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BREGUET XIV sanitaire

(photo collection Karine Rousseaux)
Qui peux m’en dire plus sur ce BREGUET XIV Limousine (4 hublots sur la carlingue) version sanitaire (marqué de la croix rouge) faite par Jean Berthet?

Selon un article paru sur le site des élèves et anciens élèves de santé navale « L’utilisation de l’avion pour effectuer des évacuations sanitaires aériennes, imaginée, mais non développée pendant la première guerre mondiale, trouve sa place au cours des opérations de pacification conduites au Maroc et au Levant. Le docteur Chassaing, médecin aide major de réserve et député du Puy de Dôme, soutenu par le général Lyautey, obtient la transformation de quelques avions de type Dorand et surtout l’octroi d’une soixantaine de Bréguet 14 dont la célèbre Limousine, transformés en version sanitaire. De 1920 à 1927, plus de 4000 blessés seront évacués de la sorte. En leur évitant des transports de longue durée par voie terrestre dans des conditions matérielles et climatiques particulièrement éprouvantes, et en les amenant rapidement dans un centre chirurgical, la plupart pourront être sauvés. »

(photo collection privée Jacques Hémet)

Chazay d’Azergues hier et aujourd’hui

(collection privée Karine Rousseaux)

Cette vue aérienne de Chazay d’Azergues a été prise probablement probablement à bord d’un Mureaux 115 par le lieutenant Jean Berthet observateur au GAO 2/514 (basé alors à Lyon Bron) le 18 juillet 1939 à 14h55 à une altitude de 400m au cap 275. La magie de Google nous montre qu’aujourd’hui Chazay d’Azergues a bien changé.

Jean Berthet et le GAO 509 à Alger

Potez 63-11 du GAO 509 avec le Lieutenant Jean Berthet à Alger (Collection privée Karine Rousseau)

L’adjudant Demesmay, mitrailleur, etle capitaine O’Kelly, pilote et commandant les volants du GAO509, posent à Alger devant le Potez 63-11 n° 303 qui leur a fait traverser la méditerranée le 22 juin. On note la bande blanche de reconnaissance, peinte conformément aux ordres du 24 mai 1940 pour éviter toute confusion avec les Messerschmitt 110 allemands. Au dos de la photo originale est indiqué la date du 5 juillet, mais l’armement étant encore en place il est probable que ce cliché, a été pris juste après l’arrivée du groupe à Alger » (Matthieu Comas)  

Au 25 juin 1940, 120 Potez 63-11 (avion de reconnaissance et d’observation dont l’équipage est composée d’un pilote, un observateur et un mitrailleur) étaient déjà présents en Afrique du Nord, 93 furent évacués de Métropole entre le 25 juin et le 5 août. Le Potez 63-11 a été l’avion qui a subi le plus de pertes durant la campagne de France, après le MS 406 : 106 appareils détruits pour 122 membres d’équipage tués, sans compter les accidents (21 pour 29 tués).

Collection privée Karine Rousseau)

Sur cette photo  prise par le sous lieutenant Deprez à Alger en juillet 1940, on peut voir  devant la dérive du Potez 63-11 n° 303, de droite à gauche: le capitaine O’Kelly, le lieutenant Jean Berthet (observateur et commandant de l’avion),  Mutz, le sous-lieutenant Corneille et l’adjudant Demesmay derrière la double dérive du Potez 63-11 n°303 du GAO 509. A l’arrière plan de la photo on peut voir un bombardier LeO 451 à la peinture passablement écaillée.

Si vous voulez en savoir plus sur le Groupement Aérien d’Observation (GAO509)  dans lequel servait le Lieutenant Berthet en 1940, je vous recommande l’article de Matthieu Comas dans la revue Avions N°175 de mai-juin 2010.


Potez XV A2 sur la base de Pau en 1926

Jean Berthet Observateur sur Potez XV A2 à Pau en 1926 ©Karine Rousseaux
Un grand merci à Fred Domblides qui nous apporte les informations suivantes :

Ce Potez XV A2 appartient à la 11e escadrille du 36e Groupe d’aviation crée officiellement en juillet 1923 à Pau.  il est alors composé d’une seule escadrille, la 11e, qui porte « le canard en vol enchaîné à un boulet » (celui de la photo).

Avec l’autorisation de Fred Domblides

Cette escadrille a des origines assez obscures: elle pourrait être issue du maintien d’une présence aéronautique à Pau suite à la dissolution de l’école de pilotage fin 1919. Administrativement rattachée à Tours, elle est parfois identifiée sous la forme « 31e RAO, groupe de Pau » ou « groupe autonome de Pau ».
Dès fin-juillet 1923, le 36e GA est renforcé d’une 12e escadrille, « poule déplumée juchée sur un roc », semble-t-il créée pour l’occasion. Fin 1923, l’ancienne escadrille BR 509 d’Orient, devenue 51e escadrille du 35e RAO courant 1920 lors de son affectation au Corps d’Occupation de Constantinople, est rapatriée en Métropole à la dissolution de ce dernier (octobre 1923). elle devient alors 13e escadrille du 36e GA, « sphinx assis inscrit dans un disque bleu ». Fin 1932, la 7e escadrille du 39e RAO du Levant, « rapace sur croissant rouge », dont les origines remontent à 1918 (ex-VR 559), est à son tour rapatriée sur Pau. Elle y devient 14e escadrille du 36e GA peu de temps avant la réorganisation des unités aériennes qui précède la création du niveau Escadre. bizarrement, elle reprend alors son insigne d’origine, « charognard planant dans un disque bleu ». Fin 1932, le 36e GA est donc réorganisé en 36e Escadre d’Observation, composée de deux Groupes d’Observation (GO) à deux escadrilles chacun :

  • le GO I/36, avec les 1re et 2e escadrilles,
  • le GO II/36 avec les 3e et 4e escadrilles.

Les quatre escadrilles sont renumérotées et reçoivent la garde des traditions d’escadrilles de la Grande Guerre dissoutes en 1919-1920. ainsi :

  • la 11e esc. du 36e GA devient 4e esc. de la 36e EO, et relève la BR 257, « main gantelée au fléau d’arme »,
  • la 12e esc. du 36e GA devient 1re esc. de la 36e EO, et relève la SAL 58 « coq fier »,
  • la 13e esc. du 36e GA devient 3e esc. de la 36e EO, et relève la SAL 253 « bouledogue »,
  • la 14e esc. du 36e GA devient 2e esc. de la 36e EO, et relève la BR 43 (elle reprend cependant l’insigne adopté au Levant, soit le « rapace sur croissant rouge »).