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Le Cahier des As Oubliés de 14-18 N°3 : L’aviation aux manoeuvres d’avant Guerre. 1910-1913

Après le Cahier des As Oubliés de 14-18 N°1 Le concours d’aviation militaire de 1911 et le N°2 “Donnez des aéroplanes à La France. 1912-1913” parus en 2012, le N° 3 “L’aviation aux manœuvres d’avant-guerre. 1910-1913” est désormais disponible.
Viendront ensuite le n°4 “1914 : L’aviation entre en guerre” et le n°5 “Célestin Pégoud, “Roi du ciel” et Premier AS”
Ces cahiers sont édités trois fois par an complémentairement au site internet  :  http://www.asoublies1418.fr
Vous pouvez commander chacun des 5 numéros au tarif de 15 euros port compris (France métropolitaine) auprès de Claude Thollon-Pommerol . 
Quatre pages de chaque numéro et le bulletin de commande sont disponible sur le site les “As” oubliés de 14-18. Histoire de l’aviation française de la 1ere guerre mondiale : http://www.asoublies1418.fr 
Le N°3 comporte 78 pages, 21 x 29,7 cm, 75 illustrations
Offset, dos carré cousu, couverture souple pelliculée couleur.

Table des matières du cahier n°3 : 
Premiers avions militaires

60’000 hommes et quelques aéroplanes aux manœuvres de Picardie

Le circuit européen comme champ de manœuvre

Manœuvres de l’Est et des Ardennes
Aviation de combat

L’aéroplane d’artillerie: les expériences

Manœuvres de l’Ouest, septembre 1912

La revue après les manœuvres

Les aéroplanes aux grandes manœuvres de cavalerie

Septembre 1913 Grandes manœuvres du Sud-Ouest


L’évasion de L’aviateur Victor Ménard par Bruno Baverel

Victor Ménard ©gallica.bnf.fr

«  Je ne vous parlerai, pour ma part, que de l’impression que nous avons ressentie quand, sur le coup de midi, au-dessus de la vaste campagne où s’entassaient les canons et où s’alignaient les fantassins, un oiseau d’or est arrivé à tire-d’aile, coupant d’un geste de défi le ciel azur. C’était l’adjudant Ménard sur son Blériot ! Il planait par-dessus le grondement des batteries et les évolutions des brigades de cavalerie. Il était à la foi très petit et très grand … »  

C’est par cette introduction (Extrait d’un article paru dans La Petite Gironde pendant la Grande Guerre) que Bruno Baverel publie, dans ce N°20 des Ecrits d’Ouest, (revue publiée par la Société rochelaise d’histoire moderne et contemporaine sur l’histoire, la littérature et l’art de la Charente, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres, la Vendée et la Vienne), L’évasion de l’aviateur Victor Ménard, « As » de la Première guerre mondiale. 

Victor Ménard, en passager pendant le tour de France aérien de 1910. Au volant le capitaine Camine ©gallica.bnf.fr

Après une brève biographie et une partie dédiée à l’épopée des Tours de France aériens d’avant-guerre auxquels notre pilote participa, (Il fut le premier pilote à poser un aéroplane à Rochefort, sa ville natale, à l’occasion du Tour de France aérien de 1911), l’auteur s’attache surtout ici à relater l’histoire de sa rocambolesque évasion du camp de prisonnier d’Ingolstadt en Allemagne, en 1916.

En effet, à l’entrée en guerre de la France, Victor Ménard, détenteur d’un brevet de  pilote depuis 1910 après avoir débuté en tant que mécanicien sur ballons dirigeables, est naturellement affecté en tant que lieutenant-pilote à l’escadrille HF 32.

Le 12 octobre 1914, il est envoyé en mission : il s’agit d’une reconnaissance au-dessus de la ville de Lille, encerclée et soumise à un bombardement intensif. Le temps presse et le quartier général veut savoir si le 20ème bataillon de Chasseurs a réussi à arriver en renfort. Victor Ménard accomplira cette mission, se posant en acrobate sur l’esplanade qui se trouve devant la citadelle, sous la mitraille ennemie avec à son bord des dépêches, une caisse remplie de pigeons voyageurs et quelques médailles à distribuer.

A l’aérodrome de Buc, (Yvelines), Victor Ménard donne le baptême de l’air à Jean Chollet, Saint-Cyrien ©gallica.bnf.fr

Souffrant d’un fort mal de ventre avant de partir pour sa mission, il avait refusé d’être remplacé, minimisant la douleur qui l’accablait. Las, il s’effondrera au moment de remonter dans son avion, victime d’une péritonite appendiculaire et ne pourra redécoller de Lille, désormais occupée par les Allemands. Il sera hospitalisé, opéré, fait prisonnier par les Allemands et envoyé au camp de prisonniers de Halle-sur-Saale avant d’être transféré à Ingolstadt au fort Prinz Karl où il retrouvera le capitaine Zédé. Après deux années de captivité,  il s’évadera en compagnie du lieutenant Pinsard, réussissant à passer en Suisse, puis en France où il  reprendra ensuite les combats au sein du 1erGroupe d’Aviation, deviendra chef de la N 26 et commandant de l’Escadre de combat n° 1.

 

Victor Ménard ne s’arrêtera pas là ! Ayant quitté l’armée en 1924 avec le grade de lieutenant- colonel, il est pressenti pour faire partie d’une expédition au pôle Nord en tant que pilote de reconnaissance. Pour diverses raisons, cette expédition ne verra pas le jour. Nul doute que Victor Ménard aurait adoré survoler ces immenses régions polaires aux commandes de son aéroplane et l’auteur l’imagine, sa moustache couverte de givre, traçant des courbes superbes dans l’espace, planant émerveillé au-dessus de blancs infinis… Pourtant il reprendra du service. Quelques années plus tard, la Seconde Guerre Mondiale le mobilise à nouveau en tant que Directeur des écoles de chasse aérienne dès 1939. Après 1940 il entre en résistance. Arrêté par les Allemands en 1943, expulsé de son domicile de La Rochelle où il est arrêté le 10 août, il est déporté pour la seconde fois en Allemagne, à Reuth. Il en sortira à la Libération très affaibli, ne se remettra pas des privations subies et décédera après une longue maladie le 13 avril 1954 à l’âge de 72 ans. Son corps sera transporté et inhumé au cimetière de Rochefort, dans le caveau de famille, dans la plus stricte intimité. Le journal La petite Gironde lui dédiera ce texte :    « L’une des plus prestigieuses figures de l’aviation de chasse française vient  de mourir à la Rochelle. Grand officier de la Légion d’Honneur, titulaire de dix citations à l’ordre de l’armée, le colonel Victor Ménard disparait et avec lui s’éteint l’une des plus pures figures de notre aviation de chasse. Rochefortais pur sang, comme tant d’autres, il porta le blason de sa ville natale au sommet de la gloire : alors que l’on cherche des noms pour conserver dans la pierre le souvenir des enfants de Rochefort ayant bien mérité du pays et de notre cité, souhaitons qu’un jour prochain celui du colonel Ménard soit donné à l’une de nos rues, rappelant ainsi à nos descendants le nom prestigieux d’un des précurseurs de l’aviation et héros national. »

 

Sur sa stèle qui s’efface doucement, on peut encore lire:

Victor Ménard 
 

8/6/81-13/4/54 
 

Colonel de l’armée de l’Air 
 

G.O de la Légion d’Honneur 
 

Croix de Guerre 14-18 et 39-40 
 

 Neuf Palmes 


Pionnier de l’Aviation 
 

Atterrit le premier à Rochefort, sa ville natale en 1911.

 ____________________________ 

 C’est le récit de sa rocambolesque évasion, cette odyssée écrite de la main de Victor Ménard dans son rapport présenté au ministre de la Guerre à son retour de captivité et retranscrit par l’auteur, que nous vous proposons de découvrir dans ce n°20 des Ecrits d’Ouest. (Les cahiers des Ecrits d’Ouest peuvent être commandés ici : Société rochelaise d’histoire moderne et contemporaine, BP33, 97 rue Gambetta, 17002, La Rochelle cedex.)

Bruno Baverel

Bruno BAVEREL  Enfant, il a suivi ses parents à travers le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Vietnam et la Corse avant de venir retrouver ses racines familiales en Charente-Maritime. Il pensait faire une carrière de musicien avec son groupe de jazz rock, « Facteur Cheval », dans les années 70-80, mais finalement il se tourne vers l’écriture avec un premier roman Lieutenant indigène, sorti en 2007 aux éditions La Découvrance. Deux autres romans suivront avec Etienne et les sirènes, en 2009 suivi de Tintouin chez les Papous en 2011, toujours chez le même éditeur. La sortie d’un quatrième roman est prévue au premier semestre 2014 avec son nouvel éditeur, Geste éditions.  À noter également, coté musique, la reformation, trente ans plus tard, du groupe facteur Cheval renforcé désormais d’une choriste. L’enregistrement d’un CD et des concerts sont prévus aux environ de l’été 2013. À suivre…..!


Le Cahier des As Oubliés de 14-18 N°2 : Donnez des aéroplanes à la France

Le cahier n°2
Après le Cahier des As Oubliés de 14-18 N°1 Le concours d’aviation militaire de 1911 paru à l’automne 2012,  le N°2 “Donnez des aéroplanes à La France. 1912-1913” est désormais disponible. Quant au N° 3 “L’aviation aux manœuvres d’avant-guerre. 1910-1913” il ne devrait plus tarder à être publié. Viendront ensuite le n°4 “1914 : L’aviation entre en guerre” et le n°5 “Célestin Pégoud, “Roi du ciel” et Premier AS”
Ces cahiers sont édités trois fois par an complémentairement au site internet  :  http://www.asoublies1418.fr
Vous pouvez commander chacun des 5 numéros au tarif de 15 euros port compris (France métropolitaine) auprès de Claude Thollon-Pommerol . 
Quatre pages de chaque numéro et le bulletin de commande sont disponible sur le site les “As” oubliés de 14-18. Histoire de l’aviation française de la 1ere guerre mondiale : http://www.asoublies1418.fr 
Le N°2 comporte 70 pages, 21 x 29,7 cm, 45 illustrations
Offset, dos carré cousu, couverture souple pelliculée couleur
Table des matières du cahier n°2 :
L’année 1912 se prépare en 1911

Lois des 29 et 30 mars 1912

Les premières escadrilles

Rapport du Colonel Hirschauer

L’esprit de bouton

L’organisation des escadrilles de réserve

Un mort de plus est un mort de trop

Le retour de la Souscription nationale

Bilan de la souscription en 1912

La polémique

La réponse du ministre M. Noulens

Les avions de la souscription achetés en 1913

Organisation de l’Aéronautique militaire en décembre 1912

Les avions blindés

La milice des aviateurs

Le Cahier des As Oubliés de 14-18 N°1 : Le concours d’aviation militaire de 1911

Le Cahier  N°1

 ” Le concours d’aviation militaire de 1911″est le N°1 des Cahiers des As Oubliés de 14-18 qui paraitront deux fois par an en complément du site : http://www.asoublies1418.fr

Le concours d’aviation militaire de 1911
Claude Thollon-Pommerol 
Pour répondre aux besoins de l’armée le ministère organise un concours d’aéroplanes (on ne dit pas encore avion) selon un cahier de charges assez simple mais rigoureux. Les appareils de fabrication française, y compris le moteur, doivent être triplaces. Ils devront être facilement transportables par la route. Ils devront démontrer leurs qualités ascensionnelles (monter à 500 m en moins de 15 mn) et d’atterrissage et décollage (sur un pré de luzerne, des chaumes et un champ labouré) en portant une charge de 300 kg.
Devant les gains potentiels — plus d’un million de francs de prix — des commandes aux trois premiers, les constructeurs se mobilisent. Si plus de 100 sont inscrits fin 1910, seulement 34 aéroplanes se présentent le 1er octobre 1911 à Reims-Betheny. Le mauvais temps va empêcher le bon déroulement des épreuves qualificatives. De nombreux accidents de pilotes et la mort de deux hommes de piste et de deux pilotes vont marquer le concours.
Le 13 novembre 1911, neuf avions vont s’affronter en finale dans une épreuve de vitesse où ils devront emporter 3 personnes sur un parcours de 300 km. Seuls 8 appareils termineront le concours. Les favoris n’ont pas brillé, certains comme Voisin, Morane, Sommer, Blériot, ne qualifiant aucun appareil. Au-dessus du lot, avec une vitesse de plus de 117 km/h, le monoplan Nieuport de Weymann. Derrière lui un Breguet piloté par Moineau et le Deperdussin de Prevost. Mais il n’est pas certain que l’appareil militaire idéal ait été ainsi sélectionné…

Table des matières du Cahier des As Oubliés de 14-18 N°1 :
L’organisation du Concours
Les avions
Les pilotes
L’éphéméride des épreuves qualificatives
L’épreuve de vitesse
Les leçons du Concours

Le Cahier  N°2

Le Cahier des As Oubliés de 14-18 N°1 ” Le concours d’aviation militaire de 1911” est désormais disponible.
Le N°2 “Donnez des aéroplanes à La France. 1912-1913” devrait être disponible en octobre, quant au N° 3 “L’aviation aux manœuvres d’avant-guerre. 1910-1913” il sortira en novembre.
Vous pouvez commander chacun des 3 numéros au tarif de 15 euros port compris (France métropolitaine) auprès de Claude Thollon-Pommerol . Quatre pages de chaque numéro et le bulletin de commande sont disponible sur le site les “As” oubliés de 14-18. Histoire de l’aviation française de la 1ere guerre mondiale : http://www.asoublies1418.fr
 

le N°1 comporte 64 pages, 21 x 29,7 cm, 89 illustrations
Offset, dos carré cousu, couverture souple pelliculée couleur


Exposition “L’aviation en Meuse en 1914-1918”

 par l’association 14/18 Meuse
25 février au 3 juin 2012 
au centre Mondial de la Paix à Verdun 
Aviation en Meuse en 1914-1918
Début décembre 2011, nous avions annoncé la création par l’association 14-18 MEUSE, avec le soutien du Conseil Général de la Meuse et de la Fédération Maginot, d’une exposition itinérante sur « L’aviation en Meuse en 1914-1918 ».
Son inauguration aura lieu, le samedi 25 février à 15 heures, au Centre Mondial de la Paix. Elle y restera librement accessible, aux heures d’ouverture du centre, jusqu’au 3 juin 2012.
Hangar à Stenay
Hangar à Stenay
Cette exposition, destinée au grand public, a été réalisée par un comité d’historiens composé de Jean-Luc Demandre, Jean-Luc Kaluzko, Bernard Guillaume, Lise Pommois et Jean-Marie Picquart.
Jean Navarre
Jean Navarre
Elle est composée de 30 panneaux qui présenteront les sujets suivants :
o les terrains d’aviation
o les avions
o les personnels
o les combats aériens
o les traces mémorielles
Un Nieuport à Froidos
Un Nieuport à Froidos
Le regard portera aussi bien sur l’aviation française que sur celles allemande et américaine. L’accent sera mis plus particulièrement sur deux spécificités meusiennes : la première bataille aérienne de l’histoire – au-dessus du champ de bataille de Verdun en 1916 – et la plus importante concentration aérienne de cette guerre lors de la libération du Saillant de Saint-Mihiel en septembre 1918.

Quelques documents et objets d’époque seront présentés dans des vitrines.

Par Jean-Bernard LAHAUSSE et Romain SERTELET
Annexe :
Où la découvrir :
Centre Mondial de la Paix
Palais Episcopal
Place Monseigneur Ginisty
55100 VERDUN
www.centremondialpaix.eu
Tél : 03 29 86 55 00
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 heures à 18 heures
Contact :
Association « 14-18 Meuse »
Tél. : 03 29 86 00 70
Fax : 03 29 86 87 55
Courriel : 1418meuse@wanadoo.fr
Crédit Photo : Jean Navarre / Un Nieuport à Froidos –
© Collection Jean-Marie Picquart
Hangar à Stenay – © Collection Jean-Luc Kaluzko
Article original paru sur http://www.verdun-meuse.fr