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Michel Bourreau pilote planeur 1938

Les stagiaires de vol à voile de Challes-les-Eaux au Fayet en juin 1947. De gauche à droite : René Branciard tout à gauche, places 4 et 6 Marguerite et Michel Bourreau, avant dernier Gérard Pierre, futur champion du Monde et tout à droite Louis Notteghem, la future âme de Saint-Yan, (collection personnelle famille Bourreau)

Michel, né le 7 juin 1918, passe l’année de ses 20 ans, à la fois ses brevets de pilote d’ avion de tourisme 1er et 2eme degrés à Poitiers et ses brevets A, B et C de pilote de planeur.au centre national de vol sans moteur de La Banne d’Ordanche (Puys de Dome)

C’est 10 ans plutôt que sa vocation pour le pilotage est née, lorsque son son père l’emmena voir le meeting aérien qui se tenait aux Renardières à Châtellerault, le 16 septembre 1928. Alors qu’il vient d’assister aux figures d’acrobaties aériennes, comme on disait à l’époque, réalisées par Michel Detroyat, récent pilote d’essai chez Morane-Saulnier, et répondant à la question de son père sur ce qu’il voudra faire plus tard, Michel Bourreau du haut de ses 10 ans, répond sans hésiter  » je serai pilote ». L’avenir lui donnera raison.

Happé par la guerre, il entre dans l’armée de l’air dès le 9 septembre 1939 comme élève-pilote. Basé à Marrakech, il obtient le 3 avril 1940 son brevet de pilote de chasse. Pendant sa période marocaine, il a l’occasion de voler sur NAA 57, sur Curtiss Hawk H-75 et sur Dewoitine D520, puis il intégre l’escadrille Lafayette chez les « Sioux » et se retrouve sur le terrain des opérations pilotant un P-47 Thunderbolt et ce jusqu’à la fin de la guerre en Europe. C’est avec avec le grade de lieutenant qu’il est rendu à la vie civile.

En 1947 au Fayet, Michel Bourreau assiste un pilote au départ dans un Nord 2000 (collection personnelle famille Bourreau)

Après guerre, Michel Bourreau s’inscrit au stage planeur de Challes-les- Eaux prévu du 7 juin au 7 juillet 1947. Il y réalise d’ailleurs son vol de 5h et son gain de 1000 m. Puis, au milieu du stage, il participe à l’expédition du Fayet qui a lieu du 15 juin au 15 juillet 1947. Il rends part au film « Vers le record » tourné au Fayet en 1947 dans lequel il pilote l’avion remorqueur. A noter que participait aussi à ce stage de juin 1947 Pierre de la Martinière, futur président de la Fédération Française de Vol à Voile (FFVV), de nos jours Fédération Française de Vol en Planeur (FFVP), récemment décédé.

En 1948, Michel Bourreau est retenu par le Service de l’Aviation Légère et Sportive (SALS) pour participer au stage d’entrainement qui aura lieu en juin, au Fayet, en vue de constituer l’équipe de France du concours international de vol à voile qui se tiendra à Samedan en Suisse du 18 juillet au 1er août. Il ne pourra pas s’y rendre car, la même année, il entre à Air France…

Michel Bourreau et son fils Jacques dans un Nord 2000 au Fayet en 1947 (collection personnelle famille Bourreau)

Michel Bourreau volera quasiment 50 heures sur une quinzaine de type de planeurs dont les planeurs suivant Avia, Castel, Caudron, Kranich, Emouchet et Meise.

Brevet planeur type C et carnet de vol planeur de Michel Bourreau (collection personnelle famille Bourreau)

Brevets, numéro et date d’obtention des brevets avion de tourisme et planeur :

  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 1er degré N°10-260 le 28/03/1938
  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 2eme degré N°10-260 le 11/10/1938
  • Brevet de planeur A N°343 22/08/38
  • Brevet de planeur B N°343 23/08/38
  • Brevet de planeur C N°343 03/04/38

Autres articles sur Michel Bourreau

Sources des informations


L’AÉRODROME HISTORIQUE DE LA MONTAGNE NOIRE EST EN DANGER

Un projet de parc photovoltaïque de 6,8 ha est sur le point de voir le jour sur un site mythique du Vol à Voile en France : L’aérodrome de la Montagne Noire à 50 km de Toulouse. L’emprise de ces installations sur le site, à moins de 50 m de certains bâtiments inscrits à l’INVENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES (classés), et sur l’ancienne piste de treuillage (elle aussi inscrite) est absolument catastrophique.
« C’est un cri d’alarme que nous lançons à la communauté aéronautique pour préserver l’aérodrome de la Montagne Noire et son patrimoine qui sont menacés par cette implantation de panneaux photovoltaïques. Depuis 2009, et sur demande de notre association, il est le seul et unique aérodrome français inscrit dans son entier au titre des monuments historiques : ses pistes, ses hangars, son atelier, sa cantine et son musée, sont inscrits. Cette implantation de panneaux solaires détruirait la piste d’où les planeurs sont lancés depuis 1932 au sandow et au treuil, et supprimerait la sécurité qu’elle apporte en cas d’atterrissage long, de panne au décollage ou de retour basse hauteur. Le tout, à moins de 50 m du hangar Mistral du musée et dans le périmètre de protection de 500 m ! Le site serait ainsi saccagé ! » indique Bernard Gabolde, Président de l’APPARAT.

Pourquoi faire fi de l’histoire de ce site exceptionnel ?
Depuis près de 50 ans l’APPARAT et ses bénévoles préservent ce site et son musée « volant ». Découvert en 1932, Centre National en 1941 longtemps appelé « la Mecque du vol à voile », ce terrain a vu se réaliser les premiers records nationaux et internationaux de vol à voile et c’est ici que ces pionniers ont créé en 1930 la Société Française de Vol à Voile puis la Fédération Française de Vol à Voile du midi en 1933 (première Fédération Française de Vol à Voile). Les particularités aérologiques de l’aérodrome et la multiplicité de ses pistes favorisent une formation de qualité et en font un site exceptionnel.
Pourquoi faire fi de cette histoire et ne pas respecter le travail de longue haleine de tous les passionnés qui ont volé et qui volent encore ici ?

Pour manifester votre soutien :
Adressez vos commentaires et observations au Commissaire en charge de l’enquête publique à cette adresse avant le 21 juillet 2020 : ddt-enquete-publique-urbanisme@haute-garonne.gouv.fr
Par ailleurs, une pétition a été mise en ligne sur change.org : « Stop au projet de parc photovoltaïque de la Montagne Noire »


L’équipe de France de voltige planeur est vice-championne du Monde.

Equipe de France voltige planeur ©FFVP

L’équipe de France de voltige planeur est vice-championne du Monde.

Charlie LEVY LOUAPRE, plus jeune médaillé individuel de la compétition !

Deva, Roumanie, 27 juillet 2019 – 1 médaille d’argent par équipe et 4 médailles individuelles pour la France lors des championnats du Monde qui se sont tenus du 18 au 26 juillet 2019 en Roumanie.

C’est avec une équipe entièrement renouvelée et rajeunie que la France aborde ce championnat du monde 2019 avec en perspective l’organisation des championnats du monde en France (Issoudun) en 2021 et une préparation pluriannuelle pour y performer.

Le peu d’expérience internationale a été compensé par une préparation méticuleuse au travers de stages à Montpellier et Saintes, du championnat de France et d’une très bonne dynamique de groupe.

Pluie de médailles en catégorie « Advanced »

Le résultat par équipe résulte de l’addition des performances individuelles des 3 premiers pilotes de chaque nation.

A ce jeu-là, les français sont tous classés parmi les 8 premiers du classement général et ratent sur le fil le titre au profit des roumains. Une belle performance pour un groupe jeune qui participait à son premier championnat international.

Individuellement, 2 pilotes se révèlent particulièrement. Thibault FROMENTIN conquiert la médaille d’argent sur le programme connu et l’or sur le libre inconnu tandis que Charlie LEVY LOUAPRE progresse de jour en jour (14° après la première épreuve) et remonte à la 3° place du classement général après le dernier vol de la compétition (une médaille de bronze aux inconnus et d’argent au libre inconnu) ! A 21 ans, il est le plus jeune participant, et à fortiori médaillé, de la compétition.

Une médaille encourageante en catégorie « Unlimited »

Dans cette catégorie très relevée, l’objectif était d’apprendre et progresser pour une première participation à ce niveau.

Benoît MADRENAS aura grillé quelques étapes en remportant la médaille de bronze du programme connu puis en terminant 5° du classement général !

Daniel PERCIAUX, capitaine de l’équipe de France : la stratégie de sélection, de programmation d’entraînements et de gestion des épreuves s’est organisée autour de l’objectif d’atteinte du standard international. Les résultats montrent que nos pilotes ont produit des prestations de qualité, plutôt homogènes et sont capables désormais de rivaliser avec les meilleurs. Les pistes de progrès sont connues pour revenir plus forts en 2020 et surtout en 2021 à domicile.

L’équipe de France de voltige en planeur 2019 est composée de :

  • Charlie LEVY LOUAPRE (Saint-Crépin) 3° au général Advanced
  • Thibaut FROMANTIN (Chérence) 5° au général Advanced
  • Marc DE BOUVIER DE CACHARD (Bourg en Bresse) 8° au général Advanced
  • Christophe TREBUCHON (Montpellier) 29° au général Advanced
  • Benoît MADRENAS (Toulouse) 5° au général Unlimited
  • Eric LANQUETIN (Saintes) 18° au général Unlimited

Deux médailles pour la France lors des championnats d’Europe de planeur 2019

Maximilian Seis, vice champion d’Europe.

L’équipe de France à nouveau médaillée par équipe !

Prievidza, Slovaquie, 21 juillet 2019 – 2 médailles pour la France lors des championnats d’Europe qui se sont tenus du 7 au 21 juillet 2019 en Slovaquie.

Une médaille d’argent qui vaut de l’or…

En vol en planeur, lorsque l’on doit croiser le fer dans la même catégorie que le polonais Sébastian KAWA (n°1 mondial indétrônable), à fortiori dans une zone de vol qu’il connaît par cœur, terminer 2° est déjà une victoire !

C’est ce que vient de faire Maximillian SEIS avec l’aide précieuse de son coéquipier Louis BOUDERLIQUE au terme d’un championnat indécis jusqu’aux dernières minutes de vol.

Après un début de compétition prudent, Maximillian pointe à la 6° place et remonte jour après jour ses concurrents polonais, lituanien, allemands et tchèque points par points. Le niveau d’intensité des deux derniers jours de vol des français aura impressionné la concurrence et les propulsent aux 2° et 4° places derrière l’incontournable KAWA. L’allemand OMSELS complétera le podium.

Le bronze par équipes, la médaille du « cœur »

La compétition par équipes prend en compte les résultats de chaque pilotes et détermine une moyenne par nation. A ce jeu-là, c’est l’équipe la plus régulière en haut des classements individuels journaliers qui l’emporte. Là aussi, à mi-parcours, les français sont « loins » (5°). L’environnement spécifique des montagnes slovaques avait été appréhendé avec prudence et il faut désormais rattraper les anglais et polonais pour décrocher la médaille de bronze. A l’image de Maximillian et Louis, les 4 autres pilotes se bonifient et réussissent à remonter au classement pour coiffer la Pologne sur le fil, le dernier jour, au prix d’un travail collectif de haut niveau.

La France, seule nation qui obtient 2 médailles par équipes

Après la médaille d’or par équipe lors des championnats d’Europe « grands planeurs » du mois de mai (Pologne), c’est une deuxième médaille qui rentre dans l’escarcelle des français.

Aucun autre pays ne l’aura fait lors de ce cycle 2019 de championnats d’Europe.

Jean-Nicolas BARELIER, Directeur Technique National : Ces bons résultats sont obtenus dans un contexte de renouvellement des pilotes de l’équipe de France (5 des 12 sélectionnés sont issus du pôle Espoir créé en 2010) et de programmation sportive sur 2 ans en vue des championnats du monde de 2020 que nous accueillerons en France (Châlon-en-Champagne). Par-delà les changements de générations, notre système sait produire d’excellents pilotes capables de terminer dans les 8 premiers , et souvent mieux, de toutes les catégories. Il nous reste un an pour affiner notre préparation et aller chercher les podiums individuels à domicile. La pente de montée est bonne, il faut la maintenir ainsi.

L’équipe de France de vol en planeur 2019 (classes à petite envergure) est composée de :

  • Maximillian SEIS (Bordeaux) 2°
  • Louis BOUDERLIQUE (Amiens) 4°
  • Benjamin NEGLAIS (Pont Saint Vincent) 7°
  • Lucas DELOBEL (Mont Blanc) 10°
  • Adrien HENRY (Bailleau) 7°
  • Frédéric HOYEAU (Chartres) 18°
  • Entraîneur National : Eric NAPOLEON

La FFVV change de nom et devient la Fédération Française de Vol en Planeur

La FFVV change de nom et devient la Fédération Française de Vol en Planeur

A compter du 1er octobre 2018, le Vol à Voile cède sa place au Vol en Planeur dans le nom de la Fédération.

La Fédération Française de Vol en Planeur (FFVP) est née !

C’est l’aboutissement d’une réflexion qui s’est appuyée en 2017 sur un vote d’orientation de l’Assemblée Générale, conforté par un sondage d’opinion début 2018. Réunis en Assemblée Générale Extraordinaire en mars 2018, les Présidents des 162 clubs français de vol en planeur ont entériné par un vote très majoritaire le changement de nom de la Fédération.

A l’heure où les skippers passent une partie substantielle de leurs courses au grand large à faire voler leurs bateaux sur des foils, à l’heure où les voiles se multiplient sur les plans d’eau et dans les airs (kitesurf, parapente, speed riding, base jump, …), il était nécessaire de renforcer l’image et l’identité de notre pratique sportive, le vol en planeur.

Ce nouveau nom ne trahit ni nos valeurs, ni notre raison d’être. Bien au contraire, il nous permet de les renforcer, de les porter plus haut, de les partager plus largement.

Un nouveau nom, un nouveau logo, un nouveau site internet.

Sur www.ffvp.fr, le grand public pourra découvrir toutes les facettes de notre sport qui se pratique dès 13 ans et rassemble près de 11500 licenciés réunis dans les 162 clubs de la FFVP.

Le vol en planeur est un sport accessible et extraordinaire à la fois, où la France brille en se classant parmi les premières nations mondiales.

Le 1er octobre 2018, notre nom change, pas notre passion.


Meeting de La Ferté Alais 2018 : Voltige aérienne en planeur

Johan Gustafsson dans ses œuvres sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Lors de la 46eme édition du meeting de la Ferté-Alais, nous avons pu assister à une superbe  démonstration de voltige aérienne en planeur réalisée par un jeune suédois de 27 ans, Johan Gustafsson  sur  planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ). La trajectoire du planeur était magnifiquement soulignée par les quatre fumigènes aux couleurs du drapeau français.

Johan Gustafsson vit à Dala-Järna, un petit village du centre de la Suède, et travaille comme ingénieur mécanicien chez Åkerströms à Björbo. Johan, dont le père Christer Gustafsson est lui même pilote, a commencé à piloter dès l’âge de 15 ans. 

Johan Gustafsson dans ses œuvres sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Johan Gustafsson pratique aussi bien la voltige aérienne  en planeur qu’en avion,et il est l’un des pilotes de haut niveau suédois de voltige aérienne. Johan est en compétition depuis 2008 et fait partie de l’équipe nationale suédoise depuis 2010. Il a actuellement à son actif 1200 heures de vol dont 345 heures de voltige aérienne. Il a été Champion du Monde de voltige aérienne en planeur  catégorie « Advanced »en 2010 et 2013.

Johan Gustafsson dans ses œuvres sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) au meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Le SZD‑59 ACRO est un planeur monoplace composite polyvalent conçu pour permettre à la fois d’être un bon planeur et d’avoir des capacités de voltige aérienne. En Pologne (où l’ ACRO a été conçu), l’apprentissage de la voltige de base fait partie de la formation de tout vélivole. Il n’est donc pas étonnant d’y voir un engouement  particulier pour cette discipline et une certaine expérience dans la fabrication de planeurs spécialisés. Mais  de plus en plus, des pilotes d’autres pays découvrent aussi les joies de la voltige, qu’il s’agisse de compétition ou simplement de se faire plaisir.
Jusqu’à présent, les planeurs étaient très souvent optimisés pour être de bons voiliers ou de bons voltigeurs, mais avec le SZD‑59 ACRO, il est désormais possible d’avoir à la fois une finesse de 40 (qui permet de parcourir une distance égale à 40 fois la hauteur du planeur) et un voltigeur presque sans limites dans le même aéronef. Le secret de cette souplesse repose sur les pennes amovibles, pouvant être munies de winglets en option.

Johan Gustafsson sur Planeur PZL SZD-59-ACRO (SE-UVJ) salut son public à l’atterrissage lors du meeting de La Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Dans son envergure maximale, le SZD‑59 ACRO a les mêmes qualités de voilier que possédait le légendaire Jantar Standard, dont il est issu. Avec ses ballasts d’une capacité de 150 l, et une VNE de 285 km/h, l’ ACRO n’est pas du tout « largué » dans les compétitions, bien qu’il soit aujourd’hui plutôt au niveau de l’actuelle classe club. Mais en abandonnant ses pennes (ce qui ne prend guère plus de 2 minutes), avec une envergure réduite alors à 13,2 m, le SZD‑59 devient un planeur de voltige, à un taux de roulis important et des facteurs de charge de +7 / -5, capable d’exécuter toutes les figures voulues.
Livré avec un branchement automatique des commandes, un harnais 5‑points, un palonnier réglable en vol et un dossier totalement ajustable, le SZD‑59 ACRO est certifié selon la norme JAR‑22 en catégorie U / A (Utility et Aerobatic).
Potentiel prévu par le constructeur: 15 000 heures 
Potentiel certifié: 4 000 heures

Sources des informations :

http://www.j-gustafsson.com/aerobatic.html

http://szd.com.pl/fr/products/szd-59-1-acro


SIREN C 30 S EDELWEISS par Roger Gaborieau

SIREN C 30 S « EDELWEISS »

En janvier 1963, l’Équipe de France de Vol à Voile part pour l’Argentine afin d’y participer au Championnat du monde qui se déroule à Junin, à quelques centaines de kilomètres à l’est de Buenos Aires. Elle est équipée du tout nouveau planeur de performances français, le C 30 S Edelweiss, construit par la SIREN et conçu par Jean Cayla, l’ingénieur à qui l’on doit également les fameux planeurs Breguet 901 Mouette, 904 Nymphale, 905 Fauvette et 906 Choucas.

Deux fois champion du monde, en 1954 et 1956, le Breguet 901 devait connaître un successeur, ce fut le SIREN C 30 S. Second au championnat mondial de Junin, l’Edelweiss permet deux ans plus tard à François-Louis Henry de remporter le Championnat du Monde de classe standard, en 1965 à South Cerney (Grande-Bretagne).

L’Edelweiss a été le premier planeur français à pilotage allongé, le premier construit en matériau composite (« sandwich» bois-klégécel) et le premier planeur de la SIREN, son constructeur. Il cumulait innovation technologique, élégance de lignes et performances. Il est entré parmi les planeurs mythiques du vol à voile français notamment en raison de ses qualités de vol et de son pilotage extrêmement agréable. Il est l’un des derniers représentants de l’industrie vélivole nationale avant le déferlement des planeurs « plastiques » allemands…

Des Edelweiss volent encore pour d’heureux propriétaires qui peuvent pratiquer le grand tourisme aérien à son bord en goûtant au plaisir de son pilotage exceptionnel et à ses performances encore honorables.

Cet ouvrage retrace l’origine des études menées par Jean Cayla pour l’Edelweiss, sa construction, ses succès sportifs et son utilisation dans les clubs, illustré de nombreux documents, dessins et photos. Il est aussi un hommage à Jean Cayla et un retour sur le sport vélivole des années 1960.

Auteur : Roger Gaborieau.

Éditions : Bleu Ciel diffusion, Le Creusot.

Format 21 x 29,7 (A4), 80 pages environ, broché.

Prix : 28 € + port.

Parution : septembre-octobre 2017. Réservation possible (sans paiement) sur le site : http://www.aviation-legere.fr


Meeting aérien de Verdun 28 aout 2016 (2eme partie)