Tag : histoire de l’aviation

Moteur Rolls Royce Eagle VIII du Sopwith Atlantic

Moteur Rolls Royce Eagle VIII 12 cylindres du Sopwith Atlantic exposé sur le toit du magasin Selfridges, dans Oxford Street  ©Jacques Hémet

Moteur Rolls Royce Eagle VIII 12 cylindres du Sopwith Atlantic exposé sur le toit du magasin Selfridges, dans Oxford Street ©Jacques Hémet

Une fois de plus, Jacques Hémet nous fait partager une des photos de sa collection personnelle et je l’en remercie. il nous propose un petit défit d’identification sur les circonstances de l’exposition de ce moteur Rolls Royce Eagle VIII. de 550 cv Mais c’est sans compter sur les qualités de fin limier des amateurs de l’histoire de l’aviation que j’ai le plaisir de croiser sur Aéroforum.

Merci à Michael, Jean-Louis et Frank qui ont trouvé l’explication. Il s’agit du moteur de l’avion Sopwith Atlantic avec lequel Harry Hawker, chef pilote d’essai de Sopwith Aviation pendant la Première Guerre Mondiale et K.Mackenzie Grieve , officier de la Marine Royale ont tenté la première traversée de l’Atlantique Nord. Le 18 mai 1919, ils ont décollé de l’Aérodrome de Perle en Angleterre, mais malheureusement  après seulement 1,050 miles, une surchauffe du moteur les força à amerrir. C’est la canalisation du réservoir d’eau alimentant le radiateur qui a été étranglée suite à un choc provoquant la défaillance de celui ci.

Les deux pilotes ont étés repêchés par le bateau danois SS Mary , le 19 mai 1919, mais ce bateau ne possédait pas de radio. C’est donc seulement le 25 mai qu’on a appris que Harry Hawker et Mackenzie Grieve, que tout le monde croyait morts, étaient bien vivants.

Le Sopwith Atlantic n’a pas coulé et été repêché par le SS Charlotteville qui faisait route du Canada vers Danzig. L’épave a été ramenée en Angleterre et exposée sur le toit du magasin Selfridges, dans Oxford Street.

Source des informations :

Jacques Hémet

Aeroforum : http://www.aerostories.org/~aeroforums/forumhist/

Les archives de Flight Global du 29 mai 1919 page 694 à 697

“Our Atlantic Attempt” de H.G. Hawker et K. MacKenzie Grieve


Georges Guynemer, le plus illustre des as de guerre

fejeadggA la vie, à la mort : Georges Guynemer le plus illustre des as de guerre

Tous ceux qui souhaiteraient se remémorer (ou découvrir…) les moments forts de la carrière du plus illustre des aviateurs militaires français, l’as de guerre Georges Guynemer (1894-1917), sont cordialement invités à assister à la conférence que le secteur “Champagne-Ardenne” de l’Association nationale des officiers de réserve de l’Armée de l’air (ANORAA) et l’association Edmond Marin la Meslée proposeront à Reims au début du mois prochain, le vendredi 4 mars, à 19 h 30  centre audiovisuel Saint-Jean- Baptiste de la Salle 20 rue de Contrai- Reims (carton d’invitation sur simple demande par mail).

Pour rappel, c’est dans la Marne, sur le terrain d’aviation de la ferme de Bonne-Maison, que l’as de l’escadrille SPA 3 opéra de mars à juillet 1917, et qu’il y fut promu officier de la Légion d’honneur (le 5 juillet 1917).

Le jeune officier remporta par ailleurs plusieurs de ses cinquante-trois victoires officielles dans les environs de Reims, notamment le 6 juillet 1917, jour où, à la verticale du village de Brimont, il abattit un biplan DFW.

Entrée libre et gratuite, n’hésitez pas à transférer l’information à tous ceux de votre entourage que cette conférence donnée sur le thème de l’aviation de chasse en 14-18 pourrait intéresser !

Pour tout renseignement : 06 44 16 41 27.

Frédéric Lafarge
ancien chargé de relations publiques
de la base aérienne 112 de Reims


Accident du F-AISX dans le port d’Alger

accident CAMS 53 Aeropostale F-AISX alger marseille 22 mai 1929

Dans le port d’Alger le 22 mai 1929, sortie de l’eau de l’épave du CAMS F-AISX @Jacques Hémet

Le mercredi 22 mai 1929 à 5 h 30 du matin le CAMS 53 F-AISX  de la Compagnie Générale Aéropostale  qui devait assurer la liaison Alger-Marseille heurte une épave alors qu’il était en pleine accélération. La coque embarque aussitôt une grande quantité d’eau qui freine brusquement l’hydravion et le fait capoter.

Des cinq personnes à bord, seul  le pilote Max Ringel  sortira indemne, rejoignant la rive à la nage. Le mécanicien André Dupont et le radio Canal ont péri noyés ainsi que les deux passagers, le capitaine Clovis Armani et son épouse Yvonne. Clovis Armani, escrimeur de renom, se rendait à Budapest pour les Championnats d’Europe d’escrime.

Sources des informations :

Jacques Hémet

L’Écho d’Alger du 23 mai 1929 – BNF Gallica


Ces merveilleuses femmes de l’air

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Yves Saint-Yves publie son quatrième livre “Ces merveilleuses femmes de l’air” où il fait le portrait d’une soixantaine de figures de l’aviation féminine qui ont marqué à leur manière l’histoire de l’aéronautique, la voltige aérienne, sont allées à la poursuite des records, et celles plus actuelles et médiatisées par leur histoire personnelle et leurs talents. Un ouvrage qui présente des notices biographiques détaillées et exhaustives, accompagnées d’un cliché souvent rare ou inédit, signés à la suite d’un mot, d’un remerciement ou d’une lettre d’Adrienne Bolland, Hélène Boucher, Maryse Bastié ou encore Jacqueline Auriol ou Amelia Earhart…

De la première d’entre elles, Elise de Laroche “lachée” sur Voisin le 19  octobre 1909 à Aude Lemordant Championne du Monde de voltige aérienne  2015 et copilote sur Boeing 777 vous pourrez découvrir parmi les plus connues Adrienne Bolland qui a traversé la cordillère des Andes dans un Caudron GIII  dit “la cage à poule”, Maryse Bastié, Hélène Boucher, Jacqueline Auriol Amélia Earhart, plus surprenant Marthe Richard plus connue pour avoir défendu la loi sur la fermeture des maisons closes. Vous pourrez lire aussi les portraits de Danielle Décuré première femme pilote chez Air France, Caroline AIgle première femme pilote de chasse dans l’armée de l’air , Virginie Guyot première femme à être leader de la Patrouille de France.Il manque pourtant le portrait de Catherine Maunoury double championne du monde voltige aérienne et actuelle directrice du Musée de L’air et de l’Espace du Bourget, mais il semble que ce soit un choix de sa part probablement par excès de modestie.

130 pages, format 22 x 28 cm, couverture souple
200 documents en N&B et en couleur

précédemment publiés :
  • L’histoire des cents premiers pionniers de l’aviation française en 2009
  • Concorde et l’aérophilatélie en 2012
  • Palmarès des AS de l’aviation de chasse 1939-1945 en 2013

Vous pouvez commander le livre auprès de l’auteur en précisant éventuellement les éléments souhaités pour une dédicace au prix de 35€ +5,50€ de frais de port.

adresse mail :  yves-saintyves@orange.fr
Éditions Yves Saint-Yves
1 avenue Foch
95220 Herblay

L’Arc en Ciel à Casablanca en 1933

Arrivé de l'arc en ciel à Casablanca

Arc-en-Ciel à Casablanca le 19 mai 1933 @Marie-Aline Perrin

Merci à Marie-Aline Perrin qui m’a envoyé ces photos historiques de l’Arc-en-Ciel en escale à Casablanca prises par le photographe professionnel Marcelin Flandrin dont l’atelier “Photo Flandrin Casablanca” se trouvait 128 rue Gay Lussac.

Ce trimoteur  de 30 mètres d’envergure à l’allure élancé équipé de 3 moteurs Hispano-Suiza de 650 Cv fait partie des engins mythiques qui ont marqué l’histoire de l’aviation.
 Le 16 janvier 1933, piloté par Jean Mermoz et accompagné par René Couzinet lui-même, le Couzinet 70 (immatriculé F-AMBV) bat le record de la traversée l’Atlantique Sud entre Saint-Louis-du-Sénégal et Natal en 14h27 pour 3200 km soit une moyenne de 221 km/h. La deuxième traversée de l’Atlantique sud vers Dakar à lieu le 15 mai,  le vol retour vers la France s’effectue du 16 mai au 21 mai avec les escales suivantes Saint-Louis, Cap Juby, Casablanca, Toulouse-Francazal (voir précédent article : http://www.passionpourlaviation.fr/2014/07/25/larc-en-ciel-a-toulouse-francazal-en-1933/) et enfin Paris. L’arrivée au Bourget  devant 15 000 personnes est triomphale.

ARc en ciel moteur central arrété

Arc-en-Ciel à Casablanca moteur central arrêté, le 19 mai 1933 @Marie-Aline Perrin

Le 19 mai 1933, Le Couzinet 70 Arc-en-Ciel en provenance de Cap-Juby fait escale à Casablanca. René Couzinet témoigne de leur départ le matin de très bonne heure :  « Dans le sable de la plage, Mermoz lance l’Arc-en-Ciel vers la mer. A quelques mètres des vagues, il décolle. A ce moment précis le moteur central, à la suite d’un faux contact, s’arrête net. C’est l’écrasement irrémédiable au bord de l’eau. Non, Mermoz “rend la main” à un mètre au- dessus de l’écume, demande à l’avion un effort désespéré, prend deux mètres de hauteur, rend de nouveau la main, reprend cinq mètres. Les deux moteurs latéraux tirent éperdument. Quand Collenot réussit à remettre en marche le moteur central, l’avion est déjà hors de danger.
 Quatre heures après, nous sommes à Casablanca, et le Maroc nous accueille avec un élan émouvant.”
Arc en ciel à Casablanca

Arc-en-Ciel à Casablanca le 19 mai 1933 @Marie-Aline Perrin

Sur cette photo on peut voir Jean Mermoz saluant la dame au chapeau. Derrière lui avec le béret probablement Alexandre Collenot le mécanicien. Avec son mouchoir à la main et ses cheveux en bataille, il s’agit de Jean Manuel, le radio. On remarque la haute silhouette de Louis Mailloux entre les deux personnes, à droite. Il semble manquer Pierre Carretier qui est sans doute encore dans l’avion et la septième personne présente sur ce vol, le journaliste du Matin Paul Bringuier qui raconte son vol dans le numéro du 27 mai 1933 qu’on trouver sur BNF Gallica

 

Arc en ciel au Parking

Arc-en-Ciel à Casablanca le 19 mai 1933 @Marie-Aline Perrin

Le lendemain l’Arc-en-Ciel repart pour Toulouse-Francazal, son avant dernière étape avant Paris le Bourget. L’avion fut ensuite exploité par Air France jusqu’en 1937.

Documents  consultés :
Mermoz Couzinet ou le rêve fracassé de l’Aéropostale d’Alexandre Couzinet
http://www.hydroretro.net/etudegh/arc-en-ciel_atlantique_vol2.pdf

Le Matin 27 mai 1933 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k577995d.item