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De Havilland DH-91 Albatross FINGAL G-AFDL

De Havilland DH91 Albatross « FINGAL » G-AFDL Imperial Airways au Bourget en 1939  ©Jacques Hémet

Le De Havilland DH-91 fut dessiné en 1936 par A. E. Hagg selon les spécifications du Ministère de l’Air Britannique comme un avion postal transatlantique. Le premier Albatros effectua son 1er vol le 20 mai 1937. Le second prototype se cassa en deux pendant des tests de surcharge mais fut réparé et le premier avion Albatross utilisé par la compagnie « Imperial Airways » Bien qu’initialement conçu comme avion postal une version de transport pour 22 passagers fut développé, les différences principales étant des hublots supplémentaires.  Cinq avions de ce type furent produits et livrés à Imperial Airways : Le « Frobisher  » (G-AFDI), le « FALCON »(G-FADJ), le « FORTUNA » (G-AFDK), le « FINGAL » (G-AFDL c/n 6805) et le « FIONA »(G-AFDM)   L’été 1939 fut la seule saison opérationnelle significative, Alors qu’Imperial AIrways assurait une double liaisons journalière  entre Londres- Croydon et Paris-Le Bourget   Le « FINGAL » (Fingal, en gaélique Fine Gall, signifie tribu étrangère) qu’on peut le voir  ici durant l’été 1939 sur le tarmac du Bourget, fut délivré à Imperial Airways le 04 avril 1939. Il fut détruit le 6 octobre 1940 lors d’un atterrissage près de Pucklechurch (Gloustershire, Angleterre). L’avion effectuait un vol régulier vers Bramcote, quand l’équipage subit un problème moteur et décida de faire un atterrissage d’urgence dans un champ. Les cinq membres d’équipage et sept passagers furent blessés, et l’avion détruit.

Vous trouverez des photos des avions ayant appartenu à Imperial Airways sur le site de British Airways à cette adresse : http://www.britishairways.com/travel/photos-1930-1939/public/fr_fr#


Bloch MB-152 du GCII/1

Buc, le 10 mai 1940 de gauche à droite SGT Largeau, ADC Munier, ADC Autier, SCH Guitard devant un Bloch 152 du GCII/1 ©Jacques Hémet

Buc, le 10 mai 1940 de gauche à droite SGT Largeau, ADC Munier, ADC Autier, SCH Guitard devant un Bloch 152 du GCII/1 ©Jacques Hémet

Jacques Hémet nous fait partager une fois de plus une photo d’excellente qualité issue d’un négatif 6X6 de sa collection personnelle avec pour mission d’identifier les pilotes devant le Bloch 152.
Après une petite enquête auprès des experts d’aéroforum, les réponses entre autres d’Alain Coste et Dan Gilberti (http://www.histavia21.net/) vinrent nous éclairer.
Il s’agit  bien d’un Bloch 152 à moteur 14N25 (capot d’un mètre d’ouverture frontale) et ce qui caractérise de manière visible ce MB 152, c’est son hélice Chauvière, les 151 n’ayant été équipés que d’hélices Gnome Rhone. Par contre en étudiant les manuels techniques des avions Bloch 151 et 152, Sosthène Waroff Billault a mis en évidence que la présence de canon HS404 ne serait pas une spécificité « technique » du 152, le 151 pouvait tout aussi bien en être équipé, mais faute de disponibilité du canon, beaucoup de 151 ne le furent pas . D’autre part, l’équipement des 152 en canon dépendait également du type de mission. On note sous le bord d’attaque de l’aile droite le support de la fusée Holts.

Cette photo a été publiée dans Icare n° 53 (1970) page 36 avec pour légende « sergent Largeau, adjudant-chef Autier, sergent-chef Munier et sergent-chef Guittard (ces trois derniers tués en mai et juin 1940 et le sergent Largeau abattu au Normandie-Niemen)« On retrouve aussi cette photo dans la section avion du site dédié à René Munier  http://www.munier-pilote-1940.fr. Après avoir pris contact avec François Iung, petit fils de René Munier et gestionnaire du site, il m’a confirmé que son grand-père était le second pilote en partant de la gauche à droite du sergent Largeau (casqué), ce qui donne pour légende finale de la photo « Buc, le 10 mai 1940 de gauche à droite SGT Largeau, ADC Munier, ADC Autier, SCH Guitard devant un Bloch 152 du GCII/1« 

René Munier et Raymond Autier seront tués au combat dans les Ardennes le 15 mai 1940, Pierre Guitard sera blessé le 3 juin 1940, et André Largeau disparaitra le 14 septembre 1943 en Russie alors qu’il était au Normandie-Niemen

Source des informations :
Jacques Hémet
Alain Coste
Sosthène Waroff Billault
Dan Gilberti : http://www.histavia21.net/
ICARE n°53 page 36
Combats oubliés du ciel des Ardennes & de la marne 15 mai-14 juin 1940 Françoise et Pierre Roger :  page 17 et 18 raconte le combat où seront tués René Munier et Raymond Autier

ARS300 F-PDCF

ARS 300 F-PDCF au décollage La Ferté-Alais 2013 ©Xavier Cotton
J’ai vu pour la première fois cet avion de voltige immatriculé F-PDCF au Meeting de La Ferté Alais 2013.
Après quelques recherches j’ai appris que l’équipe d’Aero Restauration Service, crée par Bernard Ducreux en 2002 à Dijon-Darois, développe depuis deux ans un nouveau monoplace de voltige sur la base d’une voilure carbone. Le fuselage, en treillis métallique, a été conçu et calculé autour de cette voilure.
Bruno Ducreux s’est associé à Anthony Bezard pour réaliser toutes les étapes de la conception à la fabrication.
Pour plus d’informations je vous recommande l‘article d’Aerobuzz.

Caractéristiques :
Puissance : 300 HP
Envergure : 7,2 m
Longueur : 7,8 m
Facteurs de charge : +/- 9,5g
Taux de roulis : 420°/s
Masse à vide : 580 kg

Source des informations :
Aero Restauration Service : http://www.aero-restauration-service.fr/
Aerobuzz : http://www.aerobuzz.fr


Un North American T-6 en CdN


North American T-6 F-HLEA  à La Ferté Alais 2013 ©Xavier Cotton

Cette année, si vous avez assisté au meeting annuel de La Ferté Alais « le temps des hélices« , vous avez surement remarqué que parmi les nombreux T-6 présents sur le plateau de Cerny, un seul n’avait une immatriculation commençant par F-AZ correspondant aux avions volant sous le régime de  Certificat de Navigabilité Restreint d’Aéronef de Collection (CRNAC). En effet depuis le 30 mai, le North American T-6 ( c/n 168-60 N° de serie 49-3056) précédemment immatriculé F-AZMP vole de nouveau  sous certificat de navigabilité (CdN) de niveau OACI (Organisation de L’aviation Civile Internationale) avec l’immatriculation F-HLEA.  Ce CdN permet à Aero Vintage Academy basée sur l’aérodrome de Cerny-La Ferté Alais d’exploiter commercialement ce North American T-6 en travail aérien et de pratiquer des baptêmes de l’air à son bord (initiation voltige ou promenade aérienne 450€ pour 20 minutes). Depuis que les derniers T-6 en CdN avaient étés réformés en 1979, tous les T-6 volaient sous le régime de  Certificat de Navigabilité Restreint d’Aéronef de Collection. La mise aux normes du CdN de cet avion a été réalisé en pleine collaboration avec le Pôle Certification, Suivi de navigabilité et Aviation générale de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). L’opération a été rendue possible car la DGAC a signé un accord bilatéral avec la FAA (Federal Aviation Authority)

North American T-6G F-AZMP piloté par Edmond Salis à La Ferté Alais 2010 ©Xavier Cotton
 

Source des informations :


PATROUILLE DE FRANCE vs RAFALE (AIRBORNE FILMS)


PATROUILLE DE FRANCE vs RAFALE www.patrouilledefrancelefilm.com from AIRBORNE FILMS on Vimeo.

Rendez vous sur le site patrouilledefrancelefilm.com DVD disponible maintenant sur Amazone.fr / pre-commande / sortie au salon du bourget
La PATROUILLE DE FRANCE comme vous ne l’avez jamais vue. Un film de Eric MAGNAN, produit par François-Olivier ROBIN & Eric MAGNAN – AIRBORNE FILMS
« PATROUILLE DE FRANCE », c’est l’histoire d’une passion et d’une fidélité. Le réalisateur, pilote et esthète Eric Magnan à qui l’on doit notamment les très remarquées séquences aériennes du long-métrage Les Chevaliers du Ciel, a déjà filmé ce corps d’élite et les pilotes ont trouvé tout naturel qu’il réalise le film événement à l’occasion du 60ème anniversaire de la Patrouille de France.

 


L’aérodrome de Challes fête ses 100 ans

 

Cet article a été rédigé par « Challes Aviation », qui organise cet anniversaire, pour l’office de tourisme de Challes-les-Eaux et publié initialement sur Marque-en-Ciel de Jean-Noël Violette.
Le 26 octobre 1913 naissait l’aérodrome de Challes-Les-Eaux, inauguré en grande pompe en présence de tous nos édiles locaux.
Les acteurs aéronautiques actuels de cette belle plateforme ne pouvaient que commémorer cet évènement au cours de quelques temps forts, auxquels tous nos concitoyens seront les bienvenus.
6 avril 2013 à 11 h : inauguration , après rénovation, de la Stèle dédiée aux Ailes Brisées , à l’entrée de l’aérodrome.
Cette cérémonie sera suivie d’une petite réception devant le hangar historique de notre aérodrome redécoré avec son habillage  » 1913 « . Quelques aéronefs anciens (planeurs et avions) seront présents lors de cette journée .
8 au 30 avril 2013 : Exposition de photographies relatant la création de l’aérodrome ainsi que l’activité des femmes pilotes célèbres du siècle dernier. Cette exposition aura lieu à la médiathèque de Challes les Eaux lors de ses heures d’ouverture au public .
3 mai au 20 octobre 2013 : au CHÂTEAU DES COMTES DE CHALLES , exposition de photographies consacrées à la vie de l’aérodrome de Challes lors de la 1ère partie du 20ème siècle (ouverte au public) .
8 et 9 juin 2013 : Fête aérienne sur l’aérodrome de Challes , avec rassemblement d’ avions, exposition d’avions et de planeurs anciens, journées portes ouvertes des différents acteurs de la plateforme (Centre de vol à voile , Aéroclub de Challes , Les amis du CLAP 73 , Airmonie , Les aéromodélistes des Raz – Mottes et la Société de construction et de réparation de matériels volants Stralpes Aéro)
Ces journées sont ouvertes au public gracieusement, et des vols d’initiation (à titre payant) seront organisés. Le public sera accueilli sur les espaces qui lui seront dévolus .
9 novembre 2013 : Un colloque sur  » 100 ans d’aviation sur l’aérodrome de Challes-les-eaux  » est organisé au  » Manège  » à Chambéry de 9h à midi et de 14h à 17 h 30 .
Une quinzaine d’intervenants feront revivre un siècle d’aviation sur notre aérodrome , en insistant sur les  » grands moments « . Toutes les personnes intéressées sont chaleureusement invitées à y assister. ENTRÉE LIBRE .
Ce colloque se clôturera par une soirée Grand Public , toujours au  » Manège  » , sur un sujet majeur de l’ aviation contemporaine (sujet non défini à ce jour), concernant l’Air ou l’Espace. Le sujet et l’horaire seront communiqués prochainement : ENTRÉE LIBRE
4 novembre au 31 décembre : Une exposition plus conséquente de photographies, illustrant la vie de l’aérodrome de Challes depuis ses débuts , est organisée à la galerie EUREKA à Chambéry (Carré Curial) . ENTRÉE LIBRE .
Le livre « Challes avec deux ailes » de Jean-Noêl Violette pourra être dédicacé à l’occasion de nos diverses manifestations

Aero Vintage Academy

Aero Vintage Academy, la première école française de pilotage sur avions anciens, s’installe sur le légendaire terrain de Cerny-La Ferté-Alais. Voici l’information très intéressante trouvée sur L’Écharpe Blanche :

« Des baptêmes de l’air sont disponibles sur Travel Air 4000 (N4418), Boeing PT-17 Stearman (N62188), Stinson Reliant (F-GPJS) ou encore T-6 (F-HLEA), à partir de 85€ par personne. Mais le grand intérêt de cette nouvelle école est bien sûr de former les pilotes sur ces mêmes appareils, sous la houlette de Baptiste Salis, instructeur et pilote. Les pilotes déjà qualifiés pourront être formés sur appareils anciens, mais l’école propose également une formation ab-initio.
Aero Vintage Academy ne dispose maintenant d’un site web http://www.aero-vintage-academy.fr mais vous pouvez aussi les retrouver sur leur page Facebook. »
Stinson Reliant F-GPJS au meeting de la Ferté-Alais 2010 ©Xavier Cotton

Challes, avec deux ailes de Jean-Noël Violette

CHALLES, AVEC DEUX AILES
1913 – 2013
Cent ans d’aéronautique 
 à Challes-les-Eaux
par Jean-Noël Violette
Challes-les-Eaux est un nom mythique dans le milieu de l’aviation. Le 8e voyage aérien au monde s’y est déroulé dès 1784 et la commune savoyarde accueille depuis 1913 un aérodrome des plus réputés. À l’occasion du centenaire de ce site exceptionnel, il était indispensable de rappeler les meetings accueillant les plus prestigieux pilotes de leur époque, la création de l’Aéro-Club de Savoie en 1934, l’École des Remous de Joseph Thoret avant-guerre, le début des vols en planeur sous l’Occupation, un centre national des plus importants de 1945 à 1976 formant de nombreux moniteurs et pilotes professionnels, la formation de pilotes militaires dans les années 50, de multiples expérimentations de techniques (turbopropulseurs, hélicoptères, vol en montagne, lancement par treuil…), jusqu’à la montée en puissance du centre de vol à voile, aujourd’hui un des plus grands d’Europe et le premier de France pour ce qui est de la formation des jeunes pilotes. Jean-Noël Violette, ingénieur aéronautique, pilote, intructeur de vol à voile, a su délaisser les commandes de ses planeurs et avions pour prendre le temps de rassembler cette histoire passionnante puis d’en rédiger un ouvrage dense et richement illustré, servant parfaitement la valeur aéronautique et historique de Challes-les-Eaux.
Avec :
• la liste des moniteurs du Centre National,
• la liste des stagiaires et des pilotes de Challes,
• la liste du matériel volant utilisé (types et immatriculations) 
BLEU CIEL Editions
Format 17 x 24 cm
288 pages tout couleurs
Plus de 400 illustrations
ISBN : 978-2-918015-16-1
Sortie le 21 décembre mais vous pouvez le commander dès maintenant à BLEU CIEL Editions (3 bis, rue du Goujon, 71200 Le Creusot)  pour 35€ + 5€ de port

Nouvelle tour de contrôle de Pointe à Pitre

Nouveau bloc technique de Pointe-à-Pitre (TFFR) ©Jean-Charles Tempier

Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2012 a été mis en service le Nouveau Bloc Technique de l’Organisme de Contrôle de Pointe-à-Pitre Le Raizet (SNA Antilles-Guyane). Toute une série d’opérations planifiées a permis la transition des anciennes installations vers les nouvelles.
Presque trois fois plus haute que l’ancienne la  nouvelle vigie est équipée de sept positions de travail d’où les contrôleurs d’aérodrome,  ont une visibilité complète sur tout l’aéroport.
En 2011, cet organisme a enregistré 46 000 mouvements IFR et 43 000 mouvements VFR.
Ce nouveau bâtiment regroupe également le bureau régional d’information et d’assistance aux vols chargé de fournir l’information aéronautique et d’assurer les inspections de la piste et des taxiways, le bloc technique chargé de la maintenance des équipements techniques des services du contrôle aérien et des aides de la navigation aérienne sur l’aéroport et dans la région, ainsi que la centrale électrique assurant le secours énergétique de l’ensemble des installations de la navigation aérienne.

Renaissance du Caudron Simoun

©Association pour la renaissance du Caudron Simoun

Stéphane LANTER et François MINARD, deux pilotes professionnels et passionnés d’aviation, mettent en commun depuis de nombreuses années leurs avions et leurs désirs de créer une aventure humaine autour d’avions de collections.
En 2003, l’occasion leur est donnée de se lancer dans ce qui est une extraordinaire aventure: la remise en état de vol d’un avion mythique, le dernier CAUDRON SIMOUN.
En 2009, ils décident alors d’élargir leur action et créent  « L’Association pour la Renaissance du Caudron Simoun« . Cette Association a donc pour objet essentiel la restauration, en état de vol d’ aéronefs anciens marqués par leur rareté et leur intérêt patrimonial tant français qu’étranger et pour commencer la reconstruction et la préservation en état de vol d’un CAUDRON-RENAULT SIMOUN.Après la disparition accidentelle en 2002 à Roanne-Renaison de l’unique CAUDRON-RENAULT SIMOUN restauré en état de vol, le F-AZAM de feu Albert PROST. Il ne reste plus dans le monde que deux exemplaires de cet avion de légende :
Celui aux couleurs de la compagnie AIR BLEU, conservé au Musée de l’air et de l’Espace de Paris-Le Bourget, qui ne sera jamais remis en vol et celui de « L’Association pour la Renaissance du Caudron Simoun » qui après de longs travaux de restauration sera le dernier à revoler un jour.
Ce Caudron n’est pas un inconnu, car il était la propriété de Jean BLONDEL, l’un des premiers grands collectionneurs Français d’avions historiques . Jean BLONDEL décédé, ses héritiers ont mis en vente sa collection qui a été rachetée par Stéphane LANTER et François MINARD qui ont à cœur de faire revoler ce seul et dernier témoin d’une belle réussite de l’industrie aéronautique française.

Ce CAUDRON SIMOUN est un C-635M (M pour militaire) n/c 8433 (pour 8433 avions fabriqués par la société CAUDRON). Il est sorti d’usine le 14 avril 1939, il est le trois cent quarante deuxième d’une série d’environ cinq cents commandée par l’Armée Française. Vous pouvez lire son histoire complète sur le site  de l’association : http://www.caudron-simoun.com/

Antoine de SAINT-EXUPERY posséda deux CAUDRON SIMOUN. L’accident qu’il eut avec l’un d’eux dans le désert de Libye fait l’objet de très belles pages dans son roman « Terre des Hommes » et lui aurait inspiré « Le Petit Prince ». S’il est toujours difficile de donner une date pour un premier roulage, l’objectif visé est l’année 2014 avec un SIMOUN qui devrait porter la décoration de celui d’Antoine de SAINT-EXUPERY, le F-ANRY.

Pour être tenu à jour de la progression de la restauration, des premiers vols et des événements organisés autour de ce projet, ne manquez pas de visiter régulièrement le site de l’Association pour la renaissance du Caudron Simoun et abonnez vous à sa page Facebook.
Si vous avez une connaissance particulière de l’histoire de cet avion , si vous possédez des documents techniques ou historiques, si vous savez localiser des pièces détachés du Caudron, du moteur Renault ou de l’hélice Ratier mais surtout si vous aimez la mécanique, l’aviation ou que vous souhaitez comme bénévole accompagner dans l’atelier, les mécaniciens sur ce projet alors prenez contact avec L’Association pour la Renaissance du Caudron Simoun
Coordonnées :

Site de l’association : http://www.caudron-simoun.com/
Page facebook : http://www.facebook.com/RenaissanceCaudronSimoun

eMail : contact@caudron-simoun.com

Localisation de l’atelier :
Hangar AMERIDAIR  H4
AERODROME DE PARIS-CERGY- PONTOISE
95650 BOISSY-L’AILLERIE

Adresse courrier :
Association pour la Renaissance du Caudron Simoun
Port Van Gogh
2, quai Aulagnier
92600 ASNIERES


Pascale Alajouanine-Duhoo, marraine du meeting aérien de Lens 2012

Pascale Alajouanine-Duhoo sur CAP 332 F-GRPA ©Xavier Cotton

Pascale Alajouanine-Duhoo sur CAP 332 F-GRPA ©Xavier Cotton

 

Originaire de Béthune (Pas de Calais), Pascale Alajouanine-Duhoo est la marraine officielle des meetings de Lens depuis 2007.
À l’occasion du meeting franco-polonais du 16 septembre 2012, Pascale Alajouanine-Duhoo a encore réjouit petits et grands par le spectacle magique de sa démonstration de voltige au dessus de l’aérodrome de Lens-Benifontaine . À bord de son CAP 332 rouge et blanc, Pascale a enchaîné pendant 10 minutes avec grâce mais fermeté et précision toutes les figures de la voltige aérienne  (tonneaux, boucles, retournements, renversements…..), le tout souligné par la trace d’un fumigène blanc . Je suis certain que sans le savoir, Pascale a encore influé sur l’avenir de quelques jeunes filles ou garçons qui prendront son relai d’ici quelques années…..

En tout cas elle m’a personnellement laissé rempli d’admiration par le professionnalisme de son travail et la beauté de sa chorégraphie aérienne.

CAP 332 au décollage ©Xavier Cotton

CAP 332 au décollage ©Xavier Cotton

Pascale Alajouanine-Duhoo ©Xavier Cotton

Pascale Alajouanine-Duhoo ©Xavier Cotton

Il faut dire que  Pascale Alajouanine-Duhoo voltigeuse de haut niveau est dotée d’un des plus impressionnants palmarès du monde aéronautique. Née le 23 avril 1955 à Hazebrouck, c’est seulement à 27 ans qu’elle prend ses premières leçons de pilotage incitée par son mari, Régis Alajouanine, lui-même pilote chevronné, voltigeur de haut niveau et créateur de l’Amicale de Voltige Aérienne de Saint-Cyr-L’École .

 
A partir de 1985, Pascale Alajouanine-Duhoo aborde la compétition et se classe seconde de la Coupe Espoirs, troisième de la Coupe Desavois en 1987. En 1989, elle devient championne de France biplace sur CAP 10 . Elle aborde ensuite les compétitions internationales aidée par des sponsors qui lui fournissent un Cap 231 puis un Cap 232. 

Pascale sera sacrée championne du monde par équipe en 1994, puis en 1995 championne de France en individuel à Montluçon et la même année championne d’Europe en Tchéquie. Pascale Alajouanine-Duhoo obtiendra deux nouveaux titres de championne de France 1996 et 2000. En 2002 elle réalise un nouveau doublé au championnat de France à Bordeaux et au championnat d’Europe en Lituanie. Elle obtient son cinquième titre de championne de France en 2004 à Jonzac  Enfin en juin 2005, elle est sacrée vice-championne du Monde en programme libre en Espagne. Elle affectionne particulièrement les programmes libres mais aussi inconnus (disputés sans entraînement et donnés quelques heures avant l’épreuve),

Pascale Alajouanine-Duhoo salue le public de Lens ©Xavier Cotton

Pascale Alajouanine-Duhoo salue le public de Lens ©Xavier Cotton

En août 2005, les Cap 231 et Cap 232 sont interdits de vol par la Direction Générale de l’Aviation Civile et n’ont pu revoler qu’à partir juin 2006, après quelques modifications techniques. 
Après 13 années passées en équipe de France de voltige aérienne et un palmarès qui fera rêver tout voltigeur pendant encore longtemps, Pascale Alajouanine-Duhoo profite de cette interruption pour arrêter la compétition et poursuivre son métier d’opticienne qu’elle a toujours continué d’exercer en parallèle de sa carrière de sportive de haut niveau. 

Pour le plus grand plaisir du public, Pascale Alajouanine-Duhoo continue de participer à de nombreux meetings aériens dont elle apprécie la convivialité  et la qualité des échanges humains. Cette grande dame de la voltige aérienne toujours souriante nous honore de la qualité impressionnante de ses démonstrations . Pascale vole toujours sur le CAP 332 F-GRPA (cn 6 construit en 1996) de l’Amicale de Voltige Aérienne de Saint-Cyr-L’École . Celui ci est équipé d’un moteur de 300 chevaux et d’une hélice tripale plus performante avec une aile en carbone pour un poids à vide de 590 kg. Son taux de roulis  de 420 °/s lui permet de faire un tonneau en moins d’une seconde. Ses longerons sont certifiés pour des accélérations de +9g à -9g.

CAP 332 F-GRPA de l'Amicale de Voltige Aérienne ©Xavier Cotton

CAP 332 F-GRPA de l’Amicale de Voltige Aérienne ©Xavier Cotton

Sources des informations :  
Amicale de voltige Aérienne : http://www.amicale-voltige.com
Le meeting aérien de la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin : http://www.meeting-air-lens.com/Interview de Pascale Alajouanine-Duhoo dans la voix du nord : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2010/09/12/article_pascale-alajouanine-la-marraine.shtml


Breguet 941S 62-ND de l’ET 3/62

Breguet 941S F-RAND à Dugny ©Xavier Cotton

Ce Breguet 941S est le résultat d’un concept imaginé dès 1948 par Louis Breguet : L’avion ADAC (Avion à Décollage et Atterrissage Courts) ou STOL (Short Take Off and Landing).
Il invente « l’aile soufflée », en dotant le prototype de volets « à persiennes » de grande surface pouvant s’abaisser à l’arrière des ailes sur la totalité de l’envergure, jusqu’à un angle de 97°. Les moteurs entraînant des hélices surdimensionnées ne peuvent que provoquer un énorme souffle qui, dévié vers le bas par les volets, crée une composante de sustentation.

Ne manquez pas de lire sur Aérostories l’article « Breguet Br 940/941, l’avion à ailes soufflées » écrit par Jacques Noetinger (téléchargeable en PDF)

  Ce Breguet 941S n°4 (F-RAND 62-ND) en attente de restauration est malheureusement exposé en permanence aux intempéries sur le tarmac du Bourget, coté Dugny près des réserves du Musée de l’Air et de l’Espace. Vous pouvez voir quelques photos de la cabine et du cockpit sur l’excellent site « List’in MAE« 

Il est l’un des quatre avions ADAC qui fut en service sur la BA112 de Reims de 1970 à 1974. En effet le 4 septembre 1970, les quatre Breguet 941S en provenance du CEAM (Centre d’Expériences Aériennes Militaires) se posent à Reims sur la piste de la BA112, ils amènent un premier contingent charger de recréer l’ET 3/62 « Ventoux »au sein de la 62eme Escadre de transport. À l’époque, celle-ci plus communément appelée « Escadrille Breguet »,  constituée uniquement de quatre avions, six pilotes et trois mécaniciens d’équipage, est commandé par le lieutenant-colonel Tardot.

Malheureusement, le manque de fiabilité lié à la complexité de l’appareil et son coût élevé de maintenance, obligea l’armée de l’Air à n’utiliser le Breguet 941S que parcimonieusement dans des missions de transport tactique et transport logistique.
Les quatre Breguet 941S furent retirés du service entre avril 1974 et avril 1975, ils quittèrent Reims en vol pour les réserves de Châteaudun avec la mention “RAS, bon pour le service” sur leurs carnet de vol !

Source des informations :
Aviation Magazine n°861 à 863 du 1er et 15 novembre et 1er décembre 1983
Breguet Br 940/941, l’avion à ailes soufflées de Jacques Noetinger
List’in MAE