Catégorie : Compétition

Championnats du monde de Vol à Voile à Ostrow

Championnats du monde de Vol à Voile à Ostrow

Christophe RUCH décroche le bronze

et Maximilian SEIS renforce sa place de n°1 mondial junior

Ostrow, Pologne, 22 juillet 2018 – Christophe RUCH a remporté la médaille de bronze lors des Championnats du Monde de Vol à Voile (classe 15m) qui se sont tenus du 8 au 22 juillet 2018. Christophe RUCH signe un retour gagnant après 3 saisons d’interruption et décroche sa 7ème médaille en grand championnat.

Participer à un championnat de vol à voile ne s’improvise pas. Pourtant, vu de l’extérieur, cela aurait pu en avoir l’air du côté de l’équipe de France : nouveaux planeurs livrés avec 3 mois de retard (6 semaines avant la compétition…), préparation sportive tronquée, sélection de 2 pilotes en classe 15 mètres sans rythme international depuis 3 ans (Christophe RUCH et Maximillian SEIS)…

Jean-Nicolas BARELIER, Directeur Technique National : “Nous avons pris en compte des résultats de 2015 pour sélectionner des pilotes en 2018 ! Malgré 2 saisons sans compétitions internationale, pour raisons professionnelles, nous sommes restés en contact permanent avec nos 2 pilotes et avons programmé leur retour au plus haut niveau pour juillet 2018. Par contre, nous n’avions pas imaginé un tel retard de livraison de nouveaux planeurs… De toute façon, il y a quelques « paris » à faire, des options plus ou moins risquées à prendre. On ne peut pas arriver au plus haut niveau sans oser !”

Un travail d’équipe

Maximillian SEIS et Christophe RUCH n’en sont pas à leur coup d’essai !

En 2015, ils ont terminé respectivement 1er et 2° du championnat du Monde. Leur coopération est simple, fluide et positive.

Maximilian SEIS : “À l’annonce de la sélection, j’étais ravi de faire équipe avec Christophe. Cela s’est vérifié sur cette compétition, ce fut un plaisir de voler avec lui.”

Christophe RUCH : “Le fait de voler avec Max me convient, nous nous entendons très bien dans le ciel mais aussi sur terre !”

Des pilotes hors norme

Sans état d’âme, Christophe RUCH et Maximillian SEIS effectuent leur programme sportif sur les « anciens planeurs » de l’équipe de France, puis, ils doublent l’intensité des entraînements dès que les nouveaux planeurs sont livrés.

Dès les premières épreuves, nos pilotes se placent systématiquement dans les 8 premiers voire sur les podiums journaliers. Les planeurs ne sont pas poussés dans leur limite mais les résultats sont satisfaisants.

A ce niveau, on ne peut pas gagner sans aller au-delà de sa zone de confort, notamment lorsque les principaux adversaires sont les polonais à domicile ou les allemands. Le matin de la dernière épreuve, les français sont 4° et 5° au classement général.

Eric NAPOLEON, capitaine de l’équipe de France : “Nous avons décidé de jouer le tout pour le tout, le podium ou terminer 10° ! Un départ très tactique après une guerre des nerfs suivi d’un vol quasi-parfait de 500km (en 4h10 !) a permis de reprendre la 3° place à notre concurrent allemand. Et je reste persuadé que nos pilotes peuvent aller encore plus loin en faisant encore plus confiance dans les performances de ces nouveaux planeurs (JS3, de marque Jonker).”

Résultat final : Christophe RUCH finit 3ème et Maximilien SEIS 5ème !

Grâce à ces résultats, Maximillian SEIS (25 ans) renforce sa place de n°1 mondial junior et Christophe RUCH (45 ans) remporte sa 7° médaille en championnat du monde ou d’Europe.

BRAVO !

Site de l’équipe de France Vol à Voile : http://equipedefranceffvv.fr/


l’Adjudant-Chef Sahuc sur Potez 25 lors de la Coupe Bréguet 1927

Adjudant-Chef Sahuc devant son Potez 25 à l’occasion de la Coupe Bréguet 1927 ©Jacques Hémet

Merci à Jacques Hémet de nous faire partager les richesses de sa collection privée. Grâce  à BnF-Gallica voic ce qu’on peut lire dans la Revue Bi-mensuelle L’Air N°191 du 15 octobre 1927 page 13 sous la rubrique “d’une quinzaine à l’Autre” :

“La période automnale incite beaucoup d’équipages, avant de replier leurs ailes pour la saison d’hiver, à entreprendre d’importants voyages. Lorsque paraîtront ces lignes sans doute de nouveaux exploits auront-ils été accomplis et nous attendons beaucoup de certains projets français, sérieux. La quinzaine nous permet en outre d’enregistrer plusieurs voyages de grande envergure. Une mention spéciale doit être accordée aux résultats obtenus par l’adjudant-chef Sahuc dans la Coupe Bréguet. Ah ! si l’on confiait à certains de nos équipages militaires le soin de faire briller leurs cocardes tricolores au loin, je vous assure que nous aurions souvent l’occasion de nous enthousiasmer. Mais ils sont trop souvent considérés comme n’ayant pas le droit de dépasser les limites de la grande volière qu’est la France.

L’adjudant Sahuc détenteur de la Coupe Breguet

La Coupe Breguet devant venir à échéance le 31 Octobre, la lutte est de plus en plus sévère pour le classement, et les performances s’améliorent sans cesse. C’est ainsi qu’au cours d’un essai fait du 28 Septembre au Ier Octobre, l’adjudant-çhef Sahuc, a élevé de près de 8 kilomètres la moyenne réalisée jusqu’alors.

Il prenait le départ, le 28 Septembre,  du Bourget, à 12 h 40 et y revenait à 17 h 31m ayant bouclé le circuit Paris-Metz-Dijon-Metz-Paris, soit 973 kilomètres en 4 h. 51 m., ce qui donne lune moyenne officielle de 207 km 190 à l’heure, déduction faite des 10 minutes officiellement retranchées.

Le 29 Septembre, départ à 12 h. 14 m., retour à 17 h. 31 s, soit 211 km. 960 à l’heure.

Le 30 Septembre, départ à 12 h. 6 min 6 s, retour à 16 h. 54 min. 56 s., à l’allure de 208 km. 756.

Le 1er Octobre enfin, pour le dernier tour de l’épreuve, départ à 9 h. 51 m. 34 s., retour à 14. h. 44 m. 34 s. 4/5, soit 206 km. 636 à l’heure.

La moyenne générale était donc de 208 km. 636. Mais la bonification résultant des quatre parcours réalisés dans le minimum de jours, par des conditions atmosphériques peu favorables, notamment le 29 Septembre et le 1er Octobre, portait la moyenne réalisée au cours de l’épreuve à 215 km. 101 à l’heure.

L’adjudant-chef Sahuc à bord de son Potez 25 lors de la coupe Bréguet 1927 ©Jacques Hémet

Sahuc prenait ainsi la première place du classement provisoire, devant le lieutenant Lasalle, qui avait obtenu une moyenne de 207 km. 935.

Sahuc avait remporté la Coupe Bréguet en 1925 et s’y était classé 4e en 1926. Il avait, le mois dernier, réalisé un très beau raid de propagande de près de 5.ooo kilomètres à travers les pays baltes avec le capitaine Lahorie.

Dans toutes ces performances, il montait un avion Potez 25 entoilé et verni à l’Avionine muni d’un moteur Lorraine démultiplié.

Désirant faire mieux encore, Sahuc repartait le 7 Octobre dans l’espoir d’améliorer son temps ou tout au moins de s’attribuer une nouvelle place de lauréat au classement : reprenant le même circuit Paris-Metz-Dijon-Metz-Paris, il partait du Bourget à 11 h. 47 et y rentrait à 16 h. 38 min. 9 s., après une montée à 4.000 mètres. Il réalisait la moyenne horaire de 207 km. 746. Le lendemain, parti à 11 h. 3 m. 3 s. 1/5, il était de retour à 15 h. 57 m. 39 s. 3/5, avec une montée à 3.000 mètres, soit 205 km. 230 à l’heure.

Le 9 Octobre, Sahuc quittait le Bourget à 10 h. 13 m. et y rentrait à 15 h. 2 m. 29 s., avec montée à 2.000 mètres. La moyenne était de 209 km. 279.

Le quatrième parcours était effectué à 2.000 mètres d’altitude et à une moyenne de 210 km. 904 à l’heure. Avec la bonification supplémentaire de 3 % de régularité, la moyenne générale était de 214 km. 537, inférieure de 500 mètres seulement à celle de la précédente performance. L’adjudant Sahuc devenait donc 1er et 2e du classement provisoire.

Le capitaine Wizen, dans une tentative. effectuait, le 10 Octobre, son premier parcours à 206 km. 114 à l’heure, le record, le lendemain, à 215 km. 126 de moyenne, sur Bréguet 19.

Sources :

Revue Bimensuelle L’Air N°191 du 15 octobre 1927

Jacques Hémet


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