Catégorie : Aviation militaire

COANDA au concours d’aviation militaire de 1911

Essai moteur du Coanda lors du concours d’aviation militaire de Reims 1911. collection privée Patrick Flament

Ces deux cartes postales m’ont étés prêtées par Patrick Flament, elles montrent l’avion conçu par Henri Coanda qui fut présenté sur le terrain de Betheny près de Reims à l’occasion du concours d’aviation militaire de 1911, En fait cet appareil fut exclu du concours du fait de son incapacité à voler et ces deux photos témoigne de la seule fois où il fut sorti de son hangar pour des essais moteur

Sesquiplan Coanda lors du concours d’aviation militaire de Reims 1911. collection privée Patrick Flament

Cela ne semble pas évident au 1er coup d’œil mais l’avion de Coanda est un biplan ou plus exactement un sesquiplan (du latin de sesqui signifiant littéralement un et demi) c’est à dire un biplan dont l’aile inférieure est d’une surface équivalente à la moitié ou moins de celle de l’aile supérieure. Le plan inférieur est situé au niveau du train d’atterrissage sous l’habitacle.

Autre particularité du Coanda, il est équipé de deux moteurs latéraux Gnomes de chacun 70 Cv entrainant au choix séparément ou ensemble une grande hélice quadripale grâce à une transmission par pignon d’angle avec embrayage. Il a une surface portante de 33m2 pour une masse de 975 Kg

Sources des informations

  • Le concours d’aviation militaire de 1911 Claude Thollon Pomerol
  • Le grand concours d’aviation militaire de Reims 1911 de Gérard Hartmann

Alphajet Solo Display, c’est fini

Alphajet Solo Display 705-FJ au meeting d’Albert 2019 ©Xavier Cotton

Lors du meeting de D’Albert 2019, nous avons eu le droit à une superbe présentation individuelle de l’Alphajet, avion école équipant les escadrons de formation du Groupement Ecole (GE 314) de la Base Aérienne 705 de Tours sous le nom d'”Alphajet Solo Display”, je ne pensais pas à ce moment que ce serait pour moi la 1ere et dernière occasion de voir cette présentation . En effet Aerobuzz à annoncé il y 3 jours ” Le clap de fin pour l’Alphajet Solo Display” 🙁


Super Mirage 4000

Super Mirage 4000 au MAE ©Xavier Cotton

Parallèlement au Mirage 2000 mono-réacteur retenu par les services officiels pour équiper l’Armée de l’Air française, Dassault-Aviation lance en en 1976 les études pour le Super Mirage 4000, un bireacteur, dérivé technologique du Mirage 2000, excepté l’avant de l’appareil qui est équipé d’un plan canard fixe, mais débrayable et ajustable en vol. L’avion est largement construit en matériaux composites. Grace à ses réservoirs d’aile, le Mirage 4000 ravitaillable en vol emporte trois fois plus de carburant que le Mirage 2000.

Le Mirage 4000 est développé et construit sur les fonds propres de Dassault-Aviation. Le prototype est équipé de deux reacteurs Snecma M 53 prêtés par l’Etat, prélevés sur le stock du programme Mirage 2000.

Jean-Marie Saget effectue Le 9 mars 1979 à Istres le premier vol atteignant Mach 1,6, un an après le premier vol du prototype Mirage 2000. Lors de son sixième vol d’essai, le 11 avril, l’avion dépasse Mach 2.

L’Arabie saoudite et l’Iran se sont intéressés au programme Mirage 4000 dès avant son premier vol, ais aucune commande n’a pu être concrétisée malgré des discussions avancées.

La France refuse de financer les cinq avions de présérie souhaités par le constructeur. Le programme est finalement abandonné à la fin des années 80 .

A partir de 1987, il mène des essais dans le cadre du programme ACX/Rafale. Depuis 1992, Le super Mirage 4000 se trouve Musée de l’Air et de L’Espace du Bourget.

Super Mirage 4000 au MAE ©Xavier Cotton

Caractéristiques techniques

  • Motorisation : 2 turboréacteurs SNECMA M53-P2
  • Envergure : 11.83 m
  • Longueur : 18.72 m
  • Hauteur : 6 m
  • Surface alaire : 72.70 m²
  • Masse en charge : 31935 kg
  • Vitesse maximale : 2342 km/h
  • Plafond pratique : 19812 m
  • Distance franchissable : 3750 km

Sources des informations


Aérodrome militaire de PAU – pont-long

Sur le terrain de Pau-Pont-Long, au premier plan, un Potez 25 à Moteur Lorraine de 450CV, puis un Hanriot HD-14 et au fond un Caudron C.59 marqué F32
(Collection privée Jacques Hémet)

Jacques Hémet partage, une nouvelle fois avec nous, une partie de sa collection privée qui recèle de véritables petits bijoux. Cela commence souvent par une photo quizz qui aiguise ma curiosité et nécessite de faire quelques recherches avant publication pour tenter d’identifier ce qu’on voit sur la photo, la dater et la situer au plus proche. Mais cela me fait un grand plaisir quand avec l’aide de quelques autres passionnés de l’aviation, j’arrive à extraire suffisamment d’informations pour accompagner la publication de ces photos qui étaient auparavant restées inédites

Vue aérienne de Pau le Pont -long en 1934 (collection Privée Fred Domblides)

Grâce aux experts d’Aéroforum, l’aérodrome militaire de PAU – Pont-Long a été identifié avec certitude après comparaison avec la photo ci-dessus datant de 1934, en effet on y retrouve bien le bâtiment de commandement avec à l’arrière, le château d’eau et dans l’angle supérieur gauche, le phare ; et enfin, le 3e hangar à droite, frappé de l’inscription “ESSENCE”. Ce terrain accueille aujourd’hui l’aéroport de Pau – Pyrénées

Pour la date, la fourchette est un peu large, entre 1927 et 1929

Sur la première photo, au premier plan on peut voir un Potez 25 à moteur Lorraine 12 Eb de 450 cv, le capotage inférieur est enlevé et posé sur l’herbe.

Le 2ème appareil est un Hanriot HD-14 E2, biplace d’école et d’entraînement dont 2 000 exemplaires environ furent construits au début des années vingt, tant en France que sous licence à l’étranger.

Caractéristique de L’Hanriot HD-14 (1921)

MoteurRhône 9C rotatif de 9 cylindres en étoile 80 ch
Envergure10,40 m
Longueur7,25 m
Hauteur3 m
Surface alaire34,50 m2
Masse à vide516 kg
Masse totale710 kg
Vitesse Max116 km/h
Plafond2000 m
Autonomie180 km

Le 3ème avec “F 32” inscrit sur la carlingue est un Caudron C.59 ET2 appartenant à l’école de pilotage Marine de Rochefort dont il porte la lettre caractéristique F. Le prototype du Caudron 59 fit son premier vol en août 1921. La production totale dépassa les mille exemplaires. La France en fut la principale utilisatrice, mais il fut également mis en service dans une dizaine de forces aériennes étrangères.

C’est en 1925, que la Marine passa une première commande de 42 exemplaires puis plus tard une seconde portant sur 18 autres. Toutefois, le nombre d’appareils dont la présence a pu être attestée dans des unités de l’Aviation maritime étant proche de 90, il est probable que d’autres commandes furent passées ou que des transferts de l’Aéronautique militaire, eurent lieu. Malheureusement, il n’a pas été possible de trouver des informations sur ces livraisons additionnelles.

Potez 25 à Moteur Lorraine de 450 CV sur le terrain de Pau-Pont-Long
(Collection privée Jacques Hémet)

Environ 2400 Potez 25 furent livrés à l’Armée de l’air et l’Aéronavale entre 1926 et 1934, tandis que 1500 autres étaient fabriqués en France ou sous licence à l’étranger pour export dans les pays suivants : Portugal, Yougoslavie, Roumanie.

Mécaniciens devant le moteur Lorraine du Potez 25 décapoté dans un hangar de Pau-Pont-Long (Collection privée Jacques Hémet)

Caractéristiques du Potez 25 à moteur Lorraine

Moteur1 Moteur Lorraine-Dietrich 12 Eb à 12cyl en W refroidis par eau de 450ch
Envergure14 m 
Longueur9,10 m
Hauteur3,50m
Surface alaire46 m2
Masse à vide1 520 kg
Masse Totale2 150 kg
Plafond6 700 m
Autonomie760 kms
Caudron C.59 de l’aéronautique militaire prise à Pau-Pont-Long (Collection privée Jacques Hémet)

Caractéristiques du Caudron C.59

MoteurHispano-Suiza 8Ab de 180 ch
EnvergureAiles supérieure 10,24 m
Aile inférieure 9,52 m
Profondeur des ailes 1,455 m
Longueur7,80 m
Hauteur2,70 m
Surface alaire26,80m2
Masse à vide627 kg
Masse totale907 kg
Charge alaire38,40 kg/m2
Poids/Puissance6,90 kg/cv
Plafond5500 m

Sources des informations

  • Jacques Hémet
  • Fred Domblides
  • “Les aéronefs de l’Aviation maritime” (1910-1942) édité par l’ARDHAN (Association pour la Recherche de Documentation sur l’Histoire de l’Aéronautique Navale).
  • Le avions Caudron Tome I par André Hauet Editions Lela presse Collection histoire de l’aviation N°11
  • Aeroforum : http://www.aerostories.org/~aeroforums/forumhist/

Nieuport Ni-D 29 C1

Nieuport Ni-D 29 C1 (collection privée Jacques Hémet)

Début 1920, l’armée décide de remplacer tous ses chasseurs monoplaces issus de la guerre par le NiD-29. Trois cents exemplaires sont commandés puis quatre cents autres en 1925. Les escadrilles de chasse de l’aviation militaire française seront donc équipées de 700 appareils de ce type sur les 2000 produits de 1920 à 1928.

L’avion de chasse monoplace Nieuport-Delage, NiD-29 C1 est le premier avion de combat dont la carrière se déroule intégralement en temps de paix et le premier avion français doté d’un parachute.

Nieuport Ni-D 29 C1 (collection privée Jacques Hémet)

Le NiD-29 est un biplan monoplace de chasse dessiné par Delage. Sa surface portante est de 27 m2 et il est capable de dépasser 220 km/h en charge.

Son fuselage est réalisé en feuilles de tulipier contrecollées. Les deux ailes démontables sont construites autour de deux longerons portant des nervures en contreplaqué recouvertes de toile de lin vernissée. Deux mâts par demi aile assurent leur raidissement. Seule la voilure inférieure comporte des ailerons.

Le NiD 29 C1 est motorisé par un Hispano-Suiza 8Fb 8 cylindres en V de 300 ch refroidi par eau Son refroidissement est assuré par deux radiateurs circulaires Lamblin montés entre les jambes de train.

Nieuport Ni-D 29 C1 N°13425 (collection privée Jacques Hémet)

Caractéristiques Ni-D 29 C

Envergure9,70 m
Corde1,50 m
Longueur6,50 m
Surface portante26,84 m2
Masse à vide740 kg
Charge utile205 kg
Masse carburant165 kg
Masse totale1 100 kg
Charge au M241 kg/m2
Charge au ch3,6 kg/ch
Vitesse maximale230 km/h au sol
224 km/h à 1 000 m
Montée à 6 000 m18 min 38 s
Plafond théorique8 200 m
Plafond Maximal7 500 m
Autonomie2 heures

Source des informations

  • Les photos font partie de la collection personnelle de Jaques Hémet
  • Les avions Nieuport-Delage par Gérard Hartmann (PDF) sur Hydroretro.net.
  • Docavia N°38N “NIEUPORT 1909-1950 part Léonard Rosenthal, Alain Marchand, Michel Borget, Michel Bénichou

Le F-117 Nighthawk au Bourget en 1991

F-117 Night-hawk piloté par le Captain Mark J. Lindstrom stationné devant l’ancienne tour de contrôle du Bourget ©Xavier Cotton

A l’occasion du 39e salon du Bourget en juin 1991, le F-117 Nighthawk développé par Lockheed est présent tout comme d’autres avions auréolés de leur participation à la guerre du Golf (15 janvier au 27 février 1991)

Grâce à son aspect anguleux , sa peinture mat, et ses sorties de réacteur réduites au minimum, Le F-117 était quasiment indétectable au radar, pour la première fois on parlera d’avion “furtif”. 59 exemplaires seront produits et il restera en service jusqu’en 2008.

Grâce à son profil irrégulier et anguleux il était quasi-indétectable. Produit à 59 exemplaires, il a été retiré du service en 2008.

F-117 du 37 TFW (Training Flifht Wing) piloté par Captain Mark J. Lindstrom lors du salon du Bourget 1991 ©Xavier Cotton

A400M Tactical Display : présentation en meeting

A400M Atlas (F-RBAA) au meeting d’Albert-Bray 2019 ©Xavier Cotton

En 2018, Un équipage du CIET (Centre d’instruction des Équipages de Transport) réalise une démonstration tactique de dix minutes de l’A400M lors d’une cérémonie officielle militaire à Salon de Provence. Ces dix minutes ont suffi pour que les organisateurs de meeting aérien réclament avec force la présence de l’A400M Tactical Display pour leur programme. Devant ce succès les deux démonstrations officielles prévues pour l’année ne pouvaient suffire, et finalement cette année, c’est dix-huit présentations publiques qui ont été inscrites au programme de l’A400M Tactical Display.

A400M Atlas (F-RBAA) au décollage au meeting d’Albert-Bray 2019 ©Xavier Cotton

Lors de la démonstration tactique, l’A400M Atlas s’élance silencieusement sur la piste et malgré ses presque 80 tonnes prend son envol majestueusement et à partir de ce moment le rythme s’accélère franchement, l’avion commence par afficher un taux de montée vertigineux suivi d’un virage à 120° d’inclinaison.

A400M Atlas (F-RBAA) à 120° d’inclinaison après décollage au meeting Paris Air Legend 2019 à Melun Villaroche ©Xavier Cotton

En quelques secondes, l’avion démontre sa grande manœuvrabilité et une capacité à dégager rapidement l’axe de piste comme s’il évoluait dans une zone hostile afin d’éviter un tir ennemi.

Meeting d’Albert-Bray 2019, l’A400M Atlas (F-RBAA) se présente train et volets sortis à la vitesse minimale d’approche ©Xavier Cotton
Meeting Paris Air Legend 2019 à Melun-Villaroche, l’A400M ( F-RBAA) arrive face à nous à 330 pieds et 290 nœuds, ailes à plat pour une arrivée perpendiculaire à l’axe de piste suivi d’un “break” pour arriver sur l’axe final. ©Xavier Cotton
Meeting d’Albert-Bray 2019 l’A400M Atlas (F-RBAA) au remet les gaz ©Xavier Cotton
Meeting Paris Air Legend 2019 à Melun Villaroche, virage à très basse altitude face aux spectateurs avant d’intégrer un tour de piste basse hauteur ©Xavier Cotton
Meeting d’Albert-Bray 2019, l’A400M Atlas (F-RBAA) réalise un posé d’assaut en moins de 400m ©Xavier Cotton
Meeting d’Albert-Bray 2019, l’A400M Atlas (F-RBAA) réalise un demi-tour tactique en moins de cinq secondes avant de reculer grâce à ses reverses sur une petite centaine de mètres ©Xavier Cotton
Meeting d’Albert-Bray 2019, mise en évidence de la rotation en sens inverse des hélices des moteurs de l’A400M Atlas (F-RBAA) ©Xavier Cotton

Depuis le 26 avril 2019, quinze A400M Atlas sont affectés à l’escadron 1/61 Touraine basé sur la BA123 d’Orléans Bricy.

A noter, sur la dérive du F-RBAA la décoration pour célébrer les 75 ans du 1/61 Touraine.

Fiche technique A400M Atlas


10 ans du Rafale Solo Display à travers ses décorations

Rafale Solo display présenté par Cédric Ruet au salon du Bourget 2011 ©Xavier Cotton

Ce Rafale présenté au 49eme Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace  par le Capitaine Cédric Ruet “Rut”,  revêtait une décoration spéciale pour célébrer les 30.000 heures de vol effectuées par le Rafale dans l’Armée de l’air.

C’est en 2009, 3 ans après son entrée en service à Saint-Dizier que le Rafale prend la relève du Mirage 2000 dans les démonstrations solo en meeting aérien. Ce sera tout d’abord un Rafale de l’escadron 1/7 Provence qui a été doté de cet avion en premier.

Mais le Rafale intervenant souvent en extérieur, cela de vient difficile pour le pilote démonstrateur de conjuguer les deux. En 2011, la décision est prise de confier le “Rafale Solo Display à l’escadron de transformation Rafale (ETR) 2/92 Aquitaine dont les pilotes tous instructeurs sont moins sollicité pour les opération à l’exterieur (OPEX).

Rafale Solo display présenté par Benoit Planche “Tao” lors du meeting de la Ferté Alais 2015 ©Xavier Cotton
Rafale Solo Display présenté par Sebastien Nativel ” Babouc” lors du meeting de la Ferté Alais 2018 ©Xavier Cotton
Rafale Solo Display présenté par Sebastien Nativel “Babouc” lors du Paris Air Legend 2019 à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

Ci-dessus, le Rafale Solo Display à reçue une décoration spéciale pour les 10 ans du Rafale en escadron.

Pour que je puisse compléter l’article, il me manque quelques photos avec les décorations suivantes : Tiger Meet en jaune, en bleu blanc rouge en 2018, Thunder Tiger . Si vous avez des photos du Rafale Solo Display avec ces couleurs où d’autres que je n’aurais pas citées, voudriez me les faire parvenir (1024X683 est suffisant) à mon adresse de contact, vous remerciant par avance

Sources des informations :

Site de l’association Rafale Solo Display Association : https://www.rafalesolodisplay.com

Le Fana de l’Aviation N°599 Octobre 2019 les pilotes racontent “10 ans de solo pour le “Rafale”


Formation sur PC-21 dans l’armée de l’air

Pilatus PC-21 de la base aérienne de Cognac présenté au Salon du Bourget 2019 ©Xavier Cotton

Le Pilatus PC-21 est le nouvel avion d’instruction des équipages de chasse de l’armée de l’air. A partir de ce début juillet 2019 remplace les TB30 Epsilon de de l’école de pilotage de l’armée de l’Air (EPAA) de Cognac et les Alphajet de l’École d’aviation de chasse (EAC) de Tours. Les deux premiers exemplaires sont arrivés sur la base aérienne 709 de Cognac-Chateaubernard le 30 août 2018, depuis début 2019, 15 autres sont arrivés soit au total 17 Pilatus PC-21 immatriculés 709-FC à 709-FS (c/n 293 à 309). La première promotion d’élèves pilotes formés sur PC-21 arrive en juin 2019.

Fabriqué par la société suisse Pilatus, le PC-21 est bien plus qu’un avion, c’est un véritable système de formation, grâce à des outils d’apprentissage au sol les stagiaires sont immergés dans un environnement proche des avions d’armes modernes. Le PC-21 permet également de faire des économies en heures de vol et de racourcir la durée de formation des stagiaires.

Avec cette acquisition, l’armé e de l’air devient le second opérateur européen apres la Suisse et le 8ème client militaire au niveau mondial. Babcock France assure l’exploitation et la mise à disposition de ces aéronefs et des systèmes d’entrainement associés

Les dix-sept PC-21 et leurs simulateurs associés sont prévus pour former annuellement 30 pilotes de chasse et 10 navigateurs officiers système d’armes de l’armée de l’air, dix pilotes pour la Marine nationale ainsi que 10 moniteurs simulateur. La pleine capacité sera atteinte en 2020 peu avant la fermeture de la plateforme aéronautique de Tours, un an plus tard

Pilatus PC-21 de la base aérienne de Cognac. Deux places en tandem, l’élève est devant, l’instructeur en place arrière ©Xavier Cotton

Doté de nombreuses qualités aéronautiques et d’un cockpit moderne, ce monoturbopropulseur se rapproche grandement d’un avion de chasse de dernière génération au niveau avionique. Le système embarqué garantit un haut niveau de représentativité des missions tactiques grâce à ses capacités de simulation.il supporte des facteurs de charge de -4G à +8G sensiblement identiques aux capacités du Rafale

Selon le programme, les stagiaires effectuent une première phase initiale sur Cirrus SR20 (phas1) à Salon de Provence, ils entament ensuite à Cognac le tronc commun à tous les pilotes militaires (chasse ou transport sur  Grob 120). Ensuite en fonction de leurs résultats de leurs motivations et des places disponibles, il sont orientés vers la chasse ou le transport. Pour les futurs pilote de Mirage 2000 ou de Rafale, la formation se poursuit sur PC-21 (phase basic, puis Advanced) La priorité de la phase Basic reste l’apprentissage des fondamentaux du pilotage (gestion  des pannes, voltige, vol en formation, navigation, vol de nuit). Les stagiaires découvriront quelques thèmes tactiques de base comme l’interception simple ou la délivrance  de l’arment en fin de base advanced.

Avec ce système de formation la simulation au sol a le vent en poupe 40% de la formation des stagiaires, soit 80 heures, a dorénavant lieu au sol. Simulateur de vol (Full Mission Simulator), simulateur de vol simplifié (part Task tTainer), Simulateur d’éjection ou encore moyen de formation informatique (computer based Trainer) et système local de préparation et de restitution d’émission équipent l’école de pilotage de l’Armée de l’air. Ces équipements peuvent être interconnectés pour réaliser des missions combinées.

Tableau de bord de la place arrière (où se trouve l’instructeur) d’un Pilatus PC-21 de l’Armée de l’air française ©Xavier Cotton

Sur le plan technique, la simulation embarquée de l’avion est une réelle plus-value. Grâce à elle, les pilotes peuvent mettre les avions en réseau, capacité que les élèves retrouvent sur Mirage 2000D, Mirage 2000-5 ou Rafale, il leur est aussi possible de simuler l’apparition d’avions fantômes et de faire réagir les élèves en conséquence. Le PC-21 dispose de capacités avancées de simulation air-air (tir de missile, détecteur d’alerte,etc) et air-sol (tir canon, tir de bombe en palier en semi-piqué notamment). Par exemple au cours du vol, le moniteur peut générer et piloter des cibles air-air (cap, niveau vitesse) et émuler des menaces sol-air. Les instructeurs font ainsi découvrir aux élèves pilotes certaines notions de base qu’ils approfondiront ensuite en escadron de transformation opérationnelle et en escadron de chasse.

Pilatus PC-21 709FF de la Bae aérienne 709 de Cognac vu de l’arrière ©Xavier Cotton

Caractéristiques de l’avion

  • Longueur : 11,22 m
  • Envergure : 9,11 m
  • Hauteur : 3,75 m
  • Surface alaire : 15,22 m2
  • Poids max. au décollage et atterrissage : 3 100 Kg
  • Places : 2 en tandem
  • Moteurs  : Turbopropulseur  PT68B délivrant 1600 ch
  • Hélice : 5 pales en graphite de 2,39 m de diamètre
  • Vitesse de croisière maximale : 690 km/h- 370 Kts-.0,72 Mach
  • Vitesse maximale : 690 km/h- 370 Kts-.0,72 Mach
  • Distance de décollage : 490 m
  • Distance d’atterrissage : 600 m
  • Vitesse de décrochage : 150 km/h 81Kts
  • Réservoir : 690 l
  • Autonomie  : 1300 km soit 2 h 20 min de vol
  • Plafond : 25 000 fts
  • Facteur de Charge maximum en configuration lisse : +8g / -4g
  • Vitesse ascensionnelle  :  4250 ft/min-1295 m/min

 

 


Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 9)

Patrouille exceptionnelle

Patrouille de 4 rafales marine ,deux  DH-100 Vampire (F-AZOO et F-AZIK) et un Morane MS760 Paris (F-AZLT) ©Xavier Cotton

Toujours au meeting “Paris Villaroche Air Legend” du 8 septembre 2018, nous pu voir cette patrouille de quatre Rafale marine, précédé de deux DH100 Vampire du “Cercle de chasse de Nangis” et en tête le MS 760 “Paris” d’Armor Aero Passion.

Rafale Marine 70 ans de la flottille 12F ©Xavier Cotton

A noter la décoration particulière d’un des Rafale Marine pour marquer les 70 ans de la 12F, la flottille des Lascars créée le 1er août 1948 sur la base d’aéronautique navale d’Hyères et désormais installée à Landivisiau depuis 1968.

Le “Donald Duck” du blason a été complété par les silhouettes d’appareils équipant ou ayant équipé la “Douzef ” depuis sa création :

  • Supermarine Seafire d’août 1948 à mars 1950,
  • Grumman F6F Hellcat d’avril 1950 à juin 1953,
  • Chance-Vought F4U-7 Corsair de juin 1953 à août 1963,
  • Vought F-8 (FN) Crusader de mars 1965 à décembre 1999,
  • Rafale Marine depuis mai 2001.
De Havilland DH 100 Vampire (F-AZIK et f-AZOO)

Ces deux De Havilland DH 100 Vampire Fb.6 doté un réacteur Goblin 3  ont appartenu à l’armée de l’air Suisse jusqu’en 1988. Il font désormais parti du ” Cercle de Chasse de Nangis” basé à Melun-Villaroche. Malheureusement, j’ai appris depuis qu’un gros incendie s’est déclaré samedi 8 décembre 2018 dans le hangar qui abritait les deux Vampire, l’un a été détruit complétement le deuxième a pu être sorti du hangar mais est probablement irrécupérable.

Morane MS760 Paris (F-AZLT) D’Armor Aéro Passion ©Xavier Cotton

Le prototype Paris vola pour la première fois le 29 juillet 1954. 150 MS760A furent produits poussés par deux réacteurs Turbomeca de 400 kg. L’armée française utilisa ce quadriplace comme avion d’entrainement et de liaison. La poussée du MS760 PARIS II fut améliorée par l’utilisation de deux réacteurs Turbomeca Marboré V1 de 480 kg,, l’adjonction de deux réservoirs en bout d’aile, d’une cabine pressurisée et d’un compartiment à bagages agrandi, ce qui lui permettait une vitesse de 579km/ h pour une autonomie de 1740 km.

 
Morane MS760 Paris (F-AZLT) D’Armor Aéro Passion ©Xavier Cotton

Le MS760 Paris est unanimement considéré comme étant le premier VLJ (very light jet) de l’histoire de l’aviation. Le certificat de type et les droits de propriété du MS760 PARIS I ET II ont été rachetés à Daher-Socata par JetSet Aviation société américaine. Cet société a également récupéré l’outillage qui sera transféré en Floride. JetSet a racheté une quarantaine de MS760 de part le  monde, dont une dizaine appartenant à l’armée de l’air Argentine, et une soixantaine de moteurs Turbomeca Marboré neufs ou reconditionnés.

 
Le seul exemplaire  encore présenté en vol en Europe est le F-AZLT (Cn 32) qui appartient à l’association Armor Aéro Passion basée à Morlaix (LFRU), Vous pouvez lire son essai en vol dans Info-Pilote n°645 de décembre 2009.

Si vous le souhaitez , vous pouvez voir :


Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 6)

Le Grumman “Wildcat”

Grumman Wildcat FM2 (G-RUMW) de “The Fighter collection ” basé à Duxford ©Xavier Cotton

Ce Grumman “Wildcat” (G-RUMW) en état de vol est unique en Europe, il fait partie de la collection” The Fighter Collection“. Il est venu spécialement de Duxford (Angleterre) où il est basé pour participer  à “Paris-Villaroche Air Legend 2018”, le plus grand rassemblement de Warbirds qu’on ai vu en France !

Ce Wildcat a été construit par la General Motors Corporation  pour la marine américaine en 1945. Il a été immédiatement été stocké à Tillamook Naval Air Station , Oregon. L’avion a ensuite été radié de la marine américaine  le 28 Février 1946.

L’avion a eu une série de propriétaires privés entre 1946 et 1975 et, en 1975, il a été exposé au “Chennault Air Museum”, en Californie. Il y est resté jusqu’en 1992, date à laquelle il a été déplacé à Chino par “Fighter Rebuilders” pour être remis en état de navigabilité. Le premier vol post-restauration a eu lieu en janvier 1993.

L’avion a été acquis par “The Fighter Collection” en 1993 et ​​expédié à Duxford en avril de la même année. Il porte actuellement les couleurs d’un  Wildcat britanique à bord du HMS Tracker en 1944.

Grumman Wildcat FM2 (G-RUMW) de “The Fighter collection ” basé à Duxford ©Xavier Cotton

Source des informations :

Le programme de “Paris-Villaroche Air Legend 2018”

“The Fighter Collection http://fighter-collection.com/cft/

Si vous le souhaitez , vous pouvez voir :

A suivre…..

 


Paris-Villaroche Air Legend 2018 (épisode 5)

Grumman Avenger

Grumman TBM-3R Avenger HB-RDG basé à Lausanne en Suisse ©Xavier Cotton

Le TBF Avenger (désigné aussi TBM pour ceux qui ont été construits par General Motors) est un bombardier-torpilleur triplace américain. Conçu par Grumman, il est initialement développé pour la Marine des États-Unis et le Corps des Marines des États-Unis est un gros triplace bien armé, pourvu d’une large soute capable d’accueillir une torpille ou une charge de bombes de même poids et emmené par un Wright R-2800 de 1700 ch.

Le prototype fit son premier vol en 1941. Il fut produit en série l’année suivante et fut utilisé pour la première fois au cours de la bataille de Midway (5 au 7 juin 1942). C’est sur un appareil de ce type que Georges BUSH père, ancien président des USA, fut abattu 3 fois en tant que pilote de l’US NAVY.

Grumman TBM-3R Avenger HB-RDG

Le « Charlie’s Heavy » est délivré le 17 mai 1945 à la base navale de San Diego, puis celle de Pearl Harbor où il reste jusqu’en 1946. La guerre étant terminée, il rejoint le continent. En 1953, il est modifié en TBM 3R (sans tourelle arrière) pour la guerre de Corée et peut embarquer sept personnes. En juin 1956, il est retiré de l’US Navy. Il ne revole plus jusqu’en 1987, moment où l’appareil est acquis par Anthony Haig-Thomas qui le restaure aux Etats-Unis. Son nouveau propriétaire le ramène en Angleterre à North Weald en 1991. En 2005, l’Avenger est finalement racheté par, Charles Trachsel collectioneur suisse, qui donne son nom à l’avion.

Immatriculé HB-RDG, il reste aux couleurs de la Navy jusqu’en 2009.   l’Avenger est modifié en TBM 3E au cours de l’hiver 2009-2010, pour recevoir une tourelle ( Fana de l’Aviation N°487S de juin 2010) qu’il avait perdue lors de sa transformation pour la Corée. Il est alors repeint aux couleurs françaises (au meeting de  La Ferté Alais 2010), afin de célébrer le centième anniversaire de l’Aéronavale française dans laquelle de nombreux Avengers ont évolués. c’ est à cette occasion q’une torpille est construite pour rejoindre la soute (photo ci-dessous).

Grumman TBM-3R Avenger HB-RDG ©Xavier Cotton

Immatriculé HB-RDG, il reste aux couleurs de la Navy jusqu’en 2009.   l’Avenger est modifié en TBM 3E au cours de l’hiver 2009-2010, pour recevoir une tourelle ( Fana de l’Aviation N°487S de juin 2010) qu’il avait perdue lors de sa transformation pour la Corée. Il est alors repeint aux couleurs françaises (au meeting de  La Ferté Alais 2010), afin de célébrer le centième anniversaire de l’Aéronavale française dans laquelle de nombreux Avengers ont évolués. c’ est à cette occasion qu’une torpille est construite pour rejoindre la soute (photo ci-dessus).

Grumman TBM-3E Avenger F-AZJA de l’AMPAA basé à Melun ©Xavier Cotton

S’étant taillé une belle réputation d’efficacité dans le Pacifique, l’Avenger équipa les marines britanniques, canadiennes, françaises, hollandaises et même japonaise après-guerre. Il termine sa carrière dans le civil comme avion de lutte anti-incendie au Canada.

L’AVENGER dont dispose l’A.M.P.A.A (Association des Mécaniciens pilotes d’Avions Anciens) est un TBM 3E et  c’est le seul exemplaire existant sur le territoire Français. Construit en 1943 par GENERAL MOTORS avec le serial number 85869, il est aujourd’hui présenté aux couleurs d’un avion de la FLEET AIR ARM (aéronautique navale britannique) qui participa au débarquement des alliés en 1944. .  L’aéronavale utilisa 140 AVENGER dans ses versions de détection et de lutte anti sous marine. Certains d’entre eux participèrent à la campagne de SUEZ en 1956. A la fin de leur service, ils furent détruits ou restitués aux Américains.

Caractéristiques

Avion : TBM 32 Avenger

Propriétaire: Association des Mécaniciens Pilotes d’Aéronefs Anciens

Masse Max : 8200 kg

Plafond : 9000 m

Vitesse : 230 Kts

Moteur : WRIGHT CYCLONE R-2800-20, 14 cylindres de 1700 cv

Base : Melun Villaroche

Source des informations :

Association des Mécaniciens Pilotes d’Aéronefs Anciens : www.ampaa.fr

Aviapic : https://www.aviapic.ch

Programme “Paris-Villaroche Air Legend 2018

Le fana de l’Aviation

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A suivre…..