Catégorie : Musée de l’aviation

Musée de l’aéronautique locale de Betheny

Mairie de Betheny

Sur la BA112 de Reims existait un musée témoignant d’ une partie de l’histoire aéronautique locale, mais depuis la fermeture de celle-ci, il fallait trouver une solution pour présenter à nouveau la collection qui y exposée.
la mairie de Betheny, commune sur laquelle se trouvait en grande partie la BA112 a proposer des locaux très bien situés juste derrière l’hôtel de ville  Des premiers fous volants au début du 20e siècle à la fermeture de la BA 112 en juin 2011.

Broussard dans la cour du musée d’aéronautique locale ©Xavier Cotton

Broussart construit par les usines Max Holste installé dans la cour du musée, le Broussard a été fabriqué dans les années 50 dans les usines Max Holste à Reims. Véritable 4×4 de l’air, il était utilisé par l’armée de l’air pour des missions multiples.

Réplique à l’identique de l’avion d’Henri Farman au 1/3e construite en 2008 par les 12 élèves de première année de CAP en ébénisterie du LEP-Yser sous la houlette de Daniel Jacquinot, aéromodéliste.

l’exposition commence avec des témoignages en relation avec Le premier vol de ville à ville réalisé le 30 octobre 1908 par Henri Farman sur  avion Voisin. Décollant de Bouy, près de Mourmelon, il gagne en une vingtaine de minutes la ville de Reims distante de vingt-sept kilomètres.

Puis vient le temps des meetings, du 22 au 29 août 1909 se tient sur l’emplacement de la future base aérienne 112 la Grande semaine d’aviation de la Champagne. A ce premier meeting aérien international de l’histoire, organisé avec le concours de grandes maisons de Champagne, participent les sommités de l’aviation de l’époque : Henri Farman, Louis Blériot, Hubert Latham, Glenn Curtiss, Louis Paulhan,…D’autres meetings suivront en 1910, 1911 et 1913.


C’est Le 29 septembre 1913, dans le ciel de Bétheny, que  l’aviateur rémois Maurice Prévost franchissait le seuil des 200 km/h aux commandes d’un monoplan Deperdussin. Il remportait ainsi la prestigieuse coupe Gordon Bennett d’aviation.


La base aérienne 112
• Mise en service aprèstroisans de travaux sur un terrain ravagé par la guerre de tranchées, la BA 112 fut avant la guerre 39-45, le lieu de stationnement d’unités dédiées notamment au bombardement, à l’expérimentation, à la chasse, à l’observation et au parachutisme. En 1939, 1800 personnes y travaillaient et près de 300 avions y étaient stationnés.
Réactivée peu après la guerre en 1949, la BA 112 voit la création de la future patrouille de France, l’arrivée des avions à réaction, des glorieux escadrons Lorraine et Normandie-Niemen équipés en 1974 des premiers Mirage F1.
L’une des bases les plus importantes de France est définitivement fermée le 30 juin 2011.

HORAIRES : Ouvert du 1er avril au 31 octobre de 14h30 à 17h30.  Tous les dimanches (sauf le 3 juin et le 7 octobre) .  Visite de groupe sur rdv  au 03 26 07 12 71

Place de la Mairie 51450 Bétheny

www.musee-betheny.fr

musee@ville-betheny.f


Le musée de Philippe Warnault

Philippe Warnault me présente sa collection ©Xavier Cotton

Cela fait déjà 10 ans que j”échange par mail avec Philippe Warnault  qui m’a contacté, à la suite de cet article sur la présence du Bristol 170 Freighter sur l’ aéroport de Calais-Marck. En effet, Philippe à une passion particulière  pour cet avion et peut tout vous raconter sur son exploitation à travers le monde. Depuis longtemps Philippe m’avait invité à visiter son musée personnel et voir sa collection, mais jusqu’ici je n’avais pas trouvé le temps. Vendredi dernier, accompagné de mon épouse, je suis allé lui rendre visite.

Philippe Warnault ©Xavier Cotton

Arrivé chez Philippe à quelques kilomètres de Compiègne, il commence par nous faire visiter son jardin où on peut voir un joli salon de jardin, dont la table basse est constituée d’une roue d’Airbus A300 avec un plateau de verre posé dessus, des saumons de caravelles posés contre un mur, un ancien poteau d’arrêt de bus de l’aérodrome du Bourget et encore quelques pneus d’avion sous un abri.

Ensuite descente au sous-sol où Philippe à préparé dans le garage, une petite exposition spécialement pour nous , on peut y voir des uniformes de commandant de bord, des chapeaux d’hôtesses, des photos, des galleys de la SABENA, d’UTA et autres compagnies, des anciennes plaques de rue avec des noms d’aviateurs, des jouets en forme d’avion dont le fameux avion de Barbie du sketch de Florence Foresti. Bien sûr passionné d’aviation comme il est, Philippe connait par cœur tous les objets de sa collection , sachant exactement où il les a achetés et dans quelles conditions.

Une partie de la collection de Philippe Warnault ©Xavier Cotton

Philippe Warnault ©Xavier Cotton

Philippe nous invite à entrer dans une autre pièce du sous-sol où se situe le cœur de sa collection et là on peut imaginer sans difficulté combien de temps, de recherches, de patience, de contact , de km parcourus, il a fallu à Philippe pour rassembler autant de trésors aéronautiques. On ne sait où poser les yeux tant il y a d’objets bien rangés dans ce petit espace, maquettes, instruments de bord, fanions, disques vinyl, calendriers, horaires des vols, cartes d’embarquement, vaisselle de bord et bien sûr  tous les “goodies” imaginés par les compagnies:  stickers, jeu  de cartes, boites allumettes, cendriers, petite trousse de toilette…….

Un coté de la pièce est réservé à la documentation rangée de manière impeccable sur des étagères, On y voie des livres, des revues, mais aussi de la documentation officielle comme la Manuel de vol du Bristol 170 Freignter ainsi que son manuel d’entretien.

Si vous avez des objets ou revues aéronautiques, de la documentation dont vous ne voulez plus mais que vous ne souhaitez pas jeter, et en particulier sur le Bristol 170 Freighter, sachez que Philippe Warnault saura les mettre en valeur.

Merci Philippe pour la visite de ton musée personnel et ton accueil chaleureux. Nous sommes restés deux heures à t’écouter avec plaisir nous présenter ta “collection de toute une vie”, mais si nous n’avions pas du partir, nous serions volontiers restés une heure de plus.

 


Musée des frères Caudron à Rue en Baie de Somme

Vitrail initialement installé à l’entrée des bureaux de l’usine Caudron d’Issy-les-Moulineaux

A Rue en Baie de Somme, ce musée aéronautique attenant à l’Office du Tourisme présente l’aventure aéronautique de deux fils d’agriculteurs devenus avionneurs : les frères Caudron.

Après avoir fait leurs études au collège d’Abbeville, Gaston Caudron (né le 18 janvier 1882) et René Caudron (né le 1er juillet 1884) sont de retour à la ferme parentale . Depuis toujours, attirés par la mécanique, ils s’intéressent aux travaux des frères Wright publiés dans les journaux et observent le vol des oiseaux tout comme l’avait fait avant eux, Otto Lilienthal. Dès lors, c’est à la ferme de Romiotte à Ponthoile qu’Ils décident de construire un avion biplan de 60m2 sur lequel il est prévu d’installer deux moteurs Farcot. En mai 1909 alors que ces moteurs tardent à arriver, les frères Caudron font tracter leur appareil par leur jument  “Luciole”, le planeur “Romiotte I” décolle sans problème et vole sur quelques centaines de mètres. Après de nombreux essais, ils construisent un modèle plus petit avec les deux hélices placées à l’avant et entrainée par un moteur Anzani.

École de pilotage du Crotoy

En 1910 les frères Caudron construisent une usine à Rue et ouvre une école de pilotage au Crotoy (maquette ci-dessus). C’est de cette usine que sortira en 1914 le premier Caudron G.3 qui sera utilisé pour former les pilotes militaires durant la première Guerre Mondiale. Suite à un accident sur la plage cette école fermera en 1928 , mais d’autres écoles seront ouvertes après l’armistice (Amberieux, Guyancourt, Voisin le Bretonneux, Rochefort, Royan). Au total jusqu’en 1939 près de 9000 pilotes auront étés formés sur Caudron G.3, C.59 ou LUCIOLE.

Maquette Caudron G.3

Après le Caudron G.3, les frères Caudron construisent en 1915 le G.4 premier bimoteur. C’est aussi malheureusement le 12 décembre de cette année là que Gaston Caudron se tuera à Lyon-Bron en en testant le prototype du R4 avion triplace avec fuselage.

Quelques dates importantes pour l’histoire des avions Caudron.

C’est avec un Caudron G.3 que Jules Védrines se pose sur le toit des Galeries Lafayette le 19 janvier 1919 .

En 1920, René Caudron et Paul Deville créent des appareils pour le transport, l’aviation civile et l’entrainement au pilotage (C.59 et LUCIOLE).

Adrienne Boland réussi la traversée de la Cordillère des Andes le 1er avril 1921.

En avril 1921 le chef pilote de Caudron, Poiret, fut le grand vainqueur du meeting de Monaco avec un C.51 tandis que  Maïcon gagnait la course Monaco Ajaccio Monaco sur un hydravion C.39 trimoteur Clerget de 130 CV.

En 1932, l’ingénieur Marcel Riffard entre chez Caudron Aéroplanes et dessine les racers Caudron spécialises pour la coupe Deutsch tel que le C.460 Rafale dont on vit la réplique  de Tom Wathen au salon du Bourget 2009

En 1933 Caudron Aéroplane devient Caudron-Renault après la prise de contrôle par Louis Renault

1935 Raymond Delmotte gagne la coupe Deutsch sur Caudron C.460 Rafale à 443,965 km/h de moyenne

En 1938, l’Epervier C800 sera le dernier appareil sorti sous le nom Caudron. De 1909 à 1939 environ 10 300 avions Caudron auront étés construits. René Caudron quitte Caudron-Renault en 1939 et décédera le 27 septembre 1959

Vous pouvez  faire une demande de consultation sur rendez-vous des archives Caudron,  celles ci sont riches de nombreux documents relatifs à l’histoire de la famille Caudron. à la production des avions Caudron, au registre de pilotes brevetés sur appareil Caudron, au registre de commercialisation, aux escadrilles de la première Guerre Mondiale, aux usines et écoles mais aussi de revues de presse. Curieux ou passionnés , n’hésitez pas pour obtenir plus d’ informations sur un pilote, une période précise, à contacter l’agent du patrimoine : patrimoine-rue@nordnet.fr.

Ouverture du Musée Caudron, entrée libre

Toute l’année : lundi 14h00-18h00, du mardi au samedi 09h30-12H30 14h00-18h00

A partir d’avril  : dimanche 09h30-12h30

En juillet août : lundi au samedi 09h30-12h30 14h00-19h00, dimanche 09h30-12h30 14h00-18h00

Toute l’année visite guidée possible sur réservation à partir de 5 adultes

Adresse :Office du tourisme de Rue, 10p lace Anatole Gosselin 80120 Rue

tel : + 33 (0) 03 22 25 69 94

mel : contact@rue-baiedesomme.com


L’Etendard IV M exposé sur l’USS Intrepid sauvé par des marins français

Etendard IVM sur le pont d’envol de l’USS Intrepid à New-York (juin 2003) ©Xavier Cotton)

 

Vu sur le site de l’Echarpe Blanche ( http://www.lecharpeblanche.fr)

“A cause d’une situation administrative un peu compliqué, le Dassault Etendard IVM préservé sur le porte-avions musée USS Intrepid à New York qui était probablement voué à la destruction sera restauré par une association de marins français de l’état-major de l’OTAN à Norfolk, aux États-Unis. Une fois l’appareil restauré, celui-ci retrouvera sa place sur l’USS Intrepid.

Lire l’article complet sur Mer et Marine.

 


Aviodrome de Lelystad aux Pays-Bas

Aviodrome Lelystad

Musée aéronautique “Aviodrome” à Lelystad aux Pays-Bas ©Xavier Cotton

terasse du restaurant

Terrasse du restaurant de l’aérodrome de Lelystad aux Pays-Bas ©Xavier Cotton

En vacance en famille aux Pays-Bas je me me devais de vous parler de l'”Aviodrome” musée aéronautique qui retrace essentiellement l’histoire de l’aviation civile néerlandaise. Ce musée se situe sur l’aérodrome Lelystad dans la province  du Flevoland à 60 Km au Nord Est d’Amsterdam accessible par le train Intercity en 38 mn. Nous avons tout d’abord mangé à la terrasse du restaurant de l’aéroport avec vue sur la piste et  les parkings  du terrain, profitant du spectacle des auto-rotations d’un Hugues 300 en instruction et des tours de piste de DA40 et DA42 appartenant à une école de pilotage basée sur le terrain. Quand nous sommes sorti du restaurant il était déjà 15h30 hors le musée ferme à 17h00, vu le prix de l’entrée plutôt élevé 16,95€ ajouté au parking dont le prix fixe à la journée est de 6€ , nous avons prix la décision que je visiterai seul celui ci, ce que j’ai fait à grande vitesse afin de ramener un maximum de photos souvenirs.

La visite du musée commence dans le bâtiment principal en suivant un cheminement qui nous fait avancer dans l’histoire des débuts de l’aviation à la 1ere Guerre Mondiale, puis vers les débuts de l’aviation commerciale avec la création le 7 octobre 1919 de KLM  (Koninklijke Luchtvaart Maatschappij, littéralement Compagnie Royale d’Aviation) qui est donc la plus ancienne compagnie aérienne à avoir conservé son nom d’origine et qui est toujours en exploitation. Ensuite la seconde Guerre Mondiale est rapidement évoquée, puis nous nous retrouvons dans la salle principale où il est difficile de savoir où poser les yeux tellement l’exposition est riche et touffue, il y a  autant de machines accrochées au plafond qu’exposées au sol avec une mise en scène très riche qui vous replonge à l’époque de l’exploitation des différents avions. Le circuit vous fait suivre une pente douce qui vous donne une vue d’ensemble de cette partie de l’exposition puis vous amène vers une des portes passager du B747 qui est exposé en extérieur. Comme à l’habitude des plaques en plexiglas protège l’entrée des cockpits, mais des trous assez grands sont disposés à différentes hauteurs permettant de passer facilement un objectif d’appareil photo, c’est une excellente idée.

Ensuite le temps passant trop vite c’est au pas de course que j’ai parcouru l’exposition extérieure, sans oublier d’aller jeter un coup d’oeil au hangar T2 ou sont rangées les machines en état de vol dont le seul DC2 en état de vol en Europe, les hauts parleurs annoncent déjà la fermeture du musée dans quelques minutes, juste le temps de faire encore quelques photos dont la reconstitution de l’ancienne aérogare  d’Amsterdam Schiphol de 1928 et son parking que je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter

L’Aviodrome est ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 17h00

http://www.aviodrome.nl/ (uniquement en néerlandais, dommage)

En cliquant sur la photo si dessous vous pourrez voir l’album photo que j’ai réalisé lors de la visite du musée.

Aviodrome

 


Nuit Européenne des Musées 2016 – Safran

Nuit des Musées-SAFRAN

A l’occasion de la « Nuit Européenne des Musées 2016 » samedi 21 mai prochain, le Musée Aéronautique et Spatial Safran en Seine et Marne ouvre ses portes et plonge le visiteur au cœur de l’histoire de la propulsion aéronautique et spatiale.
Au programme de cette 12ème édition : films, conférences et visites autour de deux grands thèmes, le rôle de l’aviation lors de la Première Guerre mondiale et l’exploration de la planète Mars.
 
Les conférences présentées dans le programme ci-dessus seront animées par :
–          Gérard Laviec (ancien PDG de CFM International, coentreprise entre GE et Safran) sur la thématique des moteurs
–          Alain Souchier (fondateur et vice-président de l’association « Planète Mars »*) sur les missions d’exploration sur Mars
 
Vous trouverez le détail du programme dans la photo ci-dessus
* « Planète Mars » est une association française créée en 1999 qui a pour objectif de promouvoir l’exploration de cette planète et les moyens d’y accéder.

image002Accès gratuit
Musée aéronautique et spatial Safran, rond-point René Ravaud, 77550 Réau


Mermoz et le LATÉ 25 F-AIEH en Argentine

LATE 25 F-AEIH du Musée National de l’Aéronautique à Moron en Argentine ©Serge Delabarde

Je remercie Serge Delabarde (http://terra-incognita.over-blog.fr/) de m’avoir envoyé la photo de ce Laté 25 F-AIEH (cn603) exposé au “Muséo Nacional de Aéronautica” à Moron près de Buenos Aires  qui reste le seul exemplaire de Laté 25 existant au monde, restauré grâce à la volonté de passionnés argentins. Le Laté 25 est un Monoplan à aile parasol pourvu d’une cabine fermée pour 4 passagers et d’un poste de pilotage torpédo, il a été construit à 61 exemplaires, dont 16 machines ont été acquises par l’Argentine et 4 par le Brésil. C’est un des avions mythiques de la Ligne et certainement celui qui symbolise le plus la partie sud-américaine. Mis en service de 1927 à 1929, il contribua au succès de l’Aéropostale grâce à sa robustesse qui le rendit fiable et résistant à des conditions extrêmes. À la fin de l’aventure de la ligne, le gouvernement argentin racheta la plupart de ceux en service et continua à les exploiter jusqu’en 1939.
C’est avec cet avion   que Jean Mermoz et son mécanicien Alexandre Collenot durent se poser en catastrophe sur un plateau à 4200 mètres dans la cordillère des Andes en voulant explorer la route du nord par Copiapo entre Santiago du Chili et Buenos Aires en Argentine. Mermoz et Collenot décollent de Santiago et cherchent un passage dans cette barrière montagneuse. L’avion plafonne à 4200 mètres,  alors que les cols les plus accessibles sont au minimum à 4500 mètres. Mermoz finit par trouver un courant ascendant le long des parois qui aspire littéralement le Laté 25, lui permettant de passer un col à 4500 m, mais il rencontre des forts vents rabattant sur l’autre versant. Le moteur à plein régime est insuffisant pour contrer ces courants violents, rapidement, il repère une plate-forme couverte de neige, coupe le contact, cabre son appareil au niveau du sol qui s’immobilise entre des pierres après de multiples chocs. L’avion est assez abîmé et devant l’importance des dégâts qui semblent à première vue irréparables, train d’atterrissage faussé, un pneu éclaté, la béquille de queue arrachée, des longerons brisés, Mermoz et Collenot tentent de rejoindre la vallée à pied. Devant les difficultés de la marche à entreprendre, ils renoncent et reviennent à l’avion pour tenter les réparations. Voici le récit fait par Mermoz: “trois jours et deux nuits à 4000 m d’altitude par 16 à 26 degrés sous zéro, mourants de faim (mon mécano ayant oublié les vivres de réserve), réparant notre train d’atterrissage très légèrement affaissé d’un côté et notre empennage un peu arraché sur un rebord de rochers. Conduites d’eau éclatées par le froid. Réparations faites avec du chatterton, des bandes de toile et de l’émaillite. Décollage après 3 km de bonds par dessus trois ravins. Plafond de l’appareil maximum 4500 m. Régime plein moteur 1580 tours soit 330 CV. J’avais repéré à l’avance les endroits où je devais toucher les roues pour faire les bonds prévus. Tout s’est bien passé et lh40 après j’atterrissais à Copiapo, mon point de départ.
Trois jours après, je repartais pour Santiago puis, franchissant la Cordillère, je ramenais l’appareil à son point de départ…

Sources des informations :
AEROPOSTALE d’Edouard Bobrowki
De Latécoère à l’Aéropostale : http://www.memoire-aeropostale.com
Mémoire d’Aéropostale : http://www.memoire-aeropostale.com
Le défi de l’Aéropostale : http://aeropostale-ulm.blog.lemonde.fr
Terra-incognita : http://terra-incognita.over-blog.fr
Aerostories : http://aerostories.free.fr

Musée National de l’Aéronautique (Moron Argentine) : http://www.museonacionaldeaeronauticamoron.blogspot.com/

Le T-6G du Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget

T6G sn5114522 Musee Aeronatique espace

T-6G s/n5114522 du Musée Aéronautique et de l’espace ©Xavier Cotton


Le T-6G au sérial 51-14522 commença sa carrière dans l’armée de l’air française, à la 5/72 (Les Daubes) à Colomb-Béchar où il était codé OM. Cet appareil rejoignit l’armée de l’air avant octobre 1956 et il est vraisemblable qu’il fut décoré de la gueule de requin de cette escadrille ou il fut affecté peu après sa constitution.
A la fin de sa carrière, ce T-6G aboutit à la base école (BA 709 ) de Cognac où il demeura comme monument jusqu’en 1977. C’est à cette époque qu’il fut remis au Musée de l’Air et de l’Espace. Des volontaires de la BA 709 l’avaient maintenu dans un état présentable au fils des ans, mais l’avion nécessitait une sérieuse révision présenté au public. L’association Ailes Anciennes le prit en main et travailla dessus tous les week-end durant une année. La décision fut prise de le restaurer comme T-6G de l’E.A.L.A 8/72 (sérial 51-14915, code RM) . Terminé en novembre 1978, Ce T-6G fut placé dans le hall D consacrée à l’armée de l’air.Sources :
Le T6 dans la guerre d’Algerie Mister Kit et Jean Pierre de Cock éditions ATLAS 1981

http://www.pyperpote.tonsite.biz/pages/t6pag.html


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