Étiquette : Louis Blériot

Exposition en hommage à Louis Blėriot à Calais

De passage à Calais, j’ai découvert par hasard qu’une exposition autour de Louis Blériot, premier aviateur à avoir traversé la Manche le 25 juillet 1909, se tenait à la Cité de l’Europe à Calais jusque au samedi 22 juillet. J’ai pu discuter un moment avec Pierre Poure organisateur de cette exposition qui est très attaché à la mémoire Louis Blériot, il  y présente une partie de sa grande collection d’objets récupérés au fils des années: des exemplaires de journaux d’époque, des autographes d’autres aviateurs qui ont traversé la Manche à bord d’un blériot XI, des objets publicitaires et aussi des phares de voiture. En 2009, dans le but de perpétuer son souvenir, il a  crée l’association Légend’Air, dont l’objectif est de réaliser des expositions. Une réplique du Blériot XI avec lequel Louis Blériot  a réussi la traversée de la Manche  y est exposée. Celle ci a été construite par l’Aéroclub des Guarrigues, nécessitant 5000 heures de travail. Le véritable avion est conservé et exposé au musée des arts et métiers à Paris. On peut écouter Pierre Poure nous raconter des anecdotes sur le sujet avec grand plaisir « Louis Blériot à mis tente-sept minutes pour faire trente sept kilomètres à l’age de trente sept ans, le comble étant qu’Il ne savait pas nager. A l’arrière  du Blériot XI il  y avait un cylindre gonflé d’air  aurait permis de faire flotter l’avion en cas de d’amerrissage d’urgence.« 

Si vous êtes sur Calais, dépêchez vous vous n’avez que jusque demain pour voir l’exposition et échanger avec Pierre Poure

Plus d’informations :

Aéroclub des Guarrigues : http://www.clubaerodesgarrigues.org/

Histo Blériot : http://www.papybleriot.fr


Restauration de l’entrée de l’Aéroparc Louis Blériot au Buc

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Restauration de l’entrée de l’Aéroparc Louis Blériot à Buc ©Toni Giacoia

En 2009, à l’occasion du centenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot, la réalisation d’un ouvrage très documenté « Buc à travers l’aviation » et le don d’un Mirage III (visible avenue Jean Casale) de la part de la société SECAMIC,  a permis à la commune de Buc de revenir sur son  riche passé aéronautique.

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Mirage III avenue Jean Casale à Buc ©Toni Giacoia

En 2012, la commune de Buc souhaitant valoriser son patrimoine aéronautique organise un projet  de restauration de la porte de l’Aéroparc Blériot située avenue Guynemer. La documentation historique très importante permet sans soucis une  restitution fidèle de cette porte monumentale.
Début septembre de cette année, on peut constater que les travaux ont commencé.

Statue en honneur de Jean Casale

À la mémoire de Jean Casale

À la mémoire de Jean Casale

Dans un même temps, la statue érigée à la mémoire de Jean Casale (1893-1923), As de la 1ere guerre mondiale et pilote d’essai aux établissements Blériot, sera aussi restaurée car les outrages du temps ont malheureusement fait leur effet.
Le mirage III aurait lui aussi bien besoin d’une nouvelle peinture !Vous pouvez participer à la restauration de cet élément important de l’histoire de l’aviation en faisant un don déductible à 60% des impôts sur le revenu par l’intermédiaire de la fondation du patrimoine. Le projet est accessible en suivant ce lien : https://www.fondation-patrimoine.org/fr/ile-de-france-12/tous-les-projets-593/detail-aeroparc-louis-bleriot-de-buc-13201 et il est possible de télécharger le formulaire de don à cette adresse : http://www.mairie-buc.fr/images/stories/newsletter/novembre2012/bulletin_de_souscription_BUC.pdf.La traversée de la Manche réalisée avec succès le 25 juillet 1909, à bord de son Blériot XI (qui est toujours  exposé au Musée des Arts et Métiers),  donne à Louis Blériot une renommée internationale et sa présence au Salon de l’Aéronautique de fin 1909  entraine pour la Société Blériot-Aéronautique de nombreuses commandes d’aéroplanes. Louis Blériot souhaitant ouvrir une école de pilotage choisit le terrain de Buc pour créer un site particulier, proche de Paris, pour les essais d’appareils et la formation des pilotes. Son inauguration a lieu le 13 novembre 1912.

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Entrée principale de l’aéroparc de Buc (collection privée Toni Giacoia)

Un bâtiment principal, le siège de l’école de pilotage, précédé d’une porte monumentale visible de loin furent construit sur le site de l’aérodrome.  Celui ci servait aussi d’hôtel pour héberger les élèves et futurs pilotes. Des hangars et une immense tribune complètent le dispositif permettant ainsi que de nombreuses manifestations et meetings aériens soient organisés sur cet aérodrome.Pendant la Première guerre mondiale puis dans les années 20, Le site est très actif notamment avec les avions SPAD. Avec le décès de Louis Blériot le 2 août 1936, le déclin du site s’amorce. Durant la seconde guerre mondiale  le site est occupé par les allemands et bombardé plusieurs fois en 1944 par les alliés. A l’issue du conflit, le terrain est rendu en piteux état  à la société Blériot-Aéronautique. L’activité cesse en 1966 et c’est en 1970 que la fermeture définitive intervient.
Les vestiges de la porte monumentale sont tout ce qui reste de ce passé exceptionnel et sa restauration vise donc à redonner au site toute sa valeur patrimoniale.

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Allée qui mène de l’entrée principale au siége/hotel de l’aéroparc (collection privée Toni Giacoia)

Sources des informations :

Louis Blériot par Gérard Hartmann

Louis Blériot
Biographie d’un créateur d’exception
de Gérard Hartmann
« Louis Blériot, Biographie d’un Créateur d’Exception » trace un magnifique portrait du fameux constructeur et pilote français, pionnier de l’aviation, Louis Blériot, ainsi que ses créations historiques.
Né en 1872, Louis Blériot, l’ingénieur diplômé de l’École centrale, parvient, en quelques années de recherches et d’efforts laborieux, à fonder la première entreprise de construction aéronautique au monde « Blériot-Aéronautique », en 1909.
La même année, cet aviateur d’exception réussit brillamment la première traversée aérienne de la Manche, aux commandes de son avion légendaire : le Blériot XI. Cet exploit lui procure une réputation internationale.
En 1910, Louis Blériot reçoit le premier brevet de pilote délivré en France. Il diversifie sa production et développe son entreprise aéronautique, qui se hisse au premier rang sur la scène internationale à l’approche de la Première Guerre Mondiale.
Grâce à ses contributions remarquables au développement de l’aviation et de l’industrie aéronautique, Louis Blériot reçoit de nombreuses distinctions primant sa carrière exceptionnelle : la Légion d’honneur, l’Ordre des Palmes académiques, le prix Osiris de l’Institut de France, la Gloire du sport, Commandeur de l’Ordre de la Couronne (Roumanie) et Officier de l’Ordre de la Couronne d’Italie.
Louis Blériot décède le 2 août 1936, à Paris. La société Blériot-Aéronautique est nationalisée une année plus tard, au sein du regroupement SNCASO.
Ingénieur civil à la retraite, Gérard Hartmann voue une passion particulière pour l’histoire de l’aviation à laquelle il dédie une panoplie d’articles publiés sur le web et dans différentes revues spécialisées.
Il est également l’auteur de « Lioré et Olivier, un grand constructeur aéronautique » et de « Clément-Bayard, industriel pionnier », parus aux Éditions ETAI.
Auteur : Gérard HARTMANN
Nombre de pages : 192
Format : 215×280
Prix : 37,05€
Date de parution : 12 Mars 2014
EAN : 13 9782726897539
Editeur : ETAI ALBUMS (http://www.editions-etai.fr/)

Le Blériot XI de la traversée de la Manche au Musée des Arts et Métiers

(photo collection privée Xavier Cotton)
Cet avion est « Le Blériot XI » avec lequel Louis Blériot à réussi la traversée de la manche le 25 juillet 1909. Après cet exploit, le Blériot XI de la traversée est transporté de Douvres à Londres où il reste exposé plusieurs jours dans le grand magasin « Selfridges » d’Oxford Street. L’appareil est ensuite rapporté en France et après avoir été exposé pendant plusieurs jours devant le siège du journal « Le Matin », boulevard Poissonnière, Il est acheté par le  journal et offert à l’État pour être exposé au Musée de Arts et Métiers. Entré dans ce lieux le 13 octobre 1909,voici un siècle qu’il y est toujours conservé .
L’exposition sur le thème traversée de la Manche  qui se situe au Musée des Arts et Métiers est prolongée exceptionnellement jusqu’au 1er novembre 2010, voir le programme sur le site du Musée des Arts et Métiers : L’avion de l’exploit. 1909, Louis Blériot Traverse la Manche 

Photo de famille à Aéropolis

Louis Blériot, Alberto Santos-Dumont et Glenne Curtiss ©Xavier Cotton

En me promenant sur le parvis de la cathédrale de Reims, pour voir les avions prêtés par le Musée de l’Air et de l’Espace (La demoiselle Santos-Dumont, Le Wright Flyer A, le Blériot XI, Le monocoque Deperdussin 1912, Le Morane H, le REP Type D et le Farman HF20) dans le cadre d’Aéropolis, j’ai dû, sans me rendre compte, faire un voyage dans l’espace temps jusqu’en 1909. En effet j’ai eu la chance de rencontrer Louis Blériot, Alberto Santos-Dumont et Glenn Curtiss. Ils m’ont présenté chacun l’avion avec lequel ils vont concourir à « La grande semaine de l’aviation de Champagne » qui aura lieu le mois prochain : du 22 au 29 août 1909. Alberto Santos- Dumont a même eu la gentillesse de me laisser prendre quelques photos de détails de sa « Demoiselle ». Ensuite ils m’ont permit de faire leur portrait, mais quand Louis Blériot s’est étonné que je n’ai pas de rampe de magnésium pour les prendre en photos ,je me suis dit que j’avais dû rêver l’espace d’un instant.

Moteur Anzani type » traversée de la Manche »

(photo collection privée Xavier Cotton)

C’est bientôt le centenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot (25 juillet 1909), à cette occasion je voulais vous présenter le moteur qui lui permit de réussir son exploit. Bien qu’utilisant habituellement des moteurs plus puissants, c’est ce moteur qu’il choisit pour équiper son Blériot XI, car il était le seul à l’époque « à tenir l’heure à plein régime » : un moteur Anzani radial 4 temps de 1908 à 3 cylindres en « éventail », de 3,35 litres de cylindrée à refroidissement par air développant 25 Cv à 1400Tr/mn, le tout pour 70 Kg. Celui qui est exposé au Musée Régional de l’air d’Angers a été retrouvé, il y a quelques années dans une grange par les membre du GPPA (Groupement pour préservation du patrimoine aéronautique) et remis en état par Jacques Boisnard auteur de cette monographie « Le moteur Anzani et la traversée de la Manche« 
Conçu à l’origine pour équiper les motos d’entrainement pour les records de cyclisme sur piste il était simple et rustique et sa robustesse était légendaire.

Le secret de sa fiabilité résidait dans la qualité des matériaux utilisés (fonte et alliage), du jeu, de la quantité l’huile, et des trous dans les cylindres.
Je vous recommande aussi cet article (PDF 2,05Mo) de Gérard Hartman, si vous en savoir plus sur les moteurs d’Alessandro Anzani.


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