Film de La Ferté-Alais 1992 par Xavier Cotton

Avant de me passionner pour la photo, j’ai commencé par faire des films muets en super 8, mais un meeting aérien sans le son, il manque vraiment l’ambiance ! Ensuite, je suis passé au film sur bande magnétique, en achetant une caméra VHS-C, à l’occasion de la naissance de mon fils aîné. Deux ans plus tard, j’ai pu réaliser ce film de 33 minutes résumant l’après-midi du dimanche 8 juin 1992 au meeting “le temps des hélices” à la Ferté-Alais. Il y a quelques années j’avais réussi à numériser mon film VHS, avant que celui ci ne se délave trop avec le temps. Mais, deux problèmes techniques restaient à régler : avoir un débit internet montant digne de ce nom pour télécharger le film sur le serveur d’une célèbre plateforme de diffusion de vidéos et supprimer quelques scènes familiales avec notre bambin de 2 ans, sans intérêt pour une diffusion publique. C’est ce même “bambin” qui, 27 ans plus tard, a supprimé en un tour de main ces scènes superflues, me laissant admiratif devant son aisance dans l’utilisation d’un programme en lignes de commande.

Tout ceci pour vous expliquer pourquoi il a fallu 28 ans pour vous présenter ce film qui j’espère réjouira tous les passionnés d’aviation.

Programme du meeting de La Ferté Alais 1992

Dans ce film vous pourrez voir des avions que vous ne verrez à priori plus jamais en vol. Voici la liste des avions et patrouilles présentes dans ce film.

  • Visite du parking avions
  • 2’52” Décollage de deux Antonov 2
  • 3’00” “La navette bretonne “Brittany Ferries” constituée d’un Broussard (F-GDPX) décollant avec un cricri sur son dos et le larguant en vol. A noter qu’après une interruption d’une quinzaine d’années, on peut voir le même spectacle avec le même avion porteur sous un nouveau sponsor.
  • 5’00” Hélicoptères Puma et Gazelle de l’armée de Terre
  • 5’20” “La marche verte” Patrouille Royale Marocaine sur Cap 231
  • 8’04” Chance-Vought F4U-5N (F-AZEG), Grumman TBM-3E Avenger (F-AZJA) et Catalina “killer cat” PBY-5A Catalina “Killer Cat” (G-BLSC)
  • 10’52” Les “Grasshoppers” patrouille hélicoptère hollandais sur alouette III
  • 11’18” deux YAK 18
  • 11’38” Westland Lysander IIIA (OO-SOT)
  • 12’40” 3 TR200
  • 13’20” DC3 (N64784)
  • 13′ Tora tora avec 6 North American T6
  • 15’17” Hélicoptère de la marine Westland Lynx
  • 17’22” De Havilland DH-100 Vampire
  • 17’44” Deux North American B-25 Mitchell (F-AZZU et ” Duke of Brabant N320SQ)
  • 18’16” Grumman F7F Tigercat (N6178C)
  • 20’04” La patrouille ECCO sur PC7 dont le leader Jacques Bothelin créera par la suite une patrouille sur L39 Albatros sponsorisée par Breitling jusqu’à la fin de cette année
  • 21’29” SO-4050 Vautour n°348 du CEV
  • 22’37” Bréguet Alizé encore en service dans la marine à l’époque
  • 23’01” B17 (F-AZDX) de la collection Salis, toujours en état de vol, mais n’est plus présenté en vol pour cause d’assurance trop chère.
  • 24’07” Vought F-8 Crusader de la marine. Dernière présentation en meeting aérien avant d’être remplacé par le Rafale. A noter que c’est l’aile complète qui change d’incidence pour augmenter la portance à faible vitesse.
  • 25’54” Parachutistes
  • 26’13” Hurel Dubois HD-34 (F-BHOO) au roulage
  • 27’28” La PAF sur Alphajet
  • 32’50” Décollage d’un ADN4 Skyraider
  • 33′ 00″ Blériot XI “Pegoud” (F-AZPG) et Morane Type H (F-PMSG)

Info-Pilote fête les 90 ans de la FFA

Fondée en 1929 et reconnue d’utilité publique en 1933 la FNA (Fédération nationale aéronautique) devenue FFA (Fédération française aéronautique) en 2004 regroupe environ 600 aéroclubs soit environ 41 000 pilotes, 2 200 instructeurs et 2 200 avions.

La fédération française aéronautique s’est donnée pour mission de:

  • Conseiller et défendre les aéro-clubs
  • Préserver le nombre et la qualité des aérodromes français
  • Développer et faciliter la connaissance et le rayonnement de l’aéronautique
  • Faciliter la formation des pilotes au sein des aéro-clubs
  • Aider les plus jeunes et les sensibiliser aux activités aéronautiques
  • Contribuer en tant qu’interlocuteur de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à la mise en œuvre de la réglementation et à la défense des intérêts des pilotes privés
  • Organiser les activités et épreuves sportives aéronautiques en France et à l’étranger (attribution des titres régionaux ou nationaux, sélection des représentants français en vue des compétitions ou manifestations internationales)

Dans le numéro 765 d’ Info-Pilote paru en décembre et riche de 100 pages, vous trouverez en plus des articles habituels de nombreux articles pour fêter les 90 ans de la FFA (Fédération française aéronautique) dont voici les titres

  • 90 ans de la fédération : la grande histoire de notre aviation
  • 90 ans de pilotes de clubs : figures aériennes
  • 90 ans de sports l’excellence à la française
  • 90 ans de combats : mais que fait la fédé ?
  • 90 ans d’avions : ailes d’aéroclubs
  • 90 ans de météo : de la girouette au satellite
  • 90 ans de sécurité : décrochages et vrille une lutte de tout temps

Source des informations

Fédération Française Aéronautique : https://www.ffa-aero.fr


Danse avec les nuages de Laura Brunet

Un documentaire écrit par Laura Brunet et Lucie Mizzi
Réalisé par Laura Brunet

Guidés par Catherine Maunoury, onze fois championne de France et double championne du monde de voltige aérienne, nous allons à la rencontre de passionnés pour comprendre ce grain de folie qui les pousse à s’envoler, à dépasser leurs limites à travers un sport qui ne laisse aucune place à l’improvisation.

Ce documentaire de 52 minutes suivra le quotidien de cette férue d’aviation. Catherine Maunoury a aujourd’hui 64 ans, vit à Chartres, continue les meetings aériens en solo ou en formation, et se dépense avec une énergie magnifique pour  transmettre inlassablement et avec enthousiasme le bonheur de voler à Antoine et Aude. L’image sera belle, innovante, complice et intimiste au plus près du pilote et de son avion, jusqu’à nous faire ressentir les 10 « G » que le corps des pilotes absorbe. On entendra les moteurs tourner, tous nos héros parler avec passion et pertinence, dire pourquoi ils « s’envoient en l’air » et pourquoi ils deviennent un peu mystiques à trop fréquenter les anges et les sorcières, les premiers,  dans l’imaginaire des hommes, à avoir volé !

Diffusion le 16 décembre 2019 à 23h05 sur France 3 Centre-Val de Loire

Tandem Image : https://www.tandemimage.fr/


D'hélices et nuages

Corsair F4U F-AZEG à Melun-Villaroche lors du Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

En parcourant ma collection de photos prises en meeting aérien, je me suis dit qu’il y avait de quoi faire profiter les passionnés d’avions et de photos. Alors voilà, j’ai construit un album photo noir et blanc en choisissant uniquement des avions à hélice sur fond de nuages, d’où le titre « D’hélices et nuages »

En attendant peut être un jour de l’exposer sur papier, si j’en trouve l’opportunité et le financement, j’aimerai que vous m’apportiez critiques et commentaires sur cette série de photos


Le F-117 Nighthawk au Bourget en 1991

F-117 Night-hawk piloté par le Captain Mark J. Lindstrom stationné devant l’ancienne tour de contrôle du Bourget ©Xavier Cotton

A l’occasion du 39e salon du Bourget en juin 1991, le F-117 Nighthawk développé par Lockheed est présent tout comme d’autres avions auréolés de leur participation à la guerre du Golf (15 janvier au 27 février 1991)

Grâce à son aspect anguleux , sa peinture mat, et ses sorties de réacteur réduites au minimum, Le F-117 était quasiment indétectable au radar, pour la première fois on parlera d’avion “furtif”. 59 exemplaires seront produits et il restera en service jusqu’en 2008.

Grâce à son profil irrégulier et anguleux il était quasi-indétectable. Produit à 59 exemplaires, il a été retiré du service en 2008.

F-117 du 37 TFW (Training Flifht Wing) piloté par Captain Mark J. Lindstrom lors du salon du Bourget 1991 ©Xavier Cotton

Vol sur simulateur de DC9 par Pierre Peyrichout

Pierre Peyrichout prêt à la mise en route du DC9, devant l’aérogare d’Innsbruck. (collection privée Pierre Peyrichout)

C’étaient de ces « kombinat » industriels que les pays socialistes produisaient à foison, comme à plaisir. Dans le nord de la République tchèque, à Liberec (100km au nord de Prague) ils sont toujours là, délabrés, désaffectés, en ruine. Parfois des start up profitent des loyers ridicules pour s’y installer. On accède à ces perles après avoir sollicité poliment l’ouverture d’une barrière, et navigué à travers de longues allées bétonnées de lourdes plaques disjointes, de flaques d’eau croupie, de rails où circulaient draisines et wagonnets désuets au bon temps du communisme. Puis là, au détour d’un pan de mur, un parking, une Tesla modèle S et une porte avec la mention « real simulator ». Un autre univers.

Découverte de l’autre univers

Murs blanc cassé, sol de béton lissé, casiers pour ranger chaussures et autres sacs. Une belle armature circulaire abrite le Saint des saints. Auparavant, passage obligé (animal de compagnie s’abstenir) par un lounge VIP, fauteuils design rouge vif, rangée de hublots donnant sur un paysage survolé à quelques 600ft où Petr Bily, le maître de céans et pilote privé propose au bar, en chemisette galonnée de commandant de bord des breuvages permettant aussi de « piloter beurré », si le cœur vous dit.

Derrière l’enceinte circulaire, un vrai DC9. Plus exactement le cockpit tronçonné du N1332U de l’ex-compagnie américaine NWA. Construit en 1969, il affiche 90.000 heures de vol. Les principaux hard et software ont été opérés par Jindřich Machalínek – lui aussi galonné – électronicien qui fait office d’instructeur link. La troisième cabin crew est Petra Bila, l’épouse du Cap’tain, qui s’occupe des relations clients.

Il paraît que c’est réaliste en diable. Je crois sur parole. D’autant que la vision est panoramique à 270°. L’angle (vraiment) mort est donc dans le dos. Le client a le choix entre 24.000 aéroports entrés dans la base de données.

Pierre Peyrichout aux commandes examinant le manuel de mise en route. les images projetés des avions stationnés sur la parking à l’arrière du simulateur, atteste bien des 270° de vision panoramique disponible. (collection privée Pierre Peyrichout)

Il fait CAVOK à Innsbrück.

J’étale modestement 1200 heures, une qualif bimoteur léger qui n’est plus qu’un souvenir très lointain, pour bien montrer que je ne suis pas au niveau et que je vais découvrir un monde inconnu. Il est beau, le monde à Innsbrück. J’aime cet aéroport sur les bords de l’Inn. Enchâssé dans le relief, il a de la gueule. 2000 mètres de piste et un VASI sur la 08 devrait me convenir. Je dis bien « devrait »… Je passe sur les procédures de démarrage. Longues… Les problèmes commencent au roulage. P… de roulette de nez ! les inerties, les amplitudes… Finalement, on s’y fait. Tout doux sur le palonnier. Wooaw, je suis le Fangio du taxiway. La ligne jaune défile bien droit et à vitesse professionnelle. Alignement…Souvenir d’aéro-club, tout se fait en VFR et sans radio.

– Please, no crosswind and no failure on take-off.

– Sure ! garantit l’instructeur.

Tour de piste prévu à 6000ft par la droite. Mise de gaz progressive, quasiment en deux temps. Miracle, ça avance (presque) droit. Ça pousse comme il se doit. On part du principe que la V1 est à 110 Kts, rotation à 130, montée à 140 et 15° d’assiette. Vario positif, frein, le train rentre, le bruit va avec. Ça pousse toujours. Vingt Dieux, je pilote un DC9 ! Parada ! disent les Tchèques. D’un stylo laser, l’instructeur fixe un point sur la montagne, quelque 30° sur la gauche. On doit « frôler » les forêts pour avoir ensuite la place d’un 45° d’inclinaison par la droite, piloté à l’horizon. J’adore les ailerons, remarquablement indifférents de l’appareil. Avec le plein des réservoirs d’ailes, je m’attends à une certaine lourdeur à basse vitesse. Que nenni !

M… Au lieu de m’extasier sur l’homogénéité des commandes, j’aurais dû vérifier. Qu’est-ce que je fais là, à 7500 ft ? Je pousse sur le manche, trim, mais l’alti monte encore. Je contrôle au vario, lui aussi. Je trime méchamment à piquer, voilà que le manche tire dans la main. Enfoiré de DC9 ! … Vent arrière, déjà ? Je ne l’ai pas vue venir. Le badin est à 250 Kts. Je devrais être à moins de 200 pour intégrer à 4300ft et à 130Kts la pente du VASI. Autrement dit, c’est déjà foiré. Rien n’est stabilisé. Pour aggraver, j’ai du mal à déverrouiller la palette des volets. Merci à l’instructeur qui joue les auto-manettes. Gaz, train, volets, il s’occupe de tout. Ouf ! mais ça ne suffit pas. Je te jure qu’elle arrive vite une piste quand tu déboules à 130 Kts et que le repas n’est pas prêt. On n’a pas idée aussi, de construire des pistes quatre fois trop étroite ; surtout pour moi, aujourd’hui. Bien sûr, j’overshoote l’axe, le VASI est écarlate. Trop bas pour une baïonnette. Discute pas : remise de gaz. L’instructeur est là pour me décharger des tâches ménagères. Je ne m’occupe que des trajectoires, c’est déjà beaucoup. Au deuxième essai, je le pose sur l’herbe. J’imagine les dégâts. Au troisième, sur la piste, enfin ! Mais je termine debout sur les freins… Je m’essuie presque le front et rigole, parce qu’on y croit, à ces jouets pour grandes personnes !

Commentaire de Nathalie.

– Si je n’étais déjà montée avec toi, je ne croirais pas que tu étais pilote.

Je fais remarquer à ma fille.

– Si tu passais de ta Peugeot 108 à un 40 tonnes avec remorque, l’effet serait moindre encore.

Après, nous avons fait joujou. Décollage de Prague. L’aéroport Vaclav Havel est dégagé tous azimuts, avec une 06/24 de 3700 mètres, nous avons survolé la capitale de la Bohême à basse altitude, remonté la Vltava, tourné autour du château de Karlstein et visité la région.

Je m’attendais à des sensations comme on pourrait en éprouver (j’imagine) en faisant l’amour avec une poupée gonflable – on a le droit de conjecturer, non ? Pas du tout, j’ai vraiment pris du plaisir. Il me faudrait encore une bonne dizaine d’heures pour être à peine à l’aise et profiter pleinement.

Premier conseil : maîtriser et anticiper les incroyables inerties (au moins 6/7 secondes). Ensuite, ne presque pas arrondir et plutôt vomir l’avion. Quand on a pigé ça, on a fait un sacré bout de chemin, mais elle est encore très loin, « la qualif de type ». Sans parler de la quinzaine de centimètres de documents A4 à se fader…

Le coût de la balade dépend de la formule et de la durée : entre 75 et 400 euros. Vraiment, ça vaut le coup !

Pierre Peyrichout

Pierre Peyrichout est aussi l’auteur de la biographie “Oscar Hendrych“, parue aux Éditions JPO (Jean Pierre Otelli)

Le site de real simulator : www.realsim.cz

Le DC9 N332U de NWA se pose à Baltimore le 9 mars 2010 ©Allan Levin

Minijet CJ-01 : le plus petit monoréacteur au monde

Minijet CJ-01 (F-PJET) construit et piloté par Nicolas Charmont à Melun Villaroche lors du Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Si vous trouvez que ce Minjet CJ-01 a une allure de BD-5J utilisé par James Bond dans le film “Octopussy” vous avez raison. En effet, Nicolas Charmont après avoir racheté un lot de “matière” de BD-5B, s’est lancé dans le projet de transformer le kit d’origine en avion à réaction et ceci malgré l’absence de plan. Après 2500 heures de travail et une qualification réacteur obtenue sur Fouga Magister, Nicolas Charmont a pu voler pour la première sur son Minijet CJ-01 en 2015. Celui-ci est désormais basé à Melun-Villaroche et le seul à voler en France

Nicolas Charmont en vol sur son Minijet CJ-01 (F-PJET) lors du Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

C’est l’américain Jim Bede qui conçut dans les années 70 le BD-5, un avion monoplace fourni en kit aux constructeurs amateurs. Les premières versions étaient prévues avec un moteur thermique et une hélice propulsive, une version à réaction fut ensuite proposée le BD-5J. malgré le succès commercial avec 5000 kits vendus, seuls quelques centaines furent réellement construits car Bede Aircraft Inc fut incapable de fournir une motorisation réellement adaptée à ses clients .

Minijet CJ-01 (F-PJET) construit et piloté par Nicolas Charmont à Melun Villaroche lors du Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Si vous souhaitez plus d’informations sur cet avion, je vous recommande ces deux articles :


Le choix du noir et blanc (épisode 2)

Rafale Solo Display 2019 sur le parking de Melun-Villaroche à l’occasion de Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Comme je l’avais indiqué dans “Le choix du noir et blanc” certaines photos aéronautiques m’inspirent pour les passer en noir et blanc, cela leur donne un aspect intemporel qui me plait bien. Surtout n’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos critiques pour donner votre avis.

Olivier Masurel champion de France de voltige aérienne 2015 dans son Extra 330 SC (F-HXEL) à Epernay-Plivot
DC3 (F-AZTE) au meeting d’Épernay 2015 ©Xavier Cotton
Corsair F4U (F-AZEG) sur le parking de Melun-Villaroche à l’occasion de Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton
SNJ5 (F-AZRB) au meeting de Troyes 2014 ©Xavier Cotton

MiG-15 présenté en meeting

Le Mig-15 (N104CJ) piloté par Kenneth AARKVISIA au meeting Paris Air Legend 2019 à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

Cette année à l’occasion de la deuxième édition de Paris Air Legend à Melun-Villaroche, le MiG-15 est l’avion qui crève l’affiche. D’après mes sources, cela fait au moins 20 ans que ce type d’avion a été présenté en vol en France… En conséquence l’avoir vu évoluer ce week-end était vraiment exceptionnel. Cela aurai pu l’être encore plus, car Il devait être présenté avec le North-American F-86 Sabre de Fréderick Akary et devaient tous les deux simuler un combat aérien  comme  quand ils s’affrontaient durant la guerre de Corée (1950-53). Malheureusement le F-86 Sabre est resté bloqué en Autriche à cause de pluies diluviennes.

Le Mig-15 (N104CJ) piloté par Kenneth AARKVISIA au meeting Paris Air Legend 2019 à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

Le Mikoyan-Gourevitch MiG-15 est le premier avion de chasse à réaction construit en grand série par l’URSS , soit environ 18 000 exemplaires. Le premier vol eu lieu en décembre 1947 et son entrée en service en 1949.

L’exemplaire présenté ce week-end est un SB Lim-2, version biplace du MiG-15UTI. Fabriqué en 1952, il fut affecté à la force aérienne polonaise avec le numéro 104 jusqu’en 1990 où il fut retiré du service.

Il est expédié et stocké aux USA de 1993 à 1999. Ensuite, après avoir été remis en état de vol par l’Américan Restoration & support LLC de Forks dans l’état de Washington avec l’immatriculation N104CJ, Il fut vendu finalement en 2004 à la collection norvégienne Air force Historic Squadron qui le fait voler aux cotés de deux De Havilland Vampire.

Le MiG-15 (N104CJ) piloté par Kenneth AARKVISIA au meeting Paris Air Legend 2019 à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

Les couleurs portées par le Mig-15 rendent hommage à Youri Gagarine qui se tua aux commande d’un MiG-15 en 1968. Il y a aujourd’hui 12 MiG-15 en état de vol dans le monde dont trois exemplaires en Europe de l’Est

Le MiG-15 (N104CJ) au meeting Paris Air Legend 2019 à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

Air force Historic Squadron : https://www.historicalsquadron.com/


Catherine Maunoury tutoie les nuages

Catherine Maunoury double championne du monde de voltige (collection personnelle Catherine Maunoury)

Catherine Maunoury est imprégnée très jeune par le monde de l’aviation lorsque son père médecin et pilote l’emmène voler dès l’age de 8 ans, puis elle apprend à piloter sur Jodel 112, est lâchée solo à 15 ans, age minimum requis et obtient son brevet de pilote à l’age de 17 ans devenant alors la plus jeune pilote de France.

Titulaire d’une maitrise de philosophie, elle rentre à Air France en 1978 comme hôtesse de l’air, qu’elle décidera de quitter pour s’occuper de son club et du Musée de l’Air et de l’Espace.

Catherine Maunoury et son Extra 300LP F-HCSA à Melun-Villaroche ©Xavier Cotton

Coté pilotage, Catherine s’oriente alors vers la voltige aérienne et progresse très vite jusqu’ à être sélectionnée en équipe de France. Sous la direction de son entraîneur national, Claude Bessière dit “Coco”, elle remporte dix titres de championne de France entre 1980 et 1999 et deux de championne du monde à douze ans d’intervalle en 1988 et 2000, alors que les avions ont énormément évolué dans leur maniabilité ouvrant la porte à de nouvelles figures.

Elle crée en 1993 à Chartres son propre club de voltige, le Centre Passion Catherine Maunoury (C.P.C.M.) dont Nicolas Ivanoff s’occupera pendant dix ans comme instructeur.

En 2000 Catherine Maunoury se retire de la compétition et se consacre alors aux meetings aériens .

Son époux, Dominique Maunoury, architecte, peintre officiel de l’air et de l’espace et pilote de voltige décède en 2001.

Le 10 août 2010, elle est nommée directrice du Musée de l’Air et de l’Espace, devenant ainsi la première femme à occuper cette fonction.

Le 30 mars 2016, Catherine Maunoury est la première femme élue à la présidence du Conseil d’administration de L’Aéro-Club de France. Le 28 février 2017, elle quitte la direction du musée de l’Air et de l’Espace après son second mandat et devient ambassadrice du musée.

Catherine Maunoury et Aude Lemordant lors de Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Lors des meetings, on peut voir Catherine Maunoury faire une présentation de voltige aérienne en duo avec Aude Lemordant, elle même triple championne du monde de voltige aérienne (2013,2015 et 2019) et parfois à 4 ou 5 avions avec la patrouille “Carnet de Vol” ou la patrouille ” Les sales gosses” (Nicolas Ivanoff en plus).

Aude Lemordant et Catherine Maunoury se préparent pour leur vol en duo lors du meeting Paris Air Legend 2019 ©Liliane Cotton

Laura Brunet et Philip Dupuis (Tandem-images) sont en train de réaliser FR3 Centre-Val de Loire, un documentaire de 52 minutes sur la vie de Catherine Maunoury : “Danse avec les nuages”. La sortie est prévue pour janvier 2020 sur FR3 Centre-Val de Loire,

Même au sol, Aude Lemordant et Catherine Maunoury donnent l’impression de répéter leur chorégraphie en symétrie. Meeting Paris Air Legend 2019 ©Xavier Cotton

Ses distinctions

  • Prix Icare
  • Médaille de l’Aéronautique
  • Médaille de vermeil de l’académie de l’Air et de l’Espace
  • Commandeur de l’Ordre national du Mérite
  • Officier de la Légion d’Honneur
  • Chevalier des Arts et Lettres

Liens :