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La disparition de Werner von Arx, mémoire de l’EuroAirport

Werner von Arx, qui aimait faire visiter son musée aéronautique dans le hangar 112 de l’EuroAirport, est décédé à l’âge de 98 ans.

Il ne reviendra plus dans son « jardin », le hangar 112 de l’EuroAirport où il conservait les trésors aéronautiques collectionnés durant des décennies. Werner von Arx est décédé dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 septembre, à l’âge de 98 ans.

Ce pilote suisse né en 1923 était une mémoire de l’EuroAirport. Issu d’une vieille famille du canton de Soleure, il connaissait tout le monde à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, appelé aérodrome de Blotzheim à ses débuts. Il a commencé à voler en 1950… Son maître a été Charles Ingold, légende alsacienne de la conquête de l’air.

Le hangar 112 est orphelin

Il était très fier de son musée : l‘essentiel des pièces est conservé au sein du hangar 112. Parmi elles, des reliques comme ce morceau de la toute première piste faite en tôles perforées posées au sol, des pièces d’Aviatik, célèbre entreprise de construction aéronautique d’origine alsacienne, voire des avions entiers. Et bien sûr des archives, précieuses, comme ce film réalisé par Marcel Fremy en 1946 à Bâle-Mulhouse, des plans ou des vues aériennes.



Pascal VAN DE WALLE
Airport Duty Manager



Aéroport de Bâle-Mulhouse | BP 60120 | F-68304 Saint-Louis Cedex | Tél. +33 (0)3 89 90 36 80

Flughafen Basel-Mulhouse | Postfach | CH-4030 Basel | Tel. +41 (0)61 325 36 80

Cell: +33 7 50 68 72 72

www.euroairport.com



Johann Delestrée, un jeune artiste illustrateur en aéronautique

Bonjour Johan Delestrée. Voulez-vous nous dire comment et quand est née votre passion pour dessiner des avions ?

Depuis tout petit, j’ai toujours aimé l’art, j’ai commencé à dessiner vers l’âge de 7 ans. Ma passion pour les véhicules est elle-aussi arrivée très tôt. Vers l’âge de 15 ans je voulais déjà être designer automobile. Je dessinais des dizaines de voitures et divers vaisseaux spatiaux dans mes carnets de cours. Ma famille m’a rapidement fait comprendre que c’était une voie bouchée, et que j’aurais tout intérêt à faire quelque chose de plus « sérieux ». En suivant leurs conseils j’ai donc opté pour des études d’ingénieur, en réalisant un diplôme de 5 ans spécialisé en mécanique et matériaux.

C’est normal, les parents ont toujours besoin d’être rassuré sur l’avenir de leur enfant avant de le laisser s’exprimer selon sa volonté, et malgré votre diplôme vous permettant d’être embauché pour un travail « sérieux », il me semble que votre volonté de dessiner ne s’est pas éteinte pour autant.

Non effectivement, après presque 2 ans de CDI comme ingénieur, je prends la plus importante décision de ma vie : je pose ma démission et pars en école de design. Cette décision fut extrêmement difficile à prendre, en particulier d’un point de vue économique. Je lâchais une situation financière très stable avec de nombreux avantages et un véhicule de fonction pour redevenir étudiant. Heureusement j’ai trouvé une formation en design intensive d’une année seulement.

Du point vu financier, Comment avez-vous fait pour vivre ?

Je n’allais plus être rémunéré et je devais trouver l’argent pour payer l’école. Il était clair qu’il me faudrait donc un ou plusieurs revenus passifs pour survivre. J’étais bon en dessin et en modélisation 3D, j’ai donc commencé dans un premier temps par réaliser et vendre des modèles 3D pour gagner de l’argent. Mon premier design 3D fut sans surprise un avion. (Photo ci-dessus).

Georges Costes et son Breguet XIV (collection privée famille Delestrée)

Comment expliquez-vous votre passion à représenter de véhicules et en particulier des avions ?

Si l’automobile me fascinait, c’était aussi le cas de l’aviation. Mon arrière-grand-père (Georges Costes) était pilote de chasse pendant la première guerre mondiale, je ne l’ai jamais connu mais les nombreuses photos de lui et son avion sur les murs ont sans doute participé à ma nourrir ma passion. Mon père possède de plus une grande collection de BD d’aviation, que je dévorais adolescent.

Évidement le métier de pilote fait rêver, mais ce qui m’a vraiment fasciné ce sont les véhicules en eux même. Ils auront parfois une forme gracieuse, fluide, mais aussi un aspect souvent inquiétant, presque intimidant. Dessiner des avions c’est découvrir un panel de formes de toute nature, associées à un ressenti et des émotions très fortes. 

Pourtant l’art n’a pas sa place en aéronautique. La forme des avions est directement déterminée par l’aspect fonctionnel, par les lois de la physique en quelque sorte. On s’émerveille ainsi de voir que des contraintes techniques associés aux lois de l’aérodynamique peuvent sculpter un avion de toute beauté tel que le concorde.

Johann Delestrée, pouvez nous expliquer de manière simple votre technique d’illustration ?

C’est en école de design que j’ai découvert ma technique de dessin : les feutres à alcool. Pour commencer ces feutres sont extrêmement difficiles à manipuler, en quelques points je vais tenter de vous cerner les difficultés d’utilisation.

  • Mauvaise couleur ? Impossible à corriger. La couleur étant transparente, si vous ajoutez du jaune à du bleu vous obtiendrez du vert.
  • Couleur trop sombre ? Impossible à corriger. Même chose que précédemment, avec des couches transparentes vous pouvez obscurcir mais jamais éclaircir.
  • Vous coloriez trop lentement ? L’encre a séchée entretemps, votre aplat de couleur est fichu.
  • Une tache de feutre ? Impossible à effacer.

Pour résumer grossièrement la technique est similaire à de l’aquarelle mais en moins liquide. En fait, pour vous donner une idée, un simple carré à colorier est une véritable épreuve au début, car un aller-retour de feutre aura une couleur plus saturée qu’un aller simple (2 couches au lieu d’une). Donc si vous coloriez votre carré n’importe comment, vous aurez des zones hétérogènes à 1,2 ou 3 couches de feutres ! Donc un aplat inégal. Mais malgré toutes ces caractéristiques, j’ai vu un potentiel absolument incroyable dans ces feutres.

  • Dans un premier temps, contrairement aux crayons de couleurs, ils permettent des aplats de couleur extrêmement unis, sans aucun grain.
  • Les feutres colorent le papier, mais ne sature pas ses fibres. Il est donc parfaitement possible de colorier au crayon de couleur ou à papier par-dessus comme si le papier était vierge.
  • Les feutres permettent de réaliser des dégradés très doux.
  • Enfin il est possible de jouer sur la transparence et empiler les couches, afin d’avoir un dessin avec plus de profondeur.

Les feutres sont par exemple très utiles pour dessiner les cockpits, car ils offrent avec la transparence une réelle profondeur. Pour les zones de peinture aussi je peux empiler les couches pour arriver à des peintures abimées par l’usure du temps. J’ai donc eu le coup de foudre pour cette technique de dessin. J’avais déjà essayé la peinture, les pastels, le crayon de couleur, le fusain, et je trouvais enfin quelque chose qui me correspondait.

Qu’en est-il de votre actualité ?

Ce fut pendant le premier confinement Covid que j’ai eu l’idée de vendre mes dessins. Plus de 2 mois enfermé… une occasion comme cela ne se représenterai pas ! J’ai donc complété ma collection de feutres, acheté du papier A3, et j’ai dessiné.

Mon style est très vite apparu : Pas de décors. Ce n’est pas par fainéantise ou par économie de feutre, je trouve simplement que sans décors le regard est focalisé sur le véhicule, les détails ressortent mieux. De plus cela me donne un style distinctif par rapport aux autres artistes. D’une manière générale je n’ai jamais observé d’autres artistes aéronautiques travaillant aux feutres à alcool. Les techniques les plus répandues sont la peinture, le crayon à papier et le coloriage numérique.

Le numérique ne m’a jamais séduit, j’ai pourtant tenté ma chance ! J’ai actuellement une tablette tactile qui prends la poussière chez moi. Le traditionnel me procure un effet bien plus puissant, que ce soit en peinture et en dessin. Pas d’annulation possible, pas de retouche des calques, pas le droit à l’erreur. Oui comparé à une tablette numérique ce sont des désavantages, mais cela fait aussi tout le charme et le challenge. 

J’exerce depuis 2020 en tant que designer freelance, j’ai lancé en parallèle de ça ma boutique d’illustration aéronautique en ligne. Il faut entre 10 et 15h pour terminer une illustration, je viens de terminer ma 20éme et j’espère continuer à ce rythme ! 

En conclusion quels sont vos projets, édition, livre, exposition ?

Pour le moment mes illustrations sont en vente en édition limité sur le site de vente Etsy. J’ai établi un partenariat avec un imprimeur, ce qui me permet de proposer des tirages de très haute qualité en différents formats.

Les premiers retours sont très positifs, mes acheteurs semblent ravis. De plus, grâce à ces bons résultats de vente, j’ai récemment bénéficié d’une offre publicitaire pour accroitre encore la visibilité de la boutique et passer au niveau supérieur.

Je pense qu’il est encore trop tôt pour parler d’un livre ou d’une exposition, cependant la question se posera dans quelques mois ou année, quand j’aurais étoffé ma collection.  D’ici là j’espère nouer des partenariats avec des boutiques de musée, ou bien des vendeurs de tirage d’aviation pour proposer des produits tangibles et ne plus seulement toucher le public d’internet.

En parallèle je pense de plus en plus à l’idée de participer des meeting aériens via un stand pour réellement interagir et discuter avec le public. 

Merci Johann Délestrée d’avoir répondu à mes questions. En attendant pouvez vous nous dire comment on peut voir vos œuvres et vous contacter ?

Mes œuvres sont accessibles sur cette page de vente, 3 tailles sont disponibles en édition limitée, mais je réalise aussi des illustrations personnalisées sur demande. : https://www.etsy.com/fr/shop/JohannDelestreeArt .

Pour toute question, il est possible de me contacter à cette adresse mail : delestreejohann@gmail.com.


RED Aircraft attend avec impatience le DHC-2 Beaver de Sealand équipé du moteur RED A03

REDA03 monté sur le Beaver de Sealand Aviation ©RED Aircraft GmbH

Communiqué de presse du 20/09/2021

RED Aircraft GmbH attend avec impatience le vol inaugural d’un DHC-2 Beaver, appartenant et exploité par Sealand Aviation, équipé du moteur RED A03. Alors que la maintenance et les vérifications finales tirent à leur fin, l’exploitant de l’aéronef partage l’enthousiasme, l’excitation et la confiance de RED dans le nouveau moteur révolutionnaire.

20 Septembre 2021

En collaboration avec Sealand Aviation, RED Aircraft prévoit que le premier vol d’un De Havilland Beaver DHC-2 modifié aura lieu très bientôt. Le moteur révolutionnaire RED A03 a déjà été fixé à la cellule et fait actuellement l’objet de vérifications et d’étalonnage avec un nouveau système de carburant. Une fois ce processus terminé, l’aéronef fera l’objet d’autres travaux de maintenance, y compris d’autres ajouts clés, comme le capotage sur mesure et l’installation de la commande numérique de moteur pleine autorité (FADEC).


Le De Havilland DHC-2 est un aéronef emblématique qui fonctionne comme un cheval de bataille de l’aviation dans les régions éloignées du monde depuis des décennies. Sa courte capacité de décollage et d’atterrissage et sa capacité à transporter de grandes charges utiles en font le choix idéal pour les terrains inhospitaliers. Ces caractéristiques exceptionnelles ne sont que renforcées par l’ajout du nouveau moteur RED A03.

Sealand Aviation prenant livraison du RED A03 © RED Aircraft GmbH


Bill Alder, président de Sealand Aviation, a fait la déclaration suivante pour expliquer pourquoi le RED A03 a été choisi :
« Je considère le moteur RED A03 comme l’étape intermédiaire idéale pour obtenir une puissance zéro émission pour le Beaver et d’autres aéronefs. La plus faible consommation de carburant avec une puissance accrue permet une vitesse plus rapide et des charges utiles plus importantes. Ainsi, le Beaver demeurera un aéronef viable dans un avenir prévisible et il réduira l’impact environnemental de l’aéronef. »


Les avantages du RED A03 sont nombreux. Le moteur offre un rendement énergétique inégalé et une puissance élevée. Dans un monde chargé d’assurer un avenir vert, c’est un choix naturel.
Enrico Evers, Directeur des ventes RED aircraft GmbH


« Travailler avec Sealand Aviation nous offre une occasion fantastique de montrer au monde entier comment le RED A03 peut transformer une cellule établie comme le DHC-2 Beaver.


Nous croyons que la mise à niveau des cellules populaires avec des moteurs modernes conçus à partir de feuilles propres comme le nôtre aidera à créer un secteur de l’aviation plus vert. Économiser le carburant, réduire les émissions et réduire les coûts pour les exploitants. »


Le RED A03 est utilisé dans de nouveaux concepts, mais peut également être adapté à des cellules plus anciennes. Pour faciliter cela dans le DHC-2, Sealand a recruté les services de Hardwood Custom Composites, qui sont chargés de créer des capots pour accueillir le nouveau moteur.


Sealand n’est pas étranger aux modifications apportées aux aéronefs pour assurer des performances de pointe dans des environnements difficiles. Au cours des 40 dernières années, elle a travaillé avec DeHavilland à l’élaboration de plusieurs certificats de type supplémentaires (CTS). La dernière adaptation du DeHavilland Beaver devrait démontrer à quel point une plus grande efficacité est encore possible, en utilisant des solutions innovantes, comme la centrale RED A03.


Une fois les dernières tâches terminées, l’aéronef fera l’objet d’un processus d’approbation autorisant le vol d’essai. Il n’a pas encore été décidé si cela se fera sur roues ou sur flotteurs. La décision finale pour les essais reposera sur le temps restant disponible. Le Beaver, équipé du moteur RED, devrait fonctionner sous divers climats et configurations.
Sealand se targue d’être excellent

A propos de RED Aircraft GmBH

RED Aircraft GmbH s’engage à fournir des moteurs à pistons haute performance pour l’aviation. L’entreprise offre une gamme complète de services d’ingénierie nécessaires au développement des moteurs et des groupes motopropulseurs




Moteur REDA03 ©RED Aircraft GmbH


La Ferté-Alais 2021 : Le temps des Hélices 48 ème édition

La Patrouille de France sur Alphajet à La Ferté-Alais©Yves Bourreau

LE TEMPS DES HÉLICES – 28 & 29 AOÛT 2021   48 ème ÉDITION

Suite aux divers reports liés au Covid­-19, la 48ème édition du meeting aérien « Le temps des Hélices » de la Ferté-Alais a finalement eu lieu les 28 et 29 août 2021.

Caudron G3 F-AZMB de l’AJBS ©Yves Bourreau

N’ayant être présent cette année, je remercie Yves Bourreau de m’avoir envoyé quelques photos permettant d’illustrer certains temps forts du « Temps des Hélices » édition 2021.

Fokker Triplan D-R1 (F-AYDR) ©Yves Bourreau

Selon une méthode rodée depuis longtemps, chaque jour du week-end se réparti en deux-temps :  

  • Le matin, le public peut approcher les avions via l’exposition statique permettant des contacts avec les pilotes et mécaniciens. Diverses animations (séances de dédicaces, défilé de motos anciennes, troupes de reconstitution historique…) sont au programme.
  • L’après-­midi est dédiée aux présentations en vol avec un spectacle de plus de 5h00 comprenant une centaine d’appareils évoluant dans le ciel de l’Essonne. Le spectacle déroule par tableaux thématiques l’histoire de l’aéronautique, depuis le temps des pionniers jusqu’aux appareils de dernière génération, civils et militaires –

Le spectacle est commenté par Bernard Chabbert,    

Junker JU52 (F-AZJU) de l’AJBS ©Yves Bourreau

Yves Bourreau résume ainsi la 48eme édition du « temps des hélices » à La Ferté-Alais : J’ai passé deux journées sublimes dans une bonne ambiance mêlée du bruit du rafale, de l’exhibition phénoménale de l’Airbus A400M, la présentation de la PAF  bien sur, l’EVAA et ses extra 330 , la patrouille Tranchant sur Fouga Magister et ses pilotes dont Jack Krine le plus célèbre moustachu de l’aéronautique ayant lui appartenu à la PAF (NDLR : leader solo en 77 et 78 sur Fouga) ,les éternels tableaux pyrotechniques reproduisant l’attaque de Pearl Harbour avec des T6 simulant les Zero. Le vent faible a permis au Bleriot Xi et Blériot « Charles Pegoud » de voler devant le public. Seul ont manqué à l’appel le Bristol Fighter (on peut voir sur la photo qu’il manque l’hélice) et l’Airbus A330MRTT qui devait simuler le ravitaillement en vol de deux Rafales

Bristol Fighter (F-AYBF) ©Yves Bourreau
CAP20 N°02 (F-AZOE) ©Yves Bourreau
Le magnifique MX-Voltige (F-WPAE) d’Aude Lemordant (Championne du monde en titre de voltige Unlimited) ©Yves Bourreau
Mikaël Brageot (membre de l’équipe de France de voltige et ancien compétiteur des Red Bull Air Race) est prêt au décollage sur son Beechcraft 55 Baron (F-HKMK) pour un numéro de voltige digne de Bob Hoover©Yves Bourreau
Peut être la dernière présentation en meeting aérien du C160 Transall . LFA2021 ©Yves Bourreau
Airbus A400M (F-RBAR). L’avion arbore une livrée spéciale de l’escadron de transport « 4/64 Béarn »©Yves Bourreau
LFA 2021, la patrouille Tranchant sur Fouga Magister est suivie de la patrouille « Carnet de vol » constituée d’un Pitts S-2B, d’un cap-222 et accompagnée d’un extra 300 ,d’un MXS et d’un Beech Bonanza “acrobatique” ©Yves Bourreau

Une patrouille imposante constituées de 9 appareils fit un passage souligné par des fumigènes devant le public. Celle-ci devant symboliser la participation de l’Aéro-Club de France dans son partenariat avec l’AJBS (Amicale Jean Baptiste Salis) pour cette 48 ème édition du Temps des Hélices – Cette Patrouille était constituée des quatre Fouga Magister de la « Patrouille Tranchant » emmenée par Hughes Duval, de la patrouille « Carnet de vol » composée d’un Pitts S-2B (Bertrand Boillot) et d’un Cap-222 (Eric Vazeille), accompagnés d’un Extra 300 (Catherine Maunoury, présidente de l’AeCF),d’un MSX (Aude Lemordant, championne du monde en titre de voltige Unlimited) et d’un Beech Bonanza “acrobatique” (Nicolas Ivanoff).

Ensuite cet ensemble s’est séparé pour laisser place à la démonstration des Fouga Magister. Puis ce seront les monomoteurs à hélice d’assurer leurs présentations en voltige synchronisée puis en solo.

Une fois encore, je dis bravo à l’AJBS, aux pilotes et tous les volontaires qui ont permis que ces deux journées de spectacle aéronautique soient une réussite totale , espérant que les seuls aléas de la 49 ème édition seront ceux de la météorologie.


Le ciel est à vous, film de Jean Grémillon restauré en 4K

Le Ciel est à vous

Jean Grémillon

France – 1944 – 1h45 – Visa 35
Avec Madeleine Renaud, Charles Vanel, Anne Vandène, Jean Debucourt
Sortie le 29 septembre 2021
Version restaurée 4K

Pierre et Thérèse Gauthier, sont expropriés de leur garage à Villeneuve au profit d’un terrain d’aviation civile. Une fois installés en ville, les affaires de Pierre tournent bien, mais rappelé par sa passion pour les airs, il délaisse peu à peu travail et famille. D’abord furieuse, Thérèse se laisse à son tour gagner par l’enthousiasme de son mari. Dévorés par cette passion commune, ils achètent un avion que Thérèse pilote avec brio. Avec le soutien de Pierre elle en vient même à songer à battre le record de distance établi par Lucienne Ivry. Thérèse, s’envole, traverse la Méditerranée, mais disparaît bientôt sans laisser signe de vie.

Vous trouverez ci-après le lien vers la nouvelle bande annonce du chef-d’oeuvre de Jean Grémillon: Le ciel est à vous : https://we.tl/t-PliIaITPpM

Dans le cadre du Festival Play It Again ! une projection sera organisée le 22 septembre à 14h au cinéma Le Vincennes suivie d’une conférence de Jean-Marie Samocki


Les chevaliers du ciel : Le pilote qui en savait trop


LE PILOTE QUI EN SAVAIT TROP

En librairie depuis le 27 août 2021

L’air helvète serait-il malsain ? Depuis que Tanguy et Laverdure sont arrivés pour promouvoir le Mirage III auprès des autorités fédérales, de sombres accidents, un meurtre et un suicide se sont succédé. En plein vol, Michel Tanguy lui-même a essuyé un tir de sniper venu du sol. Une troublante agente britannique est à la manœuvre. Pour qui agit-elle vraiment ?
Zurich bruisse d’espions de haut vol : SDECE, KGB, MI6, voire des forces plus obscures… Car certains sont prêts à tout pour profiter de la guerre froide et s’enrichir dans l’opacité des rouages politiques suisses. Attention péril ! nos héros sont certes des as du combat aérien, mais sont-ils formés à la survie dans un nid d’espions ?

Avec l’aimable autorisation des
© Éditions Dargaud

Références

  • Titre : Le pilote qui en savait trop
  • Collection : Tanguy et Laverdure Classic [4]
  • Auteurs : Patrice Buendia, Hubert Cunin et Matthieu Durand
  • Éditeur : Dargaud/Zépyr
  • Format : 24 X 32 cm
  • Nombre de pages : 48
  • ISBN : 9788-2-20508
  • Prix : 14,95 €

Marc Pourpre, l’aviateur de l’Orient par Thierry Le Roy


Dorine Bourneton sur 28′ ce soir

Ce mardi 10 aout, Dorine Bourneton sera reçue à partir de 20h05 dans l’émission 28′ sur ARTE pour expliquer comment ayant subi un terrible crash en avion à l’age de 16 ans, Elle a eu assez de volonté pour remonter dans un avion et obtenir ses brevets de pilote privé, puis de pilote professionnel et se lancer le défi d’obtenir sa qualification de pilote de voltige. Elle est la seule femme paraplégique au monde à être pilote de voltige..

Dorine Bourneton à La Ferté Alais avec son instructeur voltige Regis Alajanouine le 24 05/2015 sur CAP 10B (F-PXKE) ©Xavier Cotton

Cette année, au terme de trois épreuves disputées du mardi 17 au samedi 21 juillet sur l’aérodrome de Chambéon., Dorine Bourneton a remporter la Coupe Sud de voltige dans la catégorie Espoir dans les mêmes conditions que ses adversaires valides. Ayant pris en outre la tête du classement féminin toutes catégories avec une moyenne de 77,47 % elle accède alors de fait à la catégorie supérieure.


Thierry Genton et le modélisme : une passion grandeur nature

©Thierry Genton

Aujourd’hui je vais vous présenter Thierry Genton, qui toute sa vie, a exprimé sa passion pour l’aviation en construisant des maquettes tel qu’on les voit sur les stands d’avionneurs dans les salons aéronautiques.

DC9 de Swissair ©Thierry Genton

A quel age avez vous commencé à faire des maquettes ?

C’est à l’âge de 8 ans que le virus de l’aviation a frappé et je jouais avec de petits avions jouets. Plus tard, j’ai acheté mon premier Revell, un Boeing 707 1/144, mais à cet âge je ne connaissais pas ce que voulait dire échelle. J’ai donc monté ce premier modèle, pas vraiment beau…, mais d’autres sont venus s’ajouter et ainsi de suite.

Caravelle de la Swissair ©Thierry Genton

Alors que le plus souvent les jeunes maquettistes réalisent d’abord des chasseurs célèbres de la seconde guerre mondiale, vous avez préféré tout de suite réaliser des avions de ligne à réaction, pouvez vous nous en indiquer les raisons ?

J’étais très orienté dans l’aviation de ligne, les Caravelles, Boeing 707, DC8 ou Convair Coronado et aussi Comet, bref l’air débutante du jet, fin des années 50 et années 60/70. J’ai tout de suite aimé la Caravelle, je ne sais pourquoi, peut-être était-ce le fait que j’avais reçu de belles brochures et photos de l’Aérospatiale , car oui là aussi j’écrivais à tout ce qui s’appelait aviation, compagnies, constructeurs etc. et il me reste encore des documents dont il faudra peut-être se séparer. Quel crève-cœur…. A propos de la Caravelle, je tronçonnais les balais de ma maman pour en faire des….Caravelles bien sûr.

DC8 et Caravelles de la Compagnie SATA ©Thierry Genton

Vous avez commencé à créer de toutes pièces vos premiers modèles, est-ce parce ce que vous ne trouviez plus dans le commerce les modèles que vous souhaitiez ?

Les années ont passé et j’ai commencé à créer mes propres modèles en carton, un DC9 de Swissair puis une Caravelle de la Compagnie genevoise SATA, dont je suis un fan inconditionnel bien qu’elle soit partie en faillite (1978) suite à des difficultés financières et à un tragique accident (HB-ICK – 1977) à Madère.

Mystère 20 HB-VBL ©Thierry Genton

Avez-vous pu vivre aussitôt de vos réalisations ou êtes vous passé par un ou des métiers intermédiaires ?

Non effectivement, j’ai d’abord travaillé chez Aeroleasing Genève (NDLR : devenu TAG aviation), compagnie de taxi aérien et pionnière – en Suisse – de l’aviation d’affaire. J’ai d’abord été au service des opérations (dispatcher) pendant 3 ans puis secrétaire technique durant 7 ans. Cette période de ma vie professionnelle fût mon vrai apprentissage. Durant mes loisirs je construisais toujours des modèles et là spécialement pour les clients d’Aeroleasing qui voulaient leur avion ou leur voiture. Ça a pris beaucoup d’ampleur sur la vie privée et un jour, puis un jour, on m’a proposé d’ouvrir une petite entreprise de maquettes avec à la clé une importante commande de Mystère 20 au 1:20. Ce fût le déclenchement d’une formidable activité, faite de belles réalisations avec des clients magnifiques et cela, durant plus de 30 belles années. Je réalisais des modèles pour Dassault, Airbus, et de grands centres d’aménagements intérieurs dans le monde et aussi pour des collectionneurs et amateurs de modèles spéciaux et détaillés.

Maquette réalisée par Thierry Genton du prototype Mystère 20 (F-WLKB) de Marcel Dassault. L’avion est visible sur le tarmac du Bourget devant le MAE ©Thierry Genton

En jetant un coup d’œil sur vos production, vous semblez avoir un faible pour les Falcons ?

C’est chez Aeroleasing que j’ai fait connaissance avec toute la gamme Mystère/Falcon dont je suis également un fan inconditionnel. Je suis l’auteur de la livrée Falcon 900 de ALG. Durant ma carrière j’ai réalisés tous les outillage et les moules du Falcon 10 jusqu’au Falcon 7X. Après les demandes se sont estompées mais je conserve encore les outillages.

Avez vous eu une formation particulière ?  

Concernant ma formation, de base je suis employé de commerce avec un apprentissage de 3 ans et un certificat de capacité, tout le reste est autodidacte avec de très généreuses aides de la part d’amis artisans, constructeur naval, peintre en carrosserie ou encore menuisier ébéniste. Certains sont partis dans les étoiles mais c’est avec émotion que je pense très souvent à eux et les remercie chaque jour pour tout ce qu’ils m’ont apporté.

En conclusion que diriez vous ?

Aujourd’hui à 71 ans, je souhaite encore continuer de vivre cette passion. Je me suis fait le serment que tant qu’il y aura la tête, les mains et la force, je continuerais. L’idéal face à cette période désastreuse pour l’aviation, est de réaliser des modèles pour collectionneurs. Les grands clients avionneurs ou constructeurs d’aménagement intérieurs ne vivent pas de beaux moments et ils ont terriblement restreint leurs budgets.

Merci Thierry Genton, car vos réalisations font très certainement rêver des milliers de jeunes enfants et des moins jeunes…

Contact :


Le MD 450 Ouragan par Nicolas de Lemos

Le MD 450 Ouragan – Nicolas de Lemos

Présentation de l’éditeur

Le premier chasseur à réaction français produit en série

Mis au point par les ingénieurs de Marcel Dassault à la fin des années 1940, le MD 450 Ouragan est le premier chasseur à réaction français construit en série. Le premier des trois prototypes décolle le 28 février 1949, avec aux commandes le pilote d’essai Constantin Rozanoff. À partir de novembre 1950, Dassault sort quatorze appareils de présérie. Le 5 décembre 1951, le premier exemplaire de série vole pour la première fois. Un total de 350 exemplaires sont construits, dont 185 financés par le programme d’aide militaire américain. Après une carrière opérationnelle dans l’armée de l’Air, il sert dans les écoles de chasse de Meknès (au Maroc) et de Tours. Il est exporté en Inde, et en Israël qui l’engage dans plusieurs conflits. Quelques survivants sont vendus en 1975 au Salvador.

Cette monographie propose l’étude approfondie de l’Ouragan, avec de multiples photographies, des profils en couleur et aussi la carrière de chacun des 350 avions construits, non seulement dans l’armée de l’Air, mais aussi dans les aviations israélienne, indienne et  salvadorienne.

Jamais une telle somme n’avait été consacrée au MD 450 Ouragan.

Nicolas Lemos a aussi écrit une monographie remarquée sur le CM 170 Fouga Magister et le CM 175 Fouga Zéphyr

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES


POTEZ-CAMS 141 et 160 sur la Seine en 1938

Photo S.N.C.A.N du POTEZ-CAMS 141 sur la Seine à Sartrouville en 1938 (collection privé René Brioux/Regis Jacquemin)

Parmi les nombreuses richesses qui se trouvent dans l’album photo de René Brioux (1899-1982) qui m’a été prêté aimablement par son filleul Regis Jacquemin, j’ai trouvé deux photos d’hydravion tamponnées au verso de la « Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord (S.N.C.A.N) » avec pour celle ci-dessus la description suivante « Hydravion Potez type 141 à l’eau, quadrimoteur Hispano-Suiza 12Y 26/27 de 960 CV «  (NDR :12Y26 en rotation inverse au 12Y27) . et pour celle ci dessous « Hydravion POTEZ 160 Vide, de face maquette de l’hydravion transatlantique Nord POTEZ 161 6 moteurs« . On retrouve les deux photos publiées dans le magazine « Aviation de l’espace Spécial Henri POTEZ 1er avril 1961

Le prototype CAMS 141 fut conçu dans les bureaux de l’équipe de Maurice Hurel qui était alors directeur technique aux Chantiers Aéromaritimes de la Seine (CAMS, société intégrée à Potez en 1933) situés à Sartrouville sur la Seine. Cet hydravion quadrimoteur de 25 tonnes équipé de moteurs Hispano de 960 chevaux, répondait à la spécification de la marine française de 1935 pour un hydravion de reconnaissance à long rayon d’action. Un marché d’état fut signé courant 1936 pour la livraison d’un seul prototype.

Sa coque est divisée en sept compartiments étanches entièrement métalliques et séparée de la voilure elle aussi métallique par une cheminée. L’appareil dispose d’une autonomie de vol de plus de vingt heures. Les éléments de sa structure sont réalisées à Sartrouville, puis convoyés par bateau à Caudebec-en-Caux (ancien emplacement des usines Amiot), pour y être assemblés et testés. Le 21 janvier 1938, l’appareil y effectue son premier vol avec aux commandes Maurice Hurel, assisté du pilote Yves Lantz assistés des mécaniciens Lambert et Vaubourdolle. Ce dernier réussit à décoller l’appareil au poids de vingt tonnes.

Entre temps Potez-CAMS est intégré à la S.N.C.A.N (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord) issue du plan de nationalisation des constructeurs de matériel de guerre selon la lois du 11 aout 1936

En juillet 1938, le Potez-CAMS 141 immatriculé provisoirement FW-071 est convoyé en vol à Saint-Raphaël où il est armé et testé. Enfin il est réceptionné officiellement par la Marine nationale le 18 mars 1939, sous le nom de baptême d’ « Antarès ». Propulsé par quatre moteurs Hispano-Suiza 12 Y 26/27 de 860 ch et quatre hélices Ratier tripales métalliques à pas variable réversible à commande électrique, le Potez-CAMS est capable de voler une vingtaine d’heures à la recherche d’intrus, avec douze hommes d’équipage à bord.

Le Potez-CAMS 141 est mis en service en mai 1939 dans l’escadrille E8 basée à Lanvéoc-Poulmic où il est codé E8.4. Ne lui restant plus qu’ a effectuer un vol de longue durée pour clore les essais, il décolle le 30 juin 1939 à destination de Dakar qu’il atteint après un vol sans escale d’une durée de 17H25 soit une moyenne de 230 km/h sur près de 4 000 km.Il est de retour à Berre le 10 juillet suivant. Il effectue des missions de surveillance maritimes sur l’Atlantique. Le grand monoplan effectue sa première mission de guerre le 20 septembre 1939. Le 18 juin 1940 jour de l’appel à résister du général de Gaulle, l’appareil est en l’air ; il regagne la Bretagne le temps de refaire ses pleins d’essence et de gagner Port-Lyautey (Maroc). Des bandes jaunes et rouges, symboles des avions soumis au nouveau gouvernement de Vichy, sont peints sur les dérives et les moteurs en juillet. L’ «Antarès » est ensuite affecté à l’escadrille E4 de Dakar. Après le débarquement des Américains en Afrique du Nord, le Potez-CAMS 141 «Antarès » et son équipage tentent de rejoindre les Forces Françaises Libres. Le 2 juin 1943, il coule à la bombe le U-Boote Allemand U-105 au large de Dakar. Peu de temps après ne disposant plus de pièces détachées de rechange, l’appareil est réformé, après 1.300 heures de vol, au grand regret de son équipage, après avoir fait la preuve de ses qualités et de celles de l’appareil. Le 19 octobre 1943, l’Antares rallie sur 3 moteurs le le petit port d’Arzew (Algerie) depuis Port-lyautey pour y être désarmé et ferraillé


Maquette volante du POTEZ CAMS 160 en essai sur la Seine à n
Sartrouville le 20 juin 1938 (collection privée René Brioux/Regis Jacquemin)

Le dernier hydravion construit par Potez-CAMS fut le grand « liner » transatlantique type 161 qui répondait au programme dit de « l’Atlantique- Nord ». Ce programme ambitieux visait la fourniture d’un hydravion capable de franchir 6.000 km d’une seule traite malgré un vent contraire de 60 km-h et à une vitesse moyenne de 300 km-h. Pour mener à bien le projet, une maquette volante du Potez- CAMS 161 fut réalisée à l’échelle 1/2,6 aux similitudes aérodynamique et géométrique rigoureuses, tant dans les formes de coques, la cellule, le respect du centrage que la répartition de la motorisation la cellule. Cet élégant  » banc d »essais volant » de plus de deux tonnes de charge de plus deux tonnes de chargeLe dernier hydravion construit par Potez-CAMS fut le grand « liner » transatlantique type 161 qui répondait au programme dit de « l’Atlantique- Nord ». Ce programme ambitieux visait la fourniture d’un hydravion capable de franchir 6.000 km d’une seule traite malgré un vent contraire de 60 km-h et à une vitesse moyenne de 300 km-h. Pour mener à bien le projet, une maquette volante du Potez- CAMS 161 fut réalisée à l’échelle 1/2,6 aux similitudes aérodynamique et géométrique rigoureuses, tant dans les formes de coques, la cellule, le respect du centrage que la répartition de la motorisation la cellule. Cet élégant  » banc d »essais volant » de plus de deux tonnes en charge, construit principalement en bois , à moteur Train 44-01 de 40 ch de puissance nominale au sol, calculée pour une vitesse de plus de 220 km/h était présentée à la presse lors de son vol inaugural le 20 juin 1938. Après une démonstration de maniabilité à flot, Maurice Hurel l’arrachait à 15 h 45 du plan d’eau devant l’usine de Sartrouville, pour un vol local de quinze minutes entamant ainsi une longue série d’essais exploratoires de la formule.

Sources des informations

  • Les Ailes françaises – Les hydravions à coque deuxième partie
  • Pégase N°114 Juillet/ aout 2004 : revue de l’association des amis du musée de l’air
  • Les hydravions Potez par Gérard Hartman
  • Aviation : magazine de l’espace Spécial Henri POTEZ 1er avril 1961
  • Le Fana de l’aviation n°232 Mars 1989

Passage d’un A400M au dessus d’Aubenton le 14 juillet

Airbus A400M (F-RBAA) lors du meeting Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Une cérémonie triple et tout à fait exceptionnelle, c’est ce qui attend les Aubentonnais et tous leurs voisins Thiérachiens, le matin de la fête nationale, après les nombreuses festivités nocturnes de la veille (programme sur aubenton.fr).

Ce 14 juillet 2021 : une année qui coïncide avec le 120ème anniversaire de la naissance, à Aubenton d’un des plus célèbres pilotes des ailes françaises, Jean MERMOZ, une véritable légende à lui tout seul.

Malgré sa tragique disparition dans l’Atlantique sud le 7 décembre 1936, aux commandes de l’énorme hydravion Laté-300, MERMOZ reste dans les mémoires, et particulièrement chez les aviateurs : aucun d’eux n’ignore les exploits de « l’Archange » – son surnom – dans l’épopée de l’Aéropostale, dans la conquête aérienne et pacifique de l’Amérique du Sud, de l’océan et son terrible « Pot au Noir », de la Cordillère des Andes et ses sommets réputés infranchissables.

« L’effet Mermoz, c’est repousser les limites de l’impossible ! » déclarent le maire d’Aubenton, Bernard Gréhant, et la présidente de l’Association Mermoz Aubenton, Josiane Charvet, qui en font l’expérience ces jours-ci avec un véritable miracle… C’est tout juste un mois après un message adressé au Délégué militaire de l’Aisne pour demander s’il serait possible d’obtenir le survol d’un A-400-M le 14 juillet, au-dessus d’Aubenton, à l’occasion de l’inauguration de la monumentale fresque réalisée par l’artiste Boris Veyret, à la gloire du héros aubentonnais. Le genre de demande qu’il faut faire plus d’un an à l’avance.

Et en réponse, l’annonce incroyable de l’armée de l’Air et de l’Espace que nous partageons avec nos lecteurs : ce sera non seulement un magnifique Airbus A-400-M mais aussi un C-130 Hercules et deux avions CASA, plus petits, qui survoleront Aubenton ce 14 juillet, environ un quart d’heure après leur passage au-dessus des Champs-Élysées.

Horaire encore incertain, mais qui se situera après la traditionnelle cérémonie aux Monument aux Morts d’Aubenton (à 10h00) et cette inauguration de la fresque (10h30).

« Nous n’en revenons pas, sommes sur un petit nuage, et adressons déjà mille remerciements au Lieutenant-Colonel Cian, à partager avec tous ceux qui se sont mobilisés autour de ce projet. Nous espérons que très nombreux seront ceux qui pourront en profiter ! »

Très nombreux, en effet, puisque ce projet a déjà fait des petits, avec un passage au-dessus de Laon, puis une poursuite vers Lille et Saint-Quentin.

Un spectacle qui sera absolument inoubliable… si la météo le permet. Voilà qui vaut le déplacement !