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Dans deux mois, départ du Paris-Madrid 2011


 
Dans deux mois, départ du Paris-Madrid 2011  
L’association des Amis du Patrimoine Morane-Saulnier et le Real Aeroclub de España organisent le Green Air Challenge Paris-Madrid, du 17 au 22 juin 2011, avec le soutien de l’Aéroclub Léon Morane de Tarbes (65).

Promouvoir l’aviation propre, les nouvelles technologies et l’innovation, et commémorer l’histoire de leur entreprise, telle est l’ambition des organisateurs du Green Air Challenge 2011 entre Paris et Madrid. En cetteannée du centenaire Morane-Saulnier et de la course aérienne Paris-Madrid, ce challenge va permettre à des aéronefs de comparer leurs performances et leur impact sur l’environnement pendant plus de 1.000 km… C’est aussi, pour les équipages, le formidable challenge de passer les Pyrénées avec des aéronefs sans émission de CO2 ! Une entreprise historique…

Les constructeurs répondent présents :

Le Green Air Challenge Paris-Madrid 2011 compte déjà l’inscription de superbes machines comme :

Le Yunnec e-430 : Biplace, monomoteur, conçu pour être simple à utiliser, facile à piloter et d’un coût de vol inégalable par rapport aux LSA à moteurs thermiques de sa classe. L’e-430 a une autonomie d’une heure et demie à trois heures (selon la configuration). Ce type d’appareil dispose de deux autres arguments de poids : une fiabilité maximale et un coût d’entretien dérisoire. Pour cet appareil, la jeune société chinoise Yunnec International a reçu le Prix Lindberg pour avion électrique lors du Oshkosh AirVenture 2010 et le Prix du design 2010 décerné par le British Design Museum.
 

L’Ekolot KR-030 Topaz : Inscrit dès la première heure, le Topaz est un appareil de standing, riche en détails. Ce monoplan, ailes hautes, est construit à base de structures nids-d’abeilles, de fibres de verre. La fibre de carbone est utilisée pour les parties mobiles et pour renforcer l’habitacle. Cet appareil, au train tricycle, est équipé de volets à commandes électriques. Toutes les transmissions de commandes sont rigides, de conception simple, en matériaux anodisés et montées sur roulements à billes.
Ce biplace, côte à côte, équipé du moteur Rotax 912UL de 80 CV, est spacieux et confortable, fonctionnel et économique.

Le Shark : ULM biplace en tandem de la classe 300 kg – 300 km/h. Réalisé entièrement en composite, Shark repousse les limites des performances en ULM. Sa configuration tandem, sa ligne et son train rentrant font du Shark un performeur capable sans sourciller de croiser à 270 km/h et franchir 1 200 km d’une traite avec réserve. Dans sa catégorie, le Shark ne craint personne et pourrait bien se montrer très mordant sur le Paris-Madrid… Référence non seulement en terme ? de performances mais également en matière de sécurité, avec une cellule calculée et validée dans tous les domaines de vol, une vision extérieure type avion de chasse qui permet de surveiller le ciel en croisière et de continuer à le faire lors des évolutions. Sécurité de la cellule de survie enfin englobant les deux pilotes avec un tissu mixte carbone aramide minimisant les effets de flèche du carbone pur en cas de mauvaise fortune. Eric de Barberin-Barberini, importateur de ce bijou slovaque, sera à ses commandes pour le Green Air Challenge Paris-Madrid 2011.

 Le programme :

Le jeudi 16 juin, les participants seront accueillis sur le terrain de La Ferté-Alais (91). Le musée d’avions anciens de l’Amicale Jean-Baptiste Salis réunit la plus belle collection d’avions Morane-Saulnier au monde. Il sera ouvert aux participants. Le challenge pour l’aviation verte Paris-Madrid 2011 sera introduit et lancé autour d’avions mythiques, en présence des représentants de la DGAC, des partenaires et des journalistes.

Le vendredi 17 juin, les aéronefs s’envoleront pour Cognac (base aérienne 709). À Tarbes, le samedi 18 juin, après leur arrivée sur l’aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées, les participants profiteront de la journée du centenaire de DAHER-Socata (visite, défilé aérien et animations).

La journée du dimanche (19 juin), une évaluation du bruit des aéronefs participants sera effectuée.
Lundi matin (20 juin), les aéronefs décolleront pour Burgos via la traversée des Pyrénées, montée à 9 000 ft ; une étape de montagne où les meilleurs grimpeurs devront mettre leur faible masse et bonne performance à profit.
Le challenge se terminera à Ocaña, le 21 juin, aérodrome situé à 60 km au sud de Madrid. SENASA, équivalent de l’ENAC en Espagne, est présent sur ce terrain où l’activité aéronautique y est importante : formation de pilotes, championnats de voltige, vol à voile, etc.

Le Real Aeroclub de España invitera les participants et les partenaires du challenge dans ses locaux situés sur l’aéroport d’affaires de Cuatro-Vientos (Madrid) pour la remise des prix, le mercredi 22 juin 2011.

Sensibiliser un monde de passionnés aux enjeux de demain : Ressources énergétiques, impact sur l’environnement.

Pour quels aéronefs ?

Ce challenge est ouvert aux aéronefs sans émission de CO2 (électriques, solaires, hydrogène, etc) et à faible émission de CO2 ou innovants. Les constructeurs ou leurs représentants, tels que Dyn’Aero, Protoplane, Ekolot, Shark Aero sont des participants privilégiés pour ce type de challenge.

Les aéroclubs ou propriétaires ayant déjà fait l’acquisition d’aéronefs modernes et innovants sont les bienvenus.

Des partenaires charismatiques :


Le Green Air Challenge Paris-Madrid 2011 a su séduire de nombreux partenaires institutionnels et privés qui ont vu dans cette aventure, certes l’intérêt d’associer leur nom à cette évocation du centenaire du premier Paris-Madrid, mais avant tout la formidable opportunité de mettre en avant l’aviation légère responsable, écologique et néanmoins performante. Le parcours ne l’oublions pas est l’occasion du franchissement des Pyrénées pour la première fois à bord d’aéronefs « écologiques ».

Le formulaire d’inscription et le règlement sont disponibles en ligne sur :
www.parismadrid2011.com2011parismadrid@gmail.com


RENO AIR RACES 2010 par EVA PACHE

 (toutes les photos de cet article appartiennent à la collection privée d’Eva Pache)

Ma grande passion est l’aviation et quel amoureux de l’aéronautique n’a pas rêvé un jour de se rendre aux courses à Reno. J’ai réalisé ce rêve.

États-Unis, octobre 1924 : les National Air Races lancent le principe des “Pylon races”, courses de vitesse où tous les avions sont lâchés en même temps, sur un circuit fermé matérialisé par des pylônes. C’est dans la plus pure tradition de ces courses d’avant guerre, que se courent chaque année depuis 1964, les National Air Races à Reno dans le Nevada. La règle de base est simple et spectaculaire : “Fly low, go fast, turn left” (voler bas, allez vite, tournez à gauche). La course en peloton, se déroule à 15 mètres du sol, autour des pylônes. Les appareils les plus rapides, évoluent à plus de 800 km/h de moyenne, soit deux à trois fois plus vite qu’une Formule 1. “Fastest race in the world”, cette course légendaire mondialement connue, attire chaque année des centaines de milliers de spectateurs.
Trois jours passés à Reno Stead Airport, temple des courses aériennes à en prendre plein la vue et les oreilles. Ces courses d’avions avec souvent des anciens warbirds et autres avions à hélices modifiés pour la circonstance, mais il existe aussi une catégorie jets. La course se déroule dans le désert du Nevada autour d’un circuit constitué de pylônes et c’est très spectaculaire car ça limite sévèrement le plancher à des vitesses effroyables ! C’est du pur bonheur a voir !!!

Je m’installe dans les tribunes Une grande émotion s’empare de moi, j’attends ce moment depuis des mois, voilà que décollent les T6, je n’en crois pas mes yeux.

18 T-6, toujours accompagnés de l’avion qui lance le départ (le pace plane). Regroupement après quelques minutes sur notre droite avec un vrombissement qui nous donnent des frissons et les voilà tous derrière le « pace plane » et une fraction de seconde après, il dégage sur la droite et les 18 machines plongent vers la gauche, les haut-parleurs donnent le « Gentlemen, You have a Race » et c’est parti …. C’est une question de stratégie et ça va vite, en voilà deux dans le premier virage, le deuxième monte plus haut et avec la vitesse plonge et passe devant le premier, ..c’est grandiose, la course se déroule sur six tours …
Pour chaque course c’est le même rituel mais impossible de s’en lasser, nous sommes au centre des tribunes juste derrière les commentateurs c’est un véritable show que de voir ceux qui commentent les démonstrations. ils vivent aux rythmes des présentations de leurs pilotes, c’est ça la passion …
Il y a 7 catégories:
les UNLIMITED (27 avions) tous plus magnifique les uns que les autres.
La classe Unlimited est ouverte à tout avion propulsé par un moteur à piston avec un poids à vide supérieur à 4500lb (la limitation de poids a été ajouté en 2005). Mis à part un très petit nombre « construit pour cette catégorie » la classe Unlimited a généralement été occupée par des avions de la Seconde Guerre mondiale, modifiés, les types les plus souvent utilisés sont le P-51 Mustang, Bearcat F-8F, et Hawker Sea Fury. La vitesse des avions dans la classe Unlimited peut atteindre 500 mph.

La classe Jet (17 avions, dont un Vampire, un peu sous-motorisé par rapport aux autres machines.)
La classe Jet a été inaugurée en 2002 en tant que classe invitée, pour des courses avec l’avion construit par Aerovodochody, le « L-39 Albatros » . Des courses à des vitesses supérieures à 400 mph. En 2004, l’intérêt s’est développé au point que la classe a été ouverte à la participation de tous les pilotes qualifiés puis en 2007 aux  aéronefs sans postcombustion avec moins de 15 degrés d’angle pour l’aile (comme le Fouga Magister, le North American T2 ou le Lockheed T33).


les T-6 (18 avions)
La T-6 Classe, comprend des avions d’origine du type americain T-6 « Texan », canadien, le « Harvard », et de l’US Navy « SNJ » .Toutes les variantes T-6 sont propulsées par le Pratt &Whitney Wasp R-1340-AN 1 moteur en étoile refroidi par air, qui développe environ 600 chevaux, et tous ont essentiellement la même cellule. A l’origine construit par North American Aviation, 15.495 avions ont été fabriqués. Au cours de sa vie le modèle a surtout servi en tant qu’avion d’entraînement avancé, pour aider les pilotes à l’adaptation entre les avions d’entraînement de base et les avions de combat tactiques telles que le P-51 Mustang.
Le T-6, avion volant généralement a des vitesses de course aux environs de 220-230 mph, sur le circuit de 5,06 miles à Reno. Parce que les avions sont tous du même type, la classe T-6 fournit une des courses les plus excitantes à Reno, en mettant l’accent sur les compétences et stratégies des pilotes, plutôt que sur la puissance moteur.

Les avions Formule Un sont tous propulsés par un Continental O-200 (le même moteur 100 cv utilisé dans le Cessna 150). Poids et dimensions de chaque partie importante du moteur doit se situer dans la limite de l’origine. Le profil de came et de carburation sont strictement contrôlés. L’avion de course doit avoir 66 pieds carrés de surface de l’aile, peser au moins 500 livres à vide, et un train d’atterrissage fixe et une hélice à pas fixe. Le plus rapide des avions Formule Un peut atteindre près de 250 mph sur le circuit de 3,19 miles à Reno. Beaucoup d’avions Formule Un sont construits par les pilotes eux même et sont un moyen relativement peu coûteux pour profiter de l’excitation et la satisfaction des courses aériennes.
Les Super Sport (8 avions)
Comme la classe Sport a continué à évoluer, la classe Super Sport est technologiquement plus avancés. Les pilotes ont crée cette nouvelle catégorie. La division des avions de sport en «sport» et «Super Sport» permet aux avions de se mesurer les uns contre les autres, tout en fournissant une occasion pour les pilotes de pur-sang de rivaliser sur un parcours différent, avec des règles différentes, à des vitesses supérieures.
la classe SPORT (17 avions)
La classe Sport met en évidence les nouveautés et innovations dans le développement de la construction d’avions performants du style « kit ». La concurrence dans la classe est féroce, avec l’introduction rapide de moteur de compétition et de cellules de haute technologie. Les avions admis sont les modèles de construction kit, dont 5 ou plus ont été produits et livrés aux clients par le fabricant, propulsé par un moteur à pistons de 650 pouces cube ou moins. Tous les avions doivent avoir un certificat de la FAA.
La course se fait autour d’un circuit de 6,37 miles à des vitesses atteignant les 350 mph.
Les Biplan (22 avions) et vous pouvez me croire ils font un super spectacle.
La Biplan classe est représentée par de petits avions de voltige comme le Pitts Special, le Mong, et le Miniplane Smith, offrant aux pilotes la chance de montrer leurs compétences sur un circuit de 3,18 miles à des vitesses dépassant les 200 mph.

En plus des courses depuis 8h00  du matin il n’y a jamais de temps mort. Une démonstration avec un Cap 232 de chez Breitling qui fait la course avec un dragster de 1000 CV. Il y a Greg Poe qui nous coupe le souffle et aussi Michael Goulian sur un Extra 330, des pilotes qui nous font rêver et que dire de Kent Pietsch avec son Interstate Cadet au couleurs de Jelly Belly qui pose sur une camionnette et qui en redécolle, ou lorsque il fait de la voltige, sur une musique classique et que les 60 000 spectateurs  environ sont silencieux, il pose sans moteur et s’arrête pile sur la ligne ….

Un grand moment de bonheur était la présentation de la patrouille canadienne « Snowbirds », je ne les avais jamais vu et ils sont magiques, d’une précision absolue et un nombre de croisement jamais vu ailleurs.

Les F-16 pendant la cérémonie officiel de bienvenue et surtout le F/A-18 Super Hornet qui nous a fait une démonstration de haut niveau avec de très grand pilotes.


 Le plus grand moment pour moi c’est d’avoir vu voler les deux P-38 Lightning. Nous avons eu de la chance, ils n’ont volé que le samedi en fin de journée et surtout le U2 Dragon Lady, il n’a fait qu’un passage le vendredi.

Dans l’enceinte il y a beaucoup de boutiques mais uniquement sur l’aviation et l’organisation est génial, vous pouvez voir les avions de très près. Il y a deux emplacement, un gratuit où se trouvent les avions statiques et un emplacement payant où vous pouvez voir les avions de la course et côtoyer les pilotes, une ambiance très bon enfant.

Malheureusement, le dimanche, un malheureux pilote trahi par son moteur a rejoint prématurément et brutalement le sol (voir la vidéo), pas aidé par un vent très fort qui soulevait des nuages de poussière. Il s’en est heureusement tiré sain et sauf et est sorti de son avion en faisant signe aux spectateurs pour les rassurer. Suite à ça, l’organisation a décidé d’annuler les deux dernières courses : la Gold Race des T6 et l’Unlimited Gold.
Voilà un petit condensé, il y a tellement à dire qu’il faudrait écrire un livre entier, alors je vous conseil de vivre une fois cette expérience que jamais vous ne regretterez .
Amicalement Eva

Vous pouvez retrouver toutes les photo d’Eva Pache sur son site : http://eva-bill-aviation.smugmug.com/