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POTEZ-CAMS 141 et 160 sur la Seine en 1938

Photo S.N.C.A.N du POTEZ-CAMS 141 sur la Seine à Sartrouville en 1938 (collection privé René Brioux/Regis Jacquemin)

Parmi les nombreuses richesses qui se trouvent dans l’album photo de René Brioux (1899-1982) qui m’a été prêté aimablement par son filleul Regis Jacquemin, j’ai trouvé deux photos d’hydravion tamponnées au verso de la « Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord (S.N.C.A.N) » avec pour celle ci-dessus la description suivante « Hydravion Potez type 141 à l’eau, quadrimoteur Hispano-Suiza 12Y 26/27 de 960 CV «  (NDR :12Y26 en rotation inverse au 12Y27) . et pour celle ci dessous « Hydravion POTEZ 160 Vide, de face maquette de l’hydravion transatlantique Nord POTEZ 161 6 moteurs« . On retrouve les deux photos publiées dans le magazine « Aviation de l’espace Spécial Henri POTEZ 1er avril 1961

Le prototype CAMS 141 fut conçu dans les bureaux de l’équipe de Maurice Hurel qui était alors directeur technique aux Chantiers Aéromaritimes de la Seine (CAMS, société intégrée à Potez en 1933) situés à Sartrouville sur la Seine. Cet hydravion quadrimoteur de 25 tonnes équipé de moteurs Hispano de 960 chevaux, répondait à la spécification de la marine française de 1935 pour un hydravion de reconnaissance à long rayon d’action. Un marché d’état fut signé courant 1936 pour la livraison d’un seul prototype.

Sa coque est divisée en sept compartiments étanches entièrement métalliques et séparée de la voilure elle aussi métallique par une cheminée. L’appareil dispose d’une autonomie de vol de plus de vingt heures. Les éléments de sa structure sont réalisées à Sartrouville, puis convoyés par bateau à Caudebec-en-Caux (ancien emplacement des usines Amiot), pour y être assemblés et testés. Le 21 janvier 1938, l’appareil y effectue son premier vol avec aux commandes Maurice Hurel, assisté du pilote Yves Lantz assistés des mécaniciens Lambert et Vaubourdolle. Ce dernier réussit à décoller l’appareil au poids de vingt tonnes.

Entre temps Potez-CAMS est intégré à la S.N.C.A.N (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord) issue du plan de nationalisation des constructeurs de matériel de guerre selon la lois du 11 aout 1936

En juillet 1938, le Potez-CAMS 141 immatriculé provisoirement FW-071 est convoyé en vol à Saint-Raphaël où il est armé et testé. Enfin il est réceptionné officiellement par la Marine nationale le 18 mars 1939, sous le nom de baptême d’ « Antarès ». Propulsé par quatre moteurs Hispano-Suiza 12 Y 26/27 de 860 ch et quatre hélices Ratier tripales métalliques à pas variable réversible à commande électrique, le Potez-CAMS est capable de voler une vingtaine d’heures à la recherche d’intrus, avec douze hommes d’équipage à bord.

Le Potez-CAMS 141 est mis en service en mai 1939 dans l’escadrille E8 basée à Lanvéoc-Poulmic où il est codé E8.4. Ne lui restant plus qu’ a effectuer un vol de longue durée pour clore les essais, il décolle le 30 juin 1939 à destination de Dakar qu’il atteint après un vol sans escale d’une durée de 17H25 soit une moyenne de 230 km/h sur près de 4 000 km.Il est de retour à Berre le 10 juillet suivant. Il effectue des missions de surveillance maritimes sur l’Atlantique. Le grand monoplan effectue sa première mission de guerre le 20 septembre 1939. Le 18 juin 1940 jour de l’appel à résister du général de Gaulle, l’appareil est en l’air ; il regagne la Bretagne le temps de refaire ses pleins d’essence et de gagner Port-Lyautey (Maroc). Des bandes jaunes et rouges, symboles des avions soumis au nouveau gouvernement de Vichy, sont peints sur les dérives et les moteurs en juillet. L’ «Antarès » est ensuite affecté à l’escadrille E4 de Dakar. Après le débarquement des Américains en Afrique du Nord, le Potez-CAMS 141 «Antarès » et son équipage tentent de rejoindre les Forces Françaises Libres. Le 2 juin 1943, il coule à la bombe le U-Boote Allemand U-105 au large de Dakar. Peu de temps après ne disposant plus de pièces détachées de rechange, l’appareil est réformé, après 1.300 heures de vol, au grand regret de son équipage, après avoir fait la preuve de ses qualités et de celles de l’appareil. Le 19 octobre 1943, l’Antares rallie sur 3 moteurs le le petit port d’Arzew (Algerie) depuis Port-lyautey pour y être désarmé et ferraillé


Maquette volante du POTEZ CAMS 160 en essai sur la Seine à n
Sartrouville le 20 juin 1938 (collection privée René Brioux/Regis Jacquemin)

Le dernier hydravion construit par Potez-CAMS fut le grand « liner » transatlantique type 161 qui répondait au programme dit de « l’Atlantique- Nord ». Ce programme ambitieux visait la fourniture d’un hydravion capable de franchir 6.000 km d’une seule traite malgré un vent contraire de 60 km-h et à une vitesse moyenne de 300 km-h. Pour mener à bien le projet, une maquette volante du Potez- CAMS 161 fut réalisée à l’échelle 1/2,6 aux similitudes aérodynamique et géométrique rigoureuses, tant dans les formes de coques, la cellule, le respect du centrage que la répartition de la motorisation la cellule. Cet élégant  » banc d »essais volant » de plus de deux tonnes de charge de plus deux tonnes de chargeLe dernier hydravion construit par Potez-CAMS fut le grand « liner » transatlantique type 161 qui répondait au programme dit de « l’Atlantique- Nord ». Ce programme ambitieux visait la fourniture d’un hydravion capable de franchir 6.000 km d’une seule traite malgré un vent contraire de 60 km-h et à une vitesse moyenne de 300 km-h. Pour mener à bien le projet, une maquette volante du Potez- CAMS 161 fut réalisée à l’échelle 1/2,6 aux similitudes aérodynamique et géométrique rigoureuses, tant dans les formes de coques, la cellule, le respect du centrage que la répartition de la motorisation la cellule. Cet élégant  » banc d »essais volant » de plus de deux tonnes en charge, construit principalement en bois , à moteur Train 44-01 de 40 ch de puissance nominale au sol, calculée pour une vitesse de plus de 220 km/h était présentée à la presse lors de son vol inaugural le 20 juin 1938. Après une démonstration de maniabilité à flot, Maurice Hurel l’arrachait à 15 h 45 du plan d’eau devant l’usine de Sartrouville, pour un vol local de quinze minutes entamant ainsi une longue série d’essais exploratoires de la formule.

Sources des informations

  • Les Ailes françaises – Les hydravions à coque deuxième partie
  • Pégase N°114 Juillet/ aout 2004 : revue de l’association des amis du musée de l’air
  • Les hydravions Potez par Gérard Hartman
  • Aviation : magazine de l’espace Spécial Henri POTEZ 1er avril 1961
  • Le Fana de l’aviation n°232 Mars 1989

Passage d’un A400M au dessus d’Aubenton le 14 juillet

Airbus A400M (F-RBAA) lors du meeting Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Une cérémonie triple et tout à fait exceptionnelle, c’est ce qui attend les Aubentonnais et tous leurs voisins Thiérachiens, le matin de la fête nationale, après les nombreuses festivités nocturnes de la veille (programme sur aubenton.fr).

Ce 14 juillet 2021 : une année qui coïncide avec le 120ème anniversaire de la naissance, à Aubenton d’un des plus célèbres pilotes des ailes françaises, Jean MERMOZ, une véritable légende à lui tout seul.

Malgré sa tragique disparition dans l’Atlantique sud le 7 décembre 1936, aux commandes de l’énorme hydravion Laté-300, MERMOZ reste dans les mémoires, et particulièrement chez les aviateurs : aucun d’eux n’ignore les exploits de « l’Archange » – son surnom – dans l’épopée de l’Aéropostale, dans la conquête aérienne et pacifique de l’Amérique du Sud, de l’océan et son terrible « Pot au Noir », de la Cordillère des Andes et ses sommets réputés infranchissables.

« L’effet Mermoz, c’est repousser les limites de l’impossible ! » déclarent le maire d’Aubenton, Bernard Gréhant, et la présidente de l’Association Mermoz Aubenton, Josiane Charvet, qui en font l’expérience ces jours-ci avec un véritable miracle… C’est tout juste un mois après un message adressé au Délégué militaire de l’Aisne pour demander s’il serait possible d’obtenir le survol d’un A-400-M le 14 juillet, au-dessus d’Aubenton, à l’occasion de l’inauguration de la monumentale fresque réalisée par l’artiste Boris Veyret, à la gloire du héros aubentonnais. Le genre de demande qu’il faut faire plus d’un an à l’avance.

Et en réponse, l’annonce incroyable de l’armée de l’Air et de l’Espace que nous partageons avec nos lecteurs : ce sera non seulement un magnifique Airbus A-400-M mais aussi un C-130 Hercules et deux avions CASA, plus petits, qui survoleront Aubenton ce 14 juillet, environ un quart d’heure après leur passage au-dessus des Champs-Élysées.

Horaire encore incertain, mais qui se situera après la traditionnelle cérémonie aux Monument aux Morts d’Aubenton (à 10h00) et cette inauguration de la fresque (10h30).

« Nous n’en revenons pas, sommes sur un petit nuage, et adressons déjà mille remerciements au Lieutenant-Colonel Cian, à partager avec tous ceux qui se sont mobilisés autour de ce projet. Nous espérons que très nombreux seront ceux qui pourront en profiter ! »

Très nombreux, en effet, puisque ce projet a déjà fait des petits, avec un passage au-dessus de Laon, puis une poursuite vers Lille et Saint-Quentin.

Un spectacle qui sera absolument inoubliable… si la météo le permet. Voilà qui vaut le déplacement !


Hommage de La Patrouille de France à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince

Hommage de la PAF à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince pour les 75 ans de la publication Copyright : Armée de l’Air et de l’Espace/EQPAA 

La Patrouille de France rendra hommage à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince, lors du défilé du 14 Juillet et pour l’arrivée du Tour de France

Pour marquer les 75 ans de la publication du Petit Prince en France, la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) ont noué un partenariat inédit en décidant d’apposer des visuels, inspirés des aquarelles du Petit Prince, sur les 10 dérives des Alpha jets de la Patrouille de France.

Ces magnifiques illustrations, représentant le Petit Prince et son créateur, seront arborées par ces fameux ambassadeurs de l’AAE, durant toute la saison 2021, et notamment lors de leur survol des Champs-Élysées à l’occasion du traditionnel défilé du 14 Juillet et de l’arrivée du Tour de France le 18 juillet qui rassemblent plusieurs centaines de milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs.

Hommage de la PAF à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince pour les 75 ans de la publication Copyright : Armée de l’Air et de l’Espace/EQPAA

Il s’agit d’un hommage historique puisque c’est la première fois qu’une telle décoration est réalisée sur les avions de la Patrouille de France depuis 2018, année depuis laquelle les Alpha jet arborent leur nouvelle livrée.

Alors que les valeurs de fraternité et d’engagement sont au cœur des actions de l’AAE, la célébration des 75 ans du Petit Prince (ouvrage de littérature française le plus lu et traduit au monde) est l’occasion d’inspirer la jeunesse, de susciter des vocations aéronautiques ou littéraires et de valoriser notre patrimoine.

Cet hommage honore ainsi la mémoire et les valeurs humanistes universelles d’Antoine de Saint Exupéry, écrivain mondialement connu, mais également pionnier de l’aviation et combattant Mort pour la France le 31 juillet 1944 en mission de haute reconnaissance aérienne au-dessus de la France occupée ».

Hommage de la PAF à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince pour les 75 ans de la publication Copyright : Armée de l’Air et de l’Espace/EQPAA

Les avions Caudron Tome 1 par André Hauet

Les Avions Caudron – Tome 1 – PARUTION le 12 juillet 2021 – 79€

L’édition originale (2001, 2002 éd. Lela Presse) comprenait déjà près de 500 photos ainsi que de nombreuses annexes et un document exceptionnel tiré des archives du constructeur : la liste de tous les avions construits par la firme Caudron de 1908 à 1932.

Il s’agissait à l’époque du premier ouvrage en deux tomes répertoriant la grande famille des appareils Caudron (avions, hydravions et appareils), de la création de la firme à sa nationalisation au moment de la Libération.

Pour chaque type d’avion : L’historique. Le descriptif technique. Les performances. Les immatriculations civiles et militaires. Les plans 3 vues.

À la demande de l’auteur, André Hauet, « le spécialiste Caudron » aujourd’hui malheureusement disparu, nous avons démarré ce travail de réédition – plus exactement de deuxième édition corrigée et enrichie -.

L’écart de 20 ans entre les deux éditions nous a offert l’opportunité d’augmenter la valeur documentaire et historique de l’ouvrage et ce grâce à la collaboration d’un grand nombre de passionnés, collectionneurs et spécialistes qui ont tous , spontanément et en hommage à « DD » accepté de participer au projet.

Je les en remercie vivement dans le livre.
Patricia Henrion, juillet 2021

Feuilleter quelques pages

L’édition originale (2001, 2002 éd. Lela Presse) comprenait déjà près de 500 photos ainsi que de nombreuses annexes et un document exceptionnel tiré des archives du constructeur : la liste de tous les avions construits par la firme Caudron …

Disponible à partir du 12 juillet 2021 à Aviation Brussels au prix de

79,00 € TTC 6%

les paiements suivants sont acceptés : Carte de crédit (Visa, MasterCard, Amex), Paypal, Remise en main propre à la librairie, Transfert bancaire

Caractéristiques

FinitionBroché cousu
ParticularitésDeuxième édition corrigée et augmentée
ÉtatNeuf
Nb. de pages376
Année d’édition2021
LangueFrançais
Format21 x 29.7 x 3 cm
AuteurAndré Hauet
Éditeuréditions pat.H

La biographie de l’auteur André Hauet « DELTA DELTA OSCAR ECHO » à nouveau disponible sur AVIATION BRUSSELS


Marcel Henriet, le pilote aux 33 500 heures de vol

Roger Henriet en copilote du B17 à l’occasion du tour de France des jeunes pilotes (collection privé Henriet/ Suroy)

La vie de pilote de Marcel Henriet

Recordman européen du nombre d’heures de vol avec 33 654 heures, Marcel Henriet a passé plus de 4 ans de sa vie aux commandes d’un avion grâce à trois carrières successives, sans jamais lâcher le manche.

Débuts difficiles dans la vie

Né le 05 avril 1908 à Sancey-le-Grand, Roger Marcel Constant Henriet est très vite orphelin de son père Jules mort au combat durant la première guerre mondiale. Il va à l’école primaire à Maîche, puis sa mère pour respecter la tradition familiale l’inscrit au petit séminaire.

Parce qu’il manque de se faire renvoyer suite à un problème de discipline, sa mère le rejette. C’est seulement 27 ans plus tard, parce qu’il a reçu la légion d’honneur, qu’elle accepte de le revoir. Entre temps un oncle l’a pris en charge lui permettant de continuer la filière séminaire. Mais à 18 ans, il se fait prendre à faire le mur et est exclu définitivement. Son oncle le rejette à son tour.

En 1930, se trouvant seul à Dijon, il passe par hasard devant une caserne de l’aviation. Les tenues des aviateurs lui plaisent, il s’engage immédiatement sur place et n’ayant pas de préférence se retrouve mécanicien au sol.

Bien que les premières années sa vie n’aient pas été simples, Marcel Henriet aimait à dire qu’il avait eu la Baraka (chance) à plusieurs reprises que ce soit grâce à la rencontre de certaines personnes ou lors de ses accidents d’avion.

Quand le vent tourne

Au sein de la caserne, il joue dans une équipe de rugby dont le capitaine est également un haut gradé de la caserne. Celui-ci le prend à part et lui dit. « Tu n’es pas bon avec les mains mais ton cerveau tourne bien, je peux te faire passer élève pilote mais tu dois passer d’abord ton bac ».

Il s’inscrit en candidat libre pour passer le bac, et trouve des petits boulots en parallèle pour le payer. Il sera serveur, jardinier… et il fera aussi le mannequin dans une vitrine durant une journée entière.

Le 2 février 1932, accident du sergent Marcel Henriet à bord d’un Nieuport NiD62C du 2 eme RAC de Strasbourg sur le terrain de Neuhof (collection privé Henriet/Suroy)

Ayant obtenu son bac, il peut changer de filière. Il quitte Dijon pour rejoindre Strasbourg où il devient pilote au 2 – ème RAC (Régiment des Avions de Chasse). En 1932 Il a son premier accident à bord d’un Nieuport NiD62C (photo ci-dessus) sans gravité pour lui alors que l’avion est détruit. Ce sera la seconde manifestation de la « baraka ».

Malgré les 142 impacts de balle, Roger Henriet a réussi à poser ce Caudron Goéland dans le désert tunisien (collection privé Henriet/Suroy)

En 1934, Marcel quitte une première fois l’Armée de l’air pour rentrer à Air France. Alors qu’il est en poste en Algérie, la seconde guerre mondiale est déclarée, de fait il se retrouve à nouveau incorporée sous les drapeaux comme pilote et il participe à quelques bombardements. Mais durant cette période il est essentiellement affecté au convoyage des huiles Lors d’un transfert, il est abattu et doit poser en catastrophe le Caudron Goéland qu’il pilote, on retrouve 142 impacts de balle sur la carlingue et seul, le radio est blessé au pied ; troisième action de la « baraka ». A la suite de cet évènement il reçoit une première distinction

En mai 1945 il reçoit la Croix de Guerre des mains du Colonel Pelletier Doisy pour sa participation à la campagne de Tunisie,

Au pied d’un DC-4 d’Air France (collection privé Henriet/Suroy)

En 1946, il reprend du service à Air France et rouvre la ligne sur Hong Kong ainsi que celle sur Madagascar.

C’est en Tunisie, juste avant guerre que Marcel rencontre Andrée, sa future épouse

A partir de 1949, il est en poste à SaÏgon où Andrée donne naissance en 1950 à Dominique, leur première fille. En 1952, de retour à Paris, ils se marient. Leur seconde fille Catherine nait en 1953 à Brazzaville où Marcel Henriet est alors affecté.

De 1957 à 64, il est détaché à Madagascar avec d’autres pilote de ligne d’Air France pour former des pilotes locaux et lancer la compagnie Air Madagascar il y reste jusqu’ à sa retraite en 1964

En 1961, ayant toujours eu envie d’être avocat, Marcel Henriet obtiendra sa licence de droit à Madagascar.

Marcel Henriet devant un Cessna C172 (collection privé Henriet/ Suroy)

En 1964, il se décide à prendre sa retraite, mais pas question de rester inactif. Il prend des responsabilités au sein de la caisse de retraite des pilotes jusqu’en 1995. Il s’investit aussi dans la société SOGESTA en tant qu’administrateur et pour compléter son planning il devient commissaire général du Tour de France Aérien des Jeunes Pilotes organisé par la Fédération Nationale Aéronautique (FNA) et ce jusqu’en 1991 participant ainsi au perfectionnement de près de 12 000 jeunes pilotes. Il est également moniteur bénévole à Meaux-Esbly et participe ponctuellement à des opérations d’Aviation sans Frontière.

En 1984 à l’age de 82 ans Marcel Henriet effectue son premier saut en parachute (collection privé Henriet/Suroy)
Vainqueur du rallye Toulouse Saint-Louis du Sénégal en 1988 avec le Cessna C172 F-GDIB (collection privé Henriet/Suroy)

En 1988 il participe à la 6 – ème édition au Rallye Toulouse-St louis du Sénégal avec le Cessna C172 F-GDIB et remporte la 1ere place.

En 1992, la fédération Aéronautique Internationale lui attribua le diplôme Charles Lindbergh pour honorer tant d’années au service de l’aéronautique et des jeunes, ce qui constitua sa plus grande fierté.

Marcel Henriet copilote sur ce piper PA28 (collection privé Henriet/Suroy)

Puis il prend enfin sa vraie retraite et descend dans le midi où jusqu’en 1999, il continue de voler à l’aéroclub de Cannes la Napoule . Le 5 octobre 2000, Marcel Henriet s’envole pour toujours après 70 ans au service de l’aviation et un peu plus de 35 500 heures de vol.

Témoignages à lire

Décorations et distinctions

Récapitulatif des brevets et licences aéronautiques de Marcel Henriet

  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 1er degré
  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 2eme degré N°10-260 le 12/11/3 $
  • Brevet Pilote Privé d’avion TT N°24118 le 09/04/1968
  • Instructeur pilote privé avion Voltige 2eme cycle et testeur SFA 04570 le 22/10/86

Tourisme :

  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 1er degré
  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 2eme degré N°10-260 le 12/11/3 $
  • Brevet Pilote Privé d’avion TT N°24118 le 09/04/1968
  • Instructeur pilote privé avion Voltige 2eme cycle et testeur SFA 04570 le 22/10/86

Militaire :

  • Brevet supérieur de mécanicien n° 4417 le 27/03/27
  • Brevet de pilote de chasse n° 23316 le 03 juin1931 à Istres

Transport

  • Brevet de pilote transport public N° A 43 A le 10/11/41
  • Brevet de navigateur élémentaire N°A 33 A le 23/06/41
  • Brevet de navigateur supérieur N°A 233 P le 08/12/49
  • Brevet Pilote de ligne PL N°0119 le 22/10/54

Source des informations

  • Catherine et Joël Suroy
  • Benoît Colin
  • Aviation et pilote N°226 novembre 1992

LE TEMPS DES HÉLICES, les 28 & 29 AOUT 2021

Communiqué de presse du 03 mai 2021

LE TEMPS DES HÉLICES – 48ème ÉDITION  

RENDEZ-VOUS LES 28 & 29 AOUT 2021    

La Ferté-Alais, le 3 mai 2021. Compte tenu des dispositions prises le 27 avril dernier par le président de la République, l’Amicale Jean-Baptiste Salis en partenariat avec l’Aéro-Club de France est heureuse de vous informer que la 48ème édition du Temps des Hélices se déroulera les 28 et 29 août 2021 sur l’aérodrome de Cerny / La Ferté-Alais dans l’Essonne, à 50 km au Sud de Paris, et constituera le premier meeting aérien de grande importance de la rentrée.

L’évènement a été reprogrammé afin de lui donner les meilleures chances de succès en respect des mesures sanitaires et contraintes logistiques.

La vente de billets ne se fera qu’en prévente, les billets achetés en 2020 restant valables.

UN MEETING HISTORIQUE

Organisée pour la première fois en 1970, cette manifestation aérienne s’est développée au fil des ans grâce aux efforts de l’Amicale Jean-Baptiste Salis, pour devenir l’un des meetings les plus réputés au monde.

Ce rendez-vous incontournable dans l’agenda des grands évènements aéronautiques internationaux se démarque par sa piste en herbe historique et la priorité donnée aux aéroplanes du début du siècle dernier qui virent les pionniers Clément Ader, Louis Blériot, Roland Garros et consorts, écrire les premières pages de l’histoire de l’aéronautique. L’évènement met également en exergue les avions engagés durant la Première et la Seconde Guerre mondiale avec la présence de nombreux modèles qui marquèrent les deux conflits.

Le Temps des Hélices met en scène l’histoire de l’aviation, ancienne et moderne, civile et militaire, avec la présence de 150 appareils exposés, dont une centaine sera également présentée en vol, offrant notamment des reconstitutions de combats aériens avec effets sonores et pyrotechniques. Au sol, véhicules anciens et militaires, figurants en costumes d’époque et uniformes complèteront ces tableaux historiques.

Cette 48ème édition sera également l’occasion pour les organisateurs de proposer un retour aux sources de l’évènement et de rappeler que cette célébration de l’aviation a débuté il y a cinquante ans par une fête aérienne organisée par une poignée de passionnés sur l’aérodrome de La Ferté-Alais.

LES SPECTATEURS AUX PREMIÈRES LOGES

Chacune des deux journées du meeting sera organisée autour de deux temps forts. La matinée sera réservée à une grande exposition statique accessible aux visiteurs. Les organisateurs du Temps des Hélices privilégiant la plus grande proximité entre les spectateurs et les acteurs de la manifestation, chacun pourra venir admirer de près les quelque 150 avions historiques et rencontrer les mécaniciens et pilotes qui les maintiennent en état de vol. Le matin sera aussi l’occasion de pouvoir s’envoler pour une balade aérienne au-dessus de l’Essonne à bord d’avions et d’hélicoptères.

Le Temps des Hélices met en scène l’histoire de l’aviation, ancienne et moderne, civile et militaire, avec la présence de 150 appareils exposés, dont une centaine sera également présentée en vol, offrant notamment des reconstitutions de combats aériens avec effets sonores et pyrotechniques. Au sol, véhicules anciens et militaires, figurants en costumes d’époque et uniformes complèteront ces tableaux historiques.
Cette 48ème édition sera également l’occasion pour les organisateurs de proposer un retour aux sources de l’évènement et de rappeler que cette célébration de l’aviation a débuté il y a cinquante ans par une fête aérienne organisée par une poignée de passionnés sur l’aérodrome de La Ferté-Alais.

L’après-midi sera consacrée à une succession de démonstrations en vol et de shows aériens réalisés par une centaine d’avions, dont les Alphajet de la célèbre Patrouille de France. Au total, Le Temps des Hélices proposera chaque jour aux spectateurs six heures d’un spectacle aérien ininterrompu avec plusieurs appareils en vol simultanément (une spécificité de ce meeting) commenté par le pilote, journaliste et historien de l’aéronautique Bernard Chabbert.

LE VILLAGE DU TEMPS DES HELICES

Lieu privilégié de rencontres, d’échanges et d’animations, le Village du Temps des Hélices situé au cœur du terrain offre aux visiteurs l’occasion de découvrir l’univers de l’aéronautique au travers de ses nombreux exposants et boutiques proposant restauration, animations (concerts, simulateurs de vol, manèges, séances de dédicaces) et articles de toutes sortes (livres, BD, maquettes, vêtements et accessoires…).

LE TEMPS DES HÉLICES EN CHIFFRES

48ème édition, les 29 & 30 août à Cerny/La Ferté-Alais (91)
150 avions exposés le matin
100 avions présentés en vol l’après-midi
6 heures de spectacle ininterrompu chaque jour
40.000 spectateurs
800 baptêmes de l’air

Accréditations Médias : http://www.ajbs.fr/accreditation-carte-presse/

Contact Médias : presse@ajbs.fr

Complément d’informations sur : www.letempsdeshelices.fr & www.ajbs.fr


Solar Impulse à l’honneur sur un timbre de La Poste

Le 21 juin 2021, La Poste émet un timbre sur Solar Impulse, pionnier de la transition écologique.


René Brioux peintre aéronautique de la 1ère Guerre Mondiale (3)

Peinture René Brioux « Rentrée d’un Spad qui a atterri loin des hangars à l’extrémité du terrain couvert de neige » © René Brioux

René Charles BRIOUX est né à Reims (Marne) le 23 juin1899 et décède à Charleville-Mézières (Ardennes) le 05 octobre1982.

Si vous souhaitez voir d’autres peintures de René Brioux, voici les liens que je mettrai à jour au fur et à mesure des publications :


Bon anniversaire René par Pierre Peyrichout

100 ans !

   Comme disait ce cher Claude Chabrol : passé un certain âge, souhaiter un anniversaire ressemble à une insulte. 

   Rien de tel avec René Fournier, capable – comme il me l’a prouvé il y a quelques semaines encore – de réciter une prose de Byron dont j’avais besoin pour un ouvrage. Et pour me montrer son infaillible mémoire, il enchaîna avec des poèmes de Musset et de Baudelaire. Impressionnant, René !

    J’ai un autre souvenir. Un matin, vers la fin des années 70 , il débarqua dans la chambre d’amis de «La Halbuterie», son manoir d’Athée-sur-Cher (qu’il avait trouvé à l’état de ruines et reconstruit de ses mains) et me réveilla au son du violon. Il aurait pu être artiste, s’il n’avait « pas mal tourné », disait-il en riant. A l’origine, René Fournier était céramiste d’art, il a fini « avionneur », un vocable qu’il adore. Mais quel constructeur ! Et quel succès ! Plus de 500 avions, certains sous licences volent encore sous d’autres appellations. Au total, plus de 35 pays abritent des avions signés R.F.

   La lignée est importante. Du RF01 détruit en meeting à Dijon, au RF10, il a raconté tout cela dans une brique de 392 pages « Mon rêve et mes combats » – édité aux Editions SIER et toujours disponible. Il y égratigne durement l’administration française, croulant sous les normes ridicules et démotivantes. Une Bible honnête qui verrouille toute autre possibilité de raconter la vie aventureuse de l’auteur.

   Pour cause de pandémie, la célébration de cet anniversaire, ce 14 avril de légende a été reportée à l’année 2021. J’espère Cher René, que le confinement sera levé et que je pourrais te rendre une visite d’ici là…     

Pierre Peyrichout 

Éditions SIER
40, Avenue de la République
37170 Chambray-lès-Tours
France
Tél +33 (0)2 47 27 23 63
Fax +33 (0)2 47 27 18 93


Fête de l’aviation dernier week-end de septembre

Communiqué de presse le 12 avril 2021

LA FETE DE L’AVIATION – 25, 26, 27 SEPTEMBRE 2021
Partout en France (… et à Poitiers !)


« Qui peut rêver, peut voler »
Par cet appel de Peter Pan… le ton est donné. Les coordinateurs de la Fête de l’Aviation, s’expriment face à la polémique actuelle. Voler, c’est souvent un rêve de gosse. La Maire de Poitiers a eu des mots blessants qui entrainent réactions et actions.

En quelques secondes, une colère générale est montée

« L’aérien…C’est triste à dire, mais ne doit plus faire partie des rêves d’enfants aujourd’hui ». Cette phrase de la Maire de la ville de Poitiers est « LA goutte d’eau faisant déborder le vase » ! Madame la Maire politise un sujet qui ne devrait pas l’être (l’écologie vaut mieux que cela) et évoque des arguments qu’elle n’a pas pris soin de vérifier. L’aviation est leader dans la recherche pour réduire l’empreinte carbone. Elle participe activement à l’intégration de nouveaux modèles bénéfiques à tous les autres modes de transports, mais pas seulement…


Prenons du recul, distinguons le vrai du faux

Plutôt que d’entrer en guerre et de se diviser, le rêve et l’imaginaire seraient de beaux prétextes pour rejoindre la Fête de l’Aviation ! De nombreux pilotes sont restés de grands enfants, dans le bon sens du terme. Tout naturellement, nous allons répondre à cette attaque en continuant de rêver comme nous l’avons toujours fait, continuer de voler, de transmettre et de faire rêver nos enfants, petits-enfants, notre famille, tous ensemble, solidaires.

La colère se transforme en une immense chaîne solidaire

Entrons dès maintenant en action pour valoriser toutes les facettes de nos activités. Les 25, 26, 27 septembre, « petite » et « grande » aviation seront en Fête. Ouvrons nos hangars, nos musées, nos bases d’activités, nos industries, nos écoles, pour mieux les faire connaitre. Accueillons les médias, les politiques, les journalistes, les riverains et tous ceux qui montrent un intérêt à notre milieu.

Des animations sensationnelles, partout en France !
Des conférences-débats seront conduites autour du thème « avion et écologie » pour être dans la réponse et pas dans la polémique ! Il est possible que Poitiers devienne le point de départ (ou d’arrivée) de nombreuses actions symboliques. D’ores et déjà des initiatives sont nées autour de la jeunesse, mais aussi des actions solidaires, des expositions pour mettre à l’honneur notre patrimoine aéronautique. Les artistes contribuent grandement à la promotion de nos activités et à la transmission des savoirs et connaissances. Ils seront à l’honneur également.


RDV les 25, 26, 27 septembre pour la Fête de l’Aviation

Vous souhaitez entrer dans un débat et des actions constructives ? Nous en avons tous grandement besoin. Ensemble, soutenons l’aérien en participant à la Fête. Mettons en œuvre des actions sur terre et dans les airs, occupons tous les territoires, du Nord au Sud, d’Est en Ouest.
Visitez www.fetedelaviation.fr pour nous rejoindre, ou pour découvrir les clubs et professionnels déjà inscrits mais aussi pour suivre, au fil des jours, toutes les évolutions données à cette fête.

Contact Géraldine Galland – ciel & plume – Coordinatrice de la Fête de l’Aviation
Tel 04 77 72 32 25 – geraldine@cieletplume.com


LES AVIONS DES AEROCLUBS FRANÇAIS par Patrick PERRIER chez Bleu Ciel Diffusion

LES AVIONS des AÉRO-CLUBS FRANÇAIS

par Patrick PERRIER

chez Bleu Ciel Diffusion

La France compte aujourd’hui plus de 2000 aéro-clubs installés sur plus de 830 aérodromes métropolitains et ultramarins, publics et privés, où sont exploités plus de 2 300 avions. Avec 38 000 pilotes privés, juste après les États-Unis, cette richesse fait du pays, la seconde nation mondiale pour l’aviation de loisir, en nombre de pilotes et d’aéronefs légers. Les Avions des aéro-clubs français se veut un témoignage de ce dynamisme.

Grâce à des textes synthétiques et aux multiples photographies faites par l’auteur sur de nombreux aérodromes hexagonaux ou en vol, ce livre évoque l’histoire des aéronefs les plus représentatifs de la flotte des aéro-clubs et donne leurs principales caractéristiques techniques et leurs performances, agrémentées à l’occasion de quelques anecdotes. Il rend également hommage aux multiples et indispensables animateurs de cette activité, de la conception au pilotage, que sont les femmes et les hommes liés à l’aéronautique.

Cet ouvrage souhaite mettre en lumière ces fidèles et discrets serviteurs des aéro-clubs, braves acteurs des émotions du baptême de l’air, du premier vol, du lâcher ou du brevet de l’élève pilote. Il aura toute sa place sur les tables des clubs-houses des aérodromes et dans les bibliothèques des passionnés (en herbe ou confirmés) d’aviation.

  • Titre : LES AVIONS DES AERO-CLUBS FRANÇAIS
  • Auteur : Patrick PERRIER
  • Éditeur : Bleu Ciel Diffusion
  • Format : 21 x 29,7 cm (A4) Broché,
  • Pages : 176 photos, 225 pages.
  • Prix : 25,00 €
  • Port : 3 €

Paru en librairie, pour le commander


Un POTEZ Sanitaire pour l’A.F.A.S.A

1934, le Potez 58 F-ANDQ de l’Association Féminine d’Aviation Sanitaire d’Algérie (AFASA) (collection privée René Brioux)

De nos jours, on voit régulièrement des transferts de malades avec des avions bien équipés que ce soit les Beech 1900D de Twin Jet ou les A330 de l’armée de l’air. Mais il faut savoir que les évacuations sanitaires se sont parfois faites avec des avions bien plus légers tel ce POTEZ 58 immatriculé F-ANDQ équipé d’un moteur Potez 6B de 120 cv.

Cet avion sanitaire Potez 58 acquis, le 31 août 1934 par l’Association Féminine d’Aviation Sanitaire d’Algérie (AFASA), fut convoyé en décembre 1934 jusqu’à Alger par Jacques Duchêne-Marulaz, le chef pilote de l’association. Dans le hangar de l’avion, sous le contrôle de l’infirmière-chef, un placard spécial fut aménagé pour le matériel sanitaire proprement dit (draps, taies d’oreiller, couvertures, matelas, etc.) et un important matériel médical (trousses de pharmacie et de chirurgie).

Et comme on peut le lire dans la Revue du Ministère de l’air du 15 aout 1936 : Peu de temps après, au cours d’une imposante manifestation présidée par Madame Carde, femme du Gouverneur Général , marraine de l’avion, en présence de toutes les autorité civiles et militaires, l’avion reçut le nom de « Charles de Foucauld ».

Le 18 décembre 1935 lors d’une évacuation sanitaire l’avion fut détruit dans un accident sans faire de victime.

Sources des informations :