Catégorie : Aviation de collection

Breitling met fin à son sponsoring aéronautique

Le L-1049 « Super Constellation » HB-RSC sponsorisé par Breitling au Salon du Bourget 2011 ©Xavier Cotton

En mai dernier, Breitling a été racheté par le fonds d’investissement britannique CVC Captital Partners. La nouvelle direction mise en place chez le célèbre horloger suisse à pris une décision radicale au début de cet automne : cessez toutes ses actions de sponsoring dans le monde de l’aéronautique

Si pour l’instant, le partenariat avec la Breitling Jet Team est maintenu, ce n’est pas le cas de ceux  qui se terminent fin 2017,  dont les Breitlings Walkers sur Boeing Stearman, le  DC3 Breitling  (HB-IRJ) qui vient pourtant de finir un tour du monde, la Breitling Racing Team dont son pilote Mikaël Brageot n’aura fait qu’une saison sur le circuit Red Bull Air Race avec son MXS-R « Skyracer » aux couleurs de Breitling et pour finir le L-1049 « Super Constellation » HB-RSC  de la Super Constellation Flyers Association basée en Suisse, l’un des deux Super Connie en état de vol au monde. C’est en bonne partie grâce au soutien de Breitling que l’appareil avait pu être acheté et remis en état de vol par les 3500 membres de l’association. L’association cherche désormais de nouveaux soutiens, souhaitons-lui de retrouver rapidement de nouveaux sponsors et de continuer à faire voler cet avion extraordinaire

Afin  de financer de lourds travaux de maintenance prévus l’année prochaine, un appel à don à été lancé.Vous trouverez comment procéder sur le site https://www.superconstellation.org/ . 35 donateurs seront tirés au sort pour effectuer un vol de 45 minutes à bord du « Super Connie » helvète.

DC3 Breitling HB-IRJ à Chalons-Vatry (2016-09-20) ©Sandra Prevost

Le sites :

http://www.breitling-jet-team.com

https://www.superconstellation.org

http://breitlingracingteam.com

https://www.breitling.com

http://www.flydc3.net/


Vol en Boeing Stearman au dessus de Soissons

Boeing Stearman N4561N basé à Soissons Courmelles ©Xavier Cotton

A occasion de la Journée Portes Ouvertes (11 juin 2017) de l’aérodrome de Soissons Courmelles (LFJS), je m’étais promis de rencontrer des membres de l’association Vintage Aero Passion (http://www.vintage-aeropassion.com) et en particulier Francis Pelletier. En effet, lors du meeting d’Epernay 2015, j’avais beaucoup apprécié sa démonstration en vol sur Boeing Stearman (N4561N) en compagnie de celui de François Forget (F-AZUD). J’ai demandé s’il était possible de faire un vol  dans l’après-midi car cet avion fait partie des machines qui me font rêver. la réponse a été immédiate et je suis passé de l’autre coté des barrières, sur le parking avion.

En un rien de temps, l’avion a été poussé un peu en avant pour ne pas souffler les spectateurs au démarrage du moteur. Je me suis retrouvé équipé d’un parachute siège et harnaché en place avant, Francis m’ayant bien brieffé autant pour l’utilisation du parachute en cas d’urgence, que sur l’utilisation des poignées incluses dans le bord de fuite de l’aile supérieure qui aident à se laisser doucement descendre dans le baquet de la place avant

Briefing amphi-cabine par Francis Pelletier pilote de ce Boeing Stearman ©Richard Cotton

Tableau de bord place avant du Boeing Stearman N4561N ©Xavier Cotton

Francis me fait ensuite un briefing amphi-cabine me présentant les instruments de bord indispensables à la gestion du vol et du moteur, sur la photo ci-dessus de haut en bas et de gauche à droite, la boussole indiquant l’orientation magnétique de l’avion, puis l’indicateur de vitesse marqué en nœuds marins (1Kt =1852M/h). Ici ce n’est pas le cas puisque l’avion est de construction américaine, mais l’indicateur de vitesse est souvent surnommé « Badin » du nom du constructeur français qui en fabriqua pour les avions français . C’est l’occasion de m’indiquer les trois vitesses de base importante à connaitre avant décollage : 60 Kt vitesse de décollage, 70 Kt  vitesse en montée et 90 Kt vitesse en croisière. Au milieu se trouve la bille aiguille qui permet de savoir si le virage est correct la bille se trouvant alors au milieu de l’indicateur, dérapé si elle est à l’extérieur du virage ou glissé si elle est à l’intérieur du virage, l’aiguille indiquant l’angle d’inclinaison de l’avion. A droite se trouve les indication de pression d’huile et de température moteur. En dessous l’altimètre indique l’altitude en pieds ici réglé sur la pression au niveau de la mer, d’où les 550 ft, en fait le terrain de Soissons se trouve à 510ft d’altitude. au milieu l’horloge indispensable et à droite le compte-tour moteur ()R.P.M : Revolution Per Minute)

Francis Pelletier fait la Visite Pré-Vol du Boeing Stearman N4561M. Noter la « Trompe de Venturi « fournit l’énergie nécessaire à alimenter les gyroscopes, sous la forme de « dépression d’air » ©Xavier Cotton

Après avoir fait faire à la main un certain nombre de tour à l’hélice, la Check-list mise en route du moteur va pouvoir commencer, grâce au système intercommunication de la radio, je vais pouvoir entendre dans mon casque  Francis la dérouler à haute voix :

Contact général : sur ON
Alternateur : Off
Richesse : plein riche
Injections : 2
Démarreur sur ON :  2 tours hélice puis Magnetos sur 1+2
Alternateur :  ON
Radio ON
Transpondeur:  ON
Strobes light : ON
Pression huile : 70 psi
Température : 20° mini pour roulage 30° mini pour décollage
Essence  : Quantité et temps de vol
Essais radios : OK

Croisement avec le Morane-Saulnier Criquet MS506 (F-BDXM) @Xavier Cotton

Puis viennent les essais moteur, et enfin quand ceux ci sont terminés, Francis informe la tour du début de roulage du Boeing Stearman vers le bout de piste 25. Comme avec tout avion à train classique -avec une roulette de queue- il faut être prudent au roulage car la visibilité vers l’avant est très réduite, la seule solution et des slalomer  doucement et d’écouter le trafic à la radio.

Décollage du Boeing Stearman N4561N en piste 25 à Soissons-Courmelles ©Xavier Cotton

Une fois aligné, le pilote verrouille la roulette de queue, pousse la manette des gaz, alors que l’avion commence à accélérer, il vérifie que tous les paramètres moteurs sont dans le vert, puis on sent que la queue se soulève et que l’avion se met en ligne de vol. Alors que la vitesse de 60 Kts est atteinte, il es temps de décoller selon les consignes de l’US Navy….! ensuite on maintient  70Kts pendant la montée initiale jusqu’à la mise en palier, où on réduit les gaz à 1850 t/s et on accélère jusqu’ à 90Kts et la on découvre le plaisir de voler avec un avion historique, la t^te à l’air libre.

En place arrière le pilote : Francis Pelletier ©Xavier Cotton

On resterait volontiers des heures à voler ainsi par beau temps, mais après une large boucle autour de la ville de Soissons, il est temps de rentrer vers le terrain et d’intégrer le circuit de piste. Vu le trafic peu coopératif du jour et c’est euphémisme de le dire, Francis dû faire deux remises de gaz avant de pouvoir se poser, avec un super « kiss landing » que j’ai apprécié à sa juste valeur. Merci Francis pour ce vol que tu m’as fait partager et qui restera gravé dans ma mémoire de pilote comme l’un des vols particulier et magique que j’aurais pu effectuer. Si l’envie de faire comme moi, un vol inoubliable sur Boeing Stearman avec Francis Pelletier, c’est possible en le contactant via Vintage Aéro Passion qui est une association de loi 1901 ayant pour but de rassembler tous les passionnés d’aéronautique et d’avions anciens.

Retour au parking du Boeing Stearman N4561N ©Liliane Cotton

La joie après vol ©Liliane Cotton

Complément de plein d’essence par Francis Pelletier du Boeing Stearman N4561 ©Liliane Cotton

Stationnement du Boeing Stearman N4561N en attendant le prochain vol ©Liliane Cotton

Retour heureux du pilote et de son passager après vol ©Liliane Cotton


Cessna 120 F-HCES

Cessna 120 F-HCES de Xavier DOREY ©Xavier Cotton

Ce Cessna 120 c/n 11725 vu au meeting d’Épernay en juin 2015 est unique en France. il a été produit dans la série immatriculée N76000 à N77499, donc en 1946. Son immatriculation d’origine N77283, sera conservée jusqu’à sa radiation le 26/11/1991 pour vente à l’étranger. Le dernier  propriétaire américain fut Robert H Webb, 20450 Union Street, Wildomar, CA 92395, il possédait l’avion depuis mai 1983. Immatriculé G-BTYW le 27/11/1991, trois propriétaires successifs, radié le 14/04/2009 pour changement de marques. Devenu G-OWIL le 14/04/2009, trois propriétaires successifs, puis radié le 02/10/2013 pour vente à l’étranger. Il est finalement enregistré en France sous l’immatriculation F-HCES le 18/11/2013 et basé à Vannes

Début 1946 la firme Cessna annonça la commercialisation d’un monomoteur biplace d’école et de tourisme. Monoplan à aile haute et train fixe, ce nouvel appareil sera le premier d’une une lignée de biplaces et quadriplaces de tourisme dont la production n’a pas cessée depuis plus de 60 ans ! Les lignes ont évoluées mais la philosophie reste la même …

Les Cessna 120 est 140 sont identiques, autant dans leur construction que du point de vu motorisation (continental C85-12F), l’absence de volets de bord de fuite, ainsi que la suppression du hublot de fuselage situé en arrière de la cabine permet  théoriquement de distinguer au premier coup d’œil le Cessna 120 du 140. A noter aussi mais moins visible l’absence d’origine de tout équipement électrique, mais au fil du temps, la plupart des Cessna 120 furent équipés d’un hublot arrière et d’une alimentation électrique par leurs utilisateurs, car cette option fut proposée par le constructeur dès 1948, rendant du coup les deux modèles difficiles à identifier.

Caractéristiques techniques du Cessna 120/140 :
Envergure : 10,25 m
Longueur :   6,55 m
Hauteur :1,91 m;
Surface Portante : 14,80 m²;
Masse à vide : 349 kg (Cessna120 sans option) à 433 kg (Cessna 140 avec flotteurs)
Masse maximale autorisée :  658 kg, 706 kg en configuration hydravion
Hélice :  Sensenich bipale
Vne : 224 km/h
Vitesse maximale : 201 km/h
Vitesse de croisière (80%) : 169 km/h
Vitesse d’atterrissage : 67 km/h (120), 64 km/h (140 avec volets)
Passage des 15 m au décollage : 442 m
Passage des 15 m à l’atterrissage : 302 m
Taux de montée initial : 3,5 m/sec
Plafond pratique : 4725 m
Distance franchissable : 725 km

Sources des informations :

Les Cessna 120 et 140 par Jean Louis Bléneau : http://richard.ferriere.free.fr/bleneau/cessna140/cessna140.pdf


MS.317 F-AZUC en vol à Reims-Prunays

MS317 F-AZUC

MS317 F-AZUC @Xavier Cotton

Depuis le temps que je cherchais à voir ce MS 317 superbement restauré  par des doigts d’or, j’ai enfin pu le voir en vol et entendre don moteur ronronner. Je vais vous faire partager quelques photos de  ce bel oiseau.

MS317 F-AZUC @Xavier Cotton

MS317 F-AZUC @Xavier Cotton

MS317 F-AZUC @Xavier Cotton

MS317 F-AZUC @Xavier Cotton


Bientôt un nouveau MS.317 en vol dans le ciel rémois

MS317 F-AZUC basé à Reims Prunay ©Xavier Cotton

MS.317 F-AZUC basé à Reims Prunay ©Xavier Cotton

Après un an d’attente, le sésame tant attendu est arrivé. Ce MS.317 modifié par son propriétaire bien connu sur le terrain devrait très prochainement effectué son premier vol en tant qu’avion de collection (F-AZUC), on peut même espérer le voir très vite en patrouille avec le Boeing Stearman basé lui aussi à Reims-Prunay

Beech D17S Staggerwing F-AZJP

Jean-Philippe Chivot à bord de son Beech D17S Staggerwing F-AZJP ©Liliane Cotton

Le 16 septembre  2012 lors du meeting Aérien Franco-Polonais de Lens-Benifontaine, Jean-Philippe Chivot nous à présenté de façon sublime son Beech D17S Staggerwing, le F-AZJP (cn 6738) construit en 1944 et basé depuis plus de 20 ans à Abbeville.

 

Le prototype du Beech 17 « Staggerwing » a volé pour la 1ère fois le 4 novembre 1932, cet avion a été conçu comme étant un biplan rapide et puissant pour se rendre utile aux hommes d’affaires toujours plus pressés . Le beech D17S est un biplan quadriplace en bois et toile à train rentrant dont l’esthétisme soigné lui donne encore fière allure de nos jours. Équipé d’un moteur en étoile Pratt & Whitney R-985  » Wasp Junior » de 450 ch, il croise à environ 250 à 260 km/h à 3500 pieds avec 4 personnes à bord pour une consommation de 80 litres/heure. Il approche à 130 km/h et touche à 75 km/h pour s’arrêter en 350 à 400 m . Le D17S fut construit à 67 exemplaires civils et 412 exemplaires militaires sous la désignation UC-43.

 

Le nom de Staggerwing du Beech 17 qui signifie « Ailes décalées » vient de la disposition très inhabituelle de ses ailes pour un biplan , celle du haut étant plus en arrière que celle du bas . Cette disposition visait à améliorer la visibilité du pilote tout en réduisant les interférences entre les ailes. Mais cette disposition n’est pas sans inconvénient selon Jean-Philippe : « L’atterrissage est peu ordinaire car sans précautions l’aile du dessous décroche d’abord, l’avion s’enfonce vers l’avant et rebondit allègrement sur son train à ressorts boudins mal amortis. Il faut donc avoir la bonne vitesse pas trop élevée et mettre les volets à fond sur l’aile inférieure, ce qui fait qu’elle décroche en même temps que celle du dessus.« 

 

Voici le témoignage de Jean-Philippe Chivot au sujet de son Beech D17S « Staggerwing » :
Le mien a été construit en 1944 dans le dernier lot pour les militaires US. Il a été réceptionné par la marine US à San Diego et n’a pas servi à grand chose avant d’être vendu au Mexique. Il a un peu volé aux alentours de Mexico jusqu’à être racheté par un américain de Los Angeles en 1960 qui l’a revendu à un pilote de la TWA en 1961. ce dernier a très peu volé, il a fait réviser le moteur et l’a équipé de freins à disques à étrier et plaquettes.
Les Beech D17S et F17S sont équipés d’origine d’un système de freins à empilement de disques fixes et de disques tournants, empilement que l’on serre avec des pistons hydrauliques, malheureusement ce système de freinage a envoyé pas mal de Staggerwing sur le pif. Ça freine pas ou peu, puis tout d’un coup un disque mobile se déforme sous la chaleur et le tout se bloque. Au moins deux sur trois des Staggerwing en état de vol ont conservé des freins à empilement de disques, car pour les remplacer par des freins à étrier et plaquettes, il faut récupérer des freins de Beech G17S et ça devient très difficile.

 

Avant 1960 il a eu vraisemblablement un accident car 3 ailes étaient de 1944 et une aile supérieure de 1939  (on peut supposer une sortie de piste et choc contre un hangar)

Vue du dessous du Beech D17S Staggerwing F-AZJP ©Xavier Cotton

Je l’ai acheté à Los Angeles en 1990 et l’ai fait ramener en container, comme indiqué par l’usine en 1944, par le canal de Panama. A l’arrivée au Havre la corrosion due à la chaleur et au sel avait fait que tous les câbles de commandes étaient bloqués.
J’ai volé pendant presque 20 ans en France, Suisse, Belgique jusqu’au moment où au cours d’un vol d’essai pour des journalistes je n’ai pu remonter la pression d’essence à la pompe à main après un changement de réservoir. J’ai du me poser train rentré dans un champ avec 4 personnes à bord. les dommages furent importants mais j’ai fait reconstruire les parties usées ou endommagées et c’est la deuxième fois depuis sa restauration qu’à Lens je le présentais en meeting, toujours avec de petits problèmes de réglages très agaçants.

 

Au cours de la reconstruction je me suis aperçu que la construction en série d’avions en bois avait des conséquences néfastes. Ce fut le cas pour les Tiger Moth construit par les usines Morris en Angleterre et les Staggerwing. Pour que ça aille plus vite la colle employée était de la colle à l’urée à séchage très rapide et les assemblages de bois sur gabarit étaient bourrés de colle et maintenus en place par des tasseaux cloués en contreplaqué. Conséquences: la colle à l’urée cristallise à la longue et ne colle plus et les petits clous des tasseaux rouillent et se détachent. Il faut tout refaire avec des bois modernes et des colles d’aujourd’hui.

 

Le Staggerwing est très agréable en présentation car il restitue remarquablement en montée l’énergie acquise lors d’un piqué. Il ne décroche pas vraiment à cause des ailes décalées qui font que, je l’ai dit, l’aile du dessus décroche bien après celle du dessous. l’avion plonge et reprend de la vitesse. Cela intervient aux alentours de 65 km/h ce qui est ridiculement faible pour un avion de plus de 2 tonnes.

Le Beech D17S Staggerwing F-AZJP train sorti © Liliane Cotton

Sur le Beech G17S qui a succédé au D17S, la dérive est un peu plus grande pour améliorer le contrôle directionnel, la liaison parebrise capotage moteur est plus fluide, les tôles de carénage de roues n’ont plus le triangle d’évidemment, les freins sont à disque avec des plaquettes comme pour des freins actuels et comme sur le F-AZJP, et le manche basculant n’a pas le même dessin. Sinon le reste et les performances sont rigoureusement identiques.

 

Le Beech 17 quasiment entièrement construit à la main et équipé sur mesure ne résista pas  à la concurrence du Beech 35 Bonanza, avion tout métal plus moderne à performances sensiblement équivalentes pour le tiers du prix . Seulement Vingt Beech G17S furent vendus et sa production s’arrêta en 1948 . Au total, 781 Beech 17  » Staggerwing » furent fabriqués en huit modèles différents au cours des 16 années de production . Seulement trois Beech D17S « Staggerwing » sont en état de vol en France plus un stocké en parfait état, alors si vous avez l’occasion d’en voir voler un régalez vous les yeux.

 

Source des informations :
Jean-Philippe Chivot proprietaire du Beech D17S Staggerwing F-AZJP
Le Fana de L’aviation N°515 Octobre 2012

Caudron C.460 Rafale au salon du Bourget 2009

Réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen au Salon du Bourget 2009 ©Xavier Cotton

Le Caudron C.460 Rafale, avion français de course avait été construit à l’origine pour participer en France à la Coupe Deutsch de la Meurthe en 1934 à Étampes. seulement trois exemplaires de ce monoplan à aile basse cantilever de configuration conventionnelle furent construits.

Le jour de Noël 1934, Raymond Delmotte, chef pilote d’essais de la société Caudron établit sur un C.460 le record de vitesse en vol pour avions terrestres à 506 Km/h avec un moteur Renault 456 de 300 chevaux.

En 1936, un C.460 piloté par Michel Détroyat participa aux deux courses : Greve et Thompson Trophy. dans le cadre des National Air Races de Los Angeles en Californie.
L’appareil était équipé d’un train atterrissage rétractable actionné à l’air comprimé et d’une hélice Ratier à deux positions, commandée elle aussi à l’air comprimée, ce qui assure à Michel Détroyat un avantage important sur les compétiteurs équipés de trains atterrissage fixes sans pas variable.
L’appareil est arrivé de France avec deux moteurs de 330 chevaux pour la course de Greve et de 380 chevaux pour la course de Thompson Trophy
En gagnant les deux courses, Michel Détroyat devint à cette occasion le seul pilote sur avion européen ayant gagné l’une ou l’autre compétition dans l’histoire des National air Races.
C’est avec le même type d’avion qu’Helene Boucher se tua en Novembre 1934. Voir article précédent : http://passiondesavions.blogspot.com/2008/12/reconstruction-dun-caudron-rafale-c460.html.

Voici ce qu’on peut lire sur la fiche concernant la construction de la réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen distribuée par www.wathenfoundation.org lors du 48eme Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace en 2009 au Bourget :

« Fasciné et inspiré par la beauté du design français, Tom Wathen confia la réalisation de ce projet à Mark Lightsey et à ses artisans de AeroCraftsman, situe sur l’aérodrome Flabob (KRIR) près de Riverside (Californie, USA).
Il faut savoir que la réplique du Caudron C460 fut construite sans aucun document d’archives, ce qui rendit la tâche redoutable.
Chargé du projet, Mark Lightsey devait trouver ce qui pouvait constituer la base de son travail le projet avec une belle structure d’aile existante crée par Tony Furukawa et avec un fuselage en contreplaqué qui avait été commencé plus de 10 ans avant par le regretté Bill Turner.
Les plans pour la construction furent limités : juste quelques dessins d’ingénierie de base et un plan 3 vues exécuté par Harry Robinson, spécialiste de l’histoire du Caudron
A partir de dessins basiques et de quelques photos historiques c’est en s’inspirant de divers autres avions d’époques que Mark et son équipe démarrèrent leur projet qui leur demanda 2ans et demi pour être achevé.
Avec nos excuses envers tous ceux qui pourraient être offensés par les différences subtiles entre notre réplique et les originaux, AéroCraftsman a tenté d’être aussi fidèle que possible au modèle original sans pouvoir compter sur un C.460 existant pour pouvoir le reproduire à l’identique.

Le fuselage, l’aile et l’empennage sont tous réalisés en bois poli, marouflé et peint. Les capots moteurs sont en aluminium, formés et soudés ou rivetés. Il n’y a pas d’élément en composite, ni de fibre de verre dans l’appareil. A la place des systèmes pneumatiques originaux, le train d’atterrissage et les freins bénéficient d’assistance hydraulique. La configuration du train d’atterrissage exige que le fût de train se déplace vers l’arrière quand il se rétracte. Cette construction permet de placer les roues devant le longeron principal de l’aile assurant la stabilité de l’appareil pendant les roulages, les roues se plaçant ensuite entre le longeron principal et le faux longeron de l’ail quand elles sont rétractées. Le train d’atterissage sur l’appareil original effectuait ces mouvements grâce à une vis hélicoïdale fixé au fût du train d’atterrissage. AeroCraftsman a pu réaliser le même mouvement par un vérin hydraulique et une astucieuse configuration géométrique pour arriver au même résultat.

Le train d’atterrissage se rétracte hydrauliquement en utilisant des contre-fiches ; avec l’annulation de la pression hydraulique, le train d’atterrissage descend par gravité à sa position inférieure où il se bloque.
Ailerons, profondeurs et volets sont actionnés au moyen de tubes de torsion et le gouvernail de direction est actionné par câble. toutes les commandes de vol sont équilibrées statiquement pour éviter le flutter.

Le moteur sur les appareils originaux était le Renault Bengali à 6 Cylindress en ligne qui n’est plus disponible ; la réplique dispose d’un ensemble moteur et hélice LOM 337 CE turbo à injection de 260 chevaux. En utilisant les dimensions du capot moteur de l’original, le radiateur d’huile a été intégré et de faux radiateurs ont été placés sur les capots moteurs comme ils existaient sur l’original. Les reservoirs de lubrifiant, les radios, les instruments, les sièges, les ceintures de sécurité, le cockpit, et le système de navigation…la liste des éléments à dessiner, à construire, et à installer dans un si petit espace a été longue.
La belle réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen a volé pour la première fois le 28 janvier 2009 à l’aéroport d Flabob et est présenté au public pour la première fois au salon Aéronautique du Bourget cette année. 2009 correspond en effet au 100e anniversaire du premier vol d’avion à moteur réalisé par les frères René et Gaston Caudron »

Vous pouvez voir la Vidéo du premier vol de la réplique du Caudron C.460 de Tom Wathen ici
et voir une vidéo du 1er vol du C460 sur l’aérodrome de Cergy-Pointoise le 11 juin 2009 sur le merveilleux blog  Le Rêve d’ICARE à cette adresse : http://le-reve-d-icare.over-blog.com/article-32752986.html

MS-733 Alcyon du Musée Régional de l’Air D’Angers

MS733 ALCYON F-BXJR

MS733 ALCYON F-BXJR  du Musée Régionnal de l’Air d’Angers@xavier Cotton

Le MS733 Alcyon F-BXJR (cn154 construit en 1958) du Musée Régional de l’Air d’Angers était en révision moteur ce jour là.
Dans Info-pilote n° 630 de septembre 2008, vous pouvez lire la genèse compliquée de cet avion : « les travaux ont d’abord commencé sur le MS-733 n°144 F-BMQA mais devant l’état de corrosion du fuselage, seule l’aile gauche et quelques pièces ont pu être utilisées. Avec l’acquisition auprès de l’EPAG de Merville de la cellule du MS-733 F-BNEI (cn154 construit en 1958) et de l’épave du MS-733 n°82 (F-BLYB)……
……Le GPPA ne souhaitant pas enregistrer cet avion sous le régime de la collection (F-AZ..), trop contraignant, l’arrivée heureuse de l’arrêté sur les aéronefs orphelins, en septembre 2003, ouvrait de nouvelles possibilités et c’est ce régime qui fut choisi. Naturellement, il fallut remettre l’avion aux normes du CDN. Tous les documents de traçabilité et de suivi des pièces,ceux ci indiquantles écarts avecleur justifications, furent rassemblés tandis que se poursuivaient les dernières mises au point.
Le programme d’entretien définitif fut accepté par le GSAC (Groupement pour la Sécurité de l’aviation Civile) de Nantes le 9 juillet 2007, et la DGAC attribua l’immatriculation F-BXJR.
L’appareil fut présenté à Didier Bertheau, expert GSAC, le 13 novembre 2007, et une demande de CDNR fut établie le même jour.
Le « premier vol » est effectué le 8 mars 2008 par Christian Ravel. (président du musée régional de l’air) Sa seule remarque concernera un infime réglage du zéro aérodynamique des ailerons…….. »

Aujourd’hui, Le MS-733 F-BXJR vole a nouveau et un certain nombre de pilotes ont déjà été lâchés sur cet appareil.
Voici la page consacré au MS-733 ALCYON du Musée Régional de l’Air d’Angers.


Le retour de « Lilly la brumeuse »

Loockheed 12 A Electra de Bernard Chabbert au Salon du Bourget 2003 ©Xavier Cotton

Loockheed 12 A Electra de Bernard Chabbert au Salon du Bourget 2003 ©Xavier Cotton

lilly la brumeuseIl faut lire absolument l’article de Jean-Claude Petit sur le retour de « Lilly la brumeuse ». Pour cela, allez sur son blog « Sur le zinc » et vous saurez tout sur l’actualité de ce Lockheed 12A (F-AZLL) propriété de Bernard Chabbert dont la photo ci dessus a été prise lors du salon de l’aéronautique et de l’espace au Bourget en 2003.

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