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André Turcat s’est envolé pour toujours

Concorde F-BVFC

Concorde F-BVFC au musée Aeroscopia de Toulouse @Xavier Cotton

André Turcat s’est éteint hier hier soir à l’âge de 94 ans. En effectuant le premier vol de de l’avion supersonique franco-anglais Concorde le 2 mars 1969, ce pilote d’essai déjà très connu s’est forgé une légende. Il était aussi aux commandes, le 1er octobre 1969  pour faire  franchir le mur du son pour la première fois au prototype de Concorde.
Ce pionnier de l’aéronautique moderne a battu de multiples records. En 1954, il est devenu le premier pilote européen à franchir le mur du son en palier à bord de l’avion expérimental GERFAUT I, puis sur le GERFAUT 2, il bat plusieurs records du monde de vitesse ascensionnelle et en 1959, sur le GRIFFON II, il établit le record mondial de vitesse en circuit fermé sur cent kilomètres, à la moyenne de 1.640 km/h. 

Griffon II au Musée de l'Air et de l'Espace au Bourget

Griffon II au Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget @Xavier Cotton

Le GRIFFON faisait appel à la propulsion mixte par turboréacteur et statoréacteur. Le turboréacteur permettait à l’avion de décoller seul et le statoréacteur fournissait la poussée nécessaire aux grandes vitesses

André Turcat est né le 23 octobre 1921 à Marseille dans une famille de constructeurs d’automobiles. Sorti de l’École Polytechnique en 1942, il devient Officier de l’Armée de l’air breveté pilote en 1947, il se retrouve chef d’opérations en Indochine.

En 1952, il est nommé directeur de l’école du personnel navigant d’essai de l’Armée de l’air et entre, l’année suivante comme chef pilote d’essais à la SFECMAS (Société française d’étude et de construction de matériels aéronautiques spéciaux) qui sera absorbée par Nord-Aviation. C’est a cette époque qu’il met au point les “Gerfaut” et le “Griffon”.
En 1959, le vice-président Richard Nixon lui  remet la plus haute récompense aéronautique américaine,  le Harmon Trophy en reconnaissance de ses essais sur les vols à Mach et ses travaux sur le stato-réacteur.  Fait exceptionnel, il le recevra une seconde fois, en 1970, pour le Concorde.

A Sud-Aviation devenu Aérospatiale puis EADS de 1964 à 1976, il devient directeur des essais en vol du Concorde.

Le 22 janvier 1971,il reçoit les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, il est aussi grand officier de l’Ordre national du mérite et commandeur de l’Empire britannique.

En 1973 au salon du Bourget, André Turcat effectue une  brillante démonstration du Concorde,  Convié à bord de son concurrent soviétique le Tupolev-144 il refuse l’invitation échappant ainsi  au terrible crash du “Concordski” qui s’écrase en flammes après son décollage à pleine puissance, tuant les six membres d’équipage et huit personnes au sol.


Durant sa carrière,André Turcat a effectué plus de 6.000 heures de vol.

En 1983, il contribue au lancement de l’Académie nationale de l’Air et de l’Espace à Toulouse. 

André Turcat a raconté l’aventure du Concorde dans plusieurs ouvrages, dont “Concorde, essais et batailles”, et écrit ses mémoires dans le livre “Pilote d’essais”.
J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, ses proches ainsi qu’à toute la communauté aéronautique. André Turcat aura à tout jamais marqué de son empreinte  l’histoire de l’aviation mondiale.
Un pilote ne meurt jamais, il s’envole juste et ne revient pas” Antoine de Saint-Exupéry

Disparition de Marc “Leon” Mathis

Mar "Léon" Mathis

Marc” Léon” Mathis sur P51 au meeting d’Épernay le 28 juin 2015 ©Xavier Cotton

Marc “Léon” Mathis, 67 ans, bien connu dans le monde des pilotes d’avions de collection est décédé samedi dernier aux alentours de Strasbourg lors d’un vol d’essai sur un ULM expérimental, le HKW-01 développé par HKW-Aéro en Alsace et pour lequel il effectuait les essais en vol.
Marc Mathis, 67 ans, ancien pilote de ligne à Air Liberté sur MD 83 et DC 10 totalisait 22 500 heures de vol.  Il était notamment connu pour ses présentations en meeting sur Zlin 526 et sur Warbird (réplique, Fw 190, Yak 11, P51).
Pour l’instant les causes de l’accident ne sont pas connues et on peut espérer que les enregistrements vidéos prises par des caméras embarquées à bord de l’ULM  permettront d’apporter des réponses.
Un pilote ne meurt jamais, il s’envole juste et ne revient pasAntoine de Saint-Exupéry

Jean Delemontez est décédé

Jacques Krine sur Bébé Jodel ULM avant l’heure ©Xavier Cotton

Information d’après article de l’Écharpe Blanche : http://www.lecharpeblanche.fr/2015/07/09/deces-de-jean-delemontez-pere-des-avions-jodel/

Jean Delemontez est décédé le 7 juillet 2015 à l’âge de 97 ans. Mécanicien dans l’Armée de l’Air, il travaille sur le Morane-Saulnier MS.406 durant la Bataille de France. Après la guerre, il s’associe à son beau-père Edouard Joly et le premier Jodel (JOly et DELemontez), le D-9 dit “Bébé Jodel”, vole en 1948.
Par la suite, il travaille avec Pierre Robin, leur collaboration donnant naissance à de grands noms de l’aviation française:  Ambassadeur, Sicile, Sicile Record, DR-253 puis les DR-300 et DR-400…
Les obsèques de Jean Delemontez ont eu lieu vendredi 10 juillet à 15h00, à Saint-Georges des Coteaux (17).
A lire l’article de François Besse sur AERO-VFR : http://www.aerovfr.com/2015/07/jean-delemontez-nous-a-quittes/
Source des informations :

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