Photographie Jacques Henri Lartigue / «15 janvier 1911.
Issy-les-Moulineaux.  Mahieu sur Henri Farman et un Blériot XI »
/ © Ministère de la Culture – France / AAJHL
Les Envols : Jacques Henri Lartigue et les débuts de l’aviation
Mercredi 24 avril au Dimanche 28 juillet
Musée de la carte à jouer Issy-les-Moulineaux
Du mercredi 24 avril au dimanche 28 juillet, Issy-les-Moulineaux dévoile une exposition consacrée à
un grand photographe, Jacques Henri Lartigue. Passionné par les débuts de l’aviation, il est venu à
Issy entre 1907 et 1912 pour photographier les performances audacieuses et spectaculaires qui s’y
déroulaient.

Au-delà de cette évocation du glorieux passé isséen, l’exposition présente l’objet de curiosité qu’est alors l’aviation naissante. Les clichés nous font découvrir des engins volants en tous genres (aéroplanes, dirigeables et « aviettes ») ainsi que les essais de décollage de Gabriel Voisin et d’Alberto Santos-Dumont, qui témoignent de l’aspect inventif de leurs tentatives de vol.
Les exploits et les prouesses sont régulièrement rapportés dans les journaux. C’est ce qui amène Jacques Henri Lartigue à vendre ses premiers clichés à la presse ; par exemple, l’« extraordinaire virage de Roland Garros sur Blériot XI, à Issy-les-Moulineaux le 15 mai 1911», reproduit en première page de La Vie au Grand Air dans son numéro du 10 février 1912, témoigne de cette conquête de l’air. Plusieurs de ses escapades isséennes sont par ailleurs mentionnées dans ses agendas de 1911 et 1912.
Issu de la grande bourgeoisie parisienne, amateur de divertissements et lui-même sportif assidu, il porte un intérêt soutenu aux sports mécaniques, symboles de vitesse et de nouveauté. Il évolue avec aisance dans ce monde où les héros sont en même temps les inventeurs, les ingénieurs et les pilotes de leurs machines. Les compétitions qu’ils se disputent et les records qu’ils remportent suscitent son
enthousiasme d’enfant et de jeune homme. Ce sont autant de prétextes à une apologie visuelle du mouvement – sujet qui retient toute son attention de photographe. Telles sont les approches que l’exposition se propose de privilégier dans une œuvre qui couvre presque un siècle. Elles font écho au regard tour à tour curieux, ébloui, admiratif de ce personnage qui, depuis son premier appareil reçu à l’âge de huit ans, pratique la photographie en amateur peu soucieux des convenances. En outre, témoins de son univers, ces clichés illustrent cette grande épopée.
Cette exposition, réalisée avec l’Association des Amis de Jacques Henri Lartigue / Ministère de la Culture –France, s’accompagne d’un riche programme d’animations et de conférences.

Photographie Jacques Henri Lartigue / «1910. Janvier.
Paris – Issy les Moulineaux, Henry Farman sur son
nouveau biplan à ailerons arrières.» / © Ministère de
la Culture – France / AAJHL
 EXPOSITION : 
Les Envols : Jacques Henri Lartigue et les débuts de l’aviation” du mercredi 24 avril au dimanche 28 juillet au Musée Français de la Carte à Jouer (16 rue Auguste Gervais) et Galerie d’Histoire de la Ville- Issy-les-Moulineaux.

CONFERENCES :
Jacques Henri Lartigue (1894-1986), une vie en images
Jeudi 16 mai 2013, à 18h30
Conférence par Selma Zarhloul, Association des Amis de Jacques Henri Lartigue (Donation Jacques Henri Lartigue) / Ministère de la Culture

Né dans un milieu privilégié, préservé des vicissitudes du quotidien, Lartigue a la prescience de vivre des moments exceptionnels voués à disparaître. Dès lors, il va mettre tout en oeuvre afin de garder la trace de ces instants de vie. Il nourrit ainsi une oeuvre protéiforme – à travers la peinture, l’écriture et la photographie entre autres – qui parcourt le vingtième siècle. Une œuvre solaire obéissant à une seule injonction : capturer la beauté !

Jacques Henri Lartigue, peintre et photographe au cœur des années folles
Jeudi 20 juin 2013, à 18h30
Conférence par Anne-Laure Sol, Conservateur du Musée d’art et d’histoire Louis Senlecq – Centre d’Art Jacques Henri Lartigue (L’Isle-Adam)

Dans le tourbillon des années folles qu’il vit intensément, la peinture est invoquée par Jacques Henri
Lartigue comme un troisième médium – après le journal intime (ses fameux agendas) et la photographie -pour tenter d’endiguer la marche des années.
Après quelques leçons à l’Académie Julian, il se met à peindre avec la même boulimie qu’il photographie ou écrit.