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Thierry Genton et le modélisme : une passion grandeur nature

©Thierry Genton

Aujourd’hui je vais vous présenter Thierry Genton, qui toute sa vie, a exprimé sa passion pour l’aviation en construisant des maquettes tel qu’on les voit sur les stands d’avionneurs dans les salons aéronautiques.

DC9 de Swissair ©Thierry Genton

A quel age avez vous commencé à faire des maquettes ?

C’est à l’âge de 8 ans que le virus de l’aviation a frappé et je jouais avec de petits avions jouets. Plus tard, j’ai acheté mon premier Revell, un Boeing 707 1/144, mais à cet âge je ne connaissais pas ce que voulait dire échelle. J’ai donc monté ce premier modèle, pas vraiment beau…, mais d’autres sont venus s’ajouter et ainsi de suite.

Caravelle de la Swissair ©Thierry Genton

Alors que le plus souvent les jeunes maquettistes réalisent d’abord des chasseurs célèbres de la seconde guerre mondiale, vous avez préféré tout de suite réaliser des avions de ligne à réaction, pouvez vous nous en indiquer les raisons ?

J’étais très orienté dans l’aviation de ligne, les Caravelles, Boeing 707, DC8 ou Convair Coronado et aussi Comet, bref l’air débutante du jet, fin des années 50 et années 60/70. J’ai tout de suite aimé la Caravelle, je ne sais pourquoi, peut-être était-ce le fait que j’avais reçu de belles brochures et photos de l’Aérospatiale , car oui là aussi j’écrivais à tout ce qui s’appelait aviation, compagnies, constructeurs etc. et il me reste encore des documents dont il faudra peut-être se séparer. Quel crève-cœur…. A propos de la Caravelle, je tronçonnais les balais de ma maman pour en faire des….Caravelles bien sûr.

DC8 et Caravelles de la Compagnie SATA ©Thierry Genton

Vous avez commencé à créer de toutes pièces vos premiers modèles, est-ce parce ce que vous ne trouviez plus dans le commerce les modèles que vous souhaitiez ?

Les années ont passé et j’ai commencé à créer mes propres modèles en carton, un DC9 de Swissair puis une Caravelle de la Compagnie genevoise SATA, dont je suis un fan inconditionnel bien qu’elle soit partie en faillite (1978) suite à des difficultés financières et à un tragique accident (HB-ICK – 1977) à Madère.

Mystère 20 HB-VBL ©Thierry Genton

Avez-vous pu vivre aussitôt de vos réalisations ou êtes vous passé par un ou des métiers intermédiaires ?

Non effectivement, j’ai d’abord travaillé chez Aeroleasing Genève (NDLR : devenu TAG aviation), compagnie de taxi aérien et pionnière – en Suisse – de l’aviation d’affaire. J’ai d’abord été au service des opérations (dispatcher) pendant 3 ans puis secrétaire technique durant 7 ans. Cette période de ma vie professionnelle fût mon vrai apprentissage. Durant mes loisirs je construisais toujours des modèles et là spécialement pour les clients d’Aeroleasing qui voulaient leur avion ou leur voiture. Ça a pris beaucoup d’ampleur sur la vie privée et un jour, puis un jour, on m’a proposé d’ouvrir une petite entreprise de maquettes avec à la clé une importante commande de Mystère 20 au 1:20. Ce fût le déclenchement d’une formidable activité, faite de belles réalisations avec des clients magnifiques et cela, durant plus de 30 belles années. Je réalisais des modèles pour Dassault, Airbus, et de grands centres d’aménagements intérieurs dans le monde et aussi pour des collectionneurs et amateurs de modèles spéciaux et détaillés.

Maquette réalisée par Thierry Genton du prototype Mystère 20 (F-WLKB) de Marcel Dassault. L’avion est visible sur le tarmac du Bourget devant le MAE ©Thierry Genton

En jetant un coup d’œil sur vos production, vous semblez avoir un faible pour les Falcons ?

C’est chez Aeroleasing que j’ai fait connaissance avec toute la gamme Mystère/Falcon dont je suis également un fan inconditionnel. Je suis l’auteur de la livrée Falcon 900 de ALG. Durant ma carrière j’ai réalisés tous les outillage et les moules du Falcon 10 jusqu’au Falcon 7X. Après les demandes se sont estompées mais je conserve encore les outillages.

Avez vous eu une formation particulière ?  

Concernant ma formation, de base je suis employé de commerce avec un apprentissage de 3 ans et un certificat de capacité, tout le reste est autodidacte avec de très généreuses aides de la part d’amis artisans, constructeur naval, peintre en carrosserie ou encore menuisier ébéniste. Certains sont partis dans les étoiles mais c’est avec émotion que je pense très souvent à eux et les remercie chaque jour pour tout ce qu’ils m’ont apporté.

En conclusion que diriez vous ?

Aujourd’hui à 71 ans, je souhaite encore continuer de vivre cette passion. Je me suis fait le serment que tant qu’il y aura la tête, les mains et la force, je continuerais. L’idéal face à cette période désastreuse pour l’aviation, est de réaliser des modèles pour collectionneurs. Les grands clients avionneurs ou constructeurs d’aménagement intérieurs ne vivent pas de beaux moments et ils ont terriblement restreint leurs budgets.

Merci Thierry Genton, car vos réalisations font très certainement rêver des milliers de jeunes enfants et des moins jeunes…

Contact :


Le MD 450 Ouragan par Nicolas de Lemos

Le MD 450 Ouragan – Nicolas de Lemos

Présentation de l’éditeur

Le premier chasseur à réaction français produit en série

Mis au point par les ingénieurs de Marcel Dassault à la fin des années 1940, le MD 450 Ouragan est le premier chasseur à réaction français construit en série. Le premier des trois prototypes décolle le 28 février 1949, avec aux commandes le pilote d’essai Constantin Rozanoff. À partir de novembre 1950, Dassault sort quatorze appareils de présérie. Le 5 décembre 1951, le premier exemplaire de série vole pour la première fois. Un total de 350 exemplaires sont construits, dont 185 financés par le programme d’aide militaire américain. Après une carrière opérationnelle dans l’armée de l’Air, il sert dans les écoles de chasse de Meknès (au Maroc) et de Tours. Il est exporté en Inde, et en Israël qui l’engage dans plusieurs conflits. Quelques survivants sont vendus en 1975 au Salvador.

Cette monographie propose l’étude approfondie de l’Ouragan, avec de multiples photographies, des profils en couleur et aussi la carrière de chacun des 350 avions construits, non seulement dans l’armée de l’Air, mais aussi dans les aviations israélienne, indienne et  salvadorienne.

Jamais une telle somme n’avait été consacrée au MD 450 Ouragan.

Nicolas Lemos a aussi écrit une monographie remarquée sur le CM 170 Fouga Magister et le CM 175 Fouga Zéphyr

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES


POTEZ-CAMS 141 et 160 sur la Seine en 1938

Photo S.N.C.A.N du POTEZ-CAMS 141 sur la Seine à Sartrouville en 1938 (collection privé René Brioux/Regis Jacquemin)

Parmi les nombreuses richesses qui se trouvent dans l’album photo de René Brioux (1899-1982) qui m’a été prêté aimablement par son filleul Regis Jacquemin, j’ai trouvé deux photos d’hydravion tamponnées au verso de la « Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord (S.N.C.A.N) » avec pour celle ci-dessus la description suivante « Hydravion Potez type 141 à l’eau, quadrimoteur Hispano-Suiza 12Y 26/27 de 960 CV «  (NDR :12Y26 en rotation inverse au 12Y27) . et pour celle ci dessous « Hydravion POTEZ 160 Vide, de face maquette de l’hydravion transatlantique Nord POTEZ 161 6 moteurs« . On retrouve les deux photos publiées dans le magazine « Aviation de l’espace Spécial Henri POTEZ 1er avril 1961

Le prototype CAMS 141 fut conçu dans les bureaux de l’équipe de Maurice Hurel qui était alors directeur technique aux Chantiers Aéromaritimes de la Seine (CAMS, société intégrée à Potez en 1933) situés à Sartrouville sur la Seine. Cet hydravion quadrimoteur de 25 tonnes équipé de moteurs Hispano de 960 chevaux, répondait à la spécification de la marine française de 1935 pour un hydravion de reconnaissance à long rayon d’action. Un marché d’état fut signé courant 1936 pour la livraison d’un seul prototype.

Sa coque est divisée en sept compartiments étanches entièrement métalliques et séparée de la voilure elle aussi métallique par une cheminée. L’appareil dispose d’une autonomie de vol de plus de vingt heures. Les éléments de sa structure sont réalisées à Sartrouville, puis convoyés par bateau à Caudebec-en-Caux (ancien emplacement des usines Amiot), pour y être assemblés et testés. Le 21 janvier 1938, l’appareil y effectue son premier vol avec aux commandes Maurice Hurel, assisté du pilote Yves Lantz assistés des mécaniciens Lambert et Vaubourdolle. Ce dernier réussit à décoller l’appareil au poids de vingt tonnes.

Entre temps Potez-CAMS est intégré à la S.N.C.A.N (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord) issue du plan de nationalisation des constructeurs de matériel de guerre selon la lois du 11 aout 1936

En juillet 1938, le Potez-CAMS 141 immatriculé provisoirement FW-071 est convoyé en vol à Saint-Raphaël où il est armé et testé. Enfin il est réceptionné officiellement par la Marine nationale le 18 mars 1939, sous le nom de baptême d’ « Antarès ». Propulsé par quatre moteurs Hispano-Suiza 12 Y 26/27 de 860 ch et quatre hélices Ratier tripales métalliques à pas variable réversible à commande électrique, le Potez-CAMS est capable de voler une vingtaine d’heures à la recherche d’intrus, avec douze hommes d’équipage à bord.

Le Potez-CAMS 141 est mis en service en mai 1939 dans l’escadrille E8 basée à Lanvéoc-Poulmic où il est codé E8.4. Ne lui restant plus qu’ a effectuer un vol de longue durée pour clore les essais, il décolle le 30 juin 1939 à destination de Dakar qu’il atteint après un vol sans escale d’une durée de 17H25 soit une moyenne de 230 km/h sur près de 4 000 km.Il est de retour à Berre le 10 juillet suivant. Il effectue des missions de surveillance maritimes sur l’Atlantique. Le grand monoplan effectue sa première mission de guerre le 20 septembre 1939. Le 18 juin 1940 jour de l’appel à résister du général de Gaulle, l’appareil est en l’air ; il regagne la Bretagne le temps de refaire ses pleins d’essence et de gagner Port-Lyautey (Maroc). Des bandes jaunes et rouges, symboles des avions soumis au nouveau gouvernement de Vichy, sont peints sur les dérives et les moteurs en juillet. L’ «Antarès » est ensuite affecté à l’escadrille E4 de Dakar. Après le débarquement des Américains en Afrique du Nord, le Potez-CAMS 141 «Antarès » et son équipage tentent de rejoindre les Forces Françaises Libres. Le 2 juin 1943, il coule à la bombe le U-Boote Allemand U-105 au large de Dakar. Peu de temps après ne disposant plus de pièces détachées de rechange, l’appareil est réformé, après 1.300 heures de vol, au grand regret de son équipage, après avoir fait la preuve de ses qualités et de celles de l’appareil. Le 19 octobre 1943, l’Antares rallie sur 3 moteurs le le petit port d’Arzew (Algerie) depuis Port-lyautey pour y être désarmé et ferraillé


Maquette volante du POTEZ CAMS 160 en essai sur la Seine à n
Sartrouville le 20 juin 1938 (collection privée René Brioux/Regis Jacquemin)

Le dernier hydravion construit par Potez-CAMS fut le grand « liner » transatlantique type 161 qui répondait au programme dit de « l’Atlantique- Nord ». Ce programme ambitieux visait la fourniture d’un hydravion capable de franchir 6.000 km d’une seule traite malgré un vent contraire de 60 km-h et à une vitesse moyenne de 300 km-h. Pour mener à bien le projet, une maquette volante du Potez- CAMS 161 fut réalisée à l’échelle 1/2,6 aux similitudes aérodynamique et géométrique rigoureuses, tant dans les formes de coques, la cellule, le respect du centrage que la répartition de la motorisation la cellule. Cet élégant  » banc d »essais volant » de plus de deux tonnes de charge de plus deux tonnes de chargeLe dernier hydravion construit par Potez-CAMS fut le grand « liner » transatlantique type 161 qui répondait au programme dit de « l’Atlantique- Nord ». Ce programme ambitieux visait la fourniture d’un hydravion capable de franchir 6.000 km d’une seule traite malgré un vent contraire de 60 km-h et à une vitesse moyenne de 300 km-h. Pour mener à bien le projet, une maquette volante du Potez- CAMS 161 fut réalisée à l’échelle 1/2,6 aux similitudes aérodynamique et géométrique rigoureuses, tant dans les formes de coques, la cellule, le respect du centrage que la répartition de la motorisation la cellule. Cet élégant  » banc d »essais volant » de plus de deux tonnes en charge, construit principalement en bois , à moteur Train 44-01 de 40 ch de puissance nominale au sol, calculée pour une vitesse de plus de 220 km/h était présentée à la presse lors de son vol inaugural le 20 juin 1938. Après une démonstration de maniabilité à flot, Maurice Hurel l’arrachait à 15 h 45 du plan d’eau devant l’usine de Sartrouville, pour un vol local de quinze minutes entamant ainsi une longue série d’essais exploratoires de la formule.

Sources des informations

  • Les Ailes françaises – Les hydravions à coque deuxième partie
  • Pégase N°114 Juillet/ aout 2004 : revue de l’association des amis du musée de l’air
  • Les hydravions Potez par Gérard Hartman
  • Aviation : magazine de l’espace Spécial Henri POTEZ 1er avril 1961
  • Le Fana de l’aviation n°232 Mars 1989

Passage d’un A400M au dessus d’Aubenton le 14 juillet

Airbus A400M (F-RBAA) lors du meeting Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Une cérémonie triple et tout à fait exceptionnelle, c’est ce qui attend les Aubentonnais et tous leurs voisins Thiérachiens, le matin de la fête nationale, après les nombreuses festivités nocturnes de la veille (programme sur aubenton.fr).

Ce 14 juillet 2021 : une année qui coïncide avec le 120ème anniversaire de la naissance, à Aubenton d’un des plus célèbres pilotes des ailes françaises, Jean MERMOZ, une véritable légende à lui tout seul.

Malgré sa tragique disparition dans l’Atlantique sud le 7 décembre 1936, aux commandes de l’énorme hydravion Laté-300, MERMOZ reste dans les mémoires, et particulièrement chez les aviateurs : aucun d’eux n’ignore les exploits de « l’Archange » – son surnom – dans l’épopée de l’Aéropostale, dans la conquête aérienne et pacifique de l’Amérique du Sud, de l’océan et son terrible « Pot au Noir », de la Cordillère des Andes et ses sommets réputés infranchissables.

« L’effet Mermoz, c’est repousser les limites de l’impossible ! » déclarent le maire d’Aubenton, Bernard Gréhant, et la présidente de l’Association Mermoz Aubenton, Josiane Charvet, qui en font l’expérience ces jours-ci avec un véritable miracle… C’est tout juste un mois après un message adressé au Délégué militaire de l’Aisne pour demander s’il serait possible d’obtenir le survol d’un A-400-M le 14 juillet, au-dessus d’Aubenton, à l’occasion de l’inauguration de la monumentale fresque réalisée par l’artiste Boris Veyret, à la gloire du héros aubentonnais. Le genre de demande qu’il faut faire plus d’un an à l’avance.

Et en réponse, l’annonce incroyable de l’armée de l’Air et de l’Espace que nous partageons avec nos lecteurs : ce sera non seulement un magnifique Airbus A-400-M mais aussi un C-130 Hercules et deux avions CASA, plus petits, qui survoleront Aubenton ce 14 juillet, environ un quart d’heure après leur passage au-dessus des Champs-Élysées.

Horaire encore incertain, mais qui se situera après la traditionnelle cérémonie aux Monument aux Morts d’Aubenton (à 10h00) et cette inauguration de la fresque (10h30).

« Nous n’en revenons pas, sommes sur un petit nuage, et adressons déjà mille remerciements au Lieutenant-Colonel Cian, à partager avec tous ceux qui se sont mobilisés autour de ce projet. Nous espérons que très nombreux seront ceux qui pourront en profiter ! »

Très nombreux, en effet, puisque ce projet a déjà fait des petits, avec un passage au-dessus de Laon, puis une poursuite vers Lille et Saint-Quentin.

Un spectacle qui sera absolument inoubliable… si la météo le permet. Voilà qui vaut le déplacement !


Hommage de La Patrouille de France à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince

Hommage de la PAF à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince pour les 75 ans de la publication Copyright : Armée de l’Air et de l’Espace/EQPAA 

La Patrouille de France rendra hommage à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince, lors du défilé du 14 Juillet et pour l’arrivée du Tour de France

Pour marquer les 75 ans de la publication du Petit Prince en France, la Fondation Antoine de Saint Exupéry pour la Jeunesse et l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) ont noué un partenariat inédit en décidant d’apposer des visuels, inspirés des aquarelles du Petit Prince, sur les 10 dérives des Alpha jets de la Patrouille de France.

Ces magnifiques illustrations, représentant le Petit Prince et son créateur, seront arborées par ces fameux ambassadeurs de l’AAE, durant toute la saison 2021, et notamment lors de leur survol des Champs-Élysées à l’occasion du traditionnel défilé du 14 Juillet et de l’arrivée du Tour de France le 18 juillet qui rassemblent plusieurs centaines de milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs.

Hommage de la PAF à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince pour les 75 ans de la publication Copyright : Armée de l’Air et de l’Espace/EQPAA

Il s’agit d’un hommage historique puisque c’est la première fois qu’une telle décoration est réalisée sur les avions de la Patrouille de France depuis 2018, année depuis laquelle les Alpha jet arborent leur nouvelle livrée.

Alors que les valeurs de fraternité et d’engagement sont au cœur des actions de l’AAE, la célébration des 75 ans du Petit Prince (ouvrage de littérature française le plus lu et traduit au monde) est l’occasion d’inspirer la jeunesse, de susciter des vocations aéronautiques ou littéraires et de valoriser notre patrimoine.

Cet hommage honore ainsi la mémoire et les valeurs humanistes universelles d’Antoine de Saint Exupéry, écrivain mondialement connu, mais également pionnier de l’aviation et combattant Mort pour la France le 31 juillet 1944 en mission de haute reconnaissance aérienne au-dessus de la France occupée ».

Hommage de la PAF à Antoine de Saint Exupéry et son Petit Prince pour les 75 ans de la publication Copyright : Armée de l’Air et de l’Espace/EQPAA

Les avions Caudron Tome 1 par André Hauet

Les Avions Caudron – Tome 1 – PARUTION le 12 juillet 2021 – 79€

L’édition originale (2001, 2002 éd. Lela Presse) comprenait déjà près de 500 photos ainsi que de nombreuses annexes et un document exceptionnel tiré des archives du constructeur : la liste de tous les avions construits par la firme Caudron de 1908 à 1932.

Il s’agissait à l’époque du premier ouvrage en deux tomes répertoriant la grande famille des appareils Caudron (avions, hydravions et appareils), de la création de la firme à sa nationalisation au moment de la Libération.

Pour chaque type d’avion : L’historique. Le descriptif technique. Les performances. Les immatriculations civiles et militaires. Les plans 3 vues.

À la demande de l’auteur, André Hauet, « le spécialiste Caudron » aujourd’hui malheureusement disparu, nous avons démarré ce travail de réédition – plus exactement de deuxième édition corrigée et enrichie -.

L’écart de 20 ans entre les deux éditions nous a offert l’opportunité d’augmenter la valeur documentaire et historique de l’ouvrage et ce grâce à la collaboration d’un grand nombre de passionnés, collectionneurs et spécialistes qui ont tous , spontanément et en hommage à « DD » accepté de participer au projet.

Je les en remercie vivement dans le livre.
Patricia Henrion, juillet 2021

Feuilleter quelques pages

L’édition originale (2001, 2002 éd. Lela Presse) comprenait déjà près de 500 photos ainsi que de nombreuses annexes et un document exceptionnel tiré des archives du constructeur : la liste de tous les avions construits par la firme Caudron …

Disponible à partir du 12 juillet 2021à Aviation Brussels au prix de 79,00 € TTC 6%

les paiements suivants sont acceptés : Carte de crédit (Visa, MasterCard, Amex), Paypal, Remise en main propre à la librairie, Transfert bancaire

Caractéristiques

FinitionBroché cousu
ParticularitésDeuxième édition corrigée et augmentée
Poids1,580 Kg
Nb. de pages376
Année d’édition2021
LangueFrançais
Format21 x 29.7 x 3 cm
AuteurAndré Hauet
Éditeuréditions pat.H

La biographie de l’auteur André Hauet « DELTA DELTA OSCAR ECHO » à nouveau disponible sur AVIATION BRUSSELS


Marcel Henriet, le pilote aux 33 500 heures de vol

Roger Henriet en copilote du B17 à l’occasion du tour de France des jeunes pilotes (collection privé Henriet/ Suroy)

La vie de pilote de Marcel Henriet

Recordman européen du nombre d’heures de vol avec 33 654 heures, Marcel Henriet a passé plus de 4 ans de sa vie aux commandes d’un avion grâce à trois carrières successives, sans jamais lâcher le manche.

Débuts difficiles dans la vie

Né le 05 avril 1908 à Sancey-le-Grand, Roger Marcel Constant Henriet est très vite orphelin de son père Jules mort au combat durant la première guerre mondiale. Il va à l’école primaire à Maîche, puis sa mère pour respecter la tradition familiale l’inscrit au petit séminaire.

Parce qu’il manque de se faire renvoyer suite à un problème de discipline, sa mère le rejette. C’est seulement 27 ans plus tard, parce qu’il a reçu la légion d’honneur, qu’elle accepte de le revoir. Entre temps un oncle l’a pris en charge lui permettant de continuer la filière séminaire. Mais à 18 ans, il se fait prendre à faire le mur et est exclu définitivement. Son oncle le rejette à son tour.

En 1930, se trouvant seul à Dijon, il passe par hasard devant une caserne de l’aviation. Les tenues des aviateurs lui plaisent, il s’engage immédiatement sur place et n’ayant pas de préférence se retrouve mécanicien au sol.

Bien que les premières années sa vie n’aient pas été simples, Marcel Henriet aimait à dire qu’il avait eu la Baraka (chance) à plusieurs reprises que ce soit grâce à la rencontre de certaines personnes ou lors de ses accidents d’avion.

Quand le vent tourne

Au sein de la caserne, il joue dans une équipe de rugby dont le capitaine est également un haut gradé de la caserne. Celui-ci le prend à part et lui dit. « Tu n’es pas bon avec les mains mais ton cerveau tourne bien, je peux te faire passer élève pilote mais tu dois passer d’abord ton bac ».

Il s’inscrit en candidat libre pour passer le bac, et trouve des petits boulots en parallèle pour le payer. Il sera serveur, jardinier… et il fera aussi le mannequin dans une vitrine durant une journée entière.

Le 2 février 1932, accident du sergent Marcel Henriet à bord d’un Nieuport NiD62C du 2 eme RAC de Strasbourg sur le terrain de Neuhof (collection privé Henriet/Suroy)

Ayant obtenu son bac, il peut changer de filière. Il quitte Dijon pour rejoindre Strasbourg où il devient pilote au 2 – ème RAC (Régiment des Avions de Chasse). En 1932 Il a son premier accident à bord d’un Nieuport NiD62C (photo ci-dessus) sans gravité pour lui alors que l’avion est détruit. Ce sera la seconde manifestation de la « baraka ».

Malgré les 142 impacts de balle, Roger Henriet a réussi à poser ce Caudron Goéland dans le désert tunisien (collection privé Henriet/Suroy)

En 1934, Marcel quitte une première fois l’Armée de l’air pour rentrer à Air France. Alors qu’il est en poste en Algérie, la seconde guerre mondiale est déclarée, de fait il se retrouve à nouveau incorporée sous les drapeaux comme pilote et il participe à quelques bombardements. Mais durant cette période il est essentiellement affecté au convoyage des huiles Lors d’un transfert, il est abattu et doit poser en catastrophe le Caudron Goéland qu’il pilote, on retrouve 142 impacts de balle sur la carlingue et seul, le radio est blessé au pied ; troisième action de la « baraka ». A la suite de cet évènement il reçoit une première distinction

En mai 1945 il reçoit la Croix de Guerre des mains du Colonel Pelletier Doisy pour sa participation à la campagne de Tunisie,

Au pied d’un DC-4 d’Air France (collection privé Henriet/Suroy)

En 1946, il reprend du service à Air France et rouvre la ligne sur Hong Kong ainsi que celle sur Madagascar.

C’est en Tunisie, juste avant guerre que Marcel rencontre Andrée, sa future épouse

A partir de 1949, il est en poste à SaÏgon où Andrée donne naissance en 1950 à Dominique, leur première fille. En 1952, de retour à Paris, ils se marient. Leur seconde fille Catherine nait en 1953 à Brazzaville où Marcel Henriet est alors affecté.

De 1957 à 64, il est détaché à Madagascar avec d’autres pilote de ligne d’Air France pour former des pilotes locaux et lancer la compagnie Air Madagascar il y reste jusqu’ à sa retraite en 1964

En 1961, ayant toujours eu envie d’être avocat, Marcel Henriet obtiendra sa licence de droit à Madagascar.

Marcel Henriet devant un Cessna C172 (collection privé Henriet/ Suroy)

En 1964, il se décide à prendre sa retraite, mais pas question de rester inactif. Il prend des responsabilités au sein de la caisse de retraite des pilotes jusqu’en 1995. Il s’investit aussi dans la société SOGESTA en tant qu’administrateur et pour compléter son planning il devient commissaire général du Tour de France Aérien des Jeunes Pilotes organisé par la Fédération Nationale Aéronautique (FNA) et ce jusqu’en 1991 participant ainsi au perfectionnement de près de 12 000 jeunes pilotes. Il est également moniteur bénévole à Meaux-Esbly et participe ponctuellement à des opérations d’Aviation sans Frontière.

En 1984 à l’age de 82 ans Marcel Henriet effectue son premier saut en parachute (collection privé Henriet/Suroy)
Vainqueur du rallye Toulouse Saint-Louis du Sénégal en 1988 avec le Cessna C172 F-GDIB (collection privé Henriet/Suroy)

En 1988 il participe à la 6 – ème édition au Rallye Toulouse-St louis du Sénégal avec le Cessna C172 F-GDIB et remporte la 1ere place.

En 1992, la fédération Aéronautique Internationale lui attribua le diplôme Charles Lindbergh pour honorer tant d’années au service de l’aéronautique et des jeunes, ce qui constitua sa plus grande fierté.

Marcel Henriet copilote sur ce piper PA28 (collection privé Henriet/Suroy)

Puis il prend enfin sa vraie retraite et descend dans le midi où jusqu’en 1999, il continue de voler à l’aéroclub de Cannes la Napoule . Le 5 octobre 2000, Marcel Henriet s’envole pour toujours après 70 ans au service de l’aviation et un peu plus de 35 500 heures de vol.

Témoignages à lire

Décorations et distinctions

Récapitulatif des brevets et licences aéronautiques de Marcel Henriet

  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 1er degré
  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 2eme degré N°10-260 le 12/11/3 $
  • Brevet Pilote Privé d’avion TT N°24118 le 09/04/1968
  • Instructeur pilote privé avion Voltige 2eme cycle et testeur SFA 04570 le 22/10/86

Tourisme :

  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 1er degré
  • Brevet de pilote d’avion de tourisme 2eme degré N°10-260 le 12/11/3 $
  • Brevet Pilote Privé d’avion TT N°24118 le 09/04/1968
  • Instructeur pilote privé avion Voltige 2eme cycle et testeur SFA 04570 le 22/10/86

Militaire :

  • Brevet supérieur de mécanicien n° 4417 le 27/03/27
  • Brevet de pilote de chasse n° 23316 le 03 juin1931 à Istres

Transport

  • Brevet de pilote transport public N° A 43 A le 10/11/41
  • Brevet de navigateur élémentaire N°A 33 A le 23/06/41
  • Brevet de navigateur supérieur N°A 233 P le 08/12/49
  • Brevet Pilote de ligne PL N°0119 le 22/10/54

Source des informations

  • Catherine et Joël Suroy
  • Benoît Colin
  • Aviation et pilote N°226 novembre 1992

Le tour du Monde de Costes et Le Brix

Départ du Bourget de Costes et Le Brix pour leur tour du monde

Le 10 octobre 1927 à 9h45 Dieudonné Costes et Joseph Le Brix décollent du Bourget à destination de Saint-Louis au Sénégal à bord du Breguet XIX GR N°1685 emportant des lettres, des journaux, 600 kg. de fret pour l’etape suivante Buenos-Aires, et 2.800 litres de combustible. Le Breguet est dénommé « Nungesser – Coli »- en l’honneur des deux aviateurs disparus le 8 mai de la même année en tentant la traversée de l’Atlantique Nord d’Est en Ouest.

Dieudonné Costes chef-pilote chez Breguet a une bonne expérience du Breguet XIX n° 1685 avec lequel, il a déjà réalisé plusieurs vols record de distance sans escale et sans ravitaillement :

  • Le 27 septembre 1926, avec le lieutenant René de Vitrolles comme navigateur, il effectue le vol Paris-Assouan, soit 4050 km , mais ils ne remporte le record de distance. Celui-ci a été battu par les frères Arrachart, le 27 juin 1926 en réalisant un vol d’une distance de 4 305 km entre Le Bourget et Bassorah (Iran).
  • Le 28 octobre 1926, avec le capitaine Georges Rignot comme navigateur il bat de record du monde de distance en réussissant un Paris-Jask (Iran), parcourant une distance de 5 396 km.
  • Le 4 juin 1927, toujours avec Georges Rignot en observateur, il tente d’améliorer son record en traversant l’Asie mais un problème mécanique le contraint à se poser à Tagilsk autour des Monts Oural en n’ayant parcouru que 4 640 km.

Voici ce qu’en dit Dieudonné Costes dans le livre « Costes et Le Brix – Notre tour de la Terre «  »Bien qu’il ait l’âge de la retraite, le déjà glorieux Breguet XIX numéro 1685, devenu civil après une longue carrière militaire: Deux records de distance en ligne droite avec Girier et Dordilly (4700 km) puis Costes et Rignot (5400 km) – Voyageur infatigable, qui est allé montrer ses cocardes tricolores en Égypte, aux Indes et une seconde fois encore en Sibérie, totalisant 75000 kilomètres, – il ne peut se résigner à laisser remplacer ses trois couleurs par les disgracieuses lettres d’immatriculation. Ce serait une profanation. Il restera donc habillé en militaire comme un vieux soldat qui ne peut se décider à quitter l’uniforme. »

Et c’était donc avant ce tour du monde…

Dieudonné Costes, Jean-Jules Lacoste (Hispano-Suiza), Louis Breguet et Joseph Le Brix devant le Breguet XIX GR n°1685 « Nungesser – Coli » (collection privé René Brioux/Regis Jacquemin)

L’itinéraire de la première étape était Bordeaux, Bayonne, Madrid, Rabat, la Mauritanie, le Rio de Oro, Saint-Louis, soit 4.300 Km. Louis Breguet et Jean-Jules Lacoste (Hispano Suiza) ont assisté au départ en compagnie des notabilités. françaises de l’Aéronautique. A l’arrivée, Jean Mermoz leur fait la surprise de les accueillir, une fois certain de leur départ du Bourget, il avait décollé de Toulouse pour pouvoir arriver avant eux à Saint- Louis.

le 10 octobre1927 le Breguet XIX GR N°1685 « Nungesser – Coli » au Bourget prêt au départ pour un tour du monde (collection privé René Brioux/Regis Jacquemin)

Voici le compte rendu de ce voyage qu’on peut lire dans

La REVUE AERONAUTIQUE DE FRANCE, NOVEMBRE 1927 :

Traversée de l’Atlantique-Sud-Paris-Buenos-Aires par une équipe nationale française

sur le Nungesser – Coli, Breguet grand raid, Hispano-Suiza 600 CV, dont la cellule glorieuse a déjà totalisé environ 70.000 km., Costes et Le Brix se sont envolés du Bourget, le 10 octobre à 9 h. 45 emportant des lettres, des journaux, 600 kg. de fret pour Buenos-Aires, et 2.800 litres de combustible. L’itinéraire de la première étape était Bordeaux, Bayonne, Madrid, Rabat, la Mauritanie, le Rio de Oro, Saint-Louis, soit 4.300 Km.

Avec les notabilités françaises de l’Aéronautique, MM. Breguet et Lacoste (NDLR : au nom d’Hispano-Suiza) ont assisté au départ, ainsi que M. de Alvarez, ambassadeur de la République Argentine, le colonel Pillotto, attaché militaire, MM. Ferreza, Muniz, de la mission brésilienne;

Après un magnifique voyage de 26 heures, le Nungesser-Coli se posait à Saint-Louis (les mécaniciens Jean et Jousse l’y attendaient).

Ils furent reçus par une foule énorme et félicités par les deux gouverneurs, celui du Sénégal et celui de la Mauritanie.

Retardée par un terrain détrempé à la suite d’un orage, l’équipe française repartait le 14 et franchissant en 18 heures 30 les 3.200 km. de son étape au-dessus de l’Atlantique, se posait à 23 h. 40 (heure locale) sur le terrain de. Natal où l’attendait le gouverneur.

Ainsi, l’Atlantique fut vaincu après bien des tentatives par une équipe françaisesur un appareil français dont les victoires ne se comptent plus. Le passé de Costes et de Le Brix est glorieux aussi. Leurs noms sont connus de tous, ils sont estimés et aimés.

Le 16 octobre, le Nungesser-Coli quitta Pernanbouc et s’arrêta à Caravellas, à 750 km. au nord de Rio, sur un des terrains aménagés par Latécoère.

Le 10 octobre 1927, le Breguet XIX GR N°1685 « Nungesser et Coli » est sorti du hangar pour son départ du Bourget pour le Tour du monde 1

Le 17, il arriva à.Rio à midi 43 (15 h. 43 de Paris).

L’accueil fut enthousiaste de la part de nos amis Brésiliens, si disposés à acclamer l’Oiseau de France. Mais l’accident qui coûta la vie à trois aviateurs brésiliens qui venaient à sa rencontre arrêta la joie de Rio. Costes et Le Brix furent reçus par le Président de la République. A la même heure, en France, ils étaient tous deux inscrits au tableau puis nommés officiers de la Légion d’honneur.

Partis de Rio-de-Janeiro le 19 octobre, Costes et Le Brix surpris par une tempête, durent atterrir dans l’Etat de Rio-Grande-do-Sul, à Pelotas (Brésil), non loin de la frontière uruguayenne. Enfin, le 20, après avoir tourné au passage au-dessus de Montevideo, capitale de l’Uruguay, escortés par deux escadrilles argentines ils arrivèrent à Palmas à 40 km. de Buenos-Aires. Là, les attendait M. Picot, ambassadeur de France, le colonel Cossinelli, chef de l’aviation militaire, les pilotes, dont quelques-uns avaient combattu en France, tel Almonacid, les aviateurs ou mécaniciens français fixés en Argentine.

Breguet XIX GR N°1685 « Nungesser et Coli » dans les réserves du Musée de l’Air et de l’Espace (MAE) en 2010 ©Xavier Cotton

Costes et Le Brix, officiers de la Légion d’honneur, ont bien travaillé pour la France. Ils ont trouvé le cœur 4e ces populations, nos sœurs latines ; ils ont été les fourriers magnifiques de la ligne postale France-Amérique du §ud. L’appareil avait déjà accompli :

  • Parîs-Omsk, sans escale et retour
  • Paris-Djask, sans escale.
  • Paris-Calcutta, et retour.
  • Paris-Tajilsk, sans escale et retour. Environ plus de 70.000 kilomètres.

Breguet XIX GR N°1685 « Nungesser et Coli » dans les réserves du Musée de l’Air et de l’Espace (MAE) en 2010 ©Xavier Cotton
Siège arrière du Breguet XIX GR N°1685 « Nungesser et Coli » dans les réserves du Musée de l’Air et de l’Espace (MAE) en 2010 ©Xavier Cotton
le Breguet XIX GR N°1685 « Nungesser et Coli » au Bourget prêt au départ pour un tour du monde (collection privé René Brioux)

Source des informations

  • René Brioux
  • Regis Jacquemin
  • Notre tour de terre par Dieudonné Costes et Joseph Le Brix
  • Revue aéronautique de France novembre 1927 organe officiel de la Ligue aéronautique de France


René Brioux peintre aéronautique de la 1ère Guerre Mondiale (4)

En mission de bombardement de nuit sur Voisin LA -© René Brioux

René Charles BRIOUX est né à Reims (Marne) le 23 juin1899 et décède à Charleville-Mézières (Ardennes) le 05 octobre1982.

Les Voisins reviennent d’une mission de bombardement de nuit -© René Brioux

Si vous souhaitez voir d’autres peintures de René Brioux, voici les liens que je mettrai à jour au fur et à mesure des publications :


LE TEMPS DES HÉLICES, les 28 & 29 AOUT 2021

Communiqué de presse du 03 mai 2021

LE TEMPS DES HÉLICES – 48ème ÉDITION  

RENDEZ-VOUS LES 28 & 29 AOUT 2021    

La Ferté-Alais, le 3 mai 2021. Compte tenu des dispositions prises le 27 avril dernier par le président de la République, l’Amicale Jean-Baptiste Salis en partenariat avec l’Aéro-Club de France est heureuse de vous informer que la 48ème édition du Temps des Hélices se déroulera les 28 et 29 août 2021 sur l’aérodrome de Cerny / La Ferté-Alais dans l’Essonne, à 50 km au Sud de Paris, et constituera le premier meeting aérien de grande importance de la rentrée.

L’évènement a été reprogrammé afin de lui donner les meilleures chances de succès en respect des mesures sanitaires et contraintes logistiques.

La vente de billets ne se fera qu’en prévente, les billets achetés en 2020 restant valables.

UN MEETING HISTORIQUE

Organisée pour la première fois en 1970, cette manifestation aérienne s’est développée au fil des ans grâce aux efforts de l’Amicale Jean-Baptiste Salis, pour devenir l’un des meetings les plus réputés au monde.

Ce rendez-vous incontournable dans l’agenda des grands évènements aéronautiques internationaux se démarque par sa piste en herbe historique et la priorité donnée aux aéroplanes du début du siècle dernier qui virent les pionniers Clément Ader, Louis Blériot, Roland Garros et consorts, écrire les premières pages de l’histoire de l’aéronautique. L’évènement met également en exergue les avions engagés durant la Première et la Seconde Guerre mondiale avec la présence de nombreux modèles qui marquèrent les deux conflits.

Le Temps des Hélices met en scène l’histoire de l’aviation, ancienne et moderne, civile et militaire, avec la présence de 150 appareils exposés, dont une centaine sera également présentée en vol, offrant notamment des reconstitutions de combats aériens avec effets sonores et pyrotechniques. Au sol, véhicules anciens et militaires, figurants en costumes d’époque et uniformes complèteront ces tableaux historiques.

Cette 48ème édition sera également l’occasion pour les organisateurs de proposer un retour aux sources de l’évènement et de rappeler que cette célébration de l’aviation a débuté il y a cinquante ans par une fête aérienne organisée par une poignée de passionnés sur l’aérodrome de La Ferté-Alais.

LES SPECTATEURS AUX PREMIÈRES LOGES

Chacune des deux journées du meeting sera organisée autour de deux temps forts. La matinée sera réservée à une grande exposition statique accessible aux visiteurs. Les organisateurs du Temps des Hélices privilégiant la plus grande proximité entre les spectateurs et les acteurs de la manifestation, chacun pourra venir admirer de près les quelque 150 avions historiques et rencontrer les mécaniciens et pilotes qui les maintiennent en état de vol. Le matin sera aussi l’occasion de pouvoir s’envoler pour une balade aérienne au-dessus de l’Essonne à bord d’avions et d’hélicoptères.

Le Temps des Hélices met en scène l’histoire de l’aviation, ancienne et moderne, civile et militaire, avec la présence de 150 appareils exposés, dont une centaine sera également présentée en vol, offrant notamment des reconstitutions de combats aériens avec effets sonores et pyrotechniques. Au sol, véhicules anciens et militaires, figurants en costumes d’époque et uniformes complèteront ces tableaux historiques.
Cette 48ème édition sera également l’occasion pour les organisateurs de proposer un retour aux sources de l’évènement et de rappeler que cette célébration de l’aviation a débuté il y a cinquante ans par une fête aérienne organisée par une poignée de passionnés sur l’aérodrome de La Ferté-Alais.

L’après-midi sera consacrée à une succession de démonstrations en vol et de shows aériens réalisés par une centaine d’avions, dont les Alphajet de la célèbre Patrouille de France. Au total, Le Temps des Hélices proposera chaque jour aux spectateurs six heures d’un spectacle aérien ininterrompu avec plusieurs appareils en vol simultanément (une spécificité de ce meeting) commenté par le pilote, journaliste et historien de l’aéronautique Bernard Chabbert.

LE VILLAGE DU TEMPS DES HELICES

Lieu privilégié de rencontres, d’échanges et d’animations, le Village du Temps des Hélices situé au cœur du terrain offre aux visiteurs l’occasion de découvrir l’univers de l’aéronautique au travers de ses nombreux exposants et boutiques proposant restauration, animations (concerts, simulateurs de vol, manèges, séances de dédicaces) et articles de toutes sortes (livres, BD, maquettes, vêtements et accessoires…).

LE TEMPS DES HÉLICES EN CHIFFRES

48ème édition, les 29 & 30 août à Cerny/La Ferté-Alais (91)
150 avions exposés le matin
100 avions présentés en vol l’après-midi
6 heures de spectacle ininterrompu chaque jour
40.000 spectateurs
800 baptêmes de l’air

Accréditations Médias : http://www.ajbs.fr/accreditation-carte-presse/

Contact Médias : presse@ajbs.fr

Complément d’informations sur : www.letempsdeshelices.fr & www.ajbs.fr


Solar Impulse à l’honneur sur un timbre de La Poste

Le 21 juin 2021, La Poste émet un timbre sur Solar Impulse, pionnier de la transition écologique.


L’aviation, de la chanson de variété au heavy metal

Il suffit que j’entende « un dimanche à Orly » pour me retrouver dans l’ambiance de cette aérogare qui permettait à l’époque, grâce à ses terrasses, de voyager sans débourser, en assistant au ballet des avions sur le tarmac d’où « on voit s’envoler des avions pour tous les pays« . Malheureusement pour des raisons de sureté l’accès aux terrasses est condamné depuis plusieurs années .

Et qui n’imagine pas, en voyant cet avion de la TWA sur la pochette du 45 tours d’Eddy Mitchell, de voyager à son bord pour la destination de ses rêves ? Que ce soit sur les pochettes de disques vinyles ou dans les titres de chansons, il y a très souvent un lien évocateur de l’aviation. En voici une liste non exhaustives parmi les titres qui me sont immédiatement arrivés en mémoire sans même consulter mon moteur de recherche préféré :

  • Gilbert Bécaud : Un dimanche à Orly
  • Jacques Higelin : Tombé du ciel – Dans mon aéroplane blindé – Un aviateur dans l’ascenseur – Aux héros de la voltige
  • Charlelie Couture : Comme un avion sans aile
  • Mort Shuman : Allo Papa Tango Charlie
  • Jacques Dutronc : L’hôtesse de l’air
  • Véronique Jannot : Aviateur
  • The Motors : Airport

Suivant les suggestions des lecteurs j’ajoute les titres suivants :

  • Robert Charlebois : Lindbergh
  • Calogero : Voler de nuit
  • Les Rolling Stones : Flight 505

N’hésitez pas à proposer vos titres de chansons pour compléter cette liste et à m’envoyer les scans des pochettes de vinyle ou de CD en rapport avec l’aviation

Maurice Alexander et son orchestre devant le Farman 190 F-AJDC en 1932 © Jacques Hémet

Mais le rapport entre les chanteurs, les musiciens et l’aviation va plus loin que des titres ou des pochettes, il y a parfois un lien direct avec l’avion, comme lors du tour de France des avions tourisme en 1932 qui fut suivi par « Maurice Alexander et son orchestre » en Farman190 afin de pouvoir donner son concert le soir de chaque étape.

En sautant quelques époques, on arrive aux Rolling Stones qui ont utilisé un Boeing 737-400 pour leurs déplacements dans le cadre de leur dernière tournée internationale. Leur Boeing est aménagé comme un très luxueux avion d’affaire. Il est facilement identifiable par sa bouche tirant la langue et le nom du groupe peint sur la carlingue blanche.

JTOcchialini, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Le lien musique/aviation est encore plus fort avec le groupe de heavy metal Iron Maiden, dont le chanteur Bruce Dickinson est breveté pilote de ligne. Lors de la tournée internationale du groupe en 2016, il a piloté le Boeing 747, le célèbre « Ed Force One » d’Iron Maiden.

Retrouvez dans cette vidéo, Bruce Dickinson, le pilote/ chanteur au décollage de Fortaleza au Brésil :