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Convoyage du Norécrin 1203 F-OBGH à Colomb-Béchar

23 décembre 1957 à Cognac-Chateaubernard. Le mécanicien de l’Aéro-club aide Marcelle Ratinaud à charger les bagages à l’arrière du Norécrin F-OBGH. Ce Norécrin étant convoyé par Jacques Ratinaud et son épouse de Toussus-Le-Noble à Colomb-Béchar – Au premier plan de gauche à droite leurs neveux et nièces, Élisabeth, François, Jean-Louis et Anne-Marie Vignaud – Collection privée famille Vignaud

Je tiens à remercier Jean-Louis Vignaud qui m’a fait parvenir ces photos extraites d’un album familial et m’a autorisé à les publier.

Les informations très précises transmises par Jean-Louis m’ont aidé à situer la scène. Nous sommes le 23 décembre 1957 devant le hangar de l’aéroclub sur la zone civile attenant à la Base Aérienne 709 de Cognac-Chateaubernard. Jacques et Marcelle Ratinaud après une escale familiale chez les parents de Jean-Louis s’apprêtent à poursuivre leur périple en Norécrin à destination de Colomb-Béchar (Algérie). Du haut de ses neuf ans Jean-Louis assiste aux préparatifs du départ en compagnie de ses deux sœurs Anne-Marie (à droite) et Élisabeth (à gauche) et de son petit frère François. Cette scène restera gravée à vie dans ses souvenirs.

Convoyage du Norécrin F-OGBH par Jacques Ratinaud de Toussus-le-Noble à Colomb-Béchar via Cognac – Perpignan – Valence – Alicante – Malaga – Tanger – Meknès – Oudja – Décembre 1957

Le Certificat de Navigabilité ( CDN) du F-OBGH datant du 17 décembre 1957 confirme que le périple réalisé par Jacques et Marcelle Ratinaud entre le 22 décembre 1957 et début janvier 1958 était le convoyage de cet avion de Toussus-Le-Noble à Colomb-Béchar pour l’Aéro-Club du même nom. Les Norécrins étaient alors stockés en éléments de base, fuselage, ailes à Toussus-Le-Noble avant d’être assemblés sur place.

Convoyage du Norécrin F-OBGH à Colomb-Béchar par Jacques et Marcelle Ratinaud – Escale à Cognac-Chateaubernard – 23 décembre 1957 – Collection privée famille Vignaud

Comme en témoigne Claude Salaün  dans Bleu Ciel Magazine N °4 et 5 : Le Norécrin pouvait se vanter de son accessibilité en tenue de ville permettant à une famille de voyager dans un certain confort. Plus besoin de combinaison de vol, ni de casque et de lunettes pour se protéger des projections d’huile. Son train rentrant, son hélice à pas variable, ses volets en faisait de lui un avion séduisant pour des pilotes qui envisageaient maintenant d’aller explorer les airs bien au-delà du tour de piste. Avec le Norécrin, le voyage aérien privé était entré dans une nouvelle ère.

Le « Tour de la Méditerranée » surnommée « La Croisière Bleue» constitué de 22 Norécrin partis de Nice le 27 mars 1948 pour arriver le 16 avril 1948 à Toussus-le-Noble avait déjà largement prouvé la fiabilité de l’avion et de son moteur.

Après leur escale à Cognac-Chateaubernard, Jacques et Marcelle Ratinaud s’apprêtent à poursuivre le convoyage du Norécrin F-OBGH jusqu’à Colomb-Béchar – 23 décembre 1957 -Collection privé famille Vignaud

Jacques Ratinaud est né le 9 février 1916 à La Rochelle et décédé à Dieppe le 8 juillet 1971. Ayant fait l’École des Officiers de Réserve, il est nommé Lieutenant et il breveté pilote militaire n° 29658 le 23 février 1940 à Bergerac.

Marcelle Ratinaud obtient son Brevet élémentaire de pilote privé le 2 août 1960.

Mise en route du Norécrin F-OBGH- 23 décembre 1957- Collection privée famille Vignaud

Caractéristiques du F-OBGH

Le F-OBGH est le Norécrin 1203-2 N° 366. son CDN date du 17 décembre 1957 et il appartient à l’Aéro-Club de Colomb-Béchar.

Norécrin 1203-II
Longueur 6.91 m
Envergure 10,20 m
Hauteur 2.57 m
Surface alaire 13.14 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 654 Kg
Masse max. 1 050 Kg
Passagers 2 plus le pilote
Moteur SNECMA-Régnier 4L00
Puissance 147 Cv
Vitesse de croisière maximale 215 km/h à 2280 tr/mn
Vitesse maximale 220 km/h
Autonomie 3 h 40 mn (à 2100 t/mn)
Rayon d'action900 km/h

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René Brioux peintre aéronautique de la 1ère Guerre Mondiale

Devant les hangars d’une escadrille de chasse 1918 René Brioux

René Charles BRIOUX est né à Reims (Marne) le 23/06/1899 et décède à Charleville-Mézières (Ardennes) le 05/10/1982. Il s’engage volontairement pour la durée de la guerre le 18 décembre 1917 et il est renvoyé dans ses foyers et est versé dans la réserve de l’armée active le 20 décembre 1920.

Ensuite on le retrouve comme Délégué général de l’Aéronautique de France il semblerait qu’il ait été ingénieur aux chemins de fer, en poste à Metz,
Reims, puis dans les Ardennes où il fut actif dans la Résistance.

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XVIIe Salon de L’aéronautique au Grand Palais 1946

La SNCASO* présente sur son stand plusieurs appareils, de gauche à droite : le SO-90 n°7 (F-BBAG), posé sur un mat le SO-6000 Triton*, Le SO.30-R-02 « Bellatrix » , aussi exposé sur un mat le SO-M1 et enfin le SO.7010 « Pégase » (collection privée Jacques Hémet)

XVIIe Salon de L’aéronautique au Grand Palais

15 novembre au 1er décembre 1946

Ce XVIIe Salon aéronautique est le premier après guerre, mais le dernier qui se tient intégralement au Grand Palais. Il n’ y a encore aucune démonstration en vol des nouveaux aéronefs. Cela changera dans les Salons suivant, en 1949, les présentations en vol auront lieu à Orly puis au Bourget en 1951. En 1953 le Salon de l’aéronautique est entièrement transféré au Bourget et s’y tiendra sans interruption touts les deux années impaire jusqu’en 2019.

De gauche à droite le MAX HOLSTE MH-52, le SUC-10 « Courlis » (collection privée Jacques Hémet)

Le Salon qui devait se tenir en 2021 est annulé à cause de la COVID-19 et , si on excepte les années de guerre, c’est la première fois depuis l’apparition d’une section « réservée aux choses de l’air » dans le cadre du salon de l’automobile de 1908. L’idée initiale vient de Robert Esnault-Pelterie, ingénieur et industriel venu très vite à l’Aviation et d’André Granet Architecte et neveu de Gustave Eiffel.

En 1946, Le XVIIe Salon de l’Aéronautique est organisé par l’Union Syndicale des Industries Aéronautiques dont Marcel Bloch est le président. Monsieur Raymond Saulnier est le président de la commission exécutive du Salon et André Granet est toujours le commissaire général de l’Exposition.. Ce Salon se tient sous le haut patronage de Monsieur André Michelet Ministre des Armées, Monsieur Charles Tillon Ministre de l’Armement et Monsieur Jules Moch Ministre des travaux Publics et des transports.

Au premier plan deux Gloster « Meteor » encadrant un Hawker « Sea Fury » de la Royale Navy, à l’arrière plan, l’aile volante Armstrong-Whitworth (collection privée Jacques Hémet)

Au programme de cette dix-septième édition la toute jeune aviation à réaction est à l’honneur, c’est ainsi qu’on pouvait apercevoir le SO-6000 Triton de la SNCASO, les deux Gloster »Meteor » britanniques dont l’un vient de battre le record de vitesse entre Londres et Paris (plus de 800 km/h), ou encore le Lockheed F.80 Shooting Star de la firme américaine. La Royal Navy présente un Hawker « Sea Fury » propulsé par un moteur à pistons Bristol « Centaurus » de 2 400 ch. Autre vedette des stands d’outre manche, l’aile volante Armstrong-Whitworth, reproduction en planeur d’un très gros appareil équipé de turbo-propulseurs.

De gauche à droite : le planeur SA 103 « Emouchet » avec patin, le SE-2100 aile volante et le SE-300 hélicoptère bi-rotor (collection privée Jacques Hémet)

Le SE-2100 est conçu comme une aile volante à propulsion arrière moteur Renault de 140 cv, son premier vol eu lieu le 3 octobre 1945 aux mains du pilote d’essai à la SNCASE, Pierre Nadot.

Fuselage du chasseur Arsenal VB-10 devant être équipé du double moteur 24H en tandem (collection privée Jacques Hémet)

L’Arsenal VB 10 est un chasseur lourd français de la Seconde Guerre mondiale. Dessiné en 1938 par l’ingénieur général de l’Air Marius Vernisse, assisté de l’ingénieur Badie (Initiales VB pour Vernisse-Badie), le prototype ne put être achevé avant l’armistice du 22 juin 1940. Il ne prit donc l’air qu’une fois la guerre terminée et resta au stade expérimental. pour en savoir plus, lire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arsenal_VB-10 et https://www.hydroretro.net/etudegh/arsenal_de_l_aeronautique.pdf

Notes

  • S.N.C.A.S.O : Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Ouest
  • S.N.C.A.S.E : Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Est
  • En 1949, Marcel Bloch change de nom en extrayant « Dassault » du nom de code « Chardasso » utilisé dans la Résistance par son frère, le général Darius Paul Bloch. Il sera désormais plus connu sous son pseudonyme : Marcel Dassault

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Michel Bourreau pilote de ligne à Air France

Michel Bourreau commandant de bord à Air France (Collection privé famille Bourreau)

Nous avons vu dans 1er article comment Michel Bourreau a obtenu, en 1938, l’année de ses 20 ans, à la fois ses brevets de pilote d’avion de tourisme 1er et 2eme degrés à Poitiers et ses brevets A, B et C de pilote de planeur au centre national de vol sans moteur de La Banne d’Ordanche (Puys de Dôme Dans le deuxième article le concernant nous avons pu suivre son engagement dans l’armée de l’air, sa formation au Maroc de pilote militaire, son affectation au GC I/5  » Champagne » dans l’ escadrille « les Cigognes » sous les ordres d’Edmond Marin La Meslée puis au II /5 « Lafayette » dans l’escadrille « les Sioux » et ses missions de guerre sur P-47 Thunderbolt.Nous retrouvons ici Michel rendu à la vie civile, le 3 avril 1946, Nous allons maintenant le suivre tout au long de sa carrière de pilote commercial chez Air France.

Le DC-3 F-AZTE aux couleurs du F-BBBE d’Air France au meeting de Meaux 2018 ©Xavier Cotton

Carrière civile de Michel Bourreau

Le 03 mai 1946, Michel Bourreau est breveté pilote de transport public et entre à Air France où il débute sur Caudron Goéland, Bloch 161.Il fait des navettes vers Paris, Vichy, Bordeaux Toulouse, Mulhouse et Strasbourg. Il obtient son brevet de navigateur élémentaire à cette même date. Il effectue son premier vol sur DC-3 (F-BBBE) le 09 octobre 1946

Bloch 220 N° 2 F-AOHB Gascogne Paris-Le Bourget (1938) (collection privée Xavier Cotton)

A partir de 1947 il vole aussi sur Bloch 161, Bloch 220, Dewoitine 338, JU 52, Bloch 221. Il vole beaucoup sur DC-3 d’autant plus qu’il est instructeur sur ce type d’avion. Il s’entraîne à Pontoise-Cormeilles. Basée au Bourget, il fait des vols intérieurs, aller-retour Paris- Lyon, Ajaccio, Bastia. Nice mais aussi vers les capitales européennes : Amsterdam, Zurich, Londres, Prague.

Michel Bourreau (à gauche) descend du Bloch MB161 F-BATC (collection privée famille Bourreau)

En 1948, il poursuit ses vols sur Bloch 161. Il vole sur le lignes intérieures : Paris-Marseille, Corse, Nice . Il s’entraine à Orly et au Bourget.

En 1949, Il fait des vols d’essai à Marseille sur DC-3 et DC-4/C-54, des aller-retour Casablanca-Bordeaux, Nantes. Il commence a faire des long-courriers vers l’Afrique du Nord et de l’Ouest : Niamey , Dakar, Libreville, Lomé, Abidjan, Robertsfield, Archambault, Fort Lamy, Gao, Brazzaville sur Lockheed Constellation L.749 et L.1049.

Après Jacques on aîné né le 23 décembre 1944, il aura son deuxième enfant Anne Marie, le 11 novembre 1949. Yves, le petit dernier naitra le 09 février 1954

Il obtient son brevet de navigateur supérieur le 22 juillet 1953.

Constellation L.749A d’Air France (F-BAZU) à Bordeaux-Mérignac (collection privée Xavier Cotton)

 Il est breveté pilote de ligne le 27 janvier 1955

1955-1958 : toujours des vols intérieurs plus destinations vers l’Afrique.

1958 : Il vole sur Super Constellation L1049 vers l’Afrique, mais aussi vers de grandes villes européennes : Athènes, Milan, Düsseldorf, Berlin, Munich, Francfort, Rome.

En janvier 1960 : Michel Bourreau est lâché sur L.1649 dit « Super Star ». Reprise des vols sur l’Afrique : Lagos, Port Gentil, Brazzaville, Khartoum, Nairobi.

En 1962, Fernandel,pose avec le CdB Michel Bourreau (3eme en partant du bas) et son équipage devant le Lockheed L.1049G (F-BHMJ) d’Air France. (collection famille Bourreau)

Il est Breveté Pilote Privé d’avion N°TT 10459 le 27/06/1963

Les carnets de vol de Février 1960 à août 1966 et de 1967 à 1971 sont pour le moment malheureusement introuvables. Il manque, à la liste des très nombreux avions que Michel Bourreau a piloté, la trace des heures de vol effectuées sur certains appareils, comme la caravelle sur laquelle il fera aussi de l’instruction, le Breguet 2 ponts, ou le Boeing B707 en Co-pilote.)

Michel Bourreau fini sa brillante carrière à Air France en aout 1966, avec 15 304 heures de vol .

Michel Bourreau à droite (collection privée famille Bourreau)

Mais sa carrière civile n’est pas encore terminé, Il part a Madagascar comme instructeur pour former 2 pilotes Malgaches et y restera jusqu’en novembre 1971. Il y vole exclusivement sur DC-3 ET DC-4 pour des vols locaux à Tananarive, des circulaire nord et sud de l’ile. Il va une fois par mois à la Réunion ou en Afrique du sud. Ses horaires, beaucoup plus souples lui permettent bien sûr de mieux profiter de ses deux enfants plus jeunes. Jacques l’aîné jacques étant rester à Paris pour ces études. Toutefois celui-ci aura deux fois l’occasion de venir faire des balades dans le sud de Madagascar accompagné de son père et la troisième fois il vient avec son épouse.

le 04 novembre 1971 pour son dernier vol, il effectue une boucle nord et reçoit à chaque étape dont la petite ile de Nosy-Be, un accueil chaleureux de tous le personnel technique au sol, et pour finir il se pose à Ivato, l’aéroport international de Tananarive où l’attend une surprise. Quelques temps avant Mr Marcel Debris chef pilote téléphone à la famille Bourreau, le plus jeune de enfants décroche : « Allo Yves, préviens ta maman, je vous emmène à Ivato pour accueillir ton papa qui fait son dernier atterrissage et je vous invite tous les deux au pot qui  sera donné en son honneur pour sa fin de carrière ». A la descente de l’avion sur la passerelle comme il se doit, il est le dernier à descendre et se trouve ébahi, surpris, ému, de voir sa famille à son arrivé sur le tarmac ainsi que certaines personnalités dont Monsieur et Madame Alexandre directeur d’AIR MADAGASCAR et le ministre des Transport qui l’attendent tout heureux de lui faire cette magnifique surprise. Il finir sa carrière de pilote de transport avec plus de 20 837 heures de vols. La famille Bourreau quitte Madagascar en  août 1972.

 Michel Bourreau continue de voler pour son plaisir à Toussus-le-Noble et dans les  environs sur Cessna C150 C172, Morane MS883, Wassmer W41 et toute la famille des Robin. Il participe à la recherche archéologique par vues aériennes jusqu’en 1989. Après avoir appris à un de ses petits enfants, Il prend la décision d’arrêter de piloter ; le flambeau est passé. Il a alors passé près de 23000 heures en l’air, que ce soit en planeur, en  avion de tourisme, en avion de chasse ou en avion de transport civil. Il a la joie de connaître sa première arrière-petite-fille né le 20 avril 1999. Il décède le 30 juillet 1999 à l’âge de 81 ans. Mais comme dit Antoine de Saint-Exupery : Un pilote ne meurt jamais, il s’envole juste et ne revient pas. Alors, souhaitons bon vol à Michel Bourreau.

Il est inhumé le 03 août 1999 dans le caveau familiale au Gond-Pontouvre. Ses amis du la Fayette lui offriront la plaque « commémorative de l’Association des pilotes de chasses les Sioux, les cigognes et les diables rouges »

Michel Bourreau a volé sur 71 types d’avions de transport, 14 types d’avions de chasse et 16 type de planeurs, plus une vingtaine de type d’avions de tourisme et fait quelques heures comme passager sur les bombardiers North-American B-25 Mitchell et sur le Marauder B-26.

Il a transmis, la joie et le bonheur de voler, à ses enfants et à son petit-fils ainée et probablement à des tas d’inconnus qui le rencontrant et l’écoutant ont développé la même passion pour le monde de l’aviation et y ont peut être même fait carrière. En tout cas j’aurais aimé croiser le chemin de cet »aviateur » et l’écouter raconter ses expériences

Récapitulatif des brevets et licences aéronautiques de Michel Bourreau

Tourisme :

  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 1er degré N°10-260 le 28/03/1938
  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 2eme degré N°10-260 le 11/10/1938
  • Brevet Pilote Privé d’avion TT N°10459 le 27/06/1963
  • Brevet de planeur A N°343 22 /08/38
  • Brevet de planeur B N°343 23/08/38
  • Brevet de planeur C N°343 03/04/38

Militaire :

  • Brevet de pilote de chasse le 3 avril 1940

Transport

  • Brevet de pilote transport public N° A 164 P le 3/05/46
  • Brevet de navigateur élémentaire N°A 197 P le 3/05/46
  • Brevet de navigateur supérieur N°A 283 P le 22/07/53
  • Brevet Pilote de ligne PL N°0272 le 27/01/1955

Précédents articles sur Michel Bourreau

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Le temps des hélices 2021

Communiqué de presse

LE TEMPS DES HÉLICES – 48ème ÉDITION  26 & 27 JUIN 2021    

        La Ferté-Alais, le 28 janvier 2021. Reportée à plusieurs reprises l’an dernier en raison des directives sanitaires gouvernementales mises en place pour lutter contre la pandemie de Covid-19, la 48ème édition du Temps des Hélices organisée par l’Amicale Jean-Baptiste Salis (AJBS) avec le soutien de l’Aéro-Club de France est programmée les 26 & 27 juin 2021 (sous réserve, une nouvelle fois, des mesures gouvernementales qui seront en vigueur à ces dates). Soit un mois plus tard que les années précédentes qui avaient coutume de voir notre fête aérienne se tenir fin mai à l’occasion du week-end de la Pentecôte.   Ainsi, les organisateurs ont-ils souhaité reporter d’un mois ce rendez-vous plus que jamais attendu par tous les passionnés avec l’espoir qu’il puisse se dérouler dans les meilleures conditions au regard du contexte sanitaire toujours préoccupant à ce jour. Il va de soi que les billets initialement achetés pour l’édition 2020 resteront valides en juin prochain sur leur simple présentation.    Organisée pour la première fois en 1970, cette manifestation aérienne sur l’aérodrome de La Ferté-Alais dans l’Essonne, à 50 km au Sud de Paris, s’est développée au fil des ans grâce aux efforts de l’Amicale Jean-Baptiste Salis, pour devenir l’un des meetings les plus réputés au monde.   Ce rendez-vous incontournable dans l’agenda des grands évènements aéronautiques internationaux se démarque par sa piste en herbe historique et la priorité donnée aux aéroplanes du début du siècle dernier qui virent les pionniers Clément Ader, Louis Blériot, Roland Garros et consorts, écrire les premières pages de l’histoire de l’aéronautique. L’évènement met également en exergue les avions engagés durant la Première et la Seconde Guerre mondiale avec la présence de nombreux modèles qui marquèrent les deux conflits. Sans oublier la démonstration en vol de la célèbre Patrouille de France, ainsi que le survol de plusieurs Rafale et autres chasseurs de dernière génération.   Le Temps des Hélices met en scène l’histoire de l’aviation, ancienne et moderne, civile et militaire, avec la présence de 150 appareils exposés, dont une centaine sera également présentée en vol, offrant notamment des reconstitutions de combats aériens avec effets sonores et pyrotechniques. Au sol, véhicules anciens et militaires, figurants en costumes d’époque et uniformes complèteront ces tableaux historiques.   Cette 48ème édition sera également l’occasion pour les organisateurs de proposer un retour aux sources de l’évènement et de rappeler que cette célébration de l’aviation a débuté il y a cinquante ans par une fête aérienne organisée par une poignée de passionnés sur l’aérodrome de La Ferté-Alais.  
         
  LES SPECTATEURS AUX PREMIÈRES LOGES
Chacune des deux journées du meeting sera organisée autour de deux temps forts. La matinée sera réservée à une grande exposition statique accessible aux visiteurs. Les organisateurs du Temps des Hélices privilégiant la plus grande proximité entre les spectateurs et les acteurs de la manifestation, chacun pourra venir admirer de près les quelque 150 avions historiques et rencontrer les mécaniciens et pilotes qui les maintiennent en état de vol. Le matin sera aussi l’occasion de pouvoir s’envoler pour une balade aérienne au-dessus de l’Essonne à bord d’avions et d’hélicoptères.
L’après-midi sera consacrée à une succession de démonstrations en vol et de shows aériens réalisés par une centaine d’avions. Au total, Le Temps des Hélices proposera chaque jour aux spectateurs six heures d’un spectacle aérien ininterrompu avec plusieurs appareils en vol simultanément (une spécificité de ce meeting) commenté par le pilote, journaliste et historien de l’aéronautique Bernard Chabbert.  
LE VILLAGE DU TEMPS DES HÉLICES
Lieu privilégié de rencontres, d’échanges et d’animations, le Village du Temps des Hélices situé au cœur du terrain offre aux visiteurs l’occasion de découvrir l’univers de l’aéronautique au travers de ses nombreux exposants et boutiques proposant restauration, animations (concerts, simulateurs de vol, manèges, séances de dédicaces) et articles de toutes sortes (livres, BD, maquettes, vêtements et accessoires…).  
LE TEMPS DES HÉLICES EN CHIFFRES
48ème édition, les 26 & 27 juin à Cerny/La Ferté-Alais (91)
150 avions exposés le matin
100 avions présentés en vol l’après-midi
6 heures de spectacle ininterrompu chaque jour
40.000 spectateurs
800 baptêmes de l’air     En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, nous vous tiendrons informés des conditions pratiques dans lesquelles se tiendra notre fête aérienne en espérant ne pas devoir être limité en terme de nombre de places.

Nous restons plein d’espoir pour que 2021 permette le retour de notre évènement dans les meilleures conditions. En attendant, prenez soin de vous !   
    Accréditations Médias : http://www.ajbs.fr/accreditation-carte-presse/ Contact Médias : presse@ajbs.fr Complément d’informations sur : www.letempsdeshelices.fr & www.ajbs.fr        
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Fête de l’aviation : Campagne d’Adhésion

Communiqué de presse 18/01/2021
Fête de l’aviation 2021, inscrivez-vous !


Les instigateurs de la Fête programmée les 25-26-27 septembre, partout en France, annoncent :« Cette action doit contribuer à plus de solidarité, convivialité, transversalité entre les acteurs de la petite et de la grande aviation. Une bonne campagne peut permettre d’atteindre nos objectifs de recrutements et valorisations ! ».

Les acteurs concernés
Tous ceux qui évoluent dans l’univers du vol libre ou vol moteur, de l’aéromodélisme ou encore du parachutisme en passant par l’aviation commerciale, d’affaires, militaire ou encore l’aérospatiale sont concernés. Vous êtes un aérodrome ou aéroport, une base d’activités, une école, un formateur et / ou recruteur, une compagnie aérienne, une association de pratiquants, un musée, un industriel, un constructeur, un équipementier, un atelier de maintenance ou encore organisateur d’une manifestation ? Bénéficiez pleinement des retombées de cette action nationale en vous inscrivant !

Les inscriptions sont ouvertes
Demandez à être référencés comme participants à la Fête. Votre structure recevra un Pack Organisateur avec affiches, bulletins jeux, banderoles, flèches directionnelles, gilets et badges, kit numérique, etc… Vous serez associés à une fête nationale et piloterez votre action chez vous, selon
vos envies, moyens, objectifs et les jours de votre choix. Engagez-vous dès aujourd’hui, si vous souhaitez profiter des retombées !

Relevons tous les défis
Nos activités font rêver, elles apportent du bonheur. Elles créent des métiers, reposent sur des savoir faire qu’on aime transmettre. Elles sont le fruit d’un héritage, d’une créativité infinie, dont nous pouvons être fiers. Il nous appartient de préserver, développer, valoriser tout cela, plus particulièrement en période de turbulences, pour démontrer combien notre grande famille a de talents et richesses.

Nous avons les ressources
Les actions promotionnelles énergiques comme la Fête de l’Aviation permettent de relancer les anciens sympathisants qui ne sont pas revenus s’inscrire et de toucher de nouveaux publics. Elles nous rapprochent aussi des riverains, politiques, médias avec lesquels il est important d’entretenir de bonnes relations, créer des liens de confiance, de respect, pour construire un avenir plein d’enthousiasme. Ces fêtes permettent enfin aux entrepreneurs de mettre à l’honneur leurs compétences, de valoriser les hommes et les femmes qui se cachent derrière.

Tout est possible
Un « dossier organisateurs et partenaires » réunit plus de 40 idées pour optimiser la coordination de cette Fête. Demandez plus d’informations pour préparer cette opération collective de pied ferme.
Contactez Géraldine au 04 77 72 32 25 ou contact@fetedelaviation.fr. A vous de jouer !


Elixir : 3 millions d’euros et une nouvelle usine pour accompagner la production

 

communiqué de presse :
3 millions d’euros et une nouvelle usine pour accompagner la production

 

Elixir Aircraft, l’avionneur français ayant conçu le premier biplace de 4ème génération, finalise une levée de fonds auprès de nouveaux investisseurs. Suite à l’obtention de la certification CS23 en mars 2020, ce tour de table de 3M€ va permettre d’accélérer la montée en puissance industrielle et commerciale de la société, en accueillant à son capital des fonds institutionnels locaux, Ouest Croissance et Océan Participations, et de nouveaux business angels. Ce développement s’accompagne de nombreux recrutements ainsi que de l’installation dans de nouveaux locaux sur l’aéroport de La Rochelle.  

  Elixir Aircraft, 4ème génération d’avions légers à visée internationale
Elixir Aircraft souhaite proposer au marché mondial une gamme d’avions biplaces qualifiés de 4ème génération, performants et bénéficiant d’un plus faible coût d’exploitation. Le produit qu’elle a conçu, simple, robuste, confortable et particulièrement sûr, est composé d’un nombre restreint de pièces, facile à maintenir. Sa construction a largement recours aux matériaux composites, notamment selon la technologie du « One shot », et à la dernière génération des moteurs thermiques et des équipements électroniques pour avions légers.
La certification CS23 obtenue en mars 2020 pour la version VFR 100ch de l’avion a permis d’engendrer un carnet de pré-commandes conséquent qui témoigne de l’intérêt suscité et de sa pertinence sur le marché de l’aviation générale.
Une entreprise innovante
Elixir Aircraft ambitionne de se positionner durablement sur le marché de l’aviation générale comme une entreprise innovante. Ce positionnement lui permet d’être retenue par l’Union Européenne dans le cadre du programme d’excellence H2020 (aujourd’hui EIC) et de faire partie d’un programme national financé par le DGAC associant Elixir Aircraft à de grands groupes aéronautiques français, comme Airbus et Daher.
Montée en puissance industrielle et commerciale   La levée de fonds permet à la société d’accompagner la production en série de la version VFR 100ch et de poursuivre le développement et la certification d’autres versions, notamment plus puissantes, mais également NVFR ou IFR. Parallèlement, Elixir Aircraft, qui totalise aujourd’hui 32 collaborateurs, complète son équipe par des recrutements de toutes natures – techniciens de fabrication, commerciaux et personnels administratif et financier – pour passer du stade de start-up à celui d’une PME structurée en forte croissance. L’entreprise s’installe également dans de nouveaux locaux rénovés (norme RT2012) de 2300m2, mieux adaptés et plus vastes, dans la zone industrielle jouxtant l’aéroport de La Rochelle, et dont la capacité de production peut atteindre 80 avions par an.
De nouveaux investisseurs
Depuis la création d’Elixir Aircraft en 2015, les trois fondateurs – Arthur Léopold-Léger (Président), Cyril Champenois (Responsable Marketing, Vente et Qualité) et Nicolas Mahuet (Responsable du bureau d’Étude) – ont réuni autour d’eux des proches, des business angels, un fournisseur local, ainsi que deux fonds d’investissement régionaux (Fonds de co-investissement régional Poitou-Charentes et FCI Limousin, tous deux gérés par Aquiti Gestion).
À travers ce nouveau tour de table, la société accueille à son capital Ouest Croissance et Océan Participations, deux fonds institutionnels locaux (à hauteur de 18%), ainsi que deux nouveaux importants investisseurs privés (12%).  
« Ces deux fonds ont une vraie attache locale, notamment chez certains de nos sous-traitants ou partenaires. Ils ont l’habitude de travailler ensemble. Laurent Bodin (Ouest croissance) a une connaissance du milieu dans lequel nous évoluons, l’aviation légère; c’est un atout pour évoquer les stratégies de développement.” commente Arthur Léopold-Léger, président-fondateur d’Elixir Aircraft.   « Nous avons été doublement conquis par Elixir Aircraft. D’une part par notre rencontre avec une personne exceptionnelle, qui a su mener un projet à bout, en partant de zéro pour aboutir à la certification européenne, le tout en mode start-up. Et bien sûr par l’avion lui-même qui correspond à une réelle demande du marché, comme l’atteste les pré-commandes!” ajoutent Laurent Bodin et Henri Guillermit de Ouest Croissance.   « Dès nos premiers échanges, nous avons été séduits par une équipe dirigeante passionnée et animée par la volonté de proposer des solutions disruptives sur le marché de l’aviation générale. L’obtention de la certification EASA CS-23 est un vrai gage de savoir-faire et d’abnégation. Enfin, l’avion saura, nous en sommes sûrs, mettre en appétence son marché ! » Pierrick Charrot et Vincent Pelloquin d’Océan Participations.  
Partenaires
 
Investisseurs :
Ouest Croissance : Laurent BODIN, Henri GUILLERMIT
Océan Participations : Pierrick CHARROT, Vincent PELLOQUIN
Investisseurs Privés : Pascal-Olivier MANTOUX, Hervé LIBEAU   Conseils Société :
Financier : LINKERS – Philippe LAURENT, Florent COUDRAY
Juridique : Malgorzata LÉOPOLD-LÉGER et Jérôme HERCE (HMP Avocats)   Conseils Investisseurs :
Juridique : PwC Société d’Avocats – Jacques DARBOI
Audit financier : KPMG Transaction Services – Arnaud COLAS
M. Mantoux : Rothschild & Cie – Philippe DUBOIS de MONTREYNAUD, associé-gérant
   
Rappel Sociétés
  Elixir Aircraft
Certifié EASA CS-23 et bientôt FAA FAR-23, et grâce à sa conception simplifiée, l’Elixir garantit les plus hauts standards de sécurité en aviation générale, tout en offrant une polyvalence inégalée et en réduisant les coûts. Il répond aux besoins des écoles de pilotage, des aéroclubs et des pilotes privés. Conçu tout en minimisant son impact environnemental, l’Elixir Aircraft est 50% plus économe en carburant, utilise de l’essence non plombée et concentre sa R&D sur l’émergence de nouvelles technologies. La société créée en 2015 emploie 32 personnes.   https://elixir-aircraft.com/    contact@elixir-aircraft.com 2 rue du Jura, 17000 La Rochelle  
Ouest Croissance « La confiance est le capital des alliances qui durent »
Société de capital investissement de trois Banques Populaires (BPGO, BPACA, BPVF), Ouest Croissance a soutenu plus de 500 PME-PMI régionales dans 32 départements du Centre, de l’Ouest et du Sud-Ouest de la France depuis sa création en 1987. Ouest Croissance accompagne les dirigeants d’entreprises performantes dans leurs projets de croissance, de réorganisation de capital ou de transmission en apportant une expertise « haut de bilan ». Avec un encours de 200 M€, 100 participations actives et un ticket d’investissement pouvant atteindre 10 M€, Ouest Croissance se comporte en associé proche, fiable et durable.   www.ouest-croissance.com   Suivez-nous sur Twitter @OuestCroissance et LinkedIn @ouest croissance  
Océan Participations
Océan Participations a été créée en 1988 pour développer des solutions d’intervention au service de l’entreprise, destinées à favoriser leur développement et répondant à leurs projets de croissance interne et externe, de reprise et de transmission, comme en matière de reclassement de capital. Elle intervient comme « facilitateur » des projets de l’entreprise, avec un principe essentiel : le respect de son autonomie.

Son affiliation à 100 % à la Caisse Fédérale du Crédit Mutuel Océan de La Roche-sur-Yon lui assure une assise financière sécurisante pour accompagner les sociétés dans le temps en toute confiance, et sans contrainte de liquidités.

Partenaire minoritaire de proximité auprès de 100 entreprises régionales pour plus de 95 millions d’euros investis, sa raison d’être est de préserver les richesses et les centres de décisions sur leur territoire, de favoriser la croissance de leurs activités, et donc de permettre un développement dont elles seront le principal acteur. Océan Participations offre un soutien efficace quel que soit le cycle de vie de l’entreprise.
  www.ocean-participations.fr

   
  Elixir Aircraft
2 Impasse du Front Ouest
17000 La Rochelle Tel: +336 87 38 40 40 www.elixir-aircraft.com
contact@elixir-aircraft.com Facebook LinkedIn   Instagram YouTube  

Planeurs et Avions Maurice Brochet

Planeurs et avions Maurice Brochet

par Christian Noël-Brochet et Patrick Gilliéron

Éditions CEPADUES

À la retraite, Christian Noël-Brochet, a entrepris de se lancer dans la rédaction d’un ouvrage sur le passé aéronautique de son grand-père à partir des 600 photos et plus, ainsi que des archives retrouvées dans la maison familiale.

Sommaire :

  • L’élan du vol sans moteur et des petits avions en France
  • Le vol à voile en France
  • Vers l’Aviation Populaire avec Maurice Brochet
  • L’occupation puis le retour à la paix
  • La relance de l’Aviation Légère
  • Bibliographie
  • Annexes

Caractéristiques

  • Titre : Planeurs et Avions Maurice Brochet
  • Auteurs : Christian Noël-Brochet et Patrick Gilliéron
  • Éditeur : CEPADUES
  • Reliure : Broché
  • Format : 17 X 24
  • Pages : 298
  • Année de parution : 2021
  • Référence : 1880
  • Prix : 30€
  • I.S.B.N. : 9782364938809

Avions Maurice Brochet : http://avions.brochet.free.fr/Entree.html


Le choix du noir et blanc (épisode 7)

Cockpit du P-38 Lightning (N25Y) Red BulL au meeting de La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton
P-38 Lightning (N25Y) Red BulL au meeting de La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton

Comme je l’avais indiqué dans « Le choix du noir et blanc » certaines photos aéronautiques m’inspirent pour les passer en noir et blanc, cela leur donne un aspect intemporel qui me plait bien. Que ce soit le rendu du métal poli de ce célèbre P-38 Lightning, le reflet du casque d’un pilote de la patrouille Sparflex sur l’aile du L39 Albatros, le coté sobre de cette photo de Mirage F1CR , bien sur l’hommage à Daniel Koblet, pilote disparu, réfléchissant devant le capot ouvert sur la beauté du moteur de son MS-406. ou encore la mis en évidence du flux de chaleur à la sortie des réacteurs de ce rafale et cette série de dérives de Falcon, qui sont probablement en attente de livraison

Surtout n’hésitez pas à laisser vos commentaires pour donner votre avis qu’il soit positif ou négatif.

Casque d\’un des pilote de la patrouille Sparflex ©Xavier Cotton
Phare latéral sur Mirage F1 CR de la BA112 de Reims ©Xavier Cotton
Hommage à Daniel Koblet pilote du MS406 (HB-RCF) à l’occasion du dernier meeting de la BA112 de Reims en 2009 ©Xavier Cotton
Queue ou queues de Falcon en attente sur le parking du Bourget, journées européennes du Patrimoine ©Xavier Cotton
Rafale 113-GW de la B113 de Saint-Dizier au meeting de Troyes 2014 ©Xavier Cotton

Si vous souhaitez voir les épisodes précédents en voici la liste :


Michel Bourreau pilote de chasse sur P-47 au II/5 Sioux

Michel Bourreau en uniforme de l’armée de l’air (collection famille Bourreau)

Michel Bourreau, né le 7 juin 1918, passe l’année de ses 20 ans, à la fois ses brevets de pilote d’avion de tourisme 1er et 2eme degrés à Poitiers et ses brevets A, B et C de pilote de planeur au centre national de vol sans moteur de La Banne d’Ordanche (Puys de Dôme)

1. Incorporation et formation de pilote militaire

le 16 septembre 1939, 13 jours après la déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre à l’Allemagne, il est incorporé à Tours dans l’armée de l’air comme élève-pilote.

D’abord affecté à Poitiers comme soldat de seconde classe, il y effectue 1 heure 45 de vol sur Salmson D.6 Cricri, puis le 11 janvier 1940, il intègre l’École de Principale de Pilotage (EPP) de la BA 207 de Marrakech. C’est Le Lt-colonel Bignolas qui est commandant de l’EPP et de la BA 207 (renommée BA 707 en 1949).

Carnet de vol militaire de Michel Bourreau, premiers vols à l’école principal de Marrakech (collection privée de la famille Bourreau)

Le 17 janvier 1940, il effectue un vol de contrôle sur Caudron Luciole avec son moniteur l’adjudant Gabory (Alain Le Taillandier de Gabory). Il poursuit sa formation de pilote sous les ordres du Capitaine Truchement commandant la Division d’Instruction Aérienne (DIA). Sa formation se fera essentiellement sur Morane-Saulnier MS-315. Étant breveté pilote de tourisme, celle- ci ne durera que 4 mois au lieu des 11 mois prévus sinon. Il obtient son brevet de pilote de chasse le 3 avril 1940. Il vole ensuite sur MS-230, Potez 25, Hanriot 431, 482, 43, 58, 60, Caudron 635, NAA 61 (version française du T6)

Juin 1940, alors qu’il est affecté à l’école de pilotage de Fès, son carnet de vol est arrêté au 18 juin 1940, lendemain du discours de Pétain annonçant l’armistice qui sera signé avec l’Allemagne, le 22 juin 1940.

A la fin du mois de novembre 1942. les troupes du régime de Vichy en Afrique du Nord rallient officiellement le camp allié et sont engagées contre l’armée allemande

Curtiss Hawk H75 G-CCVH les Sioux au meeting de La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton

2. Affectation au GC I/5 « Champagne »

Du 16 janvier au 21 aout 1943, il est affecté au GC 1/5 « Champagne » basé à Rabat commandé par le capitaine Edmond Marin La Meslé lui même sous les ordres du Commandant Hubert Monraisse à la tête de la 1ere Escadrille. Le GC I/5 est équipé de Curtiss P-40 (novembre 1942) puis de Bell P-39 N Airacobra (juin 1943). Michel Bourreau vole sur NAA61, Curtiss Hawk H75 (version française du Curtiss P-36), et effectue son premier vol de « lâché » pour prise en main sur P-40F le 17 mai 1943 et sur Bell P-39 N Airacobra le 14 juillet 1943.

A compter du 1er octobre 1943, il est inscrit à l’École des Officier de Réserve (E.O.R) de Rabat. le 25 décembre 1943, il est nommé aspirant de réserve dans le corps du personnel navigant, joli cadeau de Noël.

Dès le 14 janvier 1944, Michel Bourreau est affecté au dépôt des pilotes de chasse de Meknes et il est « lâché » sur Dewoitine D.520.

C’est à Marrakech au début de l’année 44 qu’il fait la connaissance de Marguerite Basset dite « Guitou ». Son départ pour le front étant proche et bien sûr pour une période indéterminée, les deux amoureux prirent la décision de se marier au plus vite ce qui fut fait le 5 février 1944.

Le 1er avril 1944, il est affecté au GC I/5 . Le 6 avril 1944 il est « lâché » sur P-47 Thunderbolt

Du 14 au 18 avril 1944, il est affecté à l’école de chasse de Meknes où il continue de s’entrainer sur Dewoitine D.520

Décoration » Sioux » sur Curtiss Hawk H75 G-CCVH au meeting de La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton

3. Affectation au GC II/5 « Sioux »

Ensuite il sera affecté 19 avril 1944 au GC II/5 « Lafayette » chez les « Sioux » sous les ordres du Lieutenant de L’Espinay commandant l’Escadrille Lafayette et le commandant de Rivals-Mazière commandant le groupe de chasse

Le 2 mai 1944 il participe au convoyage des P-47 Thunderbolt du groupe, de Bône vers le terrain d’Alto près de Bastia. Son groupe est rattaché à la 1st Allied Tactical Air Force,

Sur la piste d’Alto un film de Daniel Costelle et Isabelle Clarke avec le concours de Jean Santoni membre d’honneur du 57th.

Ce film nous fait revivre, grâce aux rushs inconnus du grand réalisateur américain William Wyler, une période importante de l’histoire de la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale. La base d’Alto, près de Folelli, accueillait en 1944 à la fois un groupe de chasseurs-bombardiers de l’U.S Air Force (le 57ème Fighter Group) et le célèbre groupe de chasse français Lafayette. Jour après jour, les jeunes pilotes de ces deux unités, décollaient de la piste d’Alto sur leurs P 47 Thunderbolt pour attaquer, mitrailler, bombarder les troupes Allemandes qui, en Italie, avaient stoppé l’avance des Alliés à Monte Cassino et participer au débarquement de Provence en août 1944 en protégeant des bombardiers Américains des avion ennemis.

P-47 Thunderbolt G-CDVX lors du meeting de La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton

Ensuite basés à Luxeuil, Michel Bourreau ira en mission à Amberieux , Dôle, Colmar, Coblence, Oran, toujours sur Republic P-47 Thunderbolt

Jacques, le premier enfant de Michel et Guitou nait le 23 novembre 1944, mais Michel n’apprend sa naissance que quelque mois plus tard, lors d’une réunion d’états-majors d’appuis aériens . Leur médecin leur conseillant de changer de climat pour la santé de l’enfant, Jacques et sa maman quittent Rabat et sont accueillis au Bouscat chez l’oncle, le docteur Monteau et sa famille.

4. Fin de la guerre et démobilisation

Le 6 juin 1945, Michel participe au défilé de la victoire au dessus de Paris avec un P-47 Thunderbolt.

Michel Bourreau termine la guerre avec 618 heures de vol et 100 missions à son actif. Il est rendu à la vie civile le 3 Mars 1946 avec le grade de lieutenant, et le 3 mai de la même année, il entre à Air France. Je raconterai sa carrière de pilote de ligne dans un prochain article.

P-47 Thunderbolt n°371 décoré de l’insigne du GC II/5 sur le parking MAE du Bourget ©Pyperpote

Le P-47D-30-RE 44-20371 exposé au MAE à été livré en septembre 1944 à l’US Air Force. Transféré à l’Armée de l’Air en octobre, il fut affecté au GC I/4 Navarre  jusqu’en 1950, avant de passer à la 10e Escadre. Il a été donné au musée de l’Air en 1963. Il est décoré avec l’insigne du G.C. 2/5 La Fayette, la tête de Sioux.” (Source: site du Musée de l’Air et de l’Espace ).

Curtiss Hawk H75 G-CCVH et P-47 Thunderbolt G-CDVX lors du meeting de La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton

Michel Bourreau recevra les distinctions suivantes : 

  • La Légion d’Honneur à titre Militaire et fait de guerre.
  • La croix de guerre avec citations 2 palmes et 2 Étoilés d’argents
  • La croix du combattant.
  • La médaille d’engagé volontaire.
  • La médaille des campagnes ; France ; Allemagne ; Italie ; Tunisie.

Source des informations :


LES AVIONS DES AEROCLUBS FRANÇAIS par Patrick PERRIER chez Bleu Ciel Diffusion

LES AVIONS DES AERO-CLUBS FRANÇAIS

par Patrick PERRIER

chez Bleu Ciel Diffusion

La France compte aujourd’hui plus de 2000 aéro-clubs installés sur plus de 830 aérodromes métropolitains et ultramarins, publics et privés, où sont exploités plus de 2 300 avions. Avec 38 000 pilotes privés, juste après les États-Unis, cette richesse fait du pays, la seconde nation mondiale pour l’aviation de loisir, en nombre de pilotes et d’aéronefs légers. Les Avions des aéro-clubs français se veut un témoignage de ce dynamisme.

Grâce à des textes synthétiques et aux multiples photographies faites par l’auteur sur de nombreux aérodromes hexagonaux ou en vol, ce livre évoque l’histoire des aéronefs les plus représentatifs de la flotte des aéro-clubs et donne leurs principales caractéristiques techniques et leurs performances, agrémentées à l’occasion de quelques anecdotes. Il rend également hommage aux multiples et indispensables animateurs de cette activité, de la conception au pilotage, que sont les femmes et les hommes liés à l’aéronautique.

Cet ouvrage souhaite mettre en lumière ces fidèles et discrets serviteurs des aéro-clubs, braves acteurs des émotions du baptême de l’air, du premier vol, du lâcher ou du brevet de l’élève pilote. Il aura toute sa place sur les tables des clubs-houses des aérodromes et dans les bibliothèques des passionnés (en herbe ou confirmés) d’aviation.

  • Titre : LES AVIONS DES AERO-CLUBS FRANÇAIS
  • Auteur : Patrick PERRIER
  • Éditeur : Bleu Ciel Diffusion
  • Format : 21 x 29,7 cm (A4) Broché,
  • Pages : 176, 225 photos.
  • Prix :25,00 €

En souscription jusqu’au 30 avril 2021 : 20,00 € frais de port inclus. Les chèques de souscription ne seront encaissés qu’à la parution de l’ouvrage.


Décollage fort vent dans l’axe avec un avion à train classique.

PA-25-235 Pawnee D (G-BEXK)

Ce pilote doit ramener son avion en Angleterre, mais pour cela il doit régler un problème de roulage au sol car il y a un vent de 20 kt dans l’axe de piste avec des rafales à 30 kt. Les 235 cv du moteur Lycoming O-540-B2C5 qui équipe le Piper PA-25-235 Pawnee D sont bien suffisants pour lutter contre ce vent de face et lui permettre de décoller, mais le taxiway qui rejoint le point d’attente comporte deux partie perpendiculaires à la piste et avec un tel vent, il est impossible de contrer l’effet girouette d’un avion à train classique uniquement aux palonniers. une solution serait qu’un agent de la chambre de commerce accompagne l’avion à pied jusqu’à son alignement sur la piste.

PA-25-235 Pawnee D (G-BEXK)

Le pilote propose une autre solution en tenant compte qu’il est le seul avion présent sur le terrain ; remonter le bout de taxiway parallèle à l’axe de piste joignant le parking au taxiway principal, donner un coup de gaz pour faire demi-tour sur place et prendre l’élan sur ce bout de taxiway afin de décoller juste en début de parking , ce qui laisse encore la possibilité de se reposer en cas de panne moteur au décollage, réponse pragmatique à un problème posé. Bien sûr l’avion a décollé sans demander l’autorisation au contrôleur aérien, seul le vent lui a été indiqué. Aussitôt dit, aussitôt fait, le pilote a remercié le contrôleur aérien en poste et a pu rentrer sans encombre à son terrain.

PA-25-235 Pawnee D (G-BEXK)