Catégorie : Aviation de collection

Le “Catalina” N9767 de France’s Flying Wardbirds retourne au USA

Consolidated PBY-5A “Catalina”  N9767 aux couleurs de Jacques-Yves Cousteau de  France’s Flying Warbirds lors du Paris Air Legend 2018 à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

D’après une brève du Fana de l’aviation (N°596 Juillet 2019) France’s Flying Warbirds s’est séparé de son Consolidated PBY-5A “Catalina”  immatriculé N9767. Celui-ci à décollé le 14 juin dernier de Melun-Villaroche pour rejoindre sa nouvelle base Eugene dans l’Oregon

Le “Catalina” N9767 construit au Canada en 1942 fut tout d’abord affecté à la Royale Canadian Air Force sous le matricule 9767 et basé à Reykjavik en Islande. Après son retour dans le civil en avril 1946, il resta longtemps au Canada avant d’être  acheté par Franklin Devaux qui le ramena en France en 1995. Sous le nom “la princesse des étoiles”,  il servit dès octobre 95 de régie volante et d’appareil d’exploration en Afrique à la fameuse émission de télévision animé par Nicolas Hulot : “Opération Okavango”. Durant un an et demi, sa mission l’emmena à Djibouti,  aux Comores, au Kenya, et en Éthiopie avec un seul ennui mécanique, la rupture d’un cylindre dont la réparation prit quelques heures entre deux vols. En 1998 Il refit “La ligne” sous les couleurs d’Air France de l’époque au départ de Toulouse jusqu’en Amérique du Sud en passant par Dakar,  soit 13 000 km. Depuis 2010, le N9767 qui avait rejoint France’s Flying Warbirds  nous régalait par sa présentation majestueuse en vol à l’occasion de nombreux meeting aérien. Comme pourrait dire Nicolas Hulot, les baies vitrées à l’arrière de l’aile sont de véritables “balcons sur le monde”. Pour en savoir plus sur l’histoire de “la princesse des étoiles” allez sur la page du site de France’s Flying Warbird dédié au Consolidated PBY “Catalina” en espérant que celle ci reste affichée malgré son départ.

Consolidated PBY-5A “Catalina”  N9767 aux couleurs de Jacques-Yves Cousteau de  France’s Flying Warbird lors du meeting aérien du Bourget 2018 organisé pour les 120 ans de l’Aéro-Club de France ©Xavier Cotton

Sur les 4000 appareils produits, il fait actuellement parte de la quinzaine en état de vol dans le monde et était le seul en France. Nous souhaitons longue vie au N9767.


Vol en Boeing Stearman au dessus du bassin d’Arcachon

Bassin d’Arcachon ©Antoine Chabbert

Survoler le bassin d’ Arcachon par un ciel azur, parsemé de jolis cumulus blancs, le tout dans un avion historique dont le moteur ronronne à la perfection,  n’est ce pas un joli rêve pour tout pilote ?

Même si vous n’êtes pas pilote, mais que vous avez quelque intérêt pour les belles machines, le survol de ce site extraordinaire vous laissera des souvenirs inoubliables. Alors si ce vol à bord d’un mythique Boeing Stearman PT-17 de 1940 vous fait rêver, n’hésitez à vous l’offrir !

Vous trouverez les disponibilités et les tarifs pour faire un vol sur le site By Plane

Les hangars avions de l’aérodrome d’Andernos ©Xavier Cotton
Antoine donne ses consignes ©Liliane Cotton

Le grand jour de ce vol est arrivé. Vous voulez être serein, mais vous ne pouvez vous empêcher d’y penser depuis la veille au soir.

Bien sûr vous arrivez au terrain au moins une heure avant le rendez-vous donné – si ce n’est plus –  tellement vous êtes impatient de voir ce biplan jaune et bleu et de vous imprégner de l’ambiance du terrain.

Alors que vous êtes appuyé contre la barrière, limitant l’accès du parking avion aux seuls usagers, un pilote en combinaison, le foulard blanc noué autour du cou, semble s’avancer vers vous. Son allure pourrait vous faire penser qu’il a croisé le petit Prince dans le désert.

Il faut dire qu’Antoine Chabbert a reçu en héritage familiale cette passion pour le monde de l’aviation, son histoire et ses belles machines. Son grand-père volait pour l’Aéropostale et Bernard,  son père, est journaliste aéronautique et présentateur de meeting aérien. Le soir, ce dernier devait certainement bercer Antoine de sa voix chaude en lui contant des histoires de l’aviation comme celle d’Amelia Earhart qui tenta en 1937 le tour du monde en solitaire à bord d’un Lockheed 12A Electra.

Après vous avoir fait enfiler un blouson de cuir et fait monter en place avant du Stearman, Antoine vous donne les dernières consignes de sécurité avant le vol en particulier comment  évacuer de l’avion en cas d’urgence sous son ordre, exactement comme c’est fait  dans un avion de ligne avant son départ. Et puis, une fois le casque de cuir sur la tête, les écouteurs sur les oreilles et la “check-list avant mise en route” effectuée, Antoine appui sur le démarreur et, après quelques nuages de fumée blanche, le moteur – Continental R670 de 7 cylindres en étoile – tourne comme une horloge prêt à  délivrer ses 220 CV .

Boeing Stearman PT-17 F-HAME ©Liliane Cotton
Boeing Stearman PT-17 F-HAME ©Liliane Cotton

Après avoir remonté le taxiway qui mène au seuil de piste 31 et s’être assuré qu’il n’y a personne en finale, l’avion pénètre sur la piste et s’aligne sur l’axe. Antoine effectue la “checklist avant décollage”, puis met les gaz progressivement, de manière à bien maitriser l’accélération du biplan. Quand la vitesse est suffisante pour que la gouverne de profondeur soit soufflée, le pilote pousse le manche en avant de façon à soulager la roulette de queue, le Boeing Stearman se trouve alors  en “ligne de vol”,  puis atteignant les 60 nœuds, Antoine décolle l’avion et vire par la droite pour revenir vers Biganos au fond du bassin d’Arcachon.

 

Le banc d’Arguin ©Antoine Chabbert

Pendant le vol, Antoine  ne se lasse pas de me raconter ce pays qu’il aime, me montrant les parcs à huitres entre Lanton et Audenge, puis Arcachon et son port de plaisance,

Ensuite, avec l’autorisation des militaires, nous mettons le cap sur le banc d’Arguin, qui protège l’entrée du bassin d’Arcachon, en respectant  l’altitude maximum autorisée de 1000 pieds. Ce qui nous convient très bien pour survoler cet endroit magique.

Il me raconte comment un entrepreneur en bâtiment du Cap Ferret paye de ses propres deniers la construction d’une digue de sable pour protéger sa propriété de l’érosion naturelle de cette langue de terre.

Faisant un virage serré, Il me montre l’Ile aux Oiseaux et ses cabanes “tchanquées” (construites sur pilotis) situés au milieu du bassin.

Le banc d’Arguin ©Antoine Chabbert
Autoportrait ©Antoine Chabbert

De retour vers Andernos, Antoine me demande si je suis toujours d’accord pour faire un peu de voltige aérienne. Ma réponse enthousiaste ne lui laisse aucun doute !

Il enchaîne aussitôt une série de figures classiques de la voltige aérienne :

  • Un “huit paresseux” ou “lazy eight” ; la figure ressemble à celle d’un élastique plat que vous repliez en forme de 8  et dont vous remontez les extrémités.
  • Une “boucle” : l’avion évolue dans le plan vertical
  • Un “renversement” qui consiste à faire monter l’avion à la verticale jusqu’à avoir une vitesse quasiment nulle, le faire virer sur l’aile en bottant le palonnier, puis redescendre à la verticale (sans dépasser la vitesse maximum autorisée pour l’avion).
  • un “tonneau barriqué” : l’avion tourne sur lui-même autour d’un axe, comme s’il dessinait un pas de vis.

Voici une vidéo de cet enchaînement des 4 figures :

Cette vidéo est un extrait de celle enregistrée durant tout le vol par une caméra d’action fixée sur le hauban. Grâce à ce film offert à la fin du vol, vous pourrez revivre toutes vos sensations et les faire partager à votre entourage.

Après démonstration de la maniabilité de cet avion d’age vénérable et de l’habileté au pilotage d’Antoine, nous retournons vers le terrain d’Andernos,  finalisant ce vol magnifique par un “kiss landing”.

Merci Antoine, pour ce vol qui me laissera des souvenirs inoubliables !

Retour au bercail ©Liliane Cotton

Pour plus d’informations visitez le site by Plane Fly with us : http://stearman-passion.blogspot.com/


Le Moynet Jupiter redécolle après près de 20 ans de restauration

Le 26 juillet, le Moynet Jupiter F-BLKY a effectué son « premier » vol aux mains de Christian Ravel, après près de 20 ans de restauration ©EAP

L’unique avion français bimoteur « Push-Pull » Moynet 360/6 Jupiter refait son premier vol à Angers Loire Aéroport (49) après près de 20 ans de restauration.

Espace Air Passion vient de remettre en vol l’unique avion français bimoteur « push-pull » Moynet 360/6 Jupiter sur l’Aéroport d’Angers Loire après une vingtaine d’années de travaux de restauration. Celle-ci avait en effet débuté sur l’aérodrome d’Avrillé dans les années 90. Les travaux avaient alors été interrompus par le transfert de la plate-forme aéronautique vers Angers Loire Aéroport à Marcé (49) pour reprendre en 2008.

A cette occasion, une journée de présentation de l’appareil aura lieu le vendredi 14 septembre 2018 à 11h00, veille des journées européennes du Patrimoine.

Une équipe de mécaniciens bénévoles et qualifiés

Le premier roulage a eu lieu le 7 juin 2018, et la visite de contrôle de l’OSAC (Organisme pour la Sécurité de l’Aviation Civile) a permis ensuite les essais. Cette restauration aura été menée par une équipe de mécaniciens qualifiés et bénévoles, grâce au soutien de la Fondation du Patrimoine, l’association AIRitage (Patrimoine Aérospatiale, Matra, Airbus), du mécénat d’entreprises et de donateurs privés.

Un avion unique

Ce bimoteur push-pull, imaginé par l’ancien pilote de chasse et homme politique français André Moynet, est donc le seul avion de ce type encore existant. Cet appareil est le deuxième prototype. Motorisé par deux moteurs Lycoming de 290 ch., il avait effectué son premier vol le 23 mai 1965. Bimoteur certifié, il n’est malheureusement jamais entré en production, et a été confié à l’association, Espace Air Passion/GPPA (Groupement de Préservation du Patrimoine Aéronautique).

En 2017, Espace Air Passion recevait le Grand Prix du Patrimoine aéronautique « Coupe GIFAS* et Aéro-club de France » pour la restauration de cet avion M 360-6 Jupiter .

Créé en 1981 et implanté depuis septembre 2000 sur la plate-forme d’Angers Loire Aéroport, Espace Air Passion s’enorgueillit d’être un musée vivant qui expose sur 3 500 m² des avions, des planeurs ayant marqué l’histoire de l’aviation, certains très rares, voire uniques au monde.

(*GIFAS : Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales.)

 

Caractéristiques générales du Moynet M.360/6 Jupiter

  • Capacité : 6 personnes (équipage inclus)
  • Longueur : 8.77 m
  • Envergure : 11.11 m
  • Hauteur : 2.32 m
  • Surface alaire : 16.30 m²
  • Poids à vide : 1,338 kg
  • Poids maximum en charge : 2,390 kg
  • Capacité carburant : 556 L
  • Propulsion : 2 x Lycoming IO-540-6-cylindres opposés horizontalement refroidis par air, de 290 ch (216 kW) chacun
  • Hélices : tripales Hartzell (vitesse constante)

Présentation

  • Vitesse maximum : 363 km/h (226 mph ; 196 kt) au niveau de la mer. chaque indication est estimée au poids maximum au décollage
  • Vitesse de croisière : 338 km/h (210 mph ; 183 kt) à 1,830 m (6 000 ft) et 75% de puissance
  • Autonomie : 2,060 km (1,112 nm) à 4,500 m (15,000 ft) et 45% de puissance
  • Taux de montée : 7,3 m/s (1,440 ft/mn) au niveau de la mer

 


Nieuport 28 LX-NIE

Réplique du Nieuport 28 (LX-NIE) de Thierry Roussel au meeting de Meaux 2018 ©Xavier Cotton

C’est en 1917 que Le Nieuport 28 conçu par Gustave Delage a commencé à voler en France. l’American Expeditionary Force (AEF) en fut doté et c’est aux commandes d’un Nieuport 28 de la 94e Escadrille qu’Eddie Rickenbacker (futur patron d’Eastern Airlines) est devenu le premier “As” américain.

Thierry Roussel a débuté la  construction de cette réplique  en 2010 et son premier vol a eu lieu en novembre 2011. L’avion est  peint aux couleurs de la 95e Escadrille basée à Chateau-Thierry. Il est  basé à Micheville (LF5422). C’est un kit Airdrome aeroplanes  équipé d’un moteur Rotec.

Source des informations

http://www.airdromeaeroplanes.com

https://lf5422.com

https://www.rotecaerosport.com/


Meeting de la Ferté-Alais 2018 : Les Hawker Sea Fury

Hawker Sea Fury Mk20 WG655 (G-CHFP) au meeting de la Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Ce Hawker Sea Fury T Mk.20 WG655 (G-CHFP) de la Fighter Collection est présenté ici, à La Ferté-Alais par Nik Grey, Après avoir été cloué au sol de trop nombreuses années à cause de problèmes de mise au point du moteur original Bristol “Centaurus”, il a revolé le 22 février dernier à Duxford équipé cette fois-ci d’un moteur Pratt & Whitney R-2800 trahi par l’hélice quadripale qui remplace l’hélice 5 pales d’origine.

Construit en 1951, c’est le 59e “Sea Fury” d’un lot de 60 construits pour la Royal Navy. D’abord entreposé, il ne fut affecté qu’en mars 1954 sur la base de la Fleet Air Arm d’Eglington, Et après seulement 18 mois d’utilisation, il fut retiré du service en décembre 1955 et radié un an après. Racheté par Hawker, il fut remis à neuf et transformé en remorqueur de cible, vendu à l’Allemagne et immatriculé D-CACU où il fut utilisé jusqu’en 1975 pour la formation des pilotes au remorquage de cible. En 1976, l’avion a été donné au Royal Naval Historic Flight.

Hawker Sea Fury Mk20 WG655 (G-CHFP) au meeting de la Ferté-Alais 2018 ©Xavier Cotton

Le 14 juillet 1990, alors que le Sea Fury WG655 avait décollé de la base de Yeovilton afin d’effectuer une présentation au dessus  du circuit de Formule 1 de Siverstone, son moteur cassa. Le pilote , le Lt-cdr John Beattle n’eut d’autre choix que d’effectuer un atterrissage d’urgence dans un champ. Malgré un atterrissage réussi, le Hawker percuta deux arbres qui se trouvaient sur le terrain, et se brisa en trois,le pilote n’eut que légères blessure et son mécanicien assis à l’arrière eut plusieurs cotes cassées Après l’accident, l’épave fut  inspectée et l’avion jugé irréparable. Vendu pour pièces détachées en Nouvelle-Zélande où le mécanisme de pliage des ailes a été utilisé pour le Sea Fury ZK-SFR. En 1993, Chuck Greenhill, racheta l’épave et la fit expédier à Kenosha où Tim McCarter et son équipe sont allés travailler. Après des milliers d’heures de travail, le projet a commencé à ressembler à un Sea Fury, mais ayant autres projets de restauration en cours, il a été décidé d’expédier l’avion à Sanders Aeronautics, les «Rois du Sea Fury». Le 24 mai 2005, Brian Sanders effectua le premier vol après restauration du N20MD, la première fois que l’avion volait en 15 ans. Acquis par la Fighter collection en 2008, il fut présenté au Flying Legend de Duxford en 2009 puis rapidement arrété de vol à cause des problèmes récurrents lie au moteur Bristol “Centaurus”. la Fighter Collection s’est finalement résolue à remplacer le moteur Bristol “Centarus” par un moteur Pratt & Whitney R-2800 comme l’a fait Chrsitophe Jacquard sur son Sea Fury F-AZXJ (ci-dessous) après avoir cassé son moteur R-3350 lors du Flying Legend 2015

Le 13 mars le Sea Fury  précédemment enregistré sous N20MD est désormais immatriculé G-CHFP a effectué quatre nouveau vols et a réservé sa vedette au meeting de La Ferté-Alais avant d’être de nouveau présent les 14 et 15 juillet au Flying Légend de Duxford

Sources des informations :

The Fighter Collection : http://fighter-collection.com/cft/

Sanders aeronautics : www.sandersaeronautics.com

The Flying Legende : https://www.flyinglegends.com/

Le Fana de l’Aviation 581 d’Avril 2018

Hawker Sea Fury FB.11 F-AZXJ de Cristophe Jacquard ©Xavier Cotton

Le collectionneur bien connu de Dijon-Darois Christophe Jacquard après avoir eu de de nombreux Warbirds dans son écurie n’a plus aujourd’hui qu’un Spitfire  et un Sea Fury pour les meetings aérien, plus un petit avion d’agrément . L’appareil  d’un bleu superbe date de 1945.  Tous les chiffres de ce Warbird sont au superlatif, en effet, avec ses 2800 chevaux et 46 l. de cylindrée (18 cylindres en double étoile) il peut atteindre les 750 km/h en altitude. L’hélice de 4m10 de diamètre et la plus grande jamais montée sur un monomoteur à pistons ! Bien sur il faut nourrir cette puissance d’où une consommation  300 litres/h en vitesse de croisière, 800 litres/h en voltige… Et 25 heures d’entretien pour une heure de vol. À ce jour, il en reste moins de 20 Sea Fury en état de vol dans le monde entier