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Accident tragique d’un JU-52 de la compagnie suisse Ju-Air

Junker JU52 HB-HOT au meeting de LA Ferté-Alais 2013 ©Xavier Cotton

Samedi 4 août, l’accident  d’un Ju-52  de la compagnie Ju-Air à l’est de la Suisse a provoqué la mort des 20 passagers. L’appareil, un trimoteur Junkers JU-52 immatriculé HB-HOT, construit en 1939 en Allemagne, appartenait à la compagnie JU-Air, fondée en 1982 par des amis de l’armée de l’air, a rapporté l’agence de presse ATS.
L’appareil, qui peut transporter 17 personnes et 3 membres d’équipage, s’est écrasé contre le versant ouest du Piz Segnas, à une altitude de 2.540 mètres, dans le canton des Grisons (est). Les victimes seraient 11 hommes et 9 femmes, parmi lesquels un couple autrichien et leur fils, a indiqué la police. Sur son site, la compagnie JU-Air exprime « sa profonde tristesse » et « adresse ses pensées aux passagers, aux membres d’équipage, aux familles et aux amis des victimes ». Elle ajoute que ses vols sont pour l’instant suspendus.


JU 52 ou Toucan ?

AAC.1 Toucan au camp de Meucon 1951 @Bruno Baverel
Cette photo qui m’a été envoyée par Bruno Baverel à été prise en 1951 au camp de Meucon près de Vannes. Pour m’aider à la déchiffrer, j’ai fait appel aux spécialistes d’Aéroforum qui comme à l’habitude ont très vite répondu apportant de très nombreuses informations.
La question principale est toujours l’identification de l’avion. Au premier coup d’oeil, l’allure général de cet avion peut faire penser à un JU 52-3m construit par Junkers mais en y regardant de plus prêt on peut voir inscrit sur la dérive AAC 1, il s’agit donc d’un “Toucan”. 
Après 1945, l’armée de l’Air a effectivement été dotée de AAC1 “Toucan” et non de “vraies” Tante Ju en provenance de chez Junkers. L’appellation “Toucan” est la dénomination constructeur concernant les Amiot AAC-1 (Ju 52 construits par Amiot en France). Les moteurs étaient des BMW 132Z3 construits pas Gnome et Rhône.
C’est la Demi-brigade coloniale de commandos parachutiste qui a été stationnée à Meucon de 1947 à 1954, avant d’émigrer vers Bayonne où elle est devenue le 1er RPIMa qui y est toujours. Meucon était alors le point de passage obligé des bataillons coloniaux qui partaient ou revenaient d’Indochine.

Remerciement :
à Philippe Ballarini, Bruno Baverel, Sosthene Billault, Jean-Louis Bleneau,  Philippe Coudercho, Didier Lecoq,  Lucien Morareau.


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