà des barrières.

A l’occasion des meetings aériens, vous verrez, par des démonstrations en vol, comment l’Homme à conquis la maitrise de l’air sous des formes multiples et variées : avion, hydravion, hélicoptère, planeur, Ulm, drone, parachutisme, Wingsuit, Parafan, Aile Delta, dirigeable, Ballon, Montgolfière, Aile volante et pardonnez moi si j’en oublie.

Bien sûr, pourvu que la météo soit de la partie, nous souhaitons tous conserver de belles images de ce moment de fête que ce soit avec un smartphone, un bridge, un appareil photo hybride ou un reflex..

Je vais essayer de vous donner quelques conseils pour réussir au mieux vos photos lors de ces meetings aériens.

Meeting de la Ferté-Alais 2015, grâces aux buttes de terre qui ont étés aménagées les spectateurs peuvent s’aligner sur plusieurs rangées sans se gêner ©Xavier Cotton

II Quelques conseils généraux

l’arrivée au terrain :

Il faut savoir que par beau temps un meeting aérien comme celui organisé par l’Amicale Jean-Baptiste Salis (AJBS) à La Ferlé-Alais le week-end de la Pentecôte peut accueillir plus de 20 000 spectateurs par jour. Hors seule une petite route forestière permet l’accès au plateau de Cerny où se trouve le terrain d’aviation. Alors si  vous arrivez, comme la majorité des spectateurs,  juste pour le début du meeting aérien vous risquez de subir une heure de bouchon  avant de descendre de voiture et de pouvoir rejoindre à pied l’espace réservé aux spectateurs, et ceci malgré la très bonne organisation de l’AJBS due à leur longue expérience . Donc prévoyez de la marge et quand c’est possible achetez vos billets d’entrée à l’avance.

l’installation :

A savoir que les présentations en vol commencent souvent dès 13h00, mais le terrain peut être accessible au public à partir de 10h00. Donc si vous pouvez arriver dans la matinée, l’accès sera plus fluide, vous pourrez prendre les avions en photo au parking en toute tranquillité, rendre visite aux : différents stands, éventuellement faire un baptême de l’air et enfin et surtout vous trouver une place contre les barrières à l’endroit voulu. Si vous êtes à deux ou plus, ce sera plus pratique pour se relayer pour les pauses techniques sans perdre la place car naturellement les spectateurs remplissent rapidement les vides. Et à plusieurs c’est agréable de partager ses émotions devant le brio des pilotes. Si malgré tout, vous ne pouvez pas être contre les barrières, un escabeau à deux marches permet d’être juste 25 à 30 cm au-dessus des autres spectateurs sans les gêner.

Pour être bien placé au premier rang, contre les barrières comme ici lors du meeting de Troyes 2014, il faut vraiment arriver des le matin ©Liliane Cotton

Sachant qu’un meeting dure entre 4 et 5h00 de présentation en vol sans entracte, soyez prévoyants et  prenez avec vous :

  • Des sièges pliants pour se reposer un peu
  • De quoi vous alimenter pour éviter les petits creux et surtout des petites bouteilles d’eau pour vous hydrater
  • Un couvre-chef et de la protection solaire pour vous protéger du soleil.
  • Vos lunettes de soleil pour protéger vos yeux, même par temps gris car les UV passent quand même. Il faut savoir protéger ses yeux quand on regarde le ciel tout une après-midi.
  • Des  bouchons d’oreille lors des démonstrations d’avions de chasse  tel que le Rafale ou le Mirage 2000 surtout si vous avez des enfants en bas-age avec vous.
  • Un caddy à roulettes  bien pratique pour transporter tout le matériel

Hawker Sea Fury FB MK11 (F-AZXJ) au meeting de La ferté-Alais de 2015 ©Xavier Cotton

 Le départ

Comme je vous l’ai indiqué précédemment lors d’une belle journée ensoleillée, le nombre de spectateurs peut atteindre les 20 000. Alors prenez votre temps pour quitter le terrain car le parking mettra souvent plus une heure à se vider. Vous pourrez alors circuler tranquillement sur le terrain et prendre au décollage sans être gêné, les avions  qui rentrent vers leur terrain avec en plus une lumière rasante.

Recherche d’un peu d’ombre lors du meeting de La Ferté-Alais 2015 ©Xavier Cotton

III Le matériel photo

Quelques conseils concernant les accessoires

  • Pensez à prendre suffisamment de cartes mémoires vierges, car une carte peut toujours se bloquer l’évènement est généralement unique.
  • Pensez aussi à charger les batteries (!) , particulièrement si le meeting a lieu un jour où il fait froid, les batteries tenant alors moins longtemps la charge.
  • Remarque, si on prend beaucoup de photos, l’appareil peut se bloquer au niveau du logiciel interne, dans ce cas il ne faut pas hésiter à l’arrêter, enlever la batterie pendant 30 secondes, la remettre et rallumer l’appareil. Tout devrai être rentré dans l’ordre
  • Quand le paramétrage de votre appareil photo le permet réglez le dépoussiérage automatique du capteur sur “on” au démarrage et à l’arrêt de l’appareil pour éviter les taches très visibles sur ciel clair.
  • Et donc arrêtez et redémarrez l’appareil photo de temps en temps pour enlever les poussières du capteur.
  • Un monopode peut être utile pour les avions au roulage si on veut abaisser la vitesse de prise de vue

A la fin du meeting, il faut encore pouvoir le tenir dans cette position ! meeting de Reims 2009 ©Liliane Cotton

Quel matériel photo faut il choisir ?

  • Quelque soit le matériel photo dont vous disposez, il y a toujours des photos à faire.
  • Quand on a le choix, préférez les zoom aux focales fixes :

– un 18-70 mm pour les photos d’ambiance au sol et au parking avion

– un 70-300 pour les photos au roulage, au décollage et surtout en vol.

  • Vous verrez souvent les « spotters » avec des focales fixes 500 mm, mais aussi avec un second boitier et des biceps en béton

Tout le monde le nez en l’air à l’occasion du dernier meeting aérien de 2009 sur la BA112 de Reims ©Xavier Cotton

  • Le mode anti-vibration est indispensable pour travailler facilement à main levée. Cela permet d’échapper à la règle dite du « 1 sur la focale « : 200mm =1/200 au minimum et de descendre en dessous de cette valeur recommandée. Il appartient à chacun de déterminer sa vitesse minimale en fonction de son matériel et de ses aptitude.

La “Navette Bretonne” lors du meeting de Verdun 2016 : Cricri MC15E (F-PZTU) piloté par Dominique LOUAPRE monté sur MH-1521 BROUSSARD (F-GDPX) piloté par Robert LAURENT ©Xavier Cotton

Le choix de la focale à utiliser dépend de la taille des avions et de leur distance rapport à vous et de leur vitesse d’évolution.

  • A noter que les avions ont interdiction formelle de survoler le public donc s’ils arrivent face à vous, soit ils montent à la verticale soit il virent serrés au dessus de la piste.
  • La taille des avions peut aller du cricri (le plus petit bimoteur au monde, masse a vide 80Kg/170 Kg max) à  l’A380 le plus gros des avions de transport (73M de long pour 80m de large soit à peu près la surface d’un terrain de foot. Sans compter les vols en Patrouille (Aerostar, Sparflex, Breitling , Patrrouille de France, …….)

IV les réglages conseillés

Balance des Blancs

Soit vous prenez vos photos en RAW et vous savez que cela n’a pas d’importance car on peut le modifier en post traitement. En JPEG seul, réglez la balance des blancs sur “lumières du jour “ou “ciel couvert” selon la météo plutôt qu’en automatique.

Hawker Hunter T68 (HB-RVR) et Hawker Sea Fury FB MK11 (F-AZXJ) Meeting de La Ferté-AlAis 2015 ©Xavier Cotton

Autofocus

Pour les prises de vues en vol, il est judicieux de régler l’autofocus en mode suivi du sujet (3D chez Nikon).  C’est parfaitement adaptée à un sujet très mobile et aux changements rapides de trajectoires (comme le souligne les fumigènes sur la photo ci-dessus).

Diaphragme

Nous allons voir que pour les prises de vue des avions en vol  il faudra plutôt donner la priorité à la vitesse, mais l’ouverture idéale est de 8 ou 11 (en fonction des qualités optique de votre objectif)

Puisque vous visez souvent l’avion en contre jour sur un ciel blanc, très lumineux, il peut être judicieux, de surexposer (+ 1IL).

Sensibilité
Par très beau temps 100 ISO est amplement suffisant, il peut être intéressant de pouvoir monter à 200 ou 400 ISO selon la météo selon les boîtiers en numérique pour gagner en vitesse d’obturation.

Supermarine 389 Spitfire MkXIX F-AZJS meeting de La Ferté-Alais 2015 ©Xavier Cotton

Exposition optimale

  • L’exposition à la lumière peut varier en fonction de l’axe de présentation de l’avion, suivant que sa trajectoire est parallèle ou perpendiculaire à la piste.
  • Elle peut évoluer dans le temps à cause de la Météo variant du ciel laiteux, au ciel bleu avec cumulus blancs ou encore ciel orageux.
  • Dans nos régions les pistes sont souvent orientées Est/Ouest, donc attention au soleil en fin d’après midi
  • Dans pratiquement toutes les situations photographiques, la mesure multi zone se montre très efficace (roulage, atterrissage, décollage avec fond de forêt)
  • N’hésitez toutefois pas à passer en mesure spot  ou encore mieux en mesure spot moyenné pour les avions en vol, : Avion de couleur foncée sur ciel clair ou pour un avion en métal poli qui réfléchit la lumière.

 

Lockheed L-12 Electra F-AZLL de  Bernard Chabbert piloté par Antoine Chabbert avec Catherine Maunoury en co-piolote au meeting de La Ferté-Alais 2015 © Xavier Cotton

Pourquoi se mettre en priorité vitesse ?

  • Lors d’un meeting aérien, vous verrez les avions dans les différentes phases de vol, au roulage, au décollage, en vol ou à l’atterrissage. Et en ce qui concerne les avion à hélice, la vitesse de rotation celle ci est directement liée au régime moteur donc à la puissance demandée en fonction de la phase de vol, plus lente au roulage,en descente, à l’atterrissage, et plein régime au décollage ou en montée.
  • Ainsi, pour les avions anciens datant de la première guerre mondiale, (Spad, Fokker et autres Caudron) surtout au roulage, la vitesse idéale de prise de vue est au 1/125s. Cependant, un avion pris en vol au 1/125 s risque d’être flou, dans ce cas n’hésitez pas à monter au 1/320s pour les plus vieux avions
  • Concernant les avions de la seconde guerre mondiale, appelés « Warbirds » (Messerschmitt 109, Spitfire, P-51 Mustang, F4U Corsair……), vous pouvez aller jusqu’au 1/250s au sol ou au roulage et monter jusqu’au 1/400s quand ils volent à pleines puissance
  • Le nombre de pales d’hélices est aussi important, sur les premiers avions il n’y a souvent que deux pales. Avec l’augmentation de puissance des moteurs on passe souvent à 3, 4 voire 5 pales, hors à régime moteur et vitesse de prise de vue identique, plus il y a de pales, plus l’hélice semble floue , en effet si une pale est floue sur 90°, 4 pales sont floues sur 360°
  • Pour les jets militaires, il est important au contraire de monter en vitesse entre 1/1000 et 1/2000 s pour être sur de l’immobiliser sur la photo
  • Concernant les hélicoptères c’est plus difficile, car à la différence d’une hélice d’avion dont le régime peut varier selon la phase de vol, le rotor de l’hélicoptère tourne toujours à la même vitesse. En vol il ne faut pas descendre en dessous du 1/125s si on ne veut pas risquer le flou de bouger, Par contre au sol (a condition d’avoir un monopode) vous pouvez descendre au 1/60
  • Les planeurs ne posent aucun problème de vitesse puisqu’ils n’ont pas d’hélice. Par contre ils peuvent voler assez vite donc privilégier plutôt des grandes vitesses

 

Voici un autre exemple où on peut voir l’intérêt de jouer sur la vitesse de prise de vue :

  • Sur cet avion au roulage, vous souhaitez montrer que l’hélice tourne, mais en même temps vous souhaitez voir très clairement l’écusson, deux choix possibles :
  • Choisir la vitesse 1/400 pour être sûr que l’avion soit net malgré le roulage et avoir une hélice légèrement floue.Mais dans ce cas il faudra prendre plusieurs photos pour être sûr que la pale d’hélice ne soit pas juste devant l’écusson au moment de la photo.L’autre solution, est de régler la vitesse à 1/125s. L’hélice est assez floue pour ne pas gêner la netteté de l’écusson, mais attention au flou de bouger.

Hawker Sea Fury FB MK11 (F-AZXJ) au décollage de La Ferté-Alais lors du meeting de 2015 avec léger effet de filet sur les arbres (1/320s) ©Xavier Cotton

Osez le filé

  • Théoriquement le principe du filé est simple : vous réglez l’appareil photo à une vitesse inférieure ou égale à 1/125,  vous suivez à la visée, l’avion et vous prenez votre photo quand vous le souhaitez. Résultat théorique, l’avion est net, l’hélice floue et le fond d’image flou. La technique du filé nécessite toutefois une bonne dose d’entraînement. L’expérience aidant, vous serez en mesure de réussir les filés à des vitesses de plus en plus basses, et donc des effets de plus en plus bluffants

Quelques généralités et exemples de cadrage

Évitez les cadrages trop lointains dans lesquels l’avion apparaît bien trop petit , Ici le flou est du à la chaleur qui monte du sol. L39 Albatros de la patrouille Sparflex à l’atterrissage à Épernay lors du meeting de 2015 ©Xavier Cotton

La prise de vue 3/4 avant de ce Falcon 50EX (F-HCDD) d’AEROVISION conserve son allure générale. Pour les « spotter » cette prise de vue permet de lire l’immatriculation. Photo prise à l’occasion du meeting de La Ferté-Alais 2015 ©Liliane Cotton

En cas d’avions utilisant des fumigènes, on peut cadrer plus large pour englober la trace et ainsi souligner la trajectoire.de ce Pitts S-2C (G-INDI) lors du meeting de Saint-Quentin 2014 ©Xavier Cotton

En gros plan, on peut couper l’avion et les ailes, conserver cabine et hélice comme sur ce Hawker Hurricane IIa F-AZXR au meeting de La Ferté-Alais 2015 ©Xavier Cotton

Passage à l’anglaise : l’avion est incliné vers le public de façon à voir le pilote et le dessus de l’avion. Pascale Alajouanine à bord de son CAP 232 (F-GRPA) salue le public lors du meeting de Lens 2012. ©Xavier Cotton

Vol dos lors d’une présentation de voltige du Suhkoi SU26 HA-HUR lors du meeting d’Épernay 2015 ©Xavier Cotton

Passage dos lors d’un tonneau du Yakovlev Yak-18T (F-HYAK) lors du meeting de Soissons 2017. ©Xavier Cotton

Autre présentation très classique pour les avions rapides (avion de ligne ou avions de chasse)  passage lent, train sorti en position cabrée afin de maintenir la portance malgré la faible vitesse comme le montre ce Rafale Marine à La Ferté-Alais 2015 ©Xavier Cotton

Avec les vols en patrouille serrée, profitez des illusions d’optique. Patrouille de France ©Xavier Cotton

Ce passage en bloc de 4 avions de la PAF souligne la position de vol non naturelle pour un avion ©Xavier Cotton

 

Utilité de la prise de vue en rafale

Lors de la démonstration de la Patrouille de France souvent appelé la PAF, on peut assister au croisement « face à face » des deux solos. Dans ce cas, Il est intéressant de se mettre en rafale rapide pour avoir plus de chance d’obtenir la « Photo », c’est-à-dire la superposition des deux avions. Dans les faits, chaque Alphajet arrive d’une des deux extrémités de la piste aligné chacun sur sur un coté de celle-ci. Avec son appareil photo, il faut suivre l’avion qui est de notre côté par rapport à la piste, souvent – celui de gauche – et déclencher quand le second apparaît dans le viseur. l’Alphajet qui est le plus près  de nous sera net et le second flou

Autre intérêt de la prise de vue en rafale rapide, c’est lors des croisements face au public en vue de faire un triptyque

Quelques photos ratées malgré ces conseils

Quelques idées de photos

Pensez à prendre des photos d’ambiance et éventuellement une petit mise en scène du programme si vous souhaitez faire un diaporama ou un livre souvenir (diapo à Lens). Au-delà des avions en plein vol, traquez systématiquement les « à côtés »… Montrez ce que personne ne pense à regarder. Ne négligez pas la foule, les images d’ambiance, les portraits des pilotes, les mille détails intéressants des avions exposés au sol… Considérez que les évolutions aériennes ne représentent qu’une partie du sujet, surtout quand le temps est gris ! Vous pouvez faireune petit mise en scène du programme si vous souhaitez faire un diaporama ou un livre souvenir.

Des Avions et des Hommes

Mise en scène de tableaux aéronautiques

La Ferté Alais : simulation de l’attaque de Pearl Harbor par les japonais (Tora Tora) le 7 décembre 1941

Des figures incontournables passionnées de l’aviation

Catherine Maunoury et son Extra 300S au meeting “Camp Lucky Stryke” à Saint-Valéry-en-Caux en 1995 d’après diapo ©Xavier Cotton

Catherine Maunoury

10 fois championne de France de voltige aérienne et 2 fois championne du monde en individuel.

Ancienne présidente du Musée de l’Air et de l’Espace

Présidente de l’Aéro-Club de France

Jean Salis à La Ferté -Alais © Xavier Cotton

Jean-Salis

Fils de Jean-Baptiste Salis et président de l’AJBS

Jack Krine à La Ferté-Alais ©Xavier Cotton

Jacques Krine

Ancien pilote de chasse, ancien pilote de la PAF et ancien pilote de ligne

20 000h de vol

Il a volé sur plus de 100 types d’avions différents

Plus de 400 meetings à son actif

Gérard Feldzer à La Ferté-Alais © Xavier Cotton

Gérard Feldzer

Ancien pilote de Ligne,

Ancien président de l’Aéro-Club de France

Ancien président du Musée de l’Air et de L’Espace

Expert en aéronautique pour France Télévision

Bernard Chabbert commente le meeting de La Ferté-Alais ©Xavier Cotton

Bernard Chabbert

Journaliste et commentateur de meeting,

Plus de 1600 h de vol en  tant que pilote sur plus de 250 types d’avion différents.

Ivan Hairon devant le P51 Mustang (F-AZSB) commente le meeting d’Epernay 2015 © Liliane Cotton

Ivan Hairon 

Commentateur de meeting

Pilote chez Hop

Décollage de Soissons à bord du Boeing Stearman (N4561N) ©Xavier Cotton

Conclusion

Espérant que cet article vous a plu et vous sera utile, n’hésitez pas à laisser vos commentaires


Meeting de La Ferté-Alais 2018 46 ème édition : Le temps des hélices

Le meeting « Le Temps des Hélices » 2018 se déroulera les 19 et 20 mai sur le Champ d’Aviation de Cerny / La Ferté-Alais de 7h30 à 18h30. Comme en 2017, ces journées seront organisées autour de deux moments forts: La matinée sera réservée à une grande exposition statique accessible aux visiteurs, qui leur permettra de venir admirer « de près », quelques 150 avions historiques et de rencontrer les mécaniciens et pilotes qui les maintiennent en état de vol. Le matin sera aussi l’occasion de pouvoir s’envoler pour une ballade aérienne au-dessus de l’Essonne à bord d’un Junkers Ju 52. L’après-midi sera consacrée aux démonstrations en vol d’une centaine d’avions que vous pourrez admirer depuis la zone publique ou bien assis dans l’espace réservé à cet effet !
Le site offre également de nombreux points de restauration et un un espace réservé aux professionnels de la vente de produits autour du thème aéronautique:

– Bandes dessinées
– Simulateurs de vols
– Manèges pour enfants
– Jouets, Jeux, T-shirts

Entrée : 28€ par journée, vous pouvez acheter vos billets d’avance : http://www.ajbs.fr/billetterie-2018/

Programme « PRÉVISIONNEL » du show aérien du meeting 2018 (Ce programme peut être soumis à modifications jusqu’au dernier moment)
Début des vols à 12h50 et fin prévisionnelle à 18h20. La chronologie peut légèrement varier entre le samedi et le dimanche

Pour plus de renseignements :

Amicale Jean-Baptiste Salis : www.ajbs.fr

Le programme prévisionnel 2018 (version du 13/05/2018)

Ruban
Boeing-Stearman PT-17 Kaydet (F-HDVD)
– Jodel D 113 (F-PACP)

Irène
– Scheibe SF-28A Falke Tandem (F-CCJY)
– CJ-01 Minijet (F-PJET)
– Druine Turbulent (F-JAVW)

Les pionners
– Morane type H (F-AZMS)
Blériot XI² (F-AZPG)
Déperdussin T (F-PDEP)

1914 Le début des Armes
– Albatros C2 (F-AZAV)
– Morane type H (F-AZMS)
– F-AZLP

Au Champ de Bataille
– Bristol Fighter F-2B (F-AYBF)
– Royal Aircraft Factory SE.5 (rep) X3 (F-AZCN + F-AZCY + G-CCBN)
– Fokker DR.1 Triplan (rep)  X  4 (F-AZVD + F-AYDR + G-CDXR + G-CFHY)
Royal Aircraft Factory BE-2C(rep)  X2 (G-AWYI)
– Sopwith Triplane (rep) (G-BWRA)
– Junkers CL1 (G-BNPV)

Dog Fight
– Sopwith Triplane (rep) (G-BWRA)
– Fokker DR.1 Triplan (rep) X2 (G-CDXR + G-CFHY)
Royal Aircraft Factory BE-2C(rep)  X2 (G-AWYI)
– Junkers CL1 (G-BNPV)

Le Dernier Combat
– Royal Aircraft Factory SE.5 (rep) X2 (F-AZCN + F-AZCY)
– Fokker DR.1 Triplan (rep)  X 3 (F-AZVD + F-AZVD + F-AYDR)
Spad XIII (F-AZFP)

100 ans de chasse française
Spad XIII (F-AZFP)
– Dassault Rafale (Rafale Solo Display French Air Force)

Rafale Solo Display

1920 Adrienne BOLLAND
– Caudron GIII (F-AZMB)

Le bal des cigognes
Morane-Saulnier MS-317 X 3 (F-BCNL + F-BGUV + F-BFZK)

Largage paras (RAID)
– Junkers Ju-52-3M (F-AZJU)

Die Luftwaffe
– Junkers Ju-52-3M X 2 (F-AZJU + HB-HOS)
Fieseler Fi-156C-3 Storch (F-AZRA )

Warbirds legends
North American P-51D-30-NA Mustang (F-AZSB)
– Hawker Sea Fury FB.11 (F-AZXJ)
– Hawker Sea Fury T.20 (WG655)

La Bataille d’Angleterre
Spitfire Mk. FR XIV, MV293 (G-SPIT)
Hispano HA-1112-M4L “Buchon” 2 seater (G-AWHC)
Curtiss Hawk  H-75A-1 (G-CCVH)

Tora Tora Tora
North American T-6G X 7 (F-AZCV, F-AZBE, F-AZVN, F-AZBQ, F-HLEA, F-AZTL, F-AZGS)
North American AT-6C (F-AZQR)
– North American SNJ-5F (F-AZRB)
– AT-6M modifié « Zero » (F-AZZM)
– Naval Aircraft Factory N3N-3 (F-AZNF)
– Ryan PT-22A Recruit (N53018)
– Boeing-Stearman PT-13 D Kaydet (F-AZJR)
– Solo P-40N-5-CU Warhawk (F-AZKU)

Défilé et salut public des T-6

Wingwalker
Boeing PT-13D (N450D)

Les Arabesques de L’EVAA
– Extra 330 SC X2 (F-TGCI + F-TGCJ)

– Chance Vought F4U-5NL Corsair  (F-AZEG)  + Dassault Rafale Marine X4

Ancre Marine
– Breguet Br.1050 Alizé (F-AZYI)
– Breguet Atlantic II
– Morane-Saulnier MS.760 Paris (F-AZLT)
– Fouga CM.175 Zephir (F-AZPF)
Morane Saulnier MS 733 Alcyon  X 2 (F-BKOI, F-BKOJ)
– Dassault Falcon 10 Marine
– Dassault Rafale Marine X4

USA Flying 1930/40
– Stinson SR-10C Reliant (F-GPJS, F-AYDK)
Spartan 7W (N47W)
Bellanca Cruisemaster 14-19 (F-AYDS)

Transport Militaire, décollage de 7 avions:
– Douglas C-47 B 35DK (F-AZOX)
– Classic formation
– Les Flamants

Classic Formation
– Douglas DC-3 C (N431HM)
– Beechcraft 18 Twin Beech, Expeditor (N223CM)
– Beechcraft CT-128 Expeditor Mk.3NM (N21FS)
– Beechcraft 3TM (Beech18) (N184KP)

Les Flamants
Dassault MD-311 Flamant (F-AZKT)
Dassault MD-312 Flamant (F-AZGE)

Vol à voile
Boeing-Stearman PT-17 Kaydet (F-HDVD)
– DFS SG-38 Schulgleiter (F-AZZG)
– Morane-Saulnier MS.502 (F-AZCP)
– PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ)

Sky Loop
Pitts S-2B (F-HBOB)
– Cap 222 (F-WWMZ)

Morane Saulnier MS-406 (HB-RCF) + F/A-18 Hornet Solo Display Swiss Air Force

La Gazelle
– Sud Aviation SA 342

Solo F/A-18 Hornet Solo Display Swiss Air Force (J-5001)

Good Morning Vietnam
– North American T-28A Fennec X 2 (F-AZKG / N14113)
– Douglas AD-4N Skyraider x2 (F-AZHK et F-AZDP)
– Cessna Skymaster FTB 337 G (F-HCRF)
– North American OV-10 Bronco (F-AZKM)

Breitling Jet Team : SAMEDI 19/05
– Aero L-39C Albatros (X6)

Patrouille de France : DIMANCHE 20/05
– Dassault Alpha Jet (X8)

Memorial flight
– Sopwith 1 1/2 Strutter 1 B2 ( F-AZNM)
– Fokker D.VII (F-AZLM)


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