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EMBARQUEMENT POUR L’HÉLIPORT JOURNÉE DU PATRIMOINE 2017

À l’occasion de la 34ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, l’UFH, le Groupe ADP et la municipalité d’Issy-les-Moulineaux convient le public pour une journée de découverte de la filière hélicoptère le dimanche 17 septembre 2017. Cette année, la journée s’adressera aux adultes et au jeune public qui souhaitent en savoir plus sur l’hélicoptère et ses métiers.

L’HÉLICOPTÈRE, UN PATRIMOINE VIVANT TOURNÉ VERS L’AVENIR

Les professionnels seront présents pour transmettre leur passion à travers des rencontres, des conférences et des visites. Le public pourra :
découvrir la filière hélicoptère, acteur indispensable de la sécurité et des secours en France
– rencontrer et échanger avec les professionnels et les passionnés qui travaillent au quotidien avec les hélicoptères
discuter avec les acteurs des secours publics de la gendarmerie nationale, les sapeurs pompiers, etc.
visiter l’Héliport, un site de 4,5 hectares haut lieu des premiers exploits et expérimentations aéronautiques, infrastructure au cœur des problématiques contemporaines de mobilité urbaine
apprendre à distinguer les différentes sortes d’appareils et leurs missions (secours & évacuation sanitaires, levage & surveillance de site, suivi et prises de vue lors des grands événements sportifs, culturels, etc.)

UN MÉTIER À DÉCOUVRIR : UNE JEUNE RESTAURATRICE PRÉSERVE LES PALES D’OEHMICHEN

Sahra Sebbahi est une jeune conservatrice – restauratrice du Musée de l’Air et de l’Espace. A 27 ans après un parcours scolaire et universitaire impressionnant (Ecole Boulle, Sorbonne, etc), plusieurs expériences en musées ou en tant qu’indépendante, elle travaille avec passion aux côtés de son collègue Arnaud Mars et toute l’équipe du musée (chaudronniers, peintres, techniciens, mécaniciens, documentalistes, etc). Depuis un an et demi, elle y restaure des avions, des objets ou de petites structures. Elle réalise des études préalables ou des diagnostics pour mieux conserver et protéger les œuvres et objets liés à l’histoire de l’aéronautique.
Elle collabore actuellement avec Philippe Boulay, délégué au patrimoine pour l’UFH, sur les pales d’hélicoptères que l’ingénieur, biologiste et pionnier de la voilure tournante, Etienne Oehmichen, a légué au Musée de l’Air et de l’Espace en 1954. La mission de Sahra Sebbahi consiste à tout mettre en œuvre pour protéger ces objets rares, designer un support adapté à leurs grandes dimensions et retracer leur histoire. A travers ces pales, c’est le savoir-faire aéronautique français qui est transmis aux générations futures

L’HÉLIPORT REFUGE DES ABEILLES PARISIENNES ET LIEU DE SENSIBILISATION POUR LES ENFANTS

Le club des partenaires de l’Héliport de Paris – Issy les Moulineaux héberge des ruches qui participent au maintien de la richesse des espaces verts et de la biodiversité. En plus d’une récolte conséquente (plus de 100 kg ont été récoltés en 2017), les insectes participent à la pollinisation des parcs à proximités de l’Héliport. Tout au long de l’année et spécialement pendant les Journées Européennes du Patrimoine, les apicultrices Kaméra VESIC (association PikPik Environnement) et Marie-Odile ENGEL (Couleur Pollen) transmettent leur savoir et leur passion.
L’association PikPik Environnement sensibilise aussi les enfants et les scolaires sur les problématiques environnementales: la biodiversité, le tri des déchets, la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, etc.

AVIS À CEUX QUI RÊVENT DE TRAVAILLER DANS L’AÉRONAUTIQUE

Devenir pilote d’hélicoptère est un métier accessible dès l’acquisition du bac. Il est possible d’intégrer le cursus civil, qui donne accès à plusieurs formations, et le cursus militaire. Pour être recruté, il est nécessaire de passer une série de tests psychotechniques et médicaux. Ces tests sont réalisés dans le but de vérifier l’aptitude physique, la motivation et la faculté de dissociation de l’attention du candidat. Il faut aussi avoir une bonne maîtrise de la langue anglaise. Être passionné, motivé et informé sur les hélicoptères est un atout. C’est pourquoi, cette Journée Européenne du Patrimoine est une occasion en or pour dialoguer avec des professionnels, et découvrir les métiers relatifs aux hélicoptères.
Pour devenir technicien de maintenance aéronautique il existe un nombre important de formations allant du CAP jusqu’à la licence professionnelle. Le mécanicien travaille en plein air, sur les pistes et ce peu importe la saison. C’est un métier d’extérieur, qui demande une maîtrise de l’anglais pour communiquer et travailler en équipe. Le technicien est responsable des vérifications avant et après le vol de l’hélicoptère.

Bien d’autres métiers passionnants dans cette filière existent : les secouristes en hélicoptères, les métiers de la captation audiovisuelle pour les grands événement sportifs ou internationaux, les métiers liés à la maintenance, à la surveillance et aux interventions rapides en milieu difficiles

L’HÉLIPORT D’ISSY-LES-MOULINEAUX, BASE CAPITALE DES HÉLICOPTÈRES DE LA SÉCURITÉ CIVILE

Deux hélicoptères (modèle EC 145) de la Sécurité Civile sont basés sur l’héliport d’Issy-les-Moulineaux, ce qui permet des interventions rapides et la liaison avec les principaux hôpitaux de la capitale. Un des deux appareils est équipé en permanence pour effectuer les missions de secours. Le second est plutôt dévolu aux missions de sureté. Un hélicoptère peut transporter 9 passagers dont 1 victime et 1 équipe médicale. L’indicatif de l’appareil est «DRAGON 75». Il est apte à l’évacuation des personnes, au transport d’équipes de secours ainsi qu’à l’hélitreuillage. Il peut avoir pour mission la recherche de personnes (utilisation de la caméra thermique), les reconnaissances et la coordination des secours (pollutions, grands incendies, inondation, attentats, etc.).

L’HÉLIPORT, UN SITE DE HAUT VOL

Crée en 1957, l’Héliport regroupe sur 4,5 hectares des opérateurs privés et publics qui remplissent des missions liées aux transports, à la surveillance et à la maintenance des infrastructures, aux prises de vues aériennes ou des missions de service public. Le champ de manoeuvres d’Issy-les-Moulineaux, créé en 1890, a accueilli dès le début du siècle un foisonnement sans précédent d’expérimentations aéronautiques et la foule s’y pressait pour admirer les exploits des aviateurs. En 1946, le terrain est devenu un aérodrome, placé sous la gestion du Groupe ADP (ex Aéroports de Paris). C’est en mars 1957 que s’est ouvert l’Héliport de Paris. Le bâtiment en bois de l’héligare tout comme certains hangars sont les témoins architecturaux de cette histoire aéronautique qui continue de s’y écrire au quotidien.

LE PROGRAMME ET LES INFORMATIONS PRATIQUES

Entrée libre et gratuite de 10h à 12h, et de 14h à 17h, Accès sur présentation d’une pièce d’identité en cours de validité via le portail au 61 rue Henry Farman 75015 Paris.

Visites guidées à 10h30 et 14h : Philippe Boulay, délégué au patrimoine de l’UFH, conduira une passionnante visite à travers l’héliport (durée 1h00). ATTENTION : nombre de places limité à 20 personnes par visite guidée, inscription obligatoire auprès du service culturel de la ville d’Issy-Les-Moulineaux au 01 41 23 87 00

Conférences à 10h00, 11h et 14h30 : Thierry Couderc, délégué général de l’UFH, animera des ateliers conférences techniques (durée 45 mn). Chacun pourra tester à cette occasion le plateau de simulation à bille utilisé par les élèves pilotes pour appréhender la dextérité nécessaire au pilotage et poser toutes les questions liées au pilotage et aux procédures de sécurité.

Ateliers enfants toute la journée : les associations environnementales Pik Pik et Plante & Planète qui ont réalisé l’inventaire des espèces et installé des ruches sur l’Héliport, espace vert en milieu urbain, proposeront des activités aux enfants sur la biodiversité.

 


Georges Legagneux à Issy-les-Moulineaux

Arrivée de Georges Legagneux à Issy-les-Moulineaux le 17 août 1910 ©Jacques Hémet

Arrivée de Georges Legagneux à Issy-les-Moulineaux le 17 août 1910 ©Jacques Hémet

Sur la photo ci dessus de la collection Jacques Hémet, on peut  voir le biplan Henri Farman de Georges Legagneux  (l’avion appartient à son ami Robert Martinet qui lui a prêté)(24 décembre 1882 -6 juillet 1914 brevet n°55) à son arrivée du Circuit de l’Est le 17 août 1910 à Issy-les-Moulineaux. Comme le raconte « Le Journal » du lendemain : « A onze heures , Legagneux le touriste infatigable qui lui aussi a couvert tout le circuit, atterrit à son tour. La foule a hâte de le porter en triomphe et se précipite. sa descente en est rendue dangereuse et Legagneux atterrit brusquement, brisant son aile gauche de son aéroplane.
C’est la fin. La foule s’écoule. Elle a acclamé les champions dont elle aime le courage. Le champ d’aviation devient bientôt désert. »
 
La course du Circuit de l’Est est la première course de ville à ville. Organisé par le journal Le Matin, le circuit comprend un parcours de  782 kilomètres, à effectuer en six étapes : Paris – Troyes (le 7 août, 135 kilomètres), Troyes – Nancy (le 9 août, 165 km), Nancy – Mézières (le11 août, 160 km), Mézières – Douai (le 13 août, 139 km), Douai – Amiens (le 15 août, 78 km) et Amiens – Paris (le 17 août, 110 km). Le départ et l’arrivée ont lieu depuis le terrain militaire d’Issy-les-Moulineaux.

C’est Alfred Leblanc sur un Blériot n° 22 qui emporte la victoire du Circuit de l’Est en ayant bouclé le parcours en 12 h 1 min 1 s. Georges Legagneux est troisième derrière Émile Aubrun

Georges Legagneux est né à Puteaux le 24 décembre 1882. alors qu’il est  mécanicien chez Leavasseur, il se fait remarquer par son habileté et ses qualités professionnelles et entre  à la société des moteurs Antoinette sous la direction du Capitaine Ferber.
Celui-ci lui prête son Ferber IX permettant à Georges Legagneux d’emporter le 19 août 1908 l’un des prix de 200 francs créé par l’aéroclub de France pour encourager les débutants

Le 19 avril 1910, il obtient le brevet n°55. Il participe la même année au meeting de Lyon où il se distingue. puis à la course de ville à ville Angers à Saumur, terminant second derrière Robert Martinet avec qui il se lie d’une solide amitié.

Entre 1910 et 1913 il bat plusieurs records d’altitude : 2500 mètres, puis 3460 mètres avec passagers et le 31 décembre 1913 6210 mètre sur un Nieuport au dessus de Saint Raphaël et cela sans aide respiratoire.
le 6 juillet 1914, alors âgé de 31 ans, il se tue en essayant un avion monoplan lorsque celui-ci s’abat dans la Loire devant des spectateurs atterrés

sources des informations :
Jacques Hémet
François Clément

Le journal du 18 août 1910
Le Livre d’or de l’Aviation 1910
Le Circuit de l’Est – Aviation 7 au 17 août 1910 d’Alain Lefebvre
Georges Legagneux, l’homme oiseau par Gérard Hartman : http://www.hydroretro.net/etudegh/georgeslegagneux.pdf

Les Envols : Jacques Henri Lartigue et les débuts de l’aviation

Photographie Jacques Henri Lartigue / «15 janvier 1911.
Issy-les-Moulineaux.  Mahieu sur Henri Farman et un Blériot XI »
/ © Ministère de la Culture – France / AAJHL
Les Envols : Jacques Henri Lartigue et les débuts de l’aviation
Mercredi 24 avril au Dimanche 28 juillet
Musée de la carte à jouer Issy-les-Moulineaux
Du mercredi 24 avril au dimanche 28 juillet, Issy-les-Moulineaux dévoile une exposition consacrée à
un grand photographe, Jacques Henri Lartigue. Passionné par les débuts de l’aviation, il est venu à
Issy entre 1907 et 1912 pour photographier les performances audacieuses et spectaculaires qui s’y
déroulaient.

Au-delà de cette évocation du glorieux passé isséen, l’exposition présente l’objet de curiosité qu’est alors l’aviation naissante. Les clichés nous font découvrir des engins volants en tous genres (aéroplanes, dirigeables et « aviettes ») ainsi que les essais de décollage de Gabriel Voisin et d’Alberto Santos-Dumont, qui témoignent de l’aspect inventif de leurs tentatives de vol.
Les exploits et les prouesses sont régulièrement rapportés dans les journaux. C’est ce qui amène Jacques Henri Lartigue à vendre ses premiers clichés à la presse ; par exemple, l’« extraordinaire virage de Roland Garros sur Blériot XI, à Issy-les-Moulineaux le 15 mai 1911», reproduit en première page de La Vie au Grand Air dans son numéro du 10 février 1912, témoigne de cette conquête de l’air. Plusieurs de ses escapades isséennes sont par ailleurs mentionnées dans ses agendas de 1911 et 1912.
Issu de la grande bourgeoisie parisienne, amateur de divertissements et lui-même sportif assidu, il porte un intérêt soutenu aux sports mécaniques, symboles de vitesse et de nouveauté. Il évolue avec aisance dans ce monde où les héros sont en même temps les inventeurs, les ingénieurs et les pilotes de leurs machines. Les compétitions qu’ils se disputent et les records qu’ils remportent suscitent son
enthousiasme d’enfant et de jeune homme. Ce sont autant de prétextes à une apologie visuelle du mouvement – sujet qui retient toute son attention de photographe. Telles sont les approches que l’exposition se propose de privilégier dans une œuvre qui couvre presque un siècle. Elles font écho au regard tour à tour curieux, ébloui, admiratif de ce personnage qui, depuis son premier appareil reçu à l’âge de huit ans, pratique la photographie en amateur peu soucieux des convenances. En outre, témoins de son univers, ces clichés illustrent cette grande épopée.
Cette exposition, réalisée avec l’Association des Amis de Jacques Henri Lartigue / Ministère de la Culture –France, s’accompagne d’un riche programme d’animations et de conférences.

Photographie Jacques Henri Lartigue / «1910. Janvier.
Paris – Issy les Moulineaux, Henry Farman sur son
nouveau biplan à ailerons arrières.» / © Ministère de
la Culture – France / AAJHL
 EXPOSITION : 
« Les Envols : Jacques Henri Lartigue et les débuts de l’aviation » du mercredi 24 avril au dimanche 28 juillet au Musée Français de la Carte à Jouer (16 rue Auguste Gervais) et Galerie d’Histoire de la Ville- Issy-les-Moulineaux.

CONFERENCES :
Jacques Henri Lartigue (1894-1986), une vie en images
Jeudi 16 mai 2013, à 18h30
Conférence par Selma Zarhloul, Association des Amis de Jacques Henri Lartigue (Donation Jacques Henri Lartigue) / Ministère de la Culture

Né dans un milieu privilégié, préservé des vicissitudes du quotidien, Lartigue a la prescience de vivre des moments exceptionnels voués à disparaître. Dès lors, il va mettre tout en oeuvre afin de garder la trace de ces instants de vie. Il nourrit ainsi une oeuvre protéiforme – à travers la peinture, l’écriture et la photographie entre autres – qui parcourt le vingtième siècle. Une œuvre solaire obéissant à une seule injonction : capturer la beauté !

Jacques Henri Lartigue, peintre et photographe au cœur des années folles
Jeudi 20 juin 2013, à 18h30
Conférence par Anne-Laure Sol, Conservateur du Musée d’art et d’histoire Louis Senlecq – Centre d’Art Jacques Henri Lartigue (L’Isle-Adam)

Dans le tourbillon des années folles qu’il vit intensément, la peinture est invoquée par Jacques Henri
Lartigue comme un troisième médium – après le journal intime (ses fameux agendas) et la photographie -pour tenter d’endiguer la marche des années.
Après quelques leçons à l’Académie Julian, il se met à peindre avec la même boulimie qu’il photographie ou écrit.


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